Les derniers avis (20719 avis)

Par Arno
Note: 2/5
Couverture de la série Capricorne
Capricorne

Dans les premiers tomes, je pensais avoir trouvé la bande dessinée suprême : du dessin gothique avec de la ligne claire, de l'ésotérique avec du scepticisme, de l'architecture à la Shuitten et du mouvement à la Hergé, de la technologie à la "Blake & Mortimer", de l'errance à la Philémon, des échos lointains de Superman, Batman, des ombres de Captain Sky and the World of Tomorrow, des mystères archéologiques, etc etc etc.... bref, une véritable leçon de bd. Puis, au fil des tomes... ben ça devient un peu n'importe quoi. Deux raisons à cela : 1) Des monstres inconsistants, où tout est dans tout et réciproquement, qui changent de propriétés toutes les deux pages, bref qui ne retiennent pas l'attention et ne peuvent pas construire un récit. 2) Cette histoire de coup d'état fascistoïde, que j'ai trouvé beaucoup, mais alors beaucoup moins intéressant que le policier précédent, voire carrément bourré de clichés très très pesants. Et un dénouement qui ne m'a pas convaincu, mais alors pas du tout. Ah ouais, les fascistes y sont méchants hein, et pi y donnent des coups dans des stalags hein. Et pi les gens qui font de la politique y sont aveuglés par des idées. Ah ben dis donc j'avais jamais entendu ça moi. Le mec qui a écrit ça c'est un nouveau Lao Tseu. C'est profond quand t'y penses. Et pis ça fout pas du tout la honte par rapport à l'inspiration des épisodes précédents... Deux symptômes de cette dégradation : 1) Le récit de l'intervention de Rork, sans queue ni tête 2) L'apparition de la barbe de Capricorne, alors que tout son visuel dépendait de sa maigreur anguleuse. Il devient une sorte de mi Haddock mi GI-Joe, c'est vraiment dommage. Reste une qualité de l'imagination technique qui persiste dans toute la série, apportant cet élément que j'adore, le STEAMPUNK !!! formaté pour les années trente, ici. Un grand auteur, un maître même je dois dire, visiblement gêné par une quelconque contrainte extérieure. NOTE SPECIALE TOME 10 Ouh la la.... un très gros effort pour créer un huis-clos rural angoissant... qui, du fait de l'absence totale de surprise et de l'accumulation des clichés du genre, devient d'un chiant, mais d'un chiant....... Et c'est long ! C'est long !!!......... Chute totale de la série. Plus rien à voir avec le vrai Capricorne des débuts. Bon, étant donné cet échec net et total du tome 10 je révise ma note à la baisse, et ne conseille plus l'achat. Je conseille d'acheter uniquement les tomes 01 à 05, qui me paraissent culte. NOTE SPECIALE TOME 11 Même pas pu continuer au-delà de la page 12. Trop de grandiloquence philosophique, trop de huis-clos, trop de dépression. Abus du découpage horizontal. Disparition confirmée de l'ambiance d'aventure et des décors grandioses des débuts. Voilà Capricorne devenu spécialiste des huis-clos ruraux. C'est une retraite anticipée. NOTE TOMES 12 ET 13 J'ai essayé de parcourir les tomes 12 et 13. Je ne peux pas donner un avis positif ou négatif. Andreas est parti loin, très loin, dans des domaines expérimentaux où je ne l'ai pas suivi.

