Si l’univers de cette BD est diversifié et recherché, je trouve qu’il n’en va pas de même quant à la construction de l’histoire.
Je me suis un peu embêté à la lecture, j’avais cette impression qu’il y avait beaucoup de planches qui ne faisaient pas vraiment avancer l’histoire et qui pouvaient même se révéler inutiles.
Le récit contient cependant des idées originales, facilement décelables, comme l’ambiance du château, les clans de personnages, l’énigmatique héros,...
J’apprécie le dessin, il est vrai parfois un peu « Disney » mais cela change et vaut la peine de s’y attarder.
En résumé, j’estime cette BD sympa à lire, sans beaucoup plus de raisons quant à conseiller l’achat.
Après "vacances de rêves", voilà que j'aborde "vacances fatales" du même auteur. Je dois reconnaître que le dessin au trait fin et précis me plaît beaucoup. Les chaudes couleurs procurent une ambiance agréable.
Cependant, ces histoires de petits meurtres dans les milieux feutrés ne m'ont absolument pas convaincu. Il manque beaucoup de dynamisme et d'inventivité. La brièveté des intrigues est rédhibitoire.
Voilà typiquement une série d'humour qui me prouve que ce genre est vraiment une affaire de personnes.
Car voici une BD qui se propose de passer au Moulinex la plupart des films et BD de propagande de la seconde guerre mondiale. Bétaucourt a truffé son récit de références en tous genres, contemporains ou pas, de vannes que ne comprendront pas tous les lecteurs, et de situations grotesques. Rajoutez un rien d'humour de caserne, et vous obtenez une série d'humour plutôt dispensable à mon sens, d'autant que le dessin de Hennebaut est assez inégal. Parfois assez sympa, il se laisse à d'autres moments gagner par la caricature et simplifie un peu son style.
Bof, sans plus. Je passe.
D’habitude, je suis plutôt enchanté par les albums de cette collection, à part quelques exceptions, et malheureusement celui-ci en fait partie tant au niveau du dessin que du scénario.
Le postulat me paraissait pourtant cohérent et intéressant. Entièrement basée sur la légende de la cité d’Avalon, tout ici est une question d’équilibre car toutes les fées sont jumelles et elles auront des rôles complémentaires : soit maintenir la citée en lévitation, soit être formée pour la guerre.
Malheureusement, la citée est détruite, et on va suivre Brynn qui va tout faire pour retrouver sa sœur, Aileen, dont l’âme a été emprisonnée par Alya, déesse dont Brynn est devenue la disciple.
Malgré, cette base intéressante, il y a plusieurs éléments désagréables. Tout d’abord l’enchaînement des évènements est vraiment désordonné avec des alternances entre le passé et le présent assez confus. Ensuite, la narration est vraiment laborieuse, lourde et certains passages sont relativement ridicules.
Enfin, le dessin ne relève en rien le niveau. On pourra apprécier quelques planches bien travaillées et vraiment réussies, mais la plupart du temps le résultat n’est pas vraiment beau. En effet, le trait est particulièrement épais et gâche en partie la finesse du monde décrit. Ceci est vrai aussi bien pour les visages qui apparaissent alors grossiers que pour les décors qui deviennent fouillis et très peu lisibles.
Il s’agit donc d’une déception et ce 1er tome ne convainc pas malgré une base qui aurait pu être intéressante. Peut-être que les défauts décrits plus haut seront corrigés par la suite ?
Alors... Que se serait-il passé si Luke était passé à côté? Ou du moins si la torpille n'avait pas atteint son but lors de la bataille de Yavin? Ou plus pragmatiquement : Et si l'Etoile Noire n'avait pas explosé?
En partant de ce postulat, la saga Star Wars originelle est réécrite à partir du point Zero : La Bataille de Yavin, première confontation musclée entre les forces armées de l'empire et les rebelles de l'Alliance.
Souvenez vous : Après une scène de poursuite d'anthologie dans les canyons de l'Etoile Noire, il y a le fameux moment ou tout bascule, quand Luke, un petit fermier élu par le destin, guidé par la Force, fait basculer le sort de la galaxie d'un magnifique doublé au but.
Un climax au niveau d'intensité rarement atteinte ailleurs.
L'Etoile Noire explose, Vador est propulsé dans l'espace, le monstre technologique de l'Empire est détruit. La Guerre des Etoiles vient de commencer, la légende est née.
