Les derniers avis (20719 avis)

Par Kalish
Note: 2/5
Couverture de la série L'Etat morbide
L'Etat morbide

C’est du jamais vu, c’est certain ; un gros délire métapsychique mis en valeur par des couleurs glauques et un découpage anarchique. L’histoire est vraiment intrigante durant tout le premier tome. Charles cherche à comprendre la logique inquiétante de cet immeuble, on est vraiment pris dedans et la fin donne vraiment envie. La suite, malheureusement, vient tout gâcher, après un passage dans un horrible labyrinthe, on lève le voile sur les mystères du premier tome et finalement on est déçus. La dernière partie qui m’a rappelé l’histoire du 2nd cycle de Balade au bout du monde, n’est pas mal mais est bien en dessous de ce que l’on pouvait attendre après la lecture du premier tome. Et pour finir, l’auteur nous sert un épilogue douteux mettant son histoire en abîmes ; le genre de truc qui a le don de m’énerver et où tu te dis que tu as lu tout ça pour rien. Ajoutons à cela les réflexions philosophiques morbides intensément chiantes du héros et vous n’avez guère plus que l’originalité du traitement qui puisse justifier la lecture de cette œuvre.

08/11/2007 (MAJ le 08/11/2007) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série XXe ciel.com
XXe ciel.com

Bernard Hislaire (Bidouille et Violette), qui signe maintenant "Yslaire", propose ici une oeuvre originale ; fruit de son intérêt pour la psychanalyse et les possibilités de communication offertes par Internet. Les albums s'articulent sur une série d'images sombres, avec un texte décalé et une quasi absence de dialogues. Ces photos retouchées sont celles qu'Eva Stern, une psychanalyste née avec le siècle, reçoit -au départ de l'histoire- chaque mois, par E-Mail, sur son ordinateur. Quel est leur sens ? Il s'agit visiblement de messages ayant un rapport avec le passé de la vieille dame, et notamment la disparition de son frère durant la guerre 14-18. Une série assez complexe, aux interprétations multiples, qui peut séduire ou rebuter. Une expérience graphique et narrative intéressante. Mais faut aimer...

07/11/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Aliens versus Predator versus The Terminator
Aliens versus Predator versus The Terminator

Note approximative : 1.5/5 Autant les films sur les Aliens savent mélanger avec succès une part d'action avec une part de frissons, autant toutes les BDs que j'ai lues sur les Aliens ne sont vraiment que des gros prétextes à faire du bourrin à tout prix. Et cet album fait partie du haut de la pile en matière de bazar bourrin sans cervelle. Commençons par une introduction pompée d'Alien : la Resurrection, avec la base spatiale et les expériences des scientifiques à la charge des militaires, et une bande de joyeux canardeurs qui déboulent là-dedans accompagnés de Ripley, avec son ADN d'alien, et foutent le boxon. Et voilà qu'ils tombent sur un Terminator (le classique T-800) qui a construit un autre Super-Terminator hybride du Terminator du 3e film et d'un Alien, parce que soit disant, comme ça, ça le rend encore plus fort. Voilà qu'un Predator débarque et boum boum, ça tire et ça explose dans tous les sens. Mais l'Hybride est super-trop-fort alors il échappe à l'explosion finale et va préparer la conquête de l'univers depuis une autre base militaro-scientifique ! Heureusement, la bande de gentils humains (+ l'androïde de la Résurrection) et toute une armée de Predators va foncer dans le tas pour éradiquer la menace ! Ah, mais en fait, les terminators sont toujours trop forts ! Ah alors, voilà la solution miracle : libérons des aliens et, parce que des aliens c'est trop cool, ils seront capables avec leurs petites papattes et leur petit acide de tuer une armée de Terminators invincibles et capables de se régénérer à volonté. Comment ? Ah bah parce qu'ils sont trop cools ! Et le Super-méchant-Hybride-de-la-mort ? Bah il a survécu à l'explosion d'une gigantesque base spatiale... alors pour le tuer, faisons le mourir dans l'explosion d'une petite navette, pas vrai ? Bon... J'ai pas résisté, je vous ai raconté toute l'histoire. Mais cet édifiant résumé suffit à mes yeux à expliquer l'aspect bourrin et franchement bas-de-plafond de cette intrigue dont le seul but est de faire se confronter les super-méchants de 3 séries de films à succès. Quand, à cela, s'ajoute un dessin pas terrible et une multitude de fautes d'orthographes colossales au fil des bulles de dialogues, disons que j'ai peu d'estime pour cet album. Seul son aspect purement divertissant et sa narration assez correcte pour permettre une lecture pas trop désagréable me font éviter la note minimale.

