C’est ma 2ème tentative de lecture d’une BD signée Ceppi, et là encore je ne suis pas convaincu. Ici le dessin n’est franchement pas terrible, le trait est froid, il manque de « rondeur ». En plus les personnages sont plutôt moches et ce ne sont pas les couleurs un peu fades qui relèvent le niveau de l’ensemble.
Le scénario aurait pu être pas mal s'il n’était pas gâché par une narration trop hachée. Toutes les 2 pages (ou toutes les pages, ça dépend) on change de lieu et de protagonistes. Un chouia dur à suivre… surtout que les personnages sont assez nombreux.
J’ai quand même fini ce premier tome sans trop avoir à me forcer, mais au final, l’ensemble est bien moyen à mes yeux.
Critique postée à partir de la lecture du tome 7 :
Je fais partie des personnes qui ont lu Vidéo Girl Aï lors de leur adolescence et qui ont ressenti une forte émotion à cette époque. C'est avec ce souvenir que j'ai commencé la lecture de Zetman. J'ai trouvé que les premiers tomes étaient agréables à lire et laissait présager d'une suite que l'on attendrait avec plus ou moins d'impatience, mais je dois avouer qu'après 7 tomes, je trouve que l'h0sitoire se perd un peu. Le jeu des flash-back de part et d'autres est difficile à suivre, c'est à la fois pas très original en terme de scénario et en même temps, j'ai quand lu les 7 tomes sans rechigner.
Les dessins sont par contre excellents et il n'y a pas à dire, Katsura est vraiment le champion du monde pour dessiner les jeunes filles dont on tombe littéralement amoureux :
Ma note est dure mais franchement, en ce moment de lecture, je ne sais pas si je continuerai.
Pourtant, j'ai acheté cet album avec beaucoup de bienveillance.
Pourtant, j'ai beaucoup de bienveillance pour Marini, qui est un dessinateur avec énormément de talent.
Mais hélas et trois hélas, Je suis déçu par cet album.
D'une part pour le scénario, qui a été lu et relu maintes fois sans grosse originalité et avec des effets presque risibles tellement c'est attendu.
D'autre part avec un dessin que je trouve décevant. J'ai relu avec beaucoup de plaisir L'Etoile du Désert il y a quelques jours et je trouve que Marini se complait à faire des grands dessins sur des planches sans vraiment chercher à étonner (et à s'étonner). C'est propre, c'est beau mais c'est du Marini comme on en a déjà pas mal depuis plusieurs tomes sur Le Scorpion.
En espérant que la suite saura montrer que j'ai tort et que ce n'est que le premier tome de chauffe
Une "petite" série, bien oubliée, du 'papa' de Papyrus.
Pony débute dans l'hebdo Spirou n° 1271 du 23 Août 1962 sous la forme d'un mini-récit. Quelques petites histoires plus tard et ce petit cow-boy apparaît sous forme de récit complet dans le dit hebdo du 11 Juillet 1968.
Quelques courtes histoires complètent suivront, mais Pony paraîtra pour la dernière fois dans le n° 1736 du 22 Juillet 1971.
Qu'en dire ?... amusant, plaisant (un peu) pour les jeunes lecteurs ; des petites histoires marrantes "du temps des cow-boys".
Le dessin ?.. un trait net, précis, où l'on reconnaît déjà le style du futur créateur de Papyrus. Les histoires sont surtout axées sur les personnages, mimiques et gestuelle. Il est un fait que, au vu du format (A6) de ces mini-récits, il n'était pas possible -pour la clarté des cases- de dessiner de grands décors, détails et arrière-plans.
Une petite série aux scénarios très simples, un peu attrayante. Ce n'est qu'en 2005 qu'elle sera éditée sous forme d'albums. Les mini-récits des années 60 ?... euh... si vous aimez, bon courage pour les trouver !...
Pour fans de De Gieter.
