Tsuge est considéré comme un grand auteur de manga adulte, il signe ici une œuvre presque autobiographique qui décrit le désarroi d’un homme condamné à l’échec.
Le postulat de départ aurait pu m’intéresser ; au contraire, ça m’a plutôt laissé perplexe.
Je me suis beaucoup ennuyé à la lecture de ce roman graphique ; espérant désespérément qu’il allait se passer quelque chose. Or rien, on lit 200 pages sur la vie d’un homme, loser de son état, dont l’activité principale est la vente de pierres sorties de la rivière.
C’est lent, le personnage principal n’arrive pas à m’émouvoir et parvient presque à m’agacer. Quant au scénario, l’auteur se contente de décrire les rencontres de son « double » avec des personnes toutes partiellement « paumées ».
Au final, je n’accroche pas et j’ai même souffert pour arriver à la fin car par moment le livre me tombait des mains.
Il existe au Japon un genre particulier très prisé des otaku qui consiste en des plagiats érotiques d'oeuvres célèbres. Ou, plus précisément, il s'agit de copier le style graphique d'une oeuvre célèbre et plus particulièrement de son character design pour replacer les personnages dans des histoires totalement différentes mais bien plus orientées fan service voire pornographie.
C'est totalement le cas de cette oeuvre puisque l'on reconnaîtra sans peine Belldandy, l'héroïne de "Ah ! my Goddess" et le style de cette oeuvre cultissime. Existe-t-il seulement un public pour ce genre d'oeuvre en France ? Iku comics semble le penser...
Cette oeuvre n'atteint pas le degré "pornographie" mais mérite amplement sa restriction aux + de 16 ans. Le graphisme de cette oeuvre est assez réussi, mais puisqu'il se veut être une copie d'un grand manga, on n'en attendait pas moins !
La première histoire est assez amusante grâce aux personnages assez comiques, bien qu'un brin stupides... Malheureusement le scénario cousu de fil blanc ne tient pas assez en haleine. Cette Histoire est la meilleure des 3 et aurait peut-être mérité un 3/5. C'est aussi celle où la "repompe" de "Ah ! my Goddess" est la plus criante.
La seconde histoire est une variante du complexe d'Oedipe et le malaise du "héros" se ressent fortement. Malheureusement certains personnages potiches sont dans cette histoire sous-exploités et donnent un sentiment brouillon pour une histoire qui aurait pu être plus intéressante.
La dernière histoire, la moins exaltante, m'a complètement laissé de glace. Il s'agit de l'histoire d'un couple orienté sur la domination du mâle... tout un programme...
En bref, certaines idées au départ étaient intéressantes mais pas toutes, le talent graphique était là mais pas l'originalité (et pour cause). Une oeuvre qui ne saurait combler que les Otaku. Elle en amusera peut-être quelques autres mais laissera la majorité de marbre.
Mon avis est très mitigé, et représente plus ma réaction aux derniers albums, qu'aux débuts de la série.
Au départ, fan des BDs de Jacques Martin, et, je l'avoue, un peu lassé des tragédies d'Alix, je trouvais les aventures de Lefranc passionnantes, surtout après s'être débarrassées des défauts de jeunesse de toute nouvelle série.
De bonnes aventures policières, un méchant nettement plus crédible dans son machiavélisme qu'un Olrik, et des histoires modernes (pour l'époque).
Depuis, je l'avoue, avec le temps mon intérêt s'est considérablement émoussé :
Si les idées de bases des scénarios sont crédibles, leur exploitation est totalement décalée entre notre époque qui a évolué (surtout dans la qualité de conception d'une BD) et la conception qu'en a Jacques Martin, qui s'engage dans des domaines nettement plus maîtrisés par les lecteurs actuels (grâce aux médias), et sans le réalisme et la précision utilisés par les nouveaux scénaristes, qui arrivent, eux, à nous faire confondre fiction et réalité.
J'ajoute que la qualité de dessin de Jacques Martin, avait mis la barre très haut, et que ses collaborateurs actuels ont beaucoup de mal à se fondre dans son style.