06/11/2007 (MAJ le 07/11/2007) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Hibernation
Hibernation

Hibernation attire l'intérêt par son aspect visuel. Il s'agit en effet d'un manhua dont le graphisme est proche de certains comics noirs ou de récits noirs et blancs argentins. Le dessin de Liu Wei présente de nombreux aplats noirs qui donnent une vraie ambiance à son récit. Ce dessin rappelle parfois le style de Mignola ce qui est pour moi un gage de qualité ou en tout cas de force visuelle. Mais la maîtrise technique n'y est pas et cela se voit grandement lorsque les scènes sont plus illuminées et que les aplats noirs ne masquent plus les détails graphiques des personnages et décors. Malgré cela, la narration graphique est fluide. Et couleurs et encrages donnent une vraie âme à ce dessin. J'apprécie cela et c'est grâce à ça que j'aurais pu être charmé par cette BD chinoise. Hélas, le scénario, ou du moins la façon dont il est raconté, ne m'a vraiment pas convaincu. Il part pourtant sur une idée assez originale. Un homme, Shen Jun, a le souvenir d'avoir été un agent spécial de l'armée et d'être désormais agent de sécurité. Mais son comportement est assez erratique et il lui arrive de s'endormir tout net à n'importe quel moment. On découvre assez rapidement que cet homme n'est sans doute pas ce qu'il pense. Et il lui arrive d'agir sans se rendre compte qu'il sort complètement du cadre de la petite vie qu'il s'imagine vivre. Ce serait en réalité une sorte de cyborg tueur programmé à distance par des scientifiques pour le compte de l'armée. Et dans l'équipe chargée de le développer, une femme est jalouse de l'épouse de son amant. Sans trop savoir quel en sera le résultat, elle va faire en sorte que le robot humain tombe amoureux de cette rivale gênante. A cela s'ajoute à partir du tome 2, une intrigue autour d'une IA naissante qui prendrait le contrôle au fur et à mesure des évènements et du cyborg, menaçant la race humaine elle-même. Il en ressort un récit assez sombre, où réalité et rêves programmés du cyborg vont se côtoyer sans qu'on sache jamais vraiment ce qui est vrai ou imaginaire. Le cyborg croit être humain et le trouble reste donc permanent. Il ressent en effet des sentiments et des émotions brusques, mais n'arrive pas à les contrôler ou à les comprendre. Un tel scénario pourrait être bon, voire excellent, s'il était bien raconté. Cependant, la narration d'Hibernation, en tout cas pour les deux tomes actuellement parus, est confuse et assez peu attachante. Le lecteur est mené d'une scène à l'autre sans trop s'y retrouver. Il finit par en déduire quelques bribes de compréhension disséminées dans des scènes de dialogues ou d'action à la continuité ambiguë. Le rythme est très inégal avec d'innombrables sauts narratifs mal engagés et trop brusques, perdant rapidement le lecteur qui décroche. Tant et si bien que la lecture en devient, si ce n'est pénible, du moins assez rébarbative. Je demande encore à voir car 6 tomes sont prévus pour cette série et le scénario, intéressant dans son idée, pourrait se développer avec brio. Mais pour le moment, je ne suis pas convaincu.

17/03/2007 (MAJ le 07/11/2007) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Démons
Démons

"Démons" est une série dans laquelle nos propres fantômes prennent corps et tête de bête, et nous poursuivent tout le temps, sans arrêt. Intriguant, à défaut d'être réellement attachant. J'ai découvert un univers fantastique et simple, oui, mais aux récits complexes. C'est néanmoins tendre, mais un peu inquiétant. Un peu comme si "Lapinot" aurait croisé Mister Hyde. Je suis perplexe. Très...

