Liens de Sang

Note: 2/5
(2/5 pour 17 avis)

Lorsque Hermann père et fils allient leurs compétences pour créer un polar noir et inquiétant, l'oeuvre ne peut en être des plus atypiques...


Diables et démons Serial killers Signé Une histoire de famille

Burn in Hell ! Une megalopole américaine glauque à souhait... Sam Leighton, petit gars d'un bled perdu, y est devenu flic depuis peu, et se retrouve malgré lui embarqué dans une affaire de meurtre en série des plus étranges... Un tueur en série fait des ravages, marquant ses victimes, toutes liées au milieu, d'une croix de sang sur la joue... Véritable scarification, signature personnelle de l'assassin... Un vieu flic demande à Sam de l'aider à faire tomber le parrain de la ville, le mystérieux Joe, que personne n'a vu depuis vingt ans. Sam acceptera... Le diable en rit encore.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2000
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Liens de Sang
Les notes (17)
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08/09/2002 | Piehr
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L'avatar du posteur Agecanonix

Encore une fois, Hermann s'y connait pour composer une atmosphère grâce à son coup de crayon savant ; les variations de couleurs créent des ambiances superbes à plus forte raison lorsqu'il s'agit d'un polar dans le style noir. Et cela même s'il ne sait toujours pas dessiner correctement une femme (surtout nue), mais par rapport à d'autres de ses Bd, il y a du mieux de ce côté. En tout cas, il connait ses classiques pour livrer des images référentielles (page 8 d'après une photo de James Dean dans la rue ; le numéro de chant de Gladys calqué sur une scène du film Gilda ; ou encore Meadows qui a des allures de Bogart en trench et chapeau mou). On pourra aussi relever une petite influence du film Seven, avec des meurtres très sordides et une ambiance de pluie poisseuse. Tout ceci est la carapace qui enrobe le principal, à savoir le scénario qui m'a décontenancé dans sa seconde partie. Toute la première partie fonctionne de belle façon, digne d'un film noir de la grande époque, mais le récit bascule complètement après l'entretien avec le toubib. A ce moment, ça pourrait ressembler au film Angel Heart qui adoptait cependant très vite un postulat fantastique ; or ici, si fantastique il y a, c'est asséné à la toute fin lorsqu'il est trop tard, le lecteur n'y est pas préparé, d'où une incompréhension et un rejet. C'est une pirouette trop facile pour se dépétrer d'une intrigue arrivée dans une impasse.

27/03/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

La première partie est très bonne. Sans être très originale, l'intrigue est captivante, le dessin est excellent et crée une atmosphère de film noir et les péripéties sont dynamiques. Bref, cela donne envie de savoir la fin. Malheureusement, la fin en question est décevante. Les 10 dernières pages (environ) sont du gros n'importe quoi. Je n'ai rien compris à ce qui se passait et je pense qu'il n'y a rien à comprendre. Je n'ai rien contre les scénarii un peu bizarres, mais là je sens que l'auteur ne savait tout simplement pas comment finir l'album. Décevant.

22/05/2010 (modifier)

Sam Leighton est un jeune flic, encore pétri d’idéaux. Lui s’applique à faire des rapports précis et détaillés sur une récente vague d’assassinats, alors que ses supérieurs, pour leur part, espèrent classer sans suite un maximum de dossiers. Les excès de zèle de Sam finissent par lui valoir les foudres de la hiérarchie. Contacté par un informateur anonyme, dans le cadre de ces meurtres sanglants, le jeune Leighton décide d’agir de son propre chef et de passer outre la voie légale. Le début du récit est on ne peut plus classique et pourtant ça marche, l’on y croit ! La chute par contre est incompréhensible ! Comment formuler cela, tout en évitant les 'spoilers' ? De deux choses l’une : soit le récit est réaliste et la fin est dès lors tout à fait incohérente, soit le récit est fantastique (dans le genre dimension parallèle, voyage dans le temps, etc.) et, dans ce cas, le narrateur a oublié d’en avertir le lecteur ! Quoi qu’il en soit, il y a un réel problème avec cette conclusion… Hermann, quant à lui, s’est acquitté honorablement de sa part du contrat. Il a son style bien à lui. Un style que j’apprécie. Dommage que la majeure partie du récit soit nocturne. En effet, la magie de la luminosité de la palette d’Hermann ne peut opérer. Par ailleurs, le dessinateur a toujours autant de mal à rendre les dames attirantes (quelques cours intensifs avec Milo Manara lui feraient sans doute le plus grand bien…)

06/01/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Tout d’abord, j’aime particulièrement Hermann pour la qualité de ses décors, et la beauté de ses couleurs. Malheureusement, ce récit se passe principalement de nuit, dans des univers très confinés, et privilégie les personnages au détriment des décors. Par conséquent, je n’ai pas retrouvé un théâtre propice à me satisfaire, graphiquement parlant. Hermann reste un très grand dessinateur, et ses planches sont techniquement proches de la perfection, mais je ne l’aime pas trop dans ce genre d’univers. Ensuite le scénario de Yves H. est trop artificiel à mon goût. Sous prétexte d’une dimension fantastique, l’auteur se permet de composer un univers sans aucune logique, sans aucune cohérence. C’est bien beau de balader son lectorat, mais à condition qu’à la fin de la lecture celui-ci soit convaincu qu’il y a une logique sous-jacente à tout cela. Or, au terme de ma lecture, je suis resté circonspect. Soit le synopsis se résume à peu de chose, soit je n’ai rien compris. Décevant, sans être détestable. Mais il est clair que je ne relirai jamais cet album.