Pour l'ensemble de la collection, j'aurais mis trois étoiles, mais ces derniers albums m'ont tellement déçu, que j'en reste à deux étoiles, et que je ne conseille éventuellement que l'achat des premiers albums, représentatifs d'une époque. Moins sévère que d'autres, je dirais que jusqu'à "La crypte" la série est intéressante.
Après ???....
Le 30/10/2009
Je viens de relire, et relire, et relire encore "Noël Noir", le dernier album paru, et la surprise fut d'autant plus bonne, que les derniers albums m'avaient vraiment déçu !
Ce dernier tome, bien que dans la droite ligne des premiers "Lefranc", au milieu desquels il s'intercale, est d'un niveau trés supérieur :
-Un vrai suspense tout au long du récit !
-Un scénario à tiroirs
-Une documentation trés fouillée et un réalisme époustouflant, ne serait ce qu'à travers le VRAI patois du Nord (trés compréhensible, moins caricatural que celui du film de Dany Boon, et trés réaliste pour qui connait la région).
-Une tension intense tout au long de l'album.
-Quelques vérités bien sonnées (qui n'ont pas forcément leur place dans une BD, mais .....)
Si, comme moi, vous avez été déçus des derniers albums, je vous recommande particulièrement celui ci, auquel je mettrai carrément un 5/5.
Raymond
J’ai acheté « Liens de sang » les yeux fermés après avoir lu et adoré « On a tué Wild Bill ». Pour cet album, Hermann a délaissé le scénario à son fils. Ce duo nous conte un thriller fantastique se passant aux USA dans les années 50-60.
Parlons tout d’abord du scénario : personnellement et franchement : je n’ai rien compris au dénouement. J’ai beau l’avoir relu plusieurs fois, rien à faire, le final me laisse de marbre.
Pourtant, le scénario démarrait bien, l’histoire partait sur une trame assez classique et accrocheuse grâce notamment au super graphisme de Hermann.
A mon avis, c’est le dessin de Hermann qui sauve cette bd. J’aime beaucoup son trait et surtout sa mise en scène. Sa mise en couleurs, à l’aquarelle, est somptueuse et retransmet bien l’ambiance malsaine qui règne dans cette bd. Bref, l’atmosphère de cet album rappelle beaucoup les bons polars des années 50.
J’ai été tellement déçu de ne rien avoir compris à ce dénouement que j’ai finalement offert « Liens de sang » à un ami… c’était il y a au moins 3 ans et je ne lui ai toujours pas demandé s’il avait pigé quelque chose à cette histoire…
Chic ! Voilà un album qui devrait me fournir quelques frissons et me rappeler les feuilletons fantastiques/horreurs de ma jeunesse !
"Les véritables histoires urbaines" est une bd décomposée en 4 parties de pagination semblable. Le scénariste se nomme Corbeyran, auteur connu prolifique pour avoir réalisé Le Chant des Stryges. Chaque histoire est réalisée par un dessinateur différent.
Le premier récit « La Baby-sitter » est dessiné par Guérineau. Il met en scène une histoire basée sur une nurse qui passe la nuit dans une grande bâtisse. Celle-ci est régulièrement interpellée par son portable qui n’arrête pas de sonner…
Ce récit est assez réussi. J’ai aimé le trait gras et épais de Guérineau et sa façon de jouer avec les ombres. Quant à l’histoire, elle est classique mais se révèle agréable à lire.
Le deuxième récit « Terreurs nocturnes » met en scène une jeune héros qui a peur du noir. C’est, à mon avis, l’histoire la moins réussie de l’album. Le scénario est intéressant mais je trouve que le trait de Damour n’est pas assez adapté au récit. Son dessin n’est pas assez expressif, il manque à mon avis des ombres pour nous faire ressentir l’angoisse ou l’abattement. Dommage que le dessin ne soit plus convaincant que ça car le scénario est à la base fascinant.
