Une famille de touristes s'arrête dans un village pour faire une pause sur une terrasse de café au bord de la Loire. Un poivrot local se met à leur raconter des histoires liées à la montée des eaux du fleuve. On découvre 3 récits liés à des crues sauvages parfois perfides.
Je ne dis pas que c'est sans intérêt car l'humour est présent ainsi que le sens de la narration. Mais ce qui ne passe vraiment pas, c'est le dessin genre aquarelle de maternelle. Cela sent le coup d'essai.
Premier essai de BD européenne entièrement réalisée sur ordinateur à une époque où cet outil n'était vraiment pas encore probant en la matière. Résultat : des planches qui, vues de loin, ressemblent à une BD assez classique mais qui, vues de près, font preuve d'énormément de défauts du graphisme assisté à l'ordinateur de l'époque. Trait pixellisé, aplats de couleurs froides, décors tracés à l'équerre, utilisation des prémisses des effets infographiques (dégradés, airbrush, copiés-collés, etc...), c'est laid et ça a plus que mal vieilli.
Pourtant on sent que l'homme qui est derrière ces planches est un vrai dessinateur. Le trait des personnages et des visages n'est pas mauvais du tout. La même BD dessinée à la main plutôt qu'à l'ordinateur aurait pu donner quelque chose de tout à fait convenable graphiquement parlant.
Parce que scénaristiquement parlant, ce n'est pas terrible. L'intrigue est terriblement cliché, avec la belle journaliste qui débarque dans un pays dangereux et ne tarde pas à se faire enlever, et son courageux ami arrive à sa rescousse, le tout dans le cadre d'une guérilla entre rebelles locaux et multinationale véreuse. Et surtout, l'élément crucial du récit, la carte postale trouvée par l'héroïne, n'est franchement pas crédible : utiliser ce "stratagème" pour faire passer ses messages à ses complices quand on est une multinationale qui monopolise toutes les télécommunications, c'est assez ridicule.
D'ailleurs, cette aventure restera sans suite car la série s'arrête dès le premier tome alors même qu'elle s'engage à peine dans les choses sérieuses. Un arrêt net et donc une BD à ne surtout pas acheter à moins d'être vraiment curieux de voir le (médiocre) résultat d'un graphisme informatique à une époque où les outils ne s'y adaptaient pas du tout.
Le deuxième cycle des mondes d'Aldébaran démarrait plutôt bien. Alors qu'Aldébaran est essentiellement aquatique, Bételgeuse est surtout terrestre. Mais après la première impression due à l'exotisme de la planète, on se rend bien vite compte que la série est creuse.
D'une part, on reprend les mêmes recettes que dans Aldébaran (faune bizarre, aventures rocambolesques, genre fuite en avant, la mantrisse, etc). Mais bon, c'est un style, et même si c'est un peu lassant, ce n'est pas vraiment génant.
Ce qui devient franchement exaspérant c'est plutôt la façon dont sont traitées les personnages. Cela va du stéréotype grossier (la grosse brute, l'écolo borné, le jeune blanc bec, j'en passe et des meilleures...) pour les personnages secondaires, à la psychologie façon "Hélène et les garçons" pour les personnages principaux.Autant dans Aldébaran on avait affaire à des adolescents un peu perdus, autant ici j'aurais espéré quelque chose de plus épais.
Et les dialogues! alors là, c'est le ponpon! quelques exemples:
Maî lan: "Crois tu qu'elle (la mantrisse) va faire que mes seins grandissent?"
Inge:"C'est Kim et surtout moi qui avons des seins trop grands, patate!"
ou encore:
Hector:" Elle (Maî lin) est amoureuse de moi, qui suis amoureux de toi, qui ne sais pas si tu est amoureuse de quelqu'un: c'est un mauvais film, ça!"
Kim:"oui... en espérant qu'Inge ne va pas s'y mettre elle aussi"
voila, voila...
Donc, bien que Betelgeuse apporte quelques éclaircissement sur les évènements d'Aldébaran, la lecture s'est avérée pour moi ennuyeuse, voir fastidieuse. c'est un peu dommage. pour ma part, je vais attendre que quelques tomes d'Antarès, le troisième cycle de la série, soient sortis pour voir si je continue à investir dans cette série.