L'idée de modifier cet évènement en question est bonne. Si Luke avait manqué son tir?
Luke Skywalker, le fils d'un des meilleurs astro-pilotes de la galaxie. Luke, si sûr de lui qu'il s'est permis de se passer de son ordinateur de visée au moment du tir, aurait pu rater.
A partir de là, l'Alliance aurait été éradiquée, la Rebellion morte et on peut penser que Luke Skywalker aurait été dévoré par la culpabilité.
C'est ce qui m'aurait intéressé personnellement. Voir ce jeune garçon naïf, enthousiaste miné par le remord, se sentant responsable de la mort de ses amis et de ses compagnons d'armes.
Mais cet Infinities n'est pas ça, Luke n'est en rien responsable, il a atteint son but. Les torpilles à protons n'ont pas explosé, c'est tout. Il n'y a guère plus d'explications (peut-être une malfaçon de chez Siennar Fleet System...) et c'est bien dommage.
L'Histoire est donc modifiée, exit le passage sur Hoth. Luke part sur Dagobah trouver Yoda et l'aventure continue...
A partir de là, les évènements se succèdent très vite, au passage l'histoire souffre énormément de sa condensation en un seul tome. Leia rejoint l'Empire, Han Solo vagabonde, Luke devient un Jedi sous la tutelle d'un vieux maître en exil... Et à un moment fatidique, tout ce monde est de nouveau réuni sans que cela n'ait vraiment un sens.
Il n'y a quasiment aucune surprise, le scénario est consensuel au possible, le mythe Star Wars s'en trouve bien blafard.
Mais l'histoire bien que banale reste acceptable.
Ce qui est impardonnable, est le traitement réservé a certains personnages : Leia renonce à ses idéaux et change de camp comme de chemise au fil des pages; incompréhensible quand on sait que Leia est presque aveuglée par ses convictions... Han Solo est un couard, Vador un vieux guerrier affaibli n'inspirant aucune terreur à personne.
La palme est pour Yoda. Le sage Jedi est ici un kamikaze, n'hésitant pas à commettre un attentat d'ampleur génocide pour sauver la galaxie lointaine...
Les dessins de la première partie (#1 & 2) réalisés par Drew Johnson à coup de traits gras et de gros encrages sont loin d'être extraordinaires à mon avis.
La deuxième partie (donc les #3 & 4) par Al Rio sont de facture plus classique. Le style est plus réaliste, la retranscription fidèle des éléments connus colle bien à l'univers Star Wars, on peut déplorer que certains visages ne soient pas très ressemblants, mais il n'y a pas de défauts majeurs dans la représentation.
Bref,
Pour conclure, je dirai que si c'était pour lire ça, je ne regrette pas que Luke ait détruit l'Etoile Noire un jour de 1977 quelque part dans une galaxie lointaine...
JJJ
A la vue de « Bruce J. Hawker » et de son résumé, je me suis dis que cette série ne pourra que me satisfaire.
En bd, des histoires de pirates et/ou de corsaires, il y en a des tonnes mais aucune ne m’avait vraiment enthousiasmé soit parce que ces récits manquaient de recherches historiques ou de réalisme, soit parce que les personnages principaux étaient trop caricaturaux, soit parce qu’ils lorgnaient vers le fantastique.
« Bruce J. Hawler » nous conte le destin de ce jeune marin de la Royal Navy à la fin du XVIIIème siècle.
Le point fort de cette série est dans son réalisme où André Paul Duchâteau a truffé son histoire de références sur le monde des marins à cette époque. Ainsi, le lecteur aura souvent des explications sur la façon dont les navires de guerre sont construits (ex : l’intérieur des vaisseaux sont teintés en rouge pour que les marins confondent la couleur du sang avec la peinture lors des combats…).
Malheureusement, alors que les deux premiers tomes de la série sont assez captivants à suivre, les suivants ne seront jamais aussi intéressants. En effet, l’histoire va de plus en plus s’enliser dans la facilité (la lutte du gentil contre les méchants) et dans des rebondissements hasardeux.