Le troisième récit « Le Portable » nous conte encore une histoire se passant en huis clos et dans le noir. Le scénariste joue beaucoup entre notre imagination et celle du personnage principal pour essayer de nous faire frissonner ; pour ma part, le résultat est assez mitigé. Le dessin est correct, les ombres sont présentes mais les personnages ne sont pas apparus assez expressifs à mon goût. Le scénario est trop invraisemblable pour que j’y croie.
Le quatrième récit « Le Gang des phares » dessiné par Formosa est pas mal du tout mais le scénario m’est apparu trop classique. Pourtant, le trait est franchement convaincant et s’adapte très bien au genre horreur. Ces personnages sont très expressifs et l’auteur joue beaucoup avec le noir et blanc pour créer une ambiance malsaine.
Au final, "Les véritables légendes urbaines" est un album agréable à lire mais je dois admettre que les quatre récits ne me sont pas apparus si « effrayants » que ça. A mon avis, les histoires tombent toutes à plat, les scénarii ne sont pas très originaux et sont dessinés par des auteurs qui ont utilisé un style graphique pas assez adapté au genre « horreur » (sauf Formosa). A noter que les récits ne tombent jamais dans le fantastique même si l’ambiance nous fait croire le contraire.
Vue la note de cette série dans BDThèque, je me faisais une joie de la lire.
Hélas, je ne dois pas être réceptif à l'univers de De Crécy car déjà Période Glaciaire m'avait refroidi :). Et là, j’ai eu la même sensation.
Pourtant, au début, les personnages m'ont paru intéressants et rigolos : une truie myope comme une taupe et enceinte jusqu’au groin de 12 cochonnets ; un chien, Salvatore, garagiste, passionné de mécanique (ça aide pour être garagiste) et en quête de retrouver son unique amour ; un petit homme habitant dans un niche, compagnon de Salvatore (pas mal, l’inversion homme-chien). Bref, de quoi titiller ma curiosité. De plus, j'ai bien aimé leur présentation par une voix off qui est parfois interpellée par les personnages eux-mêmes, un peu comme dans les cartoons de Tex Avery. D’ailleurs, le dessin est assez rigolo et pas désagréable.
Mais hélas, je n’ai pas du tout accroché à l’histoire, qui est trop loufoque et abracadabrante, à mon goût. Au début intrigué, je me suis vite lassé de l’histoire et de ses personnages. Trop de n’importe quoi, trop de passages qui ne font pas avancer l’histoire…
Bref, à partir du tome 2, ma lecture est devenue pénible et j’étais pressé d’en finir (j’ai parcouru les dernières pages en diagonale. Honte sur moi !). Bref, exactement le reproche que j’ai fait à Période Glaciaire : l’intérêt du début s’est volatilisé en cours de lecture.
Donc je pense que ce n’est pas une BD qui correspond à mes goûts… dommage pour moi.
Note approximative : 2.5/5, j’ai longuement hésité entre 2 et 3.
Je connaissais déjà Mathieu Bonhomme avec "Le voyage d’Esteban" que j’ai largement préféré (mais je ne peux pas l’aviser car je le lisais dans Capsule Cosmique, donc je me suis arrêté au milieu du tome 2).
Je suivais cette série dans Spirou en même temps que Seuls je crois (qui est mieux).
Je n’ai pas vraiment aimé le scénario dans cette bd, les personnages sont antipathiques, et la fin de la bd (la dernière page) est le point le plus négatif de l’album.
Autrement les dessins et les couleurs sont sublimes (4/5).
J’attends le tome 2 pour me faire une meilleure idée.
Achat conseillé ? A vous de choisir.
Premier album que je lis, de Dumontheuil, et, je l’espère, pas mon “préféré”.
En effet, si au début j’ai accepté le postulat de départ, loufoque mais pour le moins original, par la suite, je n’ai plus joué le jeu. Trop absurde pour moi, et surtout exploité de façon trop outrancière, trop systématique et caricaturale.