09/10/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 1/5

Quel gâchis... J'aime ce genre d'histoire ou le lecteur est manipulé mais dans le cas présent, même si l'intention est présente, on se retrouve avec un résultat brouillon où le lecteur se perd définitivement. Le dessin aurait été bien meilleur en noir et blanc car si le trait est remarquable, les couleurs fades rendent les pages denses et parfois indigestes. J'ai l'impression que les auteurs ont voulu trop en faire mais n'ont pas maitrisé leur sujet. Le résultat est plus que décevant.

11/02/2009 (modifier)
Par Pacman
Note: 1/5

??!!_&,,?:???? Je n'ai pas la prétention d'être un génie, ni un demeuré (enfin, peut-être un peu plus la deuxième hypothèse), mais là, j'ai pas tout compris ! Pour un policier/thriller, c'est un peu gênant. Ou alors le diable est un grand magicien qui laisse des traces de peinture verte et qui est immunisé contre le cancer, je sais pas. La mère couche-t-elle avec son fils ? Le fiston est-il son propre père ? Le père présumé revient-il voir la mère ? Ha non, le fils l'a déjà tué... Vous l'aurez compris, tout cela est un peu emmêlé.

13/01/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

Avant tout c'est le dessin qui m'avait attirée, vraiment superbe tout en couleurs directes, bien que je n'apprécie pas trop les visages de Hermann. Jusque là tout va bien, mais arrive le scénario… Un petit polar qui se laisse lire mais auquel on n'accroche pas vraiment, d'autant plus que la fin verse dans le fantastique et devient totalement extravagante et incompréhensible. Est-ce que le fils couche avec sa mère ? J'avoue de pas avoir bien saisi, je suis rassurée de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas là…Ouf…

11/01/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 1/5

Dans la famille « Hermann » je ne demande pas le fils. A cette époque j’achetais les yeux fermés tous ce que Hermann faisait. Maintenant je vérifie s’il n’y a pas marqué Yves H. sur la couverture. Yves H. Nous montre ce qui devait être un bon triller avec une pointe de fantastique, et contrairement a son père, je trouve qu’il ne se débrouille pas très bien. La confusion et le manque réel de compréhension du scénario m’ont fait décrocher, et je n’ai pu me raccrocher à cette Bd que grâce au dessin du père. Je ne dis pas que le scénario soit compliqué mais il manque de fluidité. C’est là que cela coince, nous ne sommes pas dans la tête de Yves H. et nous ne voyons pas très bien où il veut en venir. Scénario (coefficient 2) : 1.5/20 Dessin : 15/20 Univers, atmosphère : 6/20 Développements et psychologie des personnages : 3/20 (5.4/20)

13/08/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai acheté « Liens de sang » les yeux fermés après avoir lu et adoré « On a tué Wild Bill ». Pour cet album, Hermann a délaissé le scénario à son fils. Ce duo nous conte un thriller fantastique se passant aux USA dans les années 50-60. Parlons tout d’abord du scénario : personnellement et franchement : je n’ai rien compris au dénouement. J’ai beau l’avoir relu plusieurs fois, rien à faire, le final me laisse de marbre. Pourtant, le scénario démarrait bien, l’histoire partait sur une trame assez classique et accrocheuse grâce notamment au super graphisme de Hermann. A mon avis, c’est le dessin de Hermann qui sauve cette bd. J’aime beaucoup son trait et surtout sa mise en scène. Sa mise en couleurs, à l’aquarelle, est somptueuse et retransmet bien l’ambiance malsaine qui règne dans cette bd. Bref, l’atmosphère de cet album rappelle beaucoup les bons polars des années 50. J’ai été tellement déçu de ne rien avoir compris à ce dénouement que j’ai finalement offert « Liens de sang » à un ami… c’était il y a au moins 3 ans et je ne lui ai toujours pas demandé s’il avait pigé quelque chose à cette histoire…

12/02/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Ici, Hermann se contente de dessiner, se basant sur un scénario écrit par son fils. Ce n'est pas la première fois que les deux noms sont associés. Au milieu des années 90, les deux hommes s'étaient retrouvés dans un opus original paru chez Dupuis : Le Secret des hommes-chiens. Le présent album m'a proposé une descente aux enfers dans une cité à l'ambiance américaine, bouffée par le vice et la corruption. Au milieu de ce jeu de dupes, un gamin tout droit sorti de sa campagne et qui rêve de se faire un nom dans la police. Pas par ambition, mais parce qu'il a une certaine idée de son métier. Un oiseau rare dans cette volière malodorante. Mais aussi un véritable pigeon pour des "chasseurs" en mal de gogos. Sous des apparences classiques, cet opus est un bon moment de lecture. Le trait du père n'y est évidemment pas pour rien. Quant au scénario du fils, il faut avouer qu'il manque quand même de fluidité. Un bémol qui s'estompe au fil des pages car le rythme de l'histoire est excellent. Ce tempo, associé au traitement graphique, m'a permis de passer -un peu- sur les approximations dans la construction du récit. Pas évident, je pense, d'être le fils d'Hermann. Pourtant, en fin de lecture, je me suis dit qu'Yves H. n'a pas vraiment à rougir comparé à d'autres scénaristes et, surtout, qu' Hermann a dû se sentir bien à l'aise sur ce récit. Je suis perplexe quand même. Pas un "coup dans l'eau", mais pas un "grand" album non plus.

12/02/2007 (modifier)