06/11/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5
Couverture de la série Agence Hardy
Agence Hardy

Des histoires, des récits au charme un peu surrané, chargé d'atmosphères. Le style graphique me rappelle un peu le trait d'un Lyman Young ou d'un Charles Flanders, au graphisme typique des comics US des années trente. Les ambiances sont bien rendues par une mise en couleurs aux tons "délavés" d'un bel effet. Là où le bât blesse, c'est au niveau des divers scénarios. Pierre Christin, qui est quand même quelqu'un aux très nombreuses idées, semble ici avoir effectué un "travail" de commande. Ou de détente ?... Heureusement, le fait que le héros soit une femme met un peu de vie dans dans ces opus qui se lisent sans problème, mais dont je n'ai pas retenu grand chose par la suite. Dommage. Le traitement graphique est joli, mais méritait quelque de chose de mieux, de plus constructif. De plus "solide".

05/11/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Le Sauveteur
Le Sauveteur

Le début de l’histoire, de l’enquête devrais-je dire, est intéressant. On retrouve derrière un aspect « enquête classique » les thèmes chers à cet auteur : la famille, le dépassement de soi, la montagne. La lecture est agréable, et j’étais impatient de connaître le dénouement. Mais alors quelle fin invraisemblable ! C’est vraiment n’importe quoi, ridicule, grotesque au possible, et m’a gâché ma lecture, tout simplement. Je fais partie de ces lecteurs qui apprécient un bon polar bien carré, cohérent, avec une fin inattendue mais logique. Si vous ne voulez pas en savoir trop, ne lisez pas les deux paragraphes suivants. SPOILER Tout le monde, y compris la police, soupçonne le PDG d’une grosse boîte de retenir prisonnière une jeune adolescente sur le toit de la boîte en question, probablement en tant qu’esclave sexuelle, et personne ne peut rien faire ? La police n’a pas le droit d’inspecter le toit sans preuve ? Non mais sans blague ! S’il s’agissait d’une ambassade, je veux bien, mais là c’est n’importe quoi ! Alors du coup le héros montagnard décide d’intervenir tout seul, et de libérer la prisonnière sans l’aide de la police. Comment ? En s’infiltrant par derrière en cassant un verrou, et en empruntant l’escalier de secours ? En infiltrant l’équipe qui s’occupe du ménage ? Non, beaucoup trop facile ! Il va escalader le gratte-ciel, de nuit, par mauvais temps ! C’est quasi-impossible (les parois étant lisses et remplies de surplombs), illégal, et complètement con, mais comme il est montagnard, et se bat contre un vieux traumatisme (un accident de montagne qui a coûté la vie à un ami), il choisit cette option invraisemblable. FIN SPOILER Voilà, vraiment risible. A éviter, sauf si vous collectionnez vraiment tout ce qu’a publié Taniguchi. Je mets quand même 2 parce que le début est sympa. Mais je déconseille l’achat !

05/11/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Dernière Reine
La Dernière Reine