J'ai été assez déçu par cette série...
Je trouve que l'histoire n'est pas prenante, elle offre peu de suspense et, à vrai dire, elle ne donne pas spécialement envie d'être suivie.
A sa décharge, deux qualités sont principalement à relever : d'une part le dessin de Stalner et d'autre part, la qualité des dialogues, écrits selon les expressions et us et coutumes de l'époque, ce qui nous offre certaines phrases assez drôles.
Hélas, malgré ces deux points positifs, la sauce n'a pas pris en ce qui me concerne, dommage...
Après Bogey dans la même collection, Jean-Claude Phillipe et Patrick Lesueur entreprennent de raconter l'histoire des Marx Brothers, de l'enfance jusqu'à leur entrée dans le monde du cinéma. Au début de la BD, le scénariste se met lui-même en scène, ne sachant pas commencer sa biographie du célèbre trio. L'esprit des Marx Brothers descend alors sur Terre pour l'aider dans sa tâche.
Une petite présentation des Marx Brothers: au nombre de cinq initialement, les plus célèbres Marx Brothers ont pour noms Groucho, son sempiternel cigare, sa moustache, ses petites lunettes rondes, Harpo, le muet au manteau toujours fourré d'objets inutiles, et Chico et son accent italien. Encore aujourd'hui, plus de soixante ans après la fin de leur carrière cinématographique, les Marx Brothers restent au sommet du panthéon des vedettes du cinéma d'humour, aux côtés de l'inénarrable Charlie Chaplin.
Le dessin est dans l'ensemble d'agréable facture, assez détaillé, mais là où le bât blesse, ce sont les expressions du visage, parfois vraiment bizarres, pas naturelles, surtout avec Harpo. Les couleurs sont certes un peu délavées, mais n'oublions pas que la BD a déjà plus de 20 ans et n'a fait l'objet d'aucune réédition.
A son crédit, mettons le postulat original de départ, quoique exploité de manière très légère, le ton enlevé et enjoué, et quelques scènes assez réussies. Mais si l'on met de côté que cette BD est la seule à traiter de la vie des Marx Brothers, ce qui est soi est déjà digne d'intérêt, il faut bien avouer que le résultat final est loin d'être exceptionnel.
En ce qui concerne les choix faits par le scénariste, on est en droit de s'étonner: pourquoi présenter la fratrie Marx comme si elle n'était composée que de trois personnes? On élude complètement Zeppo, qui ne jouera que dans les cinq premiers films, et Gummo, qui quittera la troupe avant leur carrière cinématographique. On omet aussi régulièrement le rôle du personnage féminin toujours joué par Margaret Dumon, et qui est apparu régulièrement dans les films.
Et si ce n'était que ça! La narration est assez décousue, avec d'assez grandes ruptures de rythme. En outre, et c'est sans doute plus grave, la plupart des anecdotes rapportées sont peu drôles, voire pas du tout -ce qui est un comble quand on veut parler des Marx Brothers!-, et parfois on ne comprend pas vraiment le sens de certaines répliques. On comprend aussi assez mal pourquoi l'auteur choisit de résumer en quelques pages seulement la carrière cinématographique proprement dite du trio.
Bref, malgré une bonne volonté évidente et l'intérêt de l'hommage, "une nuit chez les Marx" est une BD quelque peu ratée, dont on comprend mal certains choix scénaristiques.
A réserver aux amateurs.
Je ne sais pas trop quoi en penser de ce manga.
D’un coté je suis déçu, et je m’attendais à beaucoup mieux compte tenu des avis ci dessous. L’histoire est quand même étrange, et le façon dont elle est écrite est nulle je trouve. Ca s’enchaîne mal, tout va trop vite, on tourne les pages à 100 à l’heure. C’est aussi très répétitif, et la trame de l’histoire semble plus être une excuse à une avalanche de scènes d’action dont l’issue n’est jamais une surprise. Enfin il y a quand même quelques passages d’un goût douteux avec la grosse sœur, notamment quand on la voit pisser ou jouir de mater sa sœur coucher avec Freeman. Vraiment déplacé tout ça je trouve…
Bon d’un autre coté je dois avouer que j’ai fini les deux tomes sans me forcer, et que ça passe tout seul. Je ne peux donc pas dire que j’ai détesté. En plus le dessin des femmes est superbe, c’est toujours ça de pris.