16/06/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Titeuf
Titeuf

Bon, allez, je profite du peu de pub pour "Titeuf" en ce moment pour écrire un avis sur cette bd qui fut l’objet du plus grand battage médiatique et publicitaire des premières années du XXIème siècle ! En effet, je dois vous admettre que je suis très surpris du succès de "Titeuf" car je n’aime pas cette bd… Oui, je l’avoue et sans honte que j’ai découvert "Titeuf" dans le fameux magazine TV Télé poche. Chaque semaine, une planche (ou gag) y était publiée. Le gros problème que j’ai avec cette série, c’est que je n’ai jamais réellement ri aux pitreries de cette bande de copains... C’est paradoxal pour une bd qui semble être devenue une référence en matière d’humour pour les enfants ! Alors, dois-je me dire que je me fais vieux ou quoi ? Je vais tenter de vous expliquer pourquoi je n’ai pas été sensible à ce type d’humour : je déteste me moquer du physique des gens. Or dans cette bd, on a le droit à plein de remarques sur l’apparence des gens. De même, j’ai été insensible aux expressions inventées ou reprises par Zep genre « c’est trô machin, c’est trô ceci…, lâche-moi le slip » qui me gavent lorsque j’entends ça de la part des enfants dont je me demande leurs niveaux en Français (mais ceci est une autre histoire...). Certes, le lecteur découvre à travers ces « gags » les questions, doutes, espoirs, etc... que se posent les préadolescents ; c’est le seul intérêt avec le dessin qui m’a fait motiver la lecture de "Titeuf". J’aime le dessin de Zep, ses personnages sont tout de suite identifiables et leurs expressions bien rendues. La mise en couleurs m’est apparue très agréable... bref, les planches sont vraiment très plaisantes à contempler. La mise en page sans cases de Zep à d’ailleurs inspiré de nombreux dessinateurs par la suite. "Titeuf" est finalement une bd qui reste pour moi une énigme : je ne comprends pas son succès, je ne perçois pas ce que les gens trouvent de drôle dans cette série... trop de choses qui font que je n’aime pas "Titeuf". A titre de comparaison, je préfère nettement Mamette chez le même éditeur ou Le Petit Spirou.

04/11/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série L'Epée de Cristal
L'Epée de Cristal

J’ai découvert cette série en même temps qu’ Aquablue et les premiers albums de la collection « Aire libre ». C’était au milieu des années 90, de nouveaux éditeurs faisaient leur apparition et parmi eux, « Vents d'ouest » m’était inconnu. C’est lors d’un passage chez un ami qui possédait «"L' Epée de Cristal" (les 5 premiers tomes qui composent le premier cycle) que je me suis à feuilleter cette bd. Je fus ressorti déçu de cette lecture. Avant tout, je tiens à préciser que je n’aime pas le trait de Crisse, le dessinateur. Certes, certains décors sont assez détaillés, j’ai ressenti de Crisse une grosse implication dans son travail graphique et son coup de patte est très personnel mais… je déteste sa façon de dessiner ses personnages féminins. Avec Crisse, l’aspect physique des femmes se résument à des yeux de biche, des grosses lèvres, une forte poitrine, un tour de taille minuscule, un gros derrière… bref, tout ce qui stéréotype d’une manière simpliste les femmes. De plus, pour bien différencier ses personnages féminins, le dessinateur ne change souvent que leur coiffure avec une couleur distincte… c’est bien maigre ! La mise en couleurs, quant à elle, m’est apparue satisfaisante, elle m’a beaucoup aidé à lire "L’Epée de Cristal". Les ambiances sont réussies, elles m’ont semblé bien adaptées aux diverses séquences. Au niveau du scénario, j’ai trouvé la lecture de 'L’Epée de Cristal" très fastidieuse, l’histoire a tendance à tourner en rond bien qu’il y ait de gros retournements de situation. Comme la plupart des récits d’héroïc-fantasy, le scénario de cette bd se résume à une quête et une confrontation entre le bien et le mal. Les personnages ne me sont pas apparus si intéressants que ça, ils sont très stéréotypés. A titre de comparaison, "La Quête de l’oiseau du temps", dessinée par Loisel et scénarisée par Le Tendre est une série qui a réussi à m’attacher aux personnages en les rendant énigmatiques et à me procurer des moments de frissons et d’émotions, au contraire de "L’Epée de Cristal" qui y échoue lamentablement du moins auprès de moi… Après avoir réalisé «"L'Epée de Cristal", Crisse est devenu un des dessinateurs attitrés des éditions « Soleil » en réalisant d'autres séries. Ce succès, il le doit à son trait très personnel qui a su conquérir de nombreux lecteurs… mais pas moi. L’histoire m’est apparue pénible à suivre et m’a semblé manquer d’originalité. Les personnages sont à mon avis peu attachants et trop stéréotypés. "L’Epée de Cristal" est finalement une série à réserver aux fans du coup de crayon de Crisse et de récits d’héroïc-fantasy. Pour les autres, passez votre chemin !