Voilà une BD auto-éditée que je n'aurais sûrement jamais lue si je n'en avais pas entendu parler ici. Et franchement, je ne suis pas convaincu, et pas seulement parce que je ne suis pas motard et qu'à part quelques rares exceptions, je ne suis pas fan des BDs sur ce thème.
L'aspect d'ensemble est franchement trop amateur à mon goût. Je trouve le dessin quelconque et cherchant trop souvent la facilité : visages remplacés par de simples yeux cachés sous un casque, décors vides, un maximum de détails et d'éléments difficiles à dessiner évités pour pure omission. Les couleurs non plus ne sont pas terribles. Et le pire pour moi est le lettrage, informatique, moche et qui donne vraiment l'impression d'être étranger à l'ambiance visuelle du reste des planches.
Quant aux histoires, le bon point est qu'elles présentent la vision féminine du monde des motards. L'auteur est une femme et ça se ressent dans des histoires assez originales et qui sentent le vécu.
Le souci, c'est que j'ai franchement rarement trouvé ça drôle. J'irais même jusqu'à dire que j'ai souvent trouvé les gags mauvais. La narration souffre une fois de plus de l'amateurisme, le rythme est médiocre, les chutes des gags trop souvent présentés à la façon tarte à la crème (dans le sens où je m'attendais parfois presque à entendre les roulements de tambour de gags de cirque pour bien annoncer que c'est là qu'il faut rire), les dialogues sont assez intrusifs et un peu lourds (dans le sens où il y a certaines planches avec profusion de bulles de dialogues plus inutiles qu'amusantes). Bref, je n'ai pas ri et ça ne m'a pas plu.
A réserver à un public vraiment amateur de genre et probablement eux-mêmes motards et motardes.
J’ai lu la globalité de cette série composée de 2 diptyques, et pour faire un jeu de mot facile et un peu foireux, je vais dire qu’elle n’a rien d’éternel.
Dans l’univers des diamantaires, on va suivre Uma, jeune femme dépressive, qui va être amenée à remplacer sa sœur jumelle Mira au sein des Eternels après que celle-ci ait été tuée. Cette organisation est chargée de maintenir un certain ordre autour du marché des diamants.
Les deux intrigues en 2 tomes qui nous sont proposées sont en elles-mêmes plutôt intéressante, bien ficelées et assez complexes pour nous tenir en haleine. Mais il y a plusieurs éléments qui m’ont vraiment empêché d’accrocher. Tout d’abord les personnages sont pour la plupart vraiment pas crédibles en commençant par Uma qui est peu sur d’elle et qui cumule les tentatives de suicides mais se transforme en agent hors pair chez les Eternels, ou la fille de Mira qui est une enfant au comportement et au langage digne d’un camionneur (je n’ai rien contre eux …), ou encore le flic homosexuel kabyle … je m’arrête là. Ensuite, la narration est très heurtée avec beaucoup de dialogues insignifiants qui n’apportent rien au déroulement de l’intrigue et qui rendent la lecture fastidieuse. Enfin, le fait que l’héroïne se balade à moitié nue la plupart du temps est plutôt agréable mais n’a vraiment aucun intérêt.
Graphiquement, il y a un certain style qui peut plaire mais pour moi ce n’est pas le cas. Les traits tout en rondeur sont gâchés par un encrage beaucoup trop épais qui rendent les visages grossiers. Les femmes ont toutes le même portrait et seuls la coiffure et la couleur de cheveux permettent de les distinguer. Elles ont également toutes le même corps parfait ce qui en devient finalement ridicule. Au niveau, des découpages et de la mise en scène, ils rendent assez bien l’action mais j’ai trouvé que la position des corps ne donnait pas une réelle impression de mouvements.
Plutôt déçu par cette lecture, car je pense qu’il y avait une idée de base plutôt intéressante mais le traitement n’est vraiment pas à la hauteur.
J’ai lu ce diptyque il y a maintenant quelques jours, et je dois avouer qu’il ne m’en reste pas beaucoup de souvenirs.