Etonnant tous ces auteurs qui représentent la première guerre mondiale de cette façon, à la fois absurde et cynique : Larcenet (“Une aventure rocambolesque de ...” Van Gogh, en l’occurrence), David B. (“La lecture des ruines”), Tardi ( “La Véritable histoire du soldat inconnu” ). Est-ce le sujet, trop grave, trop monstrueux, trop sujet à cinglante critique à l’égard des états-majors, qui fait prendre à ces auteurs le chemin de traverse du fantastique et de l’invraisemblance ?
J’ai aussi découvert le style graphique de Dumontheuil, avec cet album, et je dois dire que j’aime assez sa façon de dessiner Paris. C’est déjà ça.
Le western s'invente une sorte de "nouvelle jeunesse".
Evidemment, les amateurs de westerns spaghetti (dont je suis) auront quelques difficultés à retrouver leurs repères dans cette succession de cases intelligemment déjantées.
L'originalité de chaque album est nichée dans toute sa construction, ainsi que dans le classicisme du découpage ; ce dernier étant rehaussé par une mise en couleurs assez audacieuse et un trait fin qui ressemble parfois à une esquisse. Surprenant; mais j'ai dû m'y faire.
Une série qui est une vision très personnelle des auteurs, qui "réinvente" une sorte de western. Si le postulat général, les histoires -animées par un scénario complètement déjanté- me plaisent assez, le dessin -hélas- me laisse aussi froid qu'un vieux morceau de tarte dans le fond du frigo.
Bien fait, mais ça ne m'a vraiment pas accroché.
Après Les Mauvaises gens, on remet le couvert avec des syndicats opprimés faces aux patrons inhumains...
Bon, décidément, les histoires de syndicats ne m'intéressent pas. C'est un fait. Mais je trouve encore moins d'intérêt sur cet épisode somme toute anecdotique. Après les horreurs de cette 2ème guerre mondiale, mettre autant de talents à raconter des affrontements police / manifestants sur une période de reconstruction après guerre d'un mois à Brest... La France a connu, même dans son histoire plus récente, des manifestations autrement plus dramatiques et symboliques.
Je ne comprends pas l'intérêt de ce coup de projecteur.
Par contre, c'est évidemment très bien dessiné...
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L'Homme sans talent
Tsuge est considéré comme un grand auteur de manga adulte, il signe ici une œuvre presque autobiographique qui décrit le désarroi d’un homme condamné à l’échec. Le postulat de départ aurait pu m’intéresser ; au contraire, ça m’a plutôt laissé perplexe. Je me suis beaucoup ennuyé à la lecture de ce roman graphique ; espérant désespérément qu’il allait se passer quelque chose. Or rien, on lit 200 pages sur la vie d’un homme, loser de son état, dont l’activité principale est la vente de pierres sorties de la rivière. C’est lent, le personnage principal n’arrive pas à m’émouvoir et parvient presque à m’agacer. Quant au scénario, l’auteur se contente de décrire les rencontres de son « double » avec des personnes toutes partiellement « paumées ». Au final, je n’accroche pas et j’ai même souffert pour arriver à la fin car par moment le livre me tombait des mains.
Rouge passion
Il existe au Japon un genre particulier très prisé des otaku qui consiste en des plagiats érotiques d'oeuvres célèbres. Ou, plus précisément, il s'agit de copier le style graphique d'une oeuvre célèbre et plus particulièrement de son character design pour replacer les personnages dans des histoires totalement différentes mais bien plus orientées fan service voire pornographie. C'est totalement le cas de cette oeuvre puisque l'on reconnaîtra sans peine Belldandy, l'héroïne de "Ah ! my Goddess" et le style de cette oeuvre cultissime. Existe-t-il seulement un public pour ce genre d'oeuvre en France ? Iku comics semble le penser... Cette oeuvre n'atteint pas le degré "pornographie" mais mérite amplement sa restriction aux + de 16 ans. Le graphisme de cette oeuvre est assez réussi, mais puisqu'il se veut être une copie d'un grand manga, on n'en attendait pas moins ! La première histoire est assez amusante grâce aux personnages assez comiques, bien qu'un brin stupides... Malheureusement le scénario cousu de fil blanc ne tient pas assez en haleine. Cette Histoire est la meilleure des 3 et aurait peut-être mérité un 3/5. C'est aussi celle où la "repompe" de "Ah ! my Goddess" est la plus criante. La seconde histoire est une variante du complexe d'Oedipe et le malaise du "héros" se ressent fortement. Malheureusement certains personnages potiches sont dans cette histoire sous-exploités et donnent un sentiment brouillon pour une histoire qui aurait pu être plus intéressante. La dernière histoire, la moins exaltante, m'a complètement laissé de glace. Il s'agit de l'histoire d'un couple orienté sur la domination du mâle... tout un programme... En bref, certaines idées au départ étaient intéressantes mais pas toutes, le talent graphique était là mais pas l'originalité (et pour cause). Une oeuvre qui ne saurait combler que les Otaku. Elle en amusera peut-être quelques autres mais laissera la majorité de marbre.