De plus, la bd m’a semblé par moments trop bavarde. Heureusement que la narration est plutôt bonne…
Le graphisme de Williams Vance est correct, je le trouve bien adapté à ce récit. Cependant, je dois reconnaître que la beauté des planches est inégale : autant certains dessins ont fait l’objet d’un gros travail de précision comme les superbes vues des bateaux, autant il me semble que la plupart des séquences ou décors m’ont semblé vides surtout lorsque le héros bavarde avec d’autres personnages. Ce manque d’homogénéité graphique est, à mon avis, préjudiciable pour une bd de ce type où le style réaliste a été adopté.
La mise en couleurs est assez simpliste, elle permet de renforcer des ambiances grâce à des tons bien choisis mais sans plus (elles sont dans l’ensemble assez ternes).
Dès le troisième tome, à cause d’un scénario qui va de plus en plus dans la facilité, j’ai décroché aux péripéties de « Bruce J. Hawker ». Le dessin de Williams Vance est, à mon avis, moyen à cause du manque d’homogénéité dans la beauté des planches où certaines me sont apparu splendides et d’autres m’ont semblé vides.
A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé une bd de pirates ou de corsaires à mon goût… combien de temps encore vais-je devoir attendre pour trouver une série de ce genre qui me satisfasse ?
Je n'ai pas vu le film et le manga ne m'attirait pas : je ne l'ai lu que pour satisfaire ma culture personnelle et je pense que j'aurais facilement pu m'en passer.
Le dessin manga réaliste y est vieillot, à l'encrage un peu sale et gras. Les personnages ont des physiques de vieux films policiers de série B des années 70. Bof.
Ceci dit, j'étais plié de rire au la lecture de la double page où Emu se souvient avec nostalgie du beau corps nu et tatoué de Freeman, où on le voit courir nu, sauter nu, faire trois petits pas et tourner sur lui-même.
Quant à l'histoire, ça transpire le cliché. Freeman est un beau tueur ténébreux mais sensible (oh, il pleure à chaque fois qu'il tue quelqu'un :((). Emu Hino (qu'est-ce que c'est que cette traduction Française en Emu O'hara (qui habiterait à Vancouver ?? Vancouver, ville emplie de Yakuzas comme chacun sait ! ;))), Emu Hino donc est une superbe jeune femme riche mais vierge (à 22 ans, la hoooonte ! ;)). Et bien sûr, en midinette romantique, elle va tomber folle amoureuse du beau gars qui vient de faire exploser la tête d'un homme devant elle (mais elle ne retiendra que son beau visage qui pleure). Et en bonne Japonaise soumise, elle va attendre sagement la venue de cet homme pour se livrer corps et âme à lui. Et naîtra alors un amour puissant et beau (eh oui, Freeman est lui aussi puceau, la hooooonte ! ;)) qui forcera les deux jeunes et beaux amants à fuir ensemble les représailles du méchant monde de la police et de la mafia qui veulent les empêcher de s'aimer et si possible les buter avec beaucoup de souffrance. Romantique à souhait, non ?
Malgré ces gros clichés bidons pour amateur d'émotion facile, la narration n'est pas trop mauvaise et le déroulement de l'histoire reste assez réaliste et pas désagréable à lire.
C'est juste très moyen, quoi.
Le dessin avait tout pour m'attirer. C'est beau, dynamique, original. Soit dit en passant, il s'améliore considérablement entre chaque album pour devenir carrément délectable à la fin.
Mais l'histoire... Ouf, j'ai détesté. C'est tout simplement n'importe quoi, un ramassis d'événements aléatoires et de personnages qui semblent n'être là que parce qu'ils sont beaux à dessiner. Et à la base, moi, dès qu'il est question de prophétie et de légendes sans queue ni tête, je décroche. C'est TROP FACILE. Tout le monde peut faire ça.
Exemple : Génial, je viens de dessiner un super monstre qui ressemble à un chat. J'aime les vieux arbres, ils sont beaux. Mettre un livre enchanté, ça fait cool. D'accord, créons une histoire absurde où un vieil arbre dirige un monde inutile où vit un chat qui ne sert à rien à part exister et faisons converser deux personnages par un livre magique qui est magique parce que... Il est magique. ÇA N'A AUCUN SENS !
Un tout petit 2,5 en réalité. Mon avis est vraiment mitigé à la fin de ma lecture. J’ai trouvé du bon et du moins bon dans ces albums. D’abord le dessin est inconstant. Si les corps des héroïnes sont superbes, j’ai été nettement moins emballé par leurs visages par exemple.