On va suivre un groupe composé d’étudiants en archéologie qui vont découvrir une urne qui va s’avérer être « la boîte de Pandore ». Attaqués par un bateau pirate, dont on ne sait ce qu’il vient faire là, ils vont se retrouver au milieu d’une énorme tempête et vont échouer sur une île mystérieuse qui abrite le Mont Olympe. Ceci aurait pu être intéressant, encore que, mais tout manque vraiment d’originalité, en commençant par les personnages, tous plus classiques les uns que les autres : les 2 sœurs étudiantes, l’une sérieuse et l’autre oisive, les pirates tous plus idiots les uns que les autres sauf le chef... On va les suivre dans différentes épreuves mythologiques comme l’affrontement avec le cyclope, ou le minotaure et le labyrinthe... c’est un peu facile, franchement convenu et relativement ennuyeux.
Le graphisme correspond bien à ce mélange de personnages du présent et de la mythologie avec une bonne représentation de l’Olympe et des différents êtres imaginaires. Mais comme pour les autres réalisations de Guice, je trouve que son dessin a un goût d’inachevé et manque de précision. On pourra quand même apprécier la qualité du découpage et de la mise en scène.
Au final, une lecture qui s’oublie relativement vite.
Mouais, mais non. C’est le graphisme très tape à l’œil qui a attiré mon attention sur cette série. Avec des décors et surtout des vaisseaux spatiaux ultra réalistes et des couleurs informatiques très vives. Et puis des personnages féminins aux courbes très sensuelles et à la plastique surdimensionnée…
Mais de jolies héroïnes sacrément bien fichues ce n’est hélas pas synonyme de bonnes histoires. Car franchement le scénario m’a laissé de marbre. Une intrigue principale pas du tout palpitante. Des scènes d’actions qui se succèdent à vitesse grand V sans que l’on y croit une seconde. Des dialogues sans saveur, où de temps à autre on a glissé quelques termes imaginaires-pseudos-futuristes, sans crédibilité aucune.
Cela fait penser aux mauvais blockbuster du cinéma hollywoodien : On met en avant de méga effets spéciaux mais à coté de ça, ils ont oublié d’écrire une histoire qui tienne la route…
Les voleurs d’empire nous conte l’histoire de plusieurs jeunes gens pris dans la guerre franco-prussienne puis la commune ; guerre civile parisienne impressionnante.
Alors déjà, excusez mon ignorance, mais cette partie de l’histoire, j’en avais strictement jamais entendu parler (à part quelques évocations dans d’autres séries). Alors forcément, du coup, j’ai trouvé ça très intéressant. Le dessin s’adapte très bien à ce contexte historique, avec un style qui sans m’époustoufler se montre très convaincant. Chaque personnage à sa personnalité, son objectif, ses moyens de parvenir à ses fins.
Enfin bon, c’est bien joli tout ça, mais pour nous servir quoi au final ? Une pauvre histoire fantastique de grande faucheuse qui s’établit sur la France pendant cette période sombre et qui par l’intermédiaire de jeunes femmes va exercer son art. Seuls les voleurs d’empire peuvent lui barrer la route. Alors du coup intrigue, mystère, impatience… et finalement rien.
Du fantastique, il fallait soit ne pas en mettre, soit l’étoffer un peu plus.
Globalement déçu à part pour le côté instructif de la chose. A lire pour les très poignantes représentations de Paris plongé dans la fureur de la guerre.
Gotlib ne semble pas très inspiré pour cette série. Le seul truc positif c'est le dessin. Les gags sont pour la plupart pas drôles et totalement grossiers et imbéciles. Ils ne se résument que par un gag très très con du personnage de Pervers pépère qui n'est pas du tout attachant pour deux sous. Les rares bons gags font sourire, mais pas rire. On est loin du temps de Pilote.
