C'est vrai qu'après avoir lu Silence du même auteur, on prend ici une sérieuse douche froide. Le thème de la schizophrénie est pourtant intéressant mais difficile à traiter notamment en bd.
J'ai trouvé la mise en place du récit un peu confuse au départ mais après quelques pages, les aboutissants deviennent plus perceptibles.
Par ailleurs, le dessin m'a rebuté car il manque de finesse. C'est foncièrement noir. Le graphisme n'est pas aéré. Pas d'expression dans les visages...
Cela ne doit pas être la meilleure oeuvre de cet auteur qui manque ici singulièrement d'inspiration à mon humble avis.
Etonnant tout de même, dans toute la production pléthorique actuelle sur les "métiers", que la question des militaires n'ait pas encore été abordée. Ce sont donc les éditions "Clair de lune", se positionnant définitivement sur le même créneau que les éditions "Bamboo" ou "Soleil", qui s'y collent, nous livrant, comme d'habitude, un album de qualité relativement quelconque, voire médiocre.
On nous propose donc des gags ayant pour cadre les trois corps d'armée: celle de terre, de l'air, et la marine. Comme le disait Ro, certains gags essaient de parodier la vie quotidienne des militaires, leur (faible?) niveau intellectuel, etc. D'autres sont juste des gags parfaitement interchangeables qui auraient pu être utilisés dans n'importe quelle BD d'humour de cet acabit.
Quelques gags, relevant surtout de la première catégorie, sont assez réussis. Par contre, et sans vouloir remettre en question le travail des auteurs, on a l'impression que l'originalité, voire même simplement la recherche de situations drôles et vraiment dans le sujet sont les parents pauvres de cet album. Y a-t'il d'ailleurs quelque chose qui ne soit pas parent pauvre dans cette BD?
Le dessin est assez médiocre, il faut l'avouer: aux dessins biscornus mais plus ou moins corrects, il faut ajouter une colorisation informatique outrancieuse, et une absence totale de recherche dans les arrière-plans.
Deux étoiles, car on n'atteint pas les stades de médiocrité atteints dans Ze World selon Jean-Claude, Les Brunes et Les pétanqueurs pour citer une BD "catégorielle".
Néanmoins, je déconseille l'achat au-dessus de quatre euros.
Voici une vingtaine d'années, Philippe Bertrand se fit connaître dans le domaine de la BD érotique de qualité. Le journaliste-chroniqueur Beigbedder s'est tourné vers lui pour mettre ses textes en images.
Le style pictural de ce dernier est en effet déconcertant, mais il souligne assez bien le ton décalé et le second degré du scénariste quand il décrit la décadence de gens très riches livrés à leurs excès.
Mais je reste un peu dubitatif quant à leur satire de la jet-set.
L'ensemble des deux albums ne me paraît pas homogène. Dommage car le trait de Bertrand est d'une certaine élégance.
Son style épouse sans heurts l'esprit du scénariste, mais la série me paraît être "au milieu de la route", ne sachant pencher soit vers l'hilarité décapante, soit vers l'étude de moeurs de ce "nombril du monde" qu'est la jet-set.
Un rien plus fou, un rien plus original en auraient fait -je pense- une certaine réussite.
Nouvelle expérience pour Alex Baladi, après Charge, paru dans la même collection.
Cette fois-ci le récit est teinté d'érotisme étrange et glouton. Je n'ai pas compris grand chose à ces déviations narratives, sans doute inspirées par la musique étrange de Brice Catherin, et vice-versa.
Le dessin de Baladi est comme d'habitude, en noir et blanc, assez impressionniste, mais pourtant j'ai du mal avec son style. Pour moi cela manque d'expression, bien que je trouve qu'il a fait des efforts à ce niveau-là depuis Charge. Il y a de l'érotisme, c'est vrai, mais il est discret, et vraiment pas excitant, enfin pour moi.
Une curiosité de plus.
Le dessinateur argentin Gimenez donne -avec cette série- une suite à une aventure débutée en solo en 1989 avec l'épisode "Supramental".