Lefranc
Mon avis est très mitigé, et représente plus ma réaction aux derniers albums, qu'aux débuts de la série. Au départ, fan des BDs de Jacques Martin, et, je l'avoue, un peu lassé des tragédies d'Alix, je trouvais les aventures de Lefranc passionnantes, surtout après s'être débarrassées des défauts de jeunesse de toute nouvelle série. De bonnes aventures policières, un méchant nettement plus crédible dans son machiavélisme qu'un Olrik, et des histoires modernes (pour l'époque). Depuis, je l'avoue, avec le temps mon intérêt s'est considérablement émoussé : Si les idées de bases des scénarios sont crédibles, leur exploitation est totalement décalée entre notre époque qui a évolué (surtout dans la qualité de conception d'une BD) et la conception qu'en a Jacques Martin, qui s'engage dans des domaines nettement plus maîtrisés par les lecteurs actuels (grâce aux médias), et sans le réalisme et la précision utilisés par les nouveaux scénaristes, qui arrivent, eux, à nous faire confondre fiction et réalité. J'ajoute que la qualité de dessin de Jacques Martin, avait mis la barre très haut, et que ses collaborateurs actuels ont beaucoup de mal à se fondre dans son style. Pour l'ensemble de la collection, j'aurais mis trois étoiles, mais ces derniers albums m'ont tellement déçu, que j'en reste à deux étoiles, et que je ne conseille éventuellement que l'achat des premiers albums, représentatifs d'une époque. Moins sévère que d'autres, je dirais que jusqu'à "La crypte" la série est intéressante. Après ???.... Le 30/10/2009 Je viens de relire, et relire, et relire encore "Noël Noir", le dernier album paru, et la surprise fut d'autant plus bonne, que les derniers albums m'avaient vraiment déçu ! Ce dernier tome, bien que dans la droite ligne des premiers "Lefranc", au milieu desquels il s'intercale, est d'un niveau trés supérieur : -Un vrai suspense tout au long du récit ! -Un scénario à tiroirs -Une documentation trés fouillée et un réalisme époustouflant, ne serait ce qu'à travers le VRAI patois du Nord (trés compréhensible, moins caricatural que celui du film de Dany Boon, et trés réaliste pour qui connait la région). -Une tension intense tout au long de l'album. -Quelques vérités bien sonnées (qui n'ont pas forcément leur place dans une BD, mais .....) Si, comme moi, vous avez été déçus des derniers albums, je vous recommande particulièrement celui ci, auquel je mettrai carrément un 5/5. Raymond
Liens de Sang
J’ai acheté « Liens de sang » les yeux fermés après avoir lu et adoré « On a tué Wild Bill ». Pour cet album, Hermann a délaissé le scénario à son fils. Ce duo nous conte un thriller fantastique se passant aux USA dans les années 50-60. Parlons tout d’abord du scénario : personnellement et franchement : je n’ai rien compris au dénouement. J’ai beau l’avoir relu plusieurs fois, rien à faire, le final me laisse de marbre. Pourtant, le scénario démarrait bien, l’histoire partait sur une trame assez classique et accrocheuse grâce notamment au super graphisme de Hermann. A mon avis, c’est le dessin de Hermann qui sauve cette bd. J’aime beaucoup son trait et surtout sa mise en scène. Sa mise en couleurs, à l’aquarelle, est somptueuse et retransmet bien l’ambiance malsaine qui règne dans cette bd. Bref, l’atmosphère de cet album rappelle beaucoup les bons polars des années 50. J’ai été tellement déçu de ne rien avoir compris à ce dénouement que j’ai finalement offert « Liens de sang » à un ami… c’était il y a au moins 3 ans et je ne lui ai toujours pas demandé s’il avait pigé quelque chose à cette histoire…
Les Véritables Légendes urbaines