Un manga correct, qui devrait plaire aux amateurs d’action et d’arts martiaux. Je n’en fais pas vraiment partie, et du coup je regrette un peu mon achat. A mon avis, à feuilleter avant d’acheter.
Je partage la même déception que Sejy. Pourtant, la lecture de cette bd est agréable avec un contexte complètement loufoque : An 1940, les habitants d’un village irlandais achètent une montgolfière pour surveiller l’invasion "bosh" et accessoirement s’adonner à des mesures scientifiques pour la renommée du bourg.
Les dialogues sont assez délirants dans le sens où chacun se lance dans des pseudo élucubrations scientifiques pour tenter d’expliquer l’inexplicable, à savoir la disparition de "Simplet" dans la montgolfière. Sympa, intriguant même. Mais le final laisse le lecteur dans l’expectative la plus complète. Aucune indication ne nous permet d’élucider cette disparition mystérieuse et, du coup, cet album perd beaucoup de son intérêt. Reste des dessins N&B au trait suranné agréables à l’oeil.
Mais la déception est d’autant plus grande que le potentiel pour faire quelque chose de vraiment bien était présent. Dommage . . .
Je ne partage pas l’enthousiasme des posts sur cette BD. C’est une BD correcte sans plus et je regrette vraiment de l’avoir achetée.
Si le scenario n’est pas si mal ficelé, on a quand même déjà vu bien mieux dans le genre « méchant qui veut contrôler le monde ». L’ambiance Londres de la révolution industrielle est pas mal mais ça ne vaut pas d’autres séries Steampunk comme les Fog par exemple.
Le Tome I commence bien, on s’attache à cette petite Miss. C’est le Tome II qui part en vrille : le dessin semble bâclé : les scènes d’actions notamment sont quand même pas terribles : les machines censées faire peur sont toutes petites, les cases mal découpées. C’est dommage du coup on sort complètement de l’histoire qui c’est vrai commençait à tourner en rond avec un méchant pas du tout crédible et des retournements de situation improbables.
Bof.
Alors d’abord signalons que « D'ombre et de lumière » est en fait le 2eme tome de la série VO « Black and White » constituée à ce jour de 3 tomes. Le 1er est sorti en France sous le nom Batman!, avec un casting alléchant (Otomo, Gaiman, Corben, Miller…). Le 3eme vient de sortir en VO, et n’est pas encore prévu en France.
Retour sur « D'ombre et de lumière » :
Le principe est alléchant sur le papier, mais je trouve que l’ensemble est vraiment trop irrégulier pour être intéressant. Certaines histoires tirent vaguement leur épingle du jeu, avec un dessin acceptable et une intrigue correcte, mais la plupart sont vraiment moyennes, voire risibles, et n’arrivent pas à retranscrire cette atmosphère noire normalement associée à Gotham City, ou développer le caractère pourtant riche et tourmenté de ce qui est sans doute le super héro le plus complexe de tout le catalogue DC.
Une BD vraiment anecdotique, à réserver aux collectionneurs Batmanesques.
Cette histoire est... euh.... bah en fait, il n'y a pas vraiment d'histoire à proprement parler, pas à mon avis du moins. C'est une succession de petites histoires, insaisissables, difficilement compréhensibles à mon goût, j'en suis à supposer que le thème d'Emily the strange a plutôt besoin d'être lu en anglais, et d'avoir une bonne maîtrise de la langue et de la culture gothique pour pouvoir être abordé.
Le dessin, composé exclusivement de noir et de rouge, est lui aussi très « space », reprenant des images gothiques à souhait.
J'ai eu beaucoup de mal à finir la lecture de cette histoire. Bref, si vous avez l'intention d'acheter Emily the Strange, faites-le en connaissance de cause, c'est à dire qu'il vaut mieux être fan du genre.