Au début ça n’a pas été facile de me plonger dans cet univers tellement on se retrouve bombardé de termes imaginaires dont le sens n’est pas toujours évident. Mais petit à petit se met en place une histoire qui à réussi à me captiver.
Si l’intrigue principale est assez intéressante j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs surtout dans le tome 2. Une centaine de page de course poursuite qui m’ont un peu lassé je dois l’avouer, pour ensuite seulement une vingtaine de page ou l’histoire principale avance « vraiment ». On y découvre les liens entre les évènements, les Déo, la maladie, l’antidote, etc.….
Dans le tome 3, le dessin s’améliore mais je n’ai pas compris l’intérêt de ce tome. L’histoire ne fait que moyennement référence au début, ce tome pourrait très bien exister tout seul sans les 2 précédents. Je ne suis pas du tout convaincu par le personnage de la lesbienne nymphomane, elle devient vite fatigante. Il y a quelques note d’humour qui m’ont tout de même fait sourire de temps en temps.
En conclusion un avis très mitigé.
Cette BD est plus que moyenne. Le dessin n’apporte rien aux dialogues et on aurait presque pu s’en passer, incroyable pour une BD. Il est hyper répétitif d’une page à l’autre, à part une dominante de couleur qui change de temps en temps. Et encore c’est dans des tons très pastels. Bref l’ensemble est donc assez triste.
Au niveau des gags, c’est très répétitif : les homos, les noirs, les arabes, les juifs …. Pas franchement variés et pas souvent drôles. La chute de chaque page est elle aussi quasi identique à chaque fois : « Francisque, remets nous un petit verre ». C’est jamais marrant, mais c’est peut être voulu ?
Il y a quand même quelques répliques que j’ai trouvé assez bonnes, mais trop peu pour en faire une bonne BD à mes yeux.
Je sais que c'est un livre à prendre bien plus qu’au second degré parce que c’est une grosse satire des poivrots qui tiennent ce genre de discours au PMU du coin. J’étais persuadé qu’on pouvait rire de tout, il faut croire que non.
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Monsieur Noir
Si l’univers de cette BD est diversifié et recherché, je trouve qu’il n’en va pas de même quant à la construction de l’histoire. Je me suis un peu embêté à la lecture, j’avais cette impression qu’il y avait beaucoup de planches qui ne faisaient pas vraiment avancer l’histoire et qui pouvaient même se révéler inutiles. Le récit contient cependant des idées originales, facilement décelables, comme l’ambiance du château, les clans de personnages, l’énigmatique héros,... J’apprécie le dessin, il est vrai parfois un peu « Disney » mais cela change et vaut la peine de s’y attarder. En résumé, j’estime cette BD sympa à lire, sans beaucoup plus de raisons quant à conseiller l’achat.
Vacances fatales
Après "vacances de rêves", voilà que j'aborde "vacances fatales" du même auteur. Je dois reconnaître que le dessin au trait fin et précis me plaît beaucoup. Les chaudes couleurs procurent une ambiance agréable. Cependant, ces histoires de petits meurtres dans les milieux feutrés ne m'ont absolument pas convaincu. Il manque beaucoup de dynamisme et d'inventivité. La brièveté des intrigues est rédhibitoire.
Sergent Mastock
Voilà typiquement une série d'humour qui me prouve que ce genre est vraiment une affaire de personnes. Car voici une BD qui se propose de passer au Moulinex la plupart des films et BD de propagande de la seconde guerre mondiale. Bétaucourt a truffé son récit de références en tous genres, contemporains ou pas, de vannes que ne comprendront pas tous les lecteurs, et de situations grotesques. Rajoutez un rien d'humour de caserne, et vous obtenez une série d'humour plutôt dispensable à mon sens, d'autant que le dessin de Hennebaut est assez inégal. Parfois assez sympa, il se laisse à d'autres moments gagner par la caricature et simplifie un peu son style. Bof, sans plus. Je passe.