01/09/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Rahan
Rahan

Je n'aime pas beaucoup Rahan, peut être en partie parce que je ne m'intéresse pas à l'âge de pierre. J'ai emprunté les intégrales à la bibliothèque et il n'y a que quelques histoires qui m'ont accroché comme celle où Rahan rencontre la femme de sa vie. En dehors de ces quelques histoires, je me suis profondément ennuyé. Il faut dire que le scénario est souvent répétitif. Rahan débarque dans une tribu qui fait face à un problème et Rahan grâce à son esprit inventif va les aider. Tout le monde est content, sauf le sorcier de la place qui manipule les villageois et qui fera tout pour détruire le plan de Rahan et bla bla bla. Quant qu'au dessin, il est un peu moche par moment. La faute aux couleurs ?

04/11/2007 (modifier)
Couverture de la série Candélabres
Candélabres

A mon tour de remercier toutes celles et ceux dont l'avis positif a attiré mon attention sur cette série, que j'aurais, sinon, soigneusement évitée, tant le dessin me paraissait fade et figé. Depuis Aldébaran et Bételgeuse, je sais pourtant qu'il ne faut pas s'arrêter à ce genre de considérations, mais vraiment, même après lecture des 3 premiers tomes, je me prends à rêver de ce qu'aurait pu donner le traitement graphique de cette histoire par Marini, par exemple. Imaginez le beau Soledango avec un petit quelque chose du Scorpion, hum ? ;) Mais bon, c'est ainsi, passons au scénario : j'ai trouvé cette histoire de candélabres, sorte d'esprits du feu, à la fois très originale et très poétique. Il émane, de ce fait, de la série une atmosphère d'une grande douceur. Toutefois, certains détails me gènent un peu, il me semble qu'il y a quelques raccourcis inexpliqués, notamment dans les relations entre les personnages, mais pas seulement. Autre point noir : le troisième tome est paru en 2002, j'espère que la série n'est pas abandonnée, ce serait bien dommage, car plusieurs jours après la lecture des 3 tomes, je suis encore comme envoûtée ... Tome 4 (26.03.06) Alors là, non ! Déçue, je suis. Déçue, déçue, déçue. Le tome 3 nous laissait avec de nombreuses questions dont je pensais trouver, sinon toutes, du moins certaines réponses au tome suivant. Il n'en est rien. On tourne en rond, on s'englue dans l'histoire de la relation plus qu'ambigüe entre Paul et son ami d'enfance, David. J'ai trouvé ça d'un lourd ! Par ailleurs, l'histoire avec las candélabres n'avance pas, à se demander si l'auteure sait où elle veut en venir, on fait du surplace. Le dessin, par contre, me déplait un petit peu moins ; l'irruption et la disparition de Solédango notamment, sont mieux réalisées, de même la mise en couleurs est assez réussie. le seul truc que je continue de lui reprocher, et que je trouve franchement gênant, c'est l'extrême raideur des personnages, le peu d'expressivité de leur visage (après avoir goûté à Nana, on devient exigeant) bref, le caractère figé de tout ça, alors même qu'il est question de danse et de feu, qui sont pour moi synonyme de grâce et de fluidité. rien de cela, ici. Bref, grosse déception. Un album pour rien. Du coup, je baisse la note à 2, tiens !

31/10/2005 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Couverture de la série Djinn
Djinn

Ce qui m’a donné envie de lire cette série ? Son titre déjà, qui me faisait imaginer une histoire merveilleuse, à la marge du conte fantastique (hem !). Ses couvertures, ensuite, que je trouvais superbes de sensualité. La beauté de certaines planches, enfin, prometteuses d’un agréable moment de lecture. Hélas, j’ai assez rapidement déchanté. Très vite, en effet, j’ai trouvé le scénario abracadabrant, et -m’a-t’il semblé- essentiellement destiné à permettre à l’auteur de nous gratifier autant que faire se pouvait, de scènes torrides. Je ne suis pas un mec, moi, je n’en ai rien à faire de voir des nanas à poil, toutes les deux pages ! J’ai refusé ce scénario, et refermé le premier tome, d’un claquement sec !