Chic ! Voilà un album qui devrait me fournir quelques frissons et me rappeler les feuilletons fantastiques/horreurs de ma jeunesse ! "Les véritables histoires urbaines" est une bd décomposée en 4 parties de pagination semblable. Le scénariste se nomme Corbeyran, auteur connu prolifique pour avoir réalisé Le Chant des Stryges. Chaque histoire est réalisée par un dessinateur différent. Le premier récit « La Baby-sitter » est dessiné par Guérineau. Il met en scène une histoire basée sur une nurse qui passe la nuit dans une grande bâtisse. Celle-ci est régulièrement interpellée par son portable qui n’arrête pas de sonner… Ce récit est assez réussi. J’ai aimé le trait gras et épais de Guérineau et sa façon de jouer avec les ombres. Quant à l’histoire, elle est classique mais se révèle agréable à lire. Le deuxième récit « Terreurs nocturnes » met en scène une jeune héros qui a peur du noir. C’est, à mon avis, l’histoire la moins réussie de l’album. Le scénario est intéressant mais je trouve que le trait de Damour n’est pas assez adapté au récit. Son dessin n’est pas assez expressif, il manque à mon avis des ombres pour nous faire ressentir l’angoisse ou l’abattement. Dommage que le dessin ne soit plus convaincant que ça car le scénario est à la base fascinant. Le troisième récit « Le Portable » nous conte encore une histoire se passant en huis clos et dans le noir. Le scénariste joue beaucoup entre notre imagination et celle du personnage principal pour essayer de nous faire frissonner ; pour ma part, le résultat est assez mitigé. Le dessin est correct, les ombres sont présentes mais les personnages ne sont pas apparus assez expressifs à mon goût. Le scénario est trop invraisemblable pour que j’y croie. Le quatrième récit « Le Gang des phares » dessiné par Formosa est pas mal du tout mais le scénario m’est apparu trop classique. Pourtant, le trait est franchement convaincant et s’adapte très bien au genre horreur. Ces personnages sont très expressifs et l’auteur joue beaucoup avec le noir et blanc pour créer une ambiance malsaine. Au final, "Les véritables légendes urbaines" est un album agréable à lire mais je dois admettre que les quatre récits ne me sont pas apparus si « effrayants » que ça. A mon avis, les histoires tombent toutes à plat, les scénarii ne sont pas très originaux et sont dessinés par des auteurs qui ont utilisé un style graphique pas assez adapté au genre « horreur » (sauf Formosa). A noter que les récits ne tombent jamais dans le fantastique même si l’ambiance nous fait croire le contraire.
Salvatore
Vue la note de cette série dans BDThèque, je me faisais une joie de la lire. Hélas, je ne dois pas être réceptif à l'univers de De Crécy car déjà Période Glaciaire m'avait refroidi :). Et là, j’ai eu la même sensation. Pourtant, au début, les personnages m'ont paru intéressants et rigolos : une truie myope comme une taupe et enceinte jusqu’au groin de 12 cochonnets ; un chien, Salvatore, garagiste, passionné de mécanique (ça aide pour être garagiste) et en quête de retrouver son unique amour ; un petit homme habitant dans un niche, compagnon de Salvatore (pas mal, l’inversion homme-chien). Bref, de quoi titiller ma curiosité. De plus, j'ai bien aimé leur présentation par une voix off qui est parfois interpellée par les personnages eux-mêmes, un peu comme dans les cartoons de Tex Avery. D’ailleurs, le dessin est assez rigolo et pas désagréable. Mais hélas, je n’ai pas du tout accroché à l’histoire, qui est trop loufoque et abracadabrante, à mon goût. Au début intrigué, je me suis vite lassé de l’histoire et de ses personnages. Trop de n’importe quoi, trop de passages qui ne font pas avancer l’histoire… Bref, à partir du tome 2, ma lecture est devenue pénible et j’étais pressé d’en finir (j’ai parcouru les dernières pages en diagonale. Honte sur moi !). Bref, exactement le reproche que j’ai fait à Période Glaciaire : l’intérêt du début s’est volatilisé en cours de lecture. Donc je pense que ce n’est pas une BD qui correspond à mes goûts… dommage pour moi.