Son travail d'illustrateur et la La Caste des Méta-barons désormais conclue lui laissent peut-être un peu plus de temps libre.
Cette série reste toutefois proche graphiquement de l'univers "métabaronnien" et développe un thème utilisé maintes fois : l'humain parasité par une force étrangère ; mais aussi la dualité homme-femme.
Sans être un réel bijou d'originalité, ni une découverte graphique, l'histoire et ses développements reste une sorte "d'essai" distrayant
Sans plus toutefois.
Dommage, car le dessin a parfois des envolées brillantissimes.
Allez, 2,5/5 pour le dessin...
Il y a tout, dans ce "Neptune", pour faire autant rêver qu'un certain "Nautilus".
D'autant que l'équipe de l'inventeur au pied marin est encore loin d'être à bon port.
Seuls (gros) bémols : des visages encore trop semblables et de bonnes idées parfois laissées en friche du fait de leur abondance (la mouvance Hermesson, la course autour des Amériques...).
Je suis assez embêté de mettre une (quand même) mauvaise cote. Mais au vu de ce que j'ai lu de ces opus, ça ne doit pas être -je pense- une série qui sera fort courrue ou appréciée.
Assez malhabile même dans le graphisme.
Alors ?... ben : "bof". Voilà...
Ma note qui va à l'encontre des avis majoritaires est tout à fait personnelle. Elle ne traduit que le ressenti de la lecture de ces 5 tomes. Je n'ai pas été emballé par l'histoire, ni par le dessin aux traits beaucoup trop imprécis à mon goût. Une colorisation assez terne m'a achevé dans mon jugement de l'oeuvre.
Tout d'abord et pour expliquer ma sévère notation, j'ai trouvé la mise en place de ce récit un peu confuse. Les aboutissants ne deviennent que difficilement perceptibles. La conclusion de ce long périple ne m'a pas apporté quiétude et satisfaction. Le scénario n'est pas bien élaboré à mon sens. On sent que l'auteur a pris une direction opposée à celle qu'elle avait au départ. Ce n'est pas du tout réfléchi. Ces hésitations ont eu pour effet d'affaiblir un petit peu plus la cohésion de l'album.
On a du mal à s'attacher aux personnages mise à part celui d'Elwood. Cette querelle entre furets et transparents au milieu d'un monde d'homme m'a laissé perplexe. Il n'y a pas d'explication rationnelle. Au fait, qu'est devenu ce curé dont certaines scènes étaient accolées de manière artificielle au reste du récit ? Ai-je loupé un chapitre ?
Quant à la poésie qui devait se dégager soi-disant de ce récit, je ne l'ai absolument pas ressenti. C'est assez rare pour le souligner. Pourtant, je ne suis pas réfractaire au genre. Irritation et frustration m'envahissent à la fermeture du dernier tome. Mais encore une fois, ceci est mon avis personnel. Rien ne vous empêche de vous laisser tenter et de vous faire votre propre opinion.
Une histoire très (trop ?) dense qui m'a plongé dans un monde futuriste dans lequel des savants fous s'en donnent à coeur joie pour créer des personnages fantastiques ou chercher à vaincre la mortalité.
Des savants ?.. des apprentis sorciers incapables de gérer à 100% leurs créatures.
Une grande fresque, qui fourmille d'idées.
Oui...
Mais là où le bât blesse vraiment, c'est que cela ressemble à un très gros cafouillis.
Le dessin est puissant, assez surprenant même mais, surtout, le scénario général est trop dense et mérite un coup d'oeil plus qu'appuyé ; à la limite certains retours en arrière pour une bonne compréhension de l'ensemble.
Dommage, car l'oeuvre est originale ; même si le postulat de départ a un air de déjà lu.
Difficile d'accès pour les plus jeunes... et même les autres.
Ce n'est vraiment pas le meilleur Davodeau, à mon sens.
Certes, il y a la retranscription du coté humain des évènements, que Davodeau traite toujours aussi bien.