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CH Confidentiel
C’est ma 2ème tentative de lecture d’une BD signée Ceppi, et là encore je ne suis pas convaincu. Ici le dessin n’est franchement pas terrible, le trait est froid, il manque de « rondeur ». En plus les personnages sont plutôt moches et ce ne sont pas les couleurs un peu fades qui relèvent le niveau de l’ensemble. Le scénario aurait pu être pas mal s'il n’était pas gâché par une narration trop hachée. Toutes les 2 pages (ou toutes les pages, ça dépend) on change de lieu et de protagonistes. Un chouia dur à suivre… surtout que les personnages sont assez nombreux. J’ai quand même fini ce premier tome sans trop avoir à me forcer, mais au final, l’ensemble est bien moyen à mes yeux.
Zetman
Critique postée à partir de la lecture du tome 7 : Je fais partie des personnes qui ont lu Vidéo Girl Aï lors de leur adolescence et qui ont ressenti une forte émotion à cette époque. C'est avec ce souvenir que j'ai commencé la lecture de Zetman. J'ai trouvé que les premiers tomes étaient agréables à lire et laissait présager d'une suite que l'on attendrait avec plus ou moins d'impatience, mais je dois avouer qu'après 7 tomes, je trouve que l'h0sitoire se perd un peu. Le jeu des flash-back de part et d'autres est difficile à suivre, c'est à la fois pas très original en terme de scénario et en même temps, j'ai quand lu les 7 tomes sans rechigner. Les dessins sont par contre excellents et il n'y a pas à dire, Katsura est vraiment le champion du monde pour dessiner les jeunes filles dont on tombe littéralement amoureux : Ma note est dure mais franchement, en ce moment de lecture, je ne sais pas si je continuerai.
Les Aigles de Rome
Pourtant, j'ai acheté cet album avec beaucoup de bienveillance. Pourtant, j'ai beaucoup de bienveillance pour Marini, qui est un dessinateur avec énormément de talent. Mais hélas et trois hélas, Je suis déçu par cet album. D'une part pour le scénario, qui a été lu et relu maintes fois sans grosse originalité et avec des effets presque risibles tellement c'est attendu. D'autre part avec un dessin que je trouve décevant. J'ai relu avec beaucoup de plaisir L'Etoile du Désert il y a quelques jours et je trouve que Marini se complait à faire des grands dessins sur des planches sans vraiment chercher à étonner (et à s'étonner). C'est propre, c'est beau mais c'est du Marini comme on en a déjà pas mal depuis plusieurs tomes sur Le Scorpion. En espérant que la suite saura montrer que j'ai tort et que ce n'est que le premier tome de chauffe
Pony
Une "petite" série, bien oubliée, du 'papa' de Papyrus. Pony débute dans l'hebdo Spirou n° 1271 du 23 Août 1962 sous la forme d'un mini-récit. Quelques petites histoires plus tard et ce petit cow-boy apparaît sous forme de récit complet dans le dit hebdo du 11 Juillet 1968. Quelques courtes histoires complètent suivront, mais Pony paraîtra pour la dernière fois dans le n° 1736 du 22 Juillet 1971. Qu'en dire ?... amusant, plaisant (un peu) pour les jeunes lecteurs ; des petites histoires marrantes "du temps des cow-boys". Le dessin ?.. un trait net, précis, où l'on reconnaît déjà le style du futur créateur de Papyrus. Les histoires sont surtout axées sur les personnages, mimiques et gestuelle. Il est un fait que, au vu du format (A6) de ces mini-récits, il n'était pas possible -pour la clarté des cases- de dessiner de grands décors, détails et arrière-plans. Une petite série aux scénarios très simples, un peu attrayante. Ce n'est qu'en 2005 qu'elle sera éditée sous forme d'albums. Les mini-récits des années 60 ?... euh... si vous aimez, bon courage pour les trouver !... Pour fans de De Gieter.