23/04/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série L'outremangeur
L'outremangeur

Une nuit de sommeil depuis la lecture, et je n'en garde plus un grand souvenir. L'histoire est assez banale, il y avait de bonnes idées, mais le tout est expédié. Le personnage principal est particulièrement complexe dans ses comportements déviants suite à une erreur de jeunesse mal assumée. Mais les explications tombent bien vite. Enfin, je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose manque à cette BD.... Peut-être un peu d'âme. Sinon le dessin est correct, la colorisation aurait pu être moins bâclée.... A lire si l'on veut mais je ne conseille pas l'achat.

04/11/2007 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Le Scorpion
Le Scorpion

Je dépose mon premier avis négatif, motivé par tant d'avis dithyrambiques, immérités à mon sens. Attiré par le dessin et le genre "de cape et d'épée", j'avais fait l'acquisition des premiers tomes. Je les ai rapidement revendus. J'ai eu l'impression de lire un mauvais comics américain (un super héros avec des supers talents et des supers nanas) emballé à l'européenne. L'histoire pourrait simplement tenir en 2 ou 3 tomes au lieu de 12. Mais sachant tenir une petite pépite commerciale, l'équipe éditoriale a du décider de faire durer : c'est en tout cas le sentiment que m'a laissé la lecture ; une fois un tome refermé, l'histoire a si peu de consistance qu'elle est instantanément oubliée. L'intrigue est une suite de rebondissements gratuits, d'épreuves dont le héros sort vainqueur grâce à son charisme, sa force, sa virilité, sa beauté, son adresse à cheval, à l'épée, son domestique "petit chien chien à son maître" etc. bref j'ai trouvé ça lourd. Autre remarque : Marini, pourtant dessinateur de grand talent, utilise le même héros typé étalon hispanique que dans ses autres séries (Gipsy, Rapaces...) Dommage, cela renforce encore plus le côté déjà vu. D'ailleurs, pour le déjà vu, le filon "Société secrète/Religion/Remise en cause des livres saints" omniprésent (bd, livre, film...) devient vraiment lassant. Il s'agit peut-être d'une question d'âge, j'aurais probablement apprécié cette série à 15 ans, elle peut plaire à un public adolescent. Pour finir sur une note positive, il faut par contre lire L'Etoile du Désert du même duo d'auteurs ; c'est un western assez sombre mais bon.

26/05/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série L'Envolée sauvage
L'Envolée sauvage