Pour le reste, je me suis vraiment ennuyé durant toute la lecture. D'abord parce qu'il me semble qu'on monte un peu en épingle un évènement, dramatique, il est vrai, mais qui tient plutôt du fait divers. N'oublions pas qu'on sort d'une guerre mondiale. Vous me direz, ça lui fait une belle jambe, à l'ouvrier Mazé, mais enfin, pourquoi cet évènement plutôt qu'un autre ?
Il me semble que le poème de Paul Eluard traitait de l'absurdité de la guerre plutôt que de l'augmentation de salaire des ouvriers brestois (qui n'étaient visiblement pas des tendres, non plus).
Mais ce qui m'a le plus gêné, et malheureusement, c'est souvent le cas avec Davodeau, c'est le parti pris durant tout le récit. On met en avant la solidarité sans faille des laborieux exploités contre les patrons tout puissants et retors. Comme s'il était normal que les ouvriers séquestrent des représentants du patronat et honteux que des responsables syndicaux soient arrêtés.
Enfin, si on réclame des auteurs engagés, il faut peut être passer outre ces petits défauts.
Pour ma part, je n y ai pas vraiment trouvé mon compte.
Une série assez délirante dans son style...
Compagnon d'Héraclès le demi-dieu, Socrate -le chien qui parle- y poursuit ses voyages incongrus. Rencontre avec un Homère à taille et tête de cyclope, ou avec Ulysse (une femme, trois gosses, des maîtresses mais un sérieux penchant pour les garçons, surtout demi-dieux...).
Mythologique, métaphysique, libidineux mais... imparable.
J'avoue que c'est une découverte pour moi. Et je commence à apprécier. SAUF : le dessin. Désolé, j'accroche pas. Si le postulat et la trame générale sont bons, le côté graphique me déçoit. Un trait -mais est-ce un trait- rapide, haché même qui met en "valeur" les personnages et les situations qu'ils vivent, oui ; mais simple dans sa composition, sa mise en page, qui fait que cela m'a assez rebuté.
D'où déçudéçudéçu que je suis côté dessin. Mais ce n'est que mon avis !...
Cote perso : 2,5/5
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L'Arbre-coeur
C'est vrai qu'après avoir lu Silence du même auteur, on prend ici une sérieuse douche froide. Le thème de la schizophrénie est pourtant intéressant mais difficile à traiter notamment en bd. J'ai trouvé la mise en place du récit un peu confuse au départ mais après quelques pages, les aboutissants deviennent plus perceptibles. Par ailleurs, le dessin m'a rebuté car il manque de finesse. C'est foncièrement noir. Le graphisme n'est pas aéré. Pas d'expression dans les visages... Cela ne doit pas être la meilleure oeuvre de cet auteur qui manque ici singulièrement d'inspiration à mon humble avis.
Les Militaires
Etonnant tout de même, dans toute la production pléthorique actuelle sur les "métiers", que la question des militaires n'ait pas encore été abordée. Ce sont donc les éditions "Clair de lune", se positionnant définitivement sur le même créneau que les éditions "Bamboo" ou "Soleil", qui s'y collent, nous livrant, comme d'habitude, un album de qualité relativement quelconque, voire médiocre. On nous propose donc des gags ayant pour cadre les trois corps d'armée: celle de terre, de l'air, et la marine. Comme le disait Ro, certains gags essaient de parodier la vie quotidienne des militaires, leur (faible?) niveau intellectuel, etc. D'autres sont juste des gags parfaitement interchangeables qui auraient pu être utilisés dans n'importe quelle BD d'humour de cet acabit. Quelques gags, relevant surtout de la première catégorie, sont assez réussis. Par contre, et sans vouloir remettre en question le travail des auteurs, on a l'impression que l'originalité, voire même simplement la recherche de situations drôles et vraiment dans le sujet sont les parents pauvres de cet album. Y a-t'il d'ailleurs quelque chose qui ne soit pas parent pauvre dans cette BD? Le dessin est assez médiocre, il faut l'avouer: aux dessins biscornus mais plus ou moins corrects, il faut ajouter une colorisation informatique outrancieuse, et une absence totale de recherche dans les arrière-plans. Deux étoiles, car on n'atteint pas les stades de médiocrité atteints dans Ze World selon Jean-Claude, Les Brunes et Les pétanqueurs pour citer une BD "catégorielle". Néanmoins, je déconseille l'achat au-dessus de quatre euros.