La dernière reine prend pour décor une période historiquement fascinante à mes yeux : l'arrivée au pouvoir de Cléopâtre et le débarquement des troupes romaines de César en Egypte. L'Egypte sous la dynastie des Ptolémée était un vrai mystère pour moi. Saviez-vous que les pharaons régnaient alors depuis leur capitale d'Alexandrie et parlaient Grec, se coupant ainsi du reste de l'Egypte et des anciennes croyances dans les dieux Egyptiens ? Saviez-vous de quelle manière l'Empire Romain s'est immiscé dans la géopolitique Egyptienne ? Et Cléopâtre, quel type de reine était-ce ? Amateur d'Histoire, ce sont autant de questions qui attisaient fortement ma curiosité. Quelle joie de les voir abordées dans une nouvelle série BD. Et pourtant, je dois dire avoir eu du mal à apprécier ma lecture. Il m'a bien fallu une dizaine de pages pour pénétrer dans le récit du premier tome de la dernière reine. La narration de l'introduction de cet album est en effet assez décousue. Elle saute de manière peu explicite d'une scène mythologique à une scène plus actuelle, puis de lieux en lieux et de personnages en personnages avant qu'on ait pu s'attacher à l'un d'entre eux. Mais finalement, au bout de quelques temps, le récit devient plus linéaire et on entre dans le vif du sujet. Le dessin me plait moyennement. Non pas que son trait ne soit pas maîtrisé mais il s'en dégage une impression légèrement brouillonne notamment du fait de la faible quantité de détails dans les visages et décors dès qu'ils sont un peu éloignés. L'encrage semble manquer de soin à mes yeux. Le résultat est fluide et n'a rien de désagréable à lire mais il ne dégage pas un esthétisme qui se suffise à lui-même. Le récit aborde l'Histoire par son côté humain. Le héros est un jeune Thèbain qui sera amené auprès de la cour d'Alexandrie pour y exercer ses conseils et pouvoirs de lecture de rêves. C'est ainsi qu'il va rencontrer Ptolémée XII et être témoin de son combat contre sa soeur bannie Cléopâtre puis de l'arrivée des troupes de Jules César et de la façon dont elles vont tout bouleverser. Le scénariste joue également la carte du fantastique. Le héros étant croyant et partisan des anciennes religions Egyptiennes, il va être souvent aidé directement par les avatars des différents Dieux Egyptiens, Sobek, Horus et autres Bastet n'hésitant pas à prendre forme sur Terre pour le sauver d'un danger mortel ou pour arrêter ses ennemis. Ces scènes, un peu surprenantes, s'assimilent finalement plutôt bien dans l'ensemble du récit. Cette BD se lit bien quoiqu'elle pêche par-ci par-là du fait de sa narration assez décousue et de son rythme très inégal. Elle nous propose de plonger dans une Egypte Antique vivante et crédible, nous permettant de suivre de l'intérieur et de manière dynamique et moderne des évènements cruciaux et pourtant méconnus du Royaume Egyptien et de l'Empire Romain. Après lecture du second tome, je mets à jour ma note à la baisse car je suis déçu. J'avais déjà noté des défauts au premier tome, mais je les trouve encore accentué dans le second. Le graphisme me donne toujours autant une impression de brouillon, d'imprécis. C'est comme si le format ne lui convenait pas, comme s'il l'affichait en trop gros mettant en avant ses défauts alors qu'ils passeraient mieux en petit format, plus réduit. Le scénario, quant à lui, pourrait ne pas être mauvais, mais il est mal raconté. La narration est arythmique, inégale, de nombreux passages sont confus ou trop vite racontés. Et surtout, l'ambiance n'arrive strictement pas à s'instaurer : en tant que lecteur, j'ai suivi ce récit de très loin, ne parvenant jamais à entrer dedans tant la narration me repoussait. Et au final, j'ai franchement été déçu et, si suite il y a, je doute de la lire un jour.

08/03/2007 (MAJ le 05/11/2007) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Le Déserteur
Le Déserteur

Après lecture du tome 1. On pourrait parler d'un petit raté car il semble que tout était réuni pour obtenir un meilleur résultat... Le dessin est bon, pas parfait mais agréable à tous points du vue. Le scénario contient de bonnes idées et est rythmé. Mais l'ensemble est parfois indigeste, il y a des lourdeurs, j'ai parfois dû faire des retours en arrière pour m'y retrouver. En ajoutant à cela le fait que la série est abandonnée après le tome 2, je n'en conseille donc pas l'achat.

05/11/2007 (modifier)
Par Nijal
Note: 2/5
Couverture de la série Robert le Robot
Robert le Robot

"Robert le Robot" est une de ces séries qui ont duré des années et des années dans le "Journal de Mickey". Peut-être même y est-elle encore publiée, qui sait? Il faut bien l'avouer: ce magazine, à ma connaissance, n'a jamais brillé par la qualité des gags qui y étaient publiés. "Robert le Robot" n'échappe pas à la règle malheureusement. "Robert le Robot" est donc un robot (qui l'eût cru?) qui est un peu une sorte d'"aide-ménagère" au service de la famille française typique: deux enfants (une fille, un garçon), le peit pavillon de banlieue, la voiture pour faire les courses... Robert, à cause d'une psychologie un peu "robotique", n'est pas très au fait des convenances humaines et est donc un peu gaffeur. Robert, parfois, est aussi malicieux malgré lui: il n'a pas un sens de l'humour très développé, mais peut se mettre dans des situations qui peuvent prêter à rire. Le graphisme est très correct: textes lisibles, teintes claires et brillantes, trait facilement reconnaissable car assez géométrique, bref rien à redire là-dessus. Mais on voit bien que les gags, même si on sait qu'ils sont destinés à un public entre 7 et 13 ans, ne sont pas marqués de la marque du génie. Certes la qualité est au rendez-vous, et parfois l'inventivité, mais ça demeure beaucoup trop "au-raz-des-paquerêttes", même pour le public susnommé. Amateur d'humour au premier degré? Cette BD est faite pour vous. Sinon passez votre chemin.

04/07/2005 (MAJ le 05/11/2007) (modifier)