Les Arcanes d'Alya
D’habitude, je suis plutôt enchanté par les albums de cette collection, à part quelques exceptions, et malheureusement celui-ci en fait partie tant au niveau du dessin que du scénario. Le postulat me paraissait pourtant cohérent et intéressant. Entièrement basée sur la légende de la cité d’Avalon, tout ici est une question d’équilibre car toutes les fées sont jumelles et elles auront des rôles complémentaires : soit maintenir la citée en lévitation, soit être formée pour la guerre. Malheureusement, la citée est détruite, et on va suivre Brynn qui va tout faire pour retrouver sa sœur, Aileen, dont l’âme a été emprisonnée par Alya, déesse dont Brynn est devenue la disciple. Malgré, cette base intéressante, il y a plusieurs éléments désagréables. Tout d’abord l’enchaînement des évènements est vraiment désordonné avec des alternances entre le passé et le présent assez confus. Ensuite, la narration est vraiment laborieuse, lourde et certains passages sont relativement ridicules. Enfin, le dessin ne relève en rien le niveau. On pourra apprécier quelques planches bien travaillées et vraiment réussies, mais la plupart du temps le résultat n’est pas vraiment beau. En effet, le trait est particulièrement épais et gâche en partie la finesse du monde décrit. Ceci est vrai aussi bien pour les visages qui apparaissent alors grossiers que pour les décors qui deviennent fouillis et très peu lisibles. Il s’agit donc d’une déception et ce 1er tome ne convainc pas malgré une base qui aurait pu être intéressante. Peut-être que les défauts décrits plus haut seront corrigés par la suite ?
Star Wars - Infinities
Alors... Que se serait-il passé si Luke était passé à côté? Ou du moins si la torpille n'avait pas atteint son but lors de la bataille de Yavin? Ou plus pragmatiquement : Et si l'Etoile Noire n'avait pas explosé? En partant de ce postulat, la saga Star Wars originelle est réécrite à partir du point Zero : La Bataille de Yavin, première confontation musclée entre les forces armées de l'empire et les rebelles de l'Alliance. Souvenez vous : Après une scène de poursuite d'anthologie dans les canyons de l'Etoile Noire, il y a le fameux moment ou tout bascule, quand Luke, un petit fermier élu par le destin, guidé par la Force, fait basculer le sort de la galaxie d'un magnifique doublé au but. Un climax au niveau d'intensité rarement atteinte ailleurs. L'Etoile Noire explose, Vador est propulsé dans l'espace, le monstre technologique de l'Empire est détruit. La Guerre des Etoiles vient de commencer, la légende est née. L'idée de modifier cet évènement en question est bonne. Si Luke avait manqué son tir? Luke Skywalker, le fils d'un des meilleurs astro-pilotes de la galaxie. Luke, si sûr de lui qu'il s'est permis de se passer de son ordinateur de visée au moment du tir, aurait pu rater. A partir de là, l'Alliance aurait été éradiquée, la Rebellion morte et on peut penser que Luke Skywalker aurait été dévoré par la culpabilité. C'est ce qui m'aurait intéressé personnellement. Voir ce jeune garçon naïf, enthousiaste miné par le remord, se sentant responsable de la mort de ses amis et de ses compagnons d'armes. Mais cet Infinities n'est pas ça, Luke n'est en rien responsable, il a atteint son but. Les torpilles à protons n'ont pas explosé, c'est tout. Il n'y a guère plus d'explications (peut-être une malfaçon de chez Siennar Fleet System...) et c'est bien dommage. L'Histoire est donc modifiée, exit le passage sur Hoth. Luke part sur Dagobah trouver Yoda et l'aventure continue... A partir de là, les évènements se succèdent très vite, au passage l'histoire souffre énormément de sa condensation en un seul tome. Leia rejoint l'Empire, Han Solo vagabonde, Luke devient un Jedi sous la tutelle d'un vieux maître en exil... Et à un moment fatidique, tout ce monde est de nouveau réuni sans que cela n'ait vraiment un sens. Il n'y a quasiment aucune surprise, le scénario est consensuel au possible, le mythe Star Wars s'en trouve bien blafard. Mais l'histoire bien que banale reste acceptable. Ce qui est impardonnable, est le traitement réservé a certains personnages : Leia renonce à ses idéaux et change de camp comme de chemise au fil des pages; incompréhensible quand on sait que Leia est presque aveuglée par ses convictions... Han Solo est un couard, Vador un vieux guerrier affaibli n'inspirant aucune terreur à personne. La palme est pour Yoda. Le sage Jedi est ici un kamikaze, n'hésitant pas à commettre un attentat d'ampleur génocide pour sauver la galaxie lointaine... Les dessins de la première partie (#1 & 2) réalisés par Drew Johnson à coup de traits gras et de gros encrages sont loin d'être extraordinaires à mon avis. La deuxième partie (donc les #3 & 4) par Al Rio sont de facture plus classique. Le style est plus réaliste, la retranscription fidèle des éléments connus colle bien à l'univers Star Wars, on peut déplorer que certains visages ne soient pas très ressemblants, mais il n'y a pas de défauts majeurs dans la représentation. Bref, Pour conclure, je dirai que si c'était pour lire ça, je ne regrette pas que Luke ait détruit l'Etoile Noire un jour de 1977 quelque part dans une galaxie lointaine... JJJ