L'envolée sauvage est une BD au sujet déjà largement traité mais repris ici de manière sensible et assez originale. Indéniablement de qualité tant au niveau du dessin que du scénario, je dois hélas avouer ne pas avoir accroché non pas pour une raison objective mais plus par question de goût. En effet, c'est totalement une question de goût quand je dis que je n'aime pas trop le dessin. Cela tient surtout à l'encrage : je lui trouve un aspect inachevé, trop proche du crayonné. De même, je suis moyennement amateur des couleurs. Quant à l'histoire, j'aime bien les quelques rapprochements entre les oiseaux et le récit, les hirondelles qui quittent le pays au moment de l'Exode et de la fuite de juifs, les chouettes comme bouc émissaire des gens haineux, etc. C'est véritablement ça qui fait l'originalité de cette BD. Mais pour le reste, je dois dire que, malgré la sympathie que j'éprouvais pour le petit héros, je n'ai pas été plus que ça captivé par ce récit dont la thématique m'a trop souvent été racontée. Tout est affaire de goût et comme objectivement cette BD a de vraies qualités et pourra toucher nombre de lecteurs, je ne vais surtout pas en déconseiller l'achat ou au moins la lecture. Après lecture du tome 2, je rabaisse ma note de 3/5 à 2/5 car cela ne m'a pas plu. J'avais trouvé le premier tome bordé d'un peu trop de bons sentiments, le second tome me parait pire de ce point de vue là. J'ai eu le sentiment d'y voir trop de clichés sur la seconde guerre mondiale, trop de facilités scénaristiques, d'évènements prévisibles, de manichéisme. Ce n'est pas un constat sans appel car il y a quelques bons côtés. Le manichéisme n'est pas permanent par exemple, comme quand on voit notamment le résistant tuer le soldat allemand mais dire de lui qu'il ne s'agissait finalement que d'un homme qui meurt loin de chez lui. Mais quand à côté de cela, on voit le gentil Simon se retrouver en camp de concentration, y être aidé par un prisonnier débrouillard qui le prend sous son aile et, très crédible, sort une tablette de chocolat d'on ne sait où quand il veut le consoler (du chocolat dans un camp de concentration en fin de seconde guerre mondiale, mais oui...). Ou quand on voit le méchant (holala très méchant) commandant du camp qui joue à fond la caricature du vilain jusqu'au-boutiste. Ou encore quand on voit la scène cliché du petit chaton qui, à peine les pattes posées à terre, se fait attraper par le méchant faucon du méchant commandant (chaton qui disparait mystérieusement dès la case suivante, d'ailleurs ?). Ce sont autant de scènes bateaux et caricaturales qui m'ont agacé et complètement fait lâcher prise sur ce récit qui ne m'intéressait plus. D'autant plus que le dessin me plaisait encore moins qu'au premier tome, avec de vraies erreurs techniques disséminées au fil des pages. Bref... bof.

20/10/2006 (MAJ le 03/11/2007) (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Phenomenum
Phenomenum

Lorsqu’est paru le premier tome de "Phenomenum", je fus agréablement surpris par l’originalité du scénario et le fait que chaque lecteur pouvait s’identifier au héros. Hélas, à mon avis, les tomes suivants vont se révéler terriblement décevants… Au début du premier album « Opus 0 », Calec est un jeune homme comme tout le monde qui va découvrir un fantastique pouvoir à la suite d’une bavure heureusement sans conséquence pour lui. Bien plus tard, il deviendra la cible des services secrets de tous les pays… « Opus 0 » est une bd qui m’est apparu franchement enthousiasmante. Fascinante par sa façon de narrer cette histoire grâce à laquelle je me suis senti sensiblement proche de Calec, captivante par sa mise en page et son découpage qui m’ont rendu la lecture très plaisante. Bref, ce premier tome est, à mon avis, une réussite d’autant plus que le dessin assez personnel et dynamique de Védrines est parfaitement adapté à l’histoire. « Opus 0 » vaut à lui tout seul une note méritée de 4/5 ! Ensuite, vinrent les tomes suivants « Opus 1 : Futur antérieur » et « Opus 2 : Passé composé » qui, à mon avis, ont complètement ri-di-cu-li-sé la série ! Dès le début du deuxième album, le lecteur est invité à suivre un récit qui nous emmène au cœur d’un complot international au détriment des relations de Calec avec son entourage qui faisait l’intérêt principal du premier tome. Dans ces deux tomes, le scénariste n’hésite pas à balancer son opinion et à afficher ses préférences altermondialistes. Je n’ai rien contre le fait que les auteurs disent leurs opinions à condition que leurs dires soient cohérents et invitent les lecteurs à la réflexion, ce n’est pas du tout le cas dans cette bd… la vision du complot de Jérémie Kaminka est, à mon avis, trop simpliste et pas du tout crédible. Le gros conseil que je fais aux lecteurs qui veulent découvrir "Phenomenum", c’est de ne lire que le premier tome « Opus 0 » qui m’est apparu très plaisant et attachant. Il est, à mon avis, préférable de faire parler son imagination après la fin très ouverte du premier album que de suivre les péripéties de Calec dans les deux tomes suivants où le scénario est trop engagé et trop simpliste pour qu’on y croie. Je dis souvent qu’il vaut mieux laisser les lecteurs s’imaginer la fin d’un récit que de proposer un dénouement bâclé… "Phenomemun" en est, hélas, un bien mauvais exemple.

03/11/2007 (MAJ le 03/11/2007) (modifier)