Moto râleuses
Voilà une BD auto-éditée que je n'aurais sûrement jamais lue si je n'en avais pas entendu parler ici. Et franchement, je ne suis pas convaincu, et pas seulement parce que je ne suis pas motard et qu'à part quelques rares exceptions, je ne suis pas fan des BDs sur ce thème. L'aspect d'ensemble est franchement trop amateur à mon goût. Je trouve le dessin quelconque et cherchant trop souvent la facilité : visages remplacés par de simples yeux cachés sous un casque, décors vides, un maximum de détails et d'éléments difficiles à dessiner évités pour pure omission. Les couleurs non plus ne sont pas terribles. Et le pire pour moi est le lettrage, informatique, moche et qui donne vraiment l'impression d'être étranger à l'ambiance visuelle du reste des planches. Quant aux histoires, le bon point est qu'elles présentent la vision féminine du monde des motards. L'auteur est une femme et ça se ressent dans des histoires assez originales et qui sentent le vécu. Le souci, c'est que j'ai franchement rarement trouvé ça drôle. J'irais même jusqu'à dire que j'ai souvent trouvé les gags mauvais. La narration souffre une fois de plus de l'amateurisme, le rythme est médiocre, les chutes des gags trop souvent présentés à la façon tarte à la crème (dans le sens où je m'attendais parfois presque à entendre les roulements de tambour de gags de cirque pour bien annoncer que c'est là qu'il faut rire), les dialogues sont assez intrusifs et un peu lourds (dans le sens où il y a certaines planches avec profusion de bulles de dialogues plus inutiles qu'amusantes). Bref, je n'ai pas ri et ça ne m'a pas plu. A réserver à un public vraiment amateur de genre et probablement eux-mêmes motards et motardes.
Les Eternels
J’ai lu la globalité de cette série composée de 2 diptyques, et pour faire un jeu de mot facile et un peu foireux, je vais dire qu’elle n’a rien d’éternel. Dans l’univers des diamantaires, on va suivre Uma, jeune femme dépressive, qui va être amenée à remplacer sa sœur jumelle Mira au sein des Eternels après que celle-ci ait été tuée. Cette organisation est chargée de maintenir un certain ordre autour du marché des diamants. Les deux intrigues en 2 tomes qui nous sont proposées sont en elles-mêmes plutôt intéressante, bien ficelées et assez complexes pour nous tenir en haleine. Mais il y a plusieurs éléments qui m’ont vraiment empêché d’accrocher. Tout d’abord les personnages sont pour la plupart vraiment pas crédibles en commençant par Uma qui est peu sur d’elle et qui cumule les tentatives de suicides mais se transforme en agent hors pair chez les Eternels, ou la fille de Mira qui est une enfant au comportement et au langage digne d’un camionneur (je n’ai rien contre eux …), ou encore le flic homosexuel kabyle … je m’arrête là. Ensuite, la narration est très heurtée avec beaucoup de dialogues insignifiants qui n’apportent rien au déroulement de l’intrigue et qui rendent la lecture fastidieuse. Enfin, le fait que l’héroïne se balade à moitié nue la plupart du temps est plutôt agréable mais n’a vraiment aucun intérêt. Graphiquement, il y a un certain style qui peut plaire mais pour moi ce n’est pas le cas. Les traits tout en rondeur sont gâchés par un encrage beaucoup trop épais qui rendent les visages grossiers. Les femmes ont toutes le même portrait et seuls la coiffure et la couleur de cheveux permettent de les distinguer. Elles ont également toutes le même corps parfait ce qui en devient finalement ridicule. Au niveau, des découpages et de la mise en scène, ils rendent assez bien l’action mais j’ai trouvé que la position des corps ne donnait pas une réelle impression de mouvements. Plutôt déçu par cette lecture, car je pense qu’il y avait une idée de base plutôt intéressante mais le traitement n’est vraiment pas à la hauteur.