Bruce J. Hawker
A la vue de « Bruce J. Hawker » et de son résumé, je me suis dis que cette série ne pourra que me satisfaire. En bd, des histoires de pirates et/ou de corsaires, il y en a des tonnes mais aucune ne m’avait vraiment enthousiasmé soit parce que ces récits manquaient de recherches historiques ou de réalisme, soit parce que les personnages principaux étaient trop caricaturaux, soit parce qu’ils lorgnaient vers le fantastique. « Bruce J. Hawler » nous conte le destin de ce jeune marin de la Royal Navy à la fin du XVIIIème siècle. Le point fort de cette série est dans son réalisme où André Paul Duchâteau a truffé son histoire de références sur le monde des marins à cette époque. Ainsi, le lecteur aura souvent des explications sur la façon dont les navires de guerre sont construits (ex : l’intérieur des vaisseaux sont teintés en rouge pour que les marins confondent la couleur du sang avec la peinture lors des combats…). Malheureusement, alors que les deux premiers tomes de la série sont assez captivants à suivre, les suivants ne seront jamais aussi intéressants. En effet, l’histoire va de plus en plus s’enliser dans la facilité (la lutte du gentil contre les méchants) et dans des rebondissements hasardeux. De plus, la bd m’a semblé par moments trop bavarde. Heureusement que la narration est plutôt bonne… Le graphisme de Williams Vance est correct, je le trouve bien adapté à ce récit. Cependant, je dois reconnaître que la beauté des planches est inégale : autant certains dessins ont fait l’objet d’un gros travail de précision comme les superbes vues des bateaux, autant il me semble que la plupart des séquences ou décors m’ont semblé vides surtout lorsque le héros bavarde avec d’autres personnages. Ce manque d’homogénéité graphique est, à mon avis, préjudiciable pour une bd de ce type où le style réaliste a été adopté. La mise en couleurs est assez simpliste, elle permet de renforcer des ambiances grâce à des tons bien choisis mais sans plus (elles sont dans l’ensemble assez ternes). Dès le troisième tome, à cause d’un scénario qui va de plus en plus dans la facilité, j’ai décroché aux péripéties de « Bruce J. Hawker ». Le dessin de Williams Vance est, à mon avis, moyen à cause du manque d’homogénéité dans la beauté des planches où certaines me sont apparu splendides et d’autres m’ont semblé vides. A ce jour, je n’ai toujours pas trouvé une bd de pirates ou de corsaires à mon goût… combien de temps encore vais-je devoir attendre pour trouver une série de ce genre qui me satisfasse ?
Crying freeman
Je n'ai pas vu le film et le manga ne m'attirait pas : je ne l'ai lu que pour satisfaire ma culture personnelle et je pense que j'aurais facilement pu m'en passer. Le dessin manga réaliste y est vieillot, à l'encrage un peu sale et gras. Les personnages ont des physiques de vieux films policiers de série B des années 70. Bof. Ceci dit, j'étais plié de rire au la lecture de la double page où Emu se souvient avec nostalgie du beau corps nu et tatoué de Freeman, où on le voit courir nu, sauter nu, faire trois petits pas et tourner sur lui-même. Quant à l'histoire, ça transpire le cliché. Freeman est un beau tueur ténébreux mais sensible (oh, il pleure à chaque fois qu'il tue quelqu'un :((). Emu Hino (qu'est-ce que c'est que cette traduction Française en Emu O'hara (qui habiterait à Vancouver ?? Vancouver, ville emplie de Yakuzas comme chacun sait ! ;))), Emu Hino donc est une superbe jeune femme riche mais vierge (à 22 ans, la hoooonte ! ;)). Et bien sûr, en midinette romantique, elle va tomber folle amoureuse du beau gars qui vient de faire exploser la tête d'un homme devant elle (mais elle ne retiendra que son beau visage qui pleure). Et en bonne Japonaise soumise, elle va attendre sagement la venue de cet homme pour se livrer corps et âme à lui. Et naîtra alors un amour puissant et beau (eh oui, Freeman est lui aussi puceau, la hooooonte ! ;)) qui forcera les deux jeunes et beaux amants à fuir ensemble les représailles du méchant monde de la police et de la mafia qui veulent les empêcher de s'aimer et si possible les buter avec beaucoup de souffrance. Romantique à souhait, non ? Malgré ces gros clichés bidons pour amateur d'émotion facile, la narration n'est pas trop mauvaise et le déroulement de l'histoire reste assez réaliste et pas désagréable à lire. C'est juste très moyen, quoi.