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Les yeux dans le bouillon
Une famille de touristes s'arrête dans un village pour faire une pause sur une terrasse de café au bord de la Loire. Un poivrot local se met à leur raconter des histoires liées à la montée des eaux du fleuve. On découvre 3 récits liés à des crues sauvages parfois perfides. Je ne dis pas que c'est sans intérêt car l'humour est présent ainsi que le sens de la narration. Mais ce qui ne passe vraiment pas, c'est le dessin genre aquarelle de maternelle. Cela sent le coup d'essai.
Digitaline
Premier essai de BD européenne entièrement réalisée sur ordinateur à une époque où cet outil n'était vraiment pas encore probant en la matière. Résultat : des planches qui, vues de loin, ressemblent à une BD assez classique mais qui, vues de près, font preuve d'énormément de défauts du graphisme assisté à l'ordinateur de l'époque. Trait pixellisé, aplats de couleurs froides, décors tracés à l'équerre, utilisation des prémisses des effets infographiques (dégradés, airbrush, copiés-collés, etc...), c'est laid et ça a plus que mal vieilli. Pourtant on sent que l'homme qui est derrière ces planches est un vrai dessinateur. Le trait des personnages et des visages n'est pas mauvais du tout. La même BD dessinée à la main plutôt qu'à l'ordinateur aurait pu donner quelque chose de tout à fait convenable graphiquement parlant. Parce que scénaristiquement parlant, ce n'est pas terrible. L'intrigue est terriblement cliché, avec la belle journaliste qui débarque dans un pays dangereux et ne tarde pas à se faire enlever, et son courageux ami arrive à sa rescousse, le tout dans le cadre d'une guérilla entre rebelles locaux et multinationale véreuse. Et surtout, l'élément crucial du récit, la carte postale trouvée par l'héroïne, n'est franchement pas crédible : utiliser ce "stratagème" pour faire passer ses messages à ses complices quand on est une multinationale qui monopolise toutes les télécommunications, c'est assez ridicule. D'ailleurs, cette aventure restera sans suite car la série s'arrête dès le premier tome alors même qu'elle s'engage à peine dans les choses sérieuses. Un arrêt net et donc une BD à ne surtout pas acheter à moins d'être vraiment curieux de voir le (médiocre) résultat d'un graphisme informatique à une époque où les outils ne s'y adaptaient pas du tout.
Bételgeuse
Le deuxième cycle des mondes d'Aldébaran démarrait plutôt bien. Alors qu'Aldébaran est essentiellement aquatique, Bételgeuse est surtout terrestre. Mais après la première impression due à l'exotisme de la planète, on se rend bien vite compte que la série est creuse. D'une part, on reprend les mêmes recettes que dans Aldébaran (faune bizarre, aventures rocambolesques, genre fuite en avant, la mantrisse, etc). Mais bon, c'est un style, et même si c'est un peu lassant, ce n'est pas vraiment génant. Ce qui devient franchement exaspérant c'est plutôt la façon dont sont traitées les personnages. Cela va du stéréotype grossier (la grosse brute, l'écolo borné, le jeune blanc bec, j'en passe et des meilleures...) pour les personnages secondaires, à la psychologie façon "Hélène et les garçons" pour les personnages principaux.Autant dans Aldébaran on avait affaire à des adolescents un peu perdus, autant ici j'aurais espéré quelque chose de plus épais. Et les dialogues! alors là, c'est le ponpon! quelques exemples: Maî lan: "Crois tu qu'elle (la mantrisse) va faire que mes seins grandissent?" Inge:"C'est Kim et surtout moi qui avons des seins trop grands, patate!" ou encore: Hector:" Elle (Maî lin) est amoureuse de moi, qui suis amoureux de toi, qui ne sais pas si tu est amoureuse de quelqu'un: c'est un mauvais film, ça!" Kim:"oui... en espérant qu'Inge ne va pas s'y mettre elle aussi" voila, voila... Donc, bien que Betelgeuse apporte quelques éclaircissement sur les évènements d'Aldébaran, la lecture s'est avérée pour moi ennuyeuse, voir fastidieuse. c'est un peu dommage. pour ma part, je vais attendre que quelques tomes d'Antarès, le troisième cycle de la série, soient sortis pour voir si je continue à investir dans cette série.