Rester Normal
Voici une vingtaine d'années, Philippe Bertrand se fit connaître dans le domaine de la BD érotique de qualité. Le journaliste-chroniqueur Beigbedder s'est tourné vers lui pour mettre ses textes en images. Le style pictural de ce dernier est en effet déconcertant, mais il souligne assez bien le ton décalé et le second degré du scénariste quand il décrit la décadence de gens très riches livrés à leurs excès. Mais je reste un peu dubitatif quant à leur satire de la jet-set. L'ensemble des deux albums ne me paraît pas homogène. Dommage car le trait de Bertrand est d'une certaine élégance. Son style épouse sans heurts l'esprit du scénariste, mais la série me paraît être "au milieu de la route", ne sachant pencher soit vers l'hilarité décapante, soit vers l'étude de moeurs de ce "nombril du monde" qu'est la jet-set. Un rien plus fou, un rien plus original en auraient fait -je pense- une certaine réussite.
Opus 69
Nouvelle expérience pour Alex Baladi, après Charge, paru dans la même collection. Cette fois-ci le récit est teinté d'érotisme étrange et glouton. Je n'ai pas compris grand chose à ces déviations narratives, sans doute inspirées par la musique étrange de Brice Catherin, et vice-versa. Le dessin de Baladi est comme d'habitude, en noir et blanc, assez impressionniste, mais pourtant j'ai du mal avec son style. Pour moi cela manque d'expression, bien que je trouve qu'il a fait des efforts à ce niveau-là depuis Charge. Il y a de l'érotisme, c'est vrai, mais il est discret, et vraiment pas excitant, enfin pour moi. Une curiosité de plus.
Le quatrième pouvoir
Le dessinateur argentin Gimenez donne -avec cette série- une suite à une aventure débutée en solo en 1989 avec l'épisode "Supramental". Son travail d'illustrateur et la La Caste des Méta-barons désormais conclue lui laissent peut-être un peu plus de temps libre. Cette série reste toutefois proche graphiquement de l'univers "métabaronnien" et développe un thème utilisé maintes fois : l'humain parasité par une force étrangère ; mais aussi la dualité homme-femme. Sans être un réel bijou d'originalité, ni une découverte graphique, l'histoire et ses développements reste une sorte "d'essai" distrayant Sans plus toutefois. Dommage, car le dessin a parfois des envolées brillantissimes. Allez, 2,5/5 pour le dessin...
Le Neptune
Il y a tout, dans ce "Neptune", pour faire autant rêver qu'un certain "Nautilus". D'autant que l'équipe de l'inventeur au pied marin est encore loin d'être à bon port. Seuls (gros) bémols : des visages encore trop semblables et de bonnes idées parfois laissées en friche du fait de leur abondance (la mouvance Hermesson, la course autour des Amériques...). Je suis assez embêté de mettre une (quand même) mauvaise cote. Mais au vu de ce que j'ai lu de ces opus, ça ne doit pas être -je pense- une série qui sera fort courrue ou appréciée. Assez malhabile même dans le graphisme. Alors ?... ben : "bof". Voilà...