Olympus
J’ai lu ce diptyque il y a maintenant quelques jours, et je dois avouer qu’il ne m’en reste pas beaucoup de souvenirs. On va suivre un groupe composé d’étudiants en archéologie qui vont découvrir une urne qui va s’avérer être « la boîte de Pandore ». Attaqués par un bateau pirate, dont on ne sait ce qu’il vient faire là, ils vont se retrouver au milieu d’une énorme tempête et vont échouer sur une île mystérieuse qui abrite le Mont Olympe. Ceci aurait pu être intéressant, encore que, mais tout manque vraiment d’originalité, en commençant par les personnages, tous plus classiques les uns que les autres : les 2 sœurs étudiantes, l’une sérieuse et l’autre oisive, les pirates tous plus idiots les uns que les autres sauf le chef... On va les suivre dans différentes épreuves mythologiques comme l’affrontement avec le cyclope, ou le minotaure et le labyrinthe... c’est un peu facile, franchement convenu et relativement ennuyeux. Le graphisme correspond bien à ce mélange de personnages du présent et de la mythologie avec une bonne représentation de l’Olympe et des différents êtres imaginaires. Mais comme pour les autres réalisations de Guice, je trouve que son dessin a un goût d’inachevé et manque de précision. On pourra quand même apprécier la qualité du découpage et de la mise en scène. Au final, une lecture qui s’oublie relativement vite.
Robur
Mouais, mais non. C’est le graphisme très tape à l’œil qui a attiré mon attention sur cette série. Avec des décors et surtout des vaisseaux spatiaux ultra réalistes et des couleurs informatiques très vives. Et puis des personnages féminins aux courbes très sensuelles et à la plastique surdimensionnée… Mais de jolies héroïnes sacrément bien fichues ce n’est hélas pas synonyme de bonnes histoires. Car franchement le scénario m’a laissé de marbre. Une intrigue principale pas du tout palpitante. Des scènes d’actions qui se succèdent à vitesse grand V sans que l’on y croit une seconde. Des dialogues sans saveur, où de temps à autre on a glissé quelques termes imaginaires-pseudos-futuristes, sans crédibilité aucune. Cela fait penser aux mauvais blockbuster du cinéma hollywoodien : On met en avant de méga effets spéciaux mais à coté de ça, ils ont oublié d’écrire une histoire qui tienne la route…
Voleurs d'Empires
Les voleurs d’empire nous conte l’histoire de plusieurs jeunes gens pris dans la guerre franco-prussienne puis la commune ; guerre civile parisienne impressionnante. Alors déjà, excusez mon ignorance, mais cette partie de l’histoire, j’en avais strictement jamais entendu parler (à part quelques évocations dans d’autres séries). Alors forcément, du coup, j’ai trouvé ça très intéressant. Le dessin s’adapte très bien à ce contexte historique, avec un style qui sans m’époustoufler se montre très convaincant. Chaque personnage à sa personnalité, son objectif, ses moyens de parvenir à ses fins. Enfin bon, c’est bien joli tout ça, mais pour nous servir quoi au final ? Une pauvre histoire fantastique de grande faucheuse qui s’établit sur la France pendant cette période sombre et qui par l’intermédiaire de jeunes femmes va exercer son art. Seuls les voleurs d’empire peuvent lui barrer la route. Alors du coup intrigue, mystère, impatience… et finalement rien. Du fantastique, il fallait soit ne pas en mettre, soit l’étoffer un peu plus. Globalement déçu à part pour le côté instructif de la chose. A lire pour les très poignantes représentations de Paris plongé dans la fureur de la guerre.
Pervers Pépère
Gotlib ne semble pas très inspiré pour cette série. Le seul truc positif c'est le dessin. Les gags sont pour la plupart pas drôles et totalement grossiers et imbéciles. Ils ne se résument que par un gag très très con du personnage de Pervers pépère qui n'est pas du tout attachant pour deux sous. Les rares bons gags font sourire, mais pas rire. On est loin du temps de Pilote.