Le Roman de Malemort
J'ai été assez déçu par cette série... Je trouve que l'histoire n'est pas prenante, elle offre peu de suspense et, à vrai dire, elle ne donne pas spécialement envie d'être suivie. A sa décharge, deux qualités sont principalement à relever : d'une part le dessin de Stalner et d'autre part, la qualité des dialogues, écrits selon les expressions et us et coutumes de l'époque, ce qui nous offre certaines phrases assez drôles. Hélas, malgré ces deux points positifs, la sauce n'a pas pris en ce qui me concerne, dommage...
Une nuit chez les Marx
Après Bogey dans la même collection, Jean-Claude Phillipe et Patrick Lesueur entreprennent de raconter l'histoire des Marx Brothers, de l'enfance jusqu'à leur entrée dans le monde du cinéma. Au début de la BD, le scénariste se met lui-même en scène, ne sachant pas commencer sa biographie du célèbre trio. L'esprit des Marx Brothers descend alors sur Terre pour l'aider dans sa tâche. Une petite présentation des Marx Brothers: au nombre de cinq initialement, les plus célèbres Marx Brothers ont pour noms Groucho, son sempiternel cigare, sa moustache, ses petites lunettes rondes, Harpo, le muet au manteau toujours fourré d'objets inutiles, et Chico et son accent italien. Encore aujourd'hui, plus de soixante ans après la fin de leur carrière cinématographique, les Marx Brothers restent au sommet du panthéon des vedettes du cinéma d'humour, aux côtés de l'inénarrable Charlie Chaplin. Le dessin est dans l'ensemble d'agréable facture, assez détaillé, mais là où le bât blesse, ce sont les expressions du visage, parfois vraiment bizarres, pas naturelles, surtout avec Harpo. Les couleurs sont certes un peu délavées, mais n'oublions pas que la BD a déjà plus de 20 ans et n'a fait l'objet d'aucune réédition. A son crédit, mettons le postulat original de départ, quoique exploité de manière très légère, le ton enlevé et enjoué, et quelques scènes assez réussies. Mais si l'on met de côté que cette BD est la seule à traiter de la vie des Marx Brothers, ce qui est soi est déjà digne d'intérêt, il faut bien avouer que le résultat final est loin d'être exceptionnel. En ce qui concerne les choix faits par le scénariste, on est en droit de s'étonner: pourquoi présenter la fratrie Marx comme si elle n'était composée que de trois personnes? On élude complètement Zeppo, qui ne jouera que dans les cinq premiers films, et Gummo, qui quittera la troupe avant leur carrière cinématographique. On omet aussi régulièrement le rôle du personnage féminin toujours joué par Margaret Dumon, et qui est apparu régulièrement dans les films. Et si ce n'était que ça! La narration est assez décousue, avec d'assez grandes ruptures de rythme. En outre, et c'est sans doute plus grave, la plupart des anecdotes rapportées sont peu drôles, voire pas du tout -ce qui est un comble quand on veut parler des Marx Brothers!-, et parfois on ne comprend pas vraiment le sens de certaines répliques. On comprend aussi assez mal pourquoi l'auteur choisit de résumer en quelques pages seulement la carrière cinématographique proprement dite du trio. Bref, malgré une bonne volonté évidente et l'intérêt de l'hommage, "une nuit chez les Marx" est une BD quelque peu ratée, dont on comprend mal certains choix scénaristiques. A réserver aux amateurs.
Crying freeman
Je ne sais pas trop quoi en penser de ce manga. D’un coté je suis déçu, et je m’attendais à beaucoup mieux compte tenu des avis ci dessous. L’histoire est quand même étrange, et le façon dont elle est écrite est nulle je trouve. Ca s’enchaîne mal, tout va trop vite, on tourne les pages à 100 à l’heure. C’est aussi très répétitif, et la trame de l’histoire semble plus être une excuse à une avalanche de scènes d’action dont l’issue n’est jamais une surprise. Enfin il y a quand même quelques passages d’un goût douteux avec la grosse sœur, notamment quand on la voit pisser ou jouir de mater sa sœur coucher avec Freeman. Vraiment déplacé tout ça je trouve… Bon d’un autre coté je dois avouer que j’ai fini les deux tomes sans me forcer, et que ça passe tout seul. Je ne peux donc pas dire que j’ai détesté. En plus le dessin des femmes est superbe, c’est toujours ça de pris. Un manga correct, qui devrait plaire aux amateurs d’action et d’arts martiaux. Je n’en fais pas vraiment partie, et du coup je regrette un peu mon achat. A mon avis, à feuilleter avant d’acheter.