Les Lumières de l'Amalou
Le dessin avait tout pour m'attirer. C'est beau, dynamique, original. Soit dit en passant, il s'améliore considérablement entre chaque album pour devenir carrément délectable à la fin. Mais l'histoire... Ouf, j'ai détesté. C'est tout simplement n'importe quoi, un ramassis d'événements aléatoires et de personnages qui semblent n'être là que parce qu'ils sont beaux à dessiner. Et à la base, moi, dès qu'il est question de prophétie et de légendes sans queue ni tête, je décroche. C'est TROP FACILE. Tout le monde peut faire ça. Exemple : Génial, je viens de dessiner un super monstre qui ressemble à un chat. J'aime les vieux arbres, ils sont beaux. Mettre un livre enchanté, ça fait cool. D'accord, créons une histoire absurde où un vieil arbre dirige un monde inutile où vit un chat qui ne sert à rien à part exister et faisons converser deux personnages par un livre magique qui est magique parce que... Il est magique. ÇA N'A AUCUN SENS !
Le Cycle de Cyann
Un tout petit 2,5 en réalité. Mon avis est vraiment mitigé à la fin de ma lecture. J’ai trouvé du bon et du moins bon dans ces albums. D’abord le dessin est inconstant. Si les corps des héroïnes sont superbes, j’ai été nettement moins emballé par leurs visages par exemple. Au début ça n’a pas été facile de me plonger dans cet univers tellement on se retrouve bombardé de termes imaginaires dont le sens n’est pas toujours évident. Mais petit à petit se met en place une histoire qui à réussi à me captiver. Si l’intrigue principale est assez intéressante j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs surtout dans le tome 2. Une centaine de page de course poursuite qui m’ont un peu lassé je dois l’avouer, pour ensuite seulement une vingtaine de page ou l’histoire principale avance « vraiment ». On y découvre les liens entre les évènements, les Déo, la maladie, l’antidote, etc.…. Dans le tome 3, le dessin s’améliore mais je n’ai pas compris l’intérêt de ce tome. L’histoire ne fait que moyennement référence au début, ce tome pourrait très bien exister tout seul sans les 2 précédents. Je ne suis pas du tout convaincu par le personnage de la lesbienne nymphomane, elle devient vite fatigante. Il y a quelques note d’humour qui m’ont tout de même fait sourire de temps en temps. En conclusion un avis très mitigé.
Chez Francisque
Cette BD est plus que moyenne. Le dessin n’apporte rien aux dialogues et on aurait presque pu s’en passer, incroyable pour une BD. Il est hyper répétitif d’une page à l’autre, à part une dominante de couleur qui change de temps en temps. Et encore c’est dans des tons très pastels. Bref l’ensemble est donc assez triste. Au niveau des gags, c’est très répétitif : les homos, les noirs, les arabes, les juifs …. Pas franchement variés et pas souvent drôles. La chute de chaque page est elle aussi quasi identique à chaque fois : « Francisque, remets nous un petit verre ». C’est jamais marrant, mais c’est peut être voulu ? Il y a quand même quelques répliques que j’ai trouvé assez bonnes, mais trop peu pour en faire une bonne BD à mes yeux. Je sais que c'est un livre à prendre bien plus qu’au second degré parce que c’est une grosse satire des poivrots qui tiennent ce genre de discours au PMU du coin. J’étais persuadé qu’on pouvait rire de tout, il faut croire que non.