Les Lumières de l'Amalou
Ma note qui va à l'encontre des avis majoritaires est tout à fait personnelle. Elle ne traduit que le ressenti de la lecture de ces 5 tomes. Je n'ai pas été emballé par l'histoire, ni par le dessin aux traits beaucoup trop imprécis à mon goût. Une colorisation assez terne m'a achevé dans mon jugement de l'oeuvre. Tout d'abord et pour expliquer ma sévère notation, j'ai trouvé la mise en place de ce récit un peu confuse. Les aboutissants ne deviennent que difficilement perceptibles. La conclusion de ce long périple ne m'a pas apporté quiétude et satisfaction. Le scénario n'est pas bien élaboré à mon sens. On sent que l'auteur a pris une direction opposée à celle qu'elle avait au départ. Ce n'est pas du tout réfléchi. Ces hésitations ont eu pour effet d'affaiblir un petit peu plus la cohésion de l'album. On a du mal à s'attacher aux personnages mise à part celui d'Elwood. Cette querelle entre furets et transparents au milieu d'un monde d'homme m'a laissé perplexe. Il n'y a pas d'explication rationnelle. Au fait, qu'est devenu ce curé dont certaines scènes étaient accolées de manière artificielle au reste du récit ? Ai-je loupé un chapitre ? Quant à la poésie qui devait se dégager soi-disant de ce récit, je ne l'ai absolument pas ressenti. C'est assez rare pour le souligner. Pourtant, je ne suis pas réfractaire au genre. Irritation et frustration m'envahissent à la fermeture du dernier tome. Mais encore une fois, ceci est mon avis personnel. Rien ne vous empêche de vous laisser tenter et de vous faire votre propre opinion.
Hand
Une histoire très (trop ?) dense qui m'a plongé dans un monde futuriste dans lequel des savants fous s'en donnent à coeur joie pour créer des personnages fantastiques ou chercher à vaincre la mortalité. Des savants ?.. des apprentis sorciers incapables de gérer à 100% leurs créatures. Une grande fresque, qui fourmille d'idées. Oui... Mais là où le bât blesse vraiment, c'est que cela ressemble à un très gros cafouillis. Le dessin est puissant, assez surprenant même mais, surtout, le scénario général est trop dense et mérite un coup d'oeil plus qu'appuyé ; à la limite certains retours en arrière pour une bonne compréhension de l'ensemble. Dommage, car l'oeuvre est originale ; même si le postulat de départ a un air de déjà lu. Difficile d'accès pour les plus jeunes... et même les autres.
Un homme est mort
Ce n'est vraiment pas le meilleur Davodeau, à mon sens. Certes, il y a la retranscription du coté humain des évènements, que Davodeau traite toujours aussi bien. Pour le reste, je me suis vraiment ennuyé durant toute la lecture. D'abord parce qu'il me semble qu'on monte un peu en épingle un évènement, dramatique, il est vrai, mais qui tient plutôt du fait divers. N'oublions pas qu'on sort d'une guerre mondiale. Vous me direz, ça lui fait une belle jambe, à l'ouvrier Mazé, mais enfin, pourquoi cet évènement plutôt qu'un autre ? Il me semble que le poème de Paul Eluard traitait de l'absurdité de la guerre plutôt que de l'augmentation de salaire des ouvriers brestois (qui n'étaient visiblement pas des tendres, non plus). Mais ce qui m'a le plus gêné, et malheureusement, c'est souvent le cas avec Davodeau, c'est le parti pris durant tout le récit. On met en avant la solidarité sans faille des laborieux exploités contre les patrons tout puissants et retors. Comme s'il était normal que les ouvriers séquestrent des représentants du patronat et honteux que des responsables syndicaux soient arrêtés. Enfin, si on réclame des auteurs engagés, il faut peut être passer outre ces petits défauts. Pour ma part, je n y ai pas vraiment trouvé mon compte.
Socrate le demi-chien
Une série assez délirante dans son style... Compagnon d'Héraclès le demi-dieu, Socrate -le chien qui parle- y poursuit ses voyages incongrus. Rencontre avec un Homère à taille et tête de cyclope, ou avec Ulysse (une femme, trois gosses, des maîtresses mais un sérieux penchant pour les garçons, surtout demi-dieux...). Mythologique, métaphysique, libidineux mais... imparable. J'avoue que c'est une découverte pour moi. Et je commence à apprécier. SAUF : le dessin. Désolé, j'accroche pas. Si le postulat et la trame générale sont bons, le côté graphique me déçoit. Un trait -mais est-ce un trait- rapide, haché même qui met en "valeur" les personnages et les situations qu'ils vivent, oui ; mais simple dans sa composition, sa mise en page, qui fait que cela m'a assez rebuté. D'où déçudéçudéçu que je suis côté dessin. Mais ce n'est que mon avis !... Cote perso : 2,5/5