La Montgolfière
Je partage la même déception que Sejy. Pourtant, la lecture de cette bd est agréable avec un contexte complètement loufoque : An 1940, les habitants d’un village irlandais achètent une montgolfière pour surveiller l’invasion "bosh" et accessoirement s’adonner à des mesures scientifiques pour la renommée du bourg. Les dialogues sont assez délirants dans le sens où chacun se lance dans des pseudo élucubrations scientifiques pour tenter d’expliquer l’inexplicable, à savoir la disparition de "Simplet" dans la montgolfière. Sympa, intriguant même. Mais le final laisse le lecteur dans l’expectative la plus complète. Aucune indication ne nous permet d’élucider cette disparition mystérieuse et, du coup, cet album perd beaucoup de son intérêt. Reste des dessins N&B au trait suranné agréables à l’oeil. Mais la déception est d’autant plus grande que le potentiel pour faire quelque chose de vraiment bien était présent. Dommage . . .
Miss Endicott
Je ne partage pas l’enthousiasme des posts sur cette BD. C’est une BD correcte sans plus et je regrette vraiment de l’avoir achetée. Si le scenario n’est pas si mal ficelé, on a quand même déjà vu bien mieux dans le genre « méchant qui veut contrôler le monde ». L’ambiance Londres de la révolution industrielle est pas mal mais ça ne vaut pas d’autres séries Steampunk comme les Fog par exemple. Le Tome I commence bien, on s’attache à cette petite Miss. C’est le Tome II qui part en vrille : le dessin semble bâclé : les scènes d’actions notamment sont quand même pas terribles : les machines censées faire peur sont toutes petites, les cases mal découpées. C’est dommage du coup on sort complètement de l’histoire qui c’est vrai commençait à tourner en rond avec un méchant pas du tout crédible et des retournements de situation improbables.
Batman - D'ombre et de lumière
Bof. Alors d’abord signalons que « D'ombre et de lumière » est en fait le 2eme tome de la série VO « Black and White » constituée à ce jour de 3 tomes. Le 1er est sorti en France sous le nom Batman!, avec un casting alléchant (Otomo, Gaiman, Corben, Miller…). Le 3eme vient de sortir en VO, et n’est pas encore prévu en France. Retour sur « D'ombre et de lumière » : Le principe est alléchant sur le papier, mais je trouve que l’ensemble est vraiment trop irrégulier pour être intéressant. Certaines histoires tirent vaguement leur épingle du jeu, avec un dessin acceptable et une intrigue correcte, mais la plupart sont vraiment moyennes, voire risibles, et n’arrivent pas à retranscrire cette atmosphère noire normalement associée à Gotham City, ou développer le caractère pourtant riche et tourmenté de ce qui est sans doute le super héro le plus complexe de tout le catalogue DC. Une BD vraiment anecdotique, à réserver aux collectionneurs Batmanesques.
Emily the Strange
Cette histoire est... euh.... bah en fait, il n'y a pas vraiment d'histoire à proprement parler, pas à mon avis du moins. C'est une succession de petites histoires, insaisissables, difficilement compréhensibles à mon goût, j'en suis à supposer que le thème d'Emily the strange a plutôt besoin d'être lu en anglais, et d'avoir une bonne maîtrise de la langue et de la culture gothique pour pouvoir être abordé. Le dessin, composé exclusivement de noir et de rouge, est lui aussi très « space », reprenant des images gothiques à souhait. J'ai eu beaucoup de mal à finir la lecture de cette histoire. Bref, si vous avez l'intention d'acheter Emily the Strange, faites-le en connaissance de cause, c'est à dire qu'il vaut mieux être fan du genre.