Messire Guillaume
Note approximative : 2.5/5, j’ai longuement hésité entre 2 et 3. Je connaissais déjà Mathieu Bonhomme avec "Le voyage d’Esteban" que j’ai largement préféré (mais je ne peux pas l’aviser car je le lisais dans Capsule Cosmique, donc je me suis arrêté au milieu du tome 2). Je suivais cette série dans Spirou en même temps que Seuls je crois (qui est mieux). Je n’ai pas vraiment aimé le scénario dans cette bd, les personnages sont antipathiques, et la fin de la bd (la dernière page) est le point le plus négatif de l’album. Autrement les dessins et les couleurs sont sublimes (4/5). J’attends le tome 2 pour me faire une meilleure idée. Achat conseillé ? A vous de choisir.
Le Roi cassé
Premier album que je lis, de Dumontheuil, et, je l’espère, pas mon “préféré”. En effet, si au début j’ai accepté le postulat de départ, loufoque mais pour le moins original, par la suite, je n’ai plus joué le jeu. Trop absurde pour moi, et surtout exploité de façon trop outrancière, trop systématique et caricaturale. Etonnant tous ces auteurs qui représentent la première guerre mondiale de cette façon, à la fois absurde et cynique : Larcenet (“Une aventure rocambolesque de ...” Van Gogh, en l’occurrence), David B. (“La lecture des ruines”), Tardi ( “La Véritable histoire du soldat inconnu” ). Est-ce le sujet, trop grave, trop monstrueux, trop sujet à cinglante critique à l’égard des états-majors, qui fait prendre à ces auteurs le chemin de traverse du fantastique et de l’invraisemblance ? J’ai aussi découvert le style graphique de Dumontheuil, avec cet album, et je dois dire que j’aime assez sa façon de dessiner Paris. C’est déjà ça.
Hiram Lowatt & Placido
Le western s'invente une sorte de "nouvelle jeunesse". Evidemment, les amateurs de westerns spaghetti (dont je suis) auront quelques difficultés à retrouver leurs repères dans cette succession de cases intelligemment déjantées. L'originalité de chaque album est nichée dans toute sa construction, ainsi que dans le classicisme du découpage ; ce dernier étant rehaussé par une mise en couleurs assez audacieuse et un trait fin qui ressemble parfois à une esquisse. Surprenant; mais j'ai dû m'y faire. Une série qui est une vision très personnelle des auteurs, qui "réinvente" une sorte de western. Si le postulat général, les histoires -animées par un scénario complètement déjanté- me plaisent assez, le dessin -hélas- me laisse aussi froid qu'un vieux morceau de tarte dans le fond du frigo. Bien fait, mais ça ne m'a vraiment pas accroché.
Un homme est mort
Après Les Mauvaises gens, on remet le couvert avec des syndicats opprimés faces aux patrons inhumains... Bon, décidément, les histoires de syndicats ne m'intéressent pas. C'est un fait. Mais je trouve encore moins d'intérêt sur cet épisode somme toute anecdotique. Après les horreurs de cette 2ème guerre mondiale, mettre autant de talents à raconter des affrontements police / manifestants sur une période de reconstruction après guerre d'un mois à Brest... La France a connu, même dans son histoire plus récente, des manifestations autrement plus dramatiques et symboliques. Je ne comprends pas l'intérêt de ce coup de projecteur. Par contre, c'est évidemment très bien dessiné...