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Chez Francisque

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 10 avis)

2009 : Prix Charlie Schlingo Le recueil des brèves de comptoir recueillies au troquet Chez Francisque : des blagues douteuses et trash et des dialogues navrants de racistes, phallocrates et homophobes pathétiques qui à force d'être ridicules, font rire d'eux.


Larcenet Le Prix Charlie Schlingo Poisson Pilote Racisme, fascisme

Le recueil des brèves de comptoir recueillies au troquet Chez Francisque : des blagues douteuses et trash et des dialogues navrants de racistes, phallocrates et homophobes pathétiques qui à force d'être ridicules, font rire d'eux. . .

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Octobre 2006
Statut histoire Strips - gags 5 tomes parus
Couverture de la série Chez Francisque
Les notes (10)
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19/10/2006 | ArzaK
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Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Imaginons un instant et sans être un adepte de colapsologie que le monde tel que nous le connaissons vienne à disparaitre. Place aux scénarios apocalyptiques que nous avons lus ici ou là. Tous ces braves gens qui fréquentent le bar "Chez Francisque" se retrouveraient alors livrés à eux-mêmes sûrement pour le pire. Moi le premier truc que je fais c'est de me procurer un flingue, parce que y a du lourd de chez lourd. Ces gens accoudés au comptoir font peur, très peur. Pour ce qui est de la BD, d'autres l'ont dit avant moi, c'est très répétitif, il n'était pas besoin d'en faire autant, la moitié du truc suffisait. Le dessin n'est pas très joli, même si les trognes de tous ces soiffards sont plutôt bien vues. Pour ma part cet album m'aura rendu bien triste concernant le genre humain alors que son but, si j'ai bien compris était de nous faire rire. Les brèves de comptoir de J.M. Gourio recèlent elles un petit brin de poésie, absente ici.

24/10/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le principe de ces strips est assez simple, et quelque peu répétitif : deux personnes (la plupart du temps des hommes, assez âgés) dialoguent, avec devant eux un verre. Ils sont au comptoir, chez « Francisque » (que nous ne voyons jamais, il est seulement parfois pris à témoin, ou interpellé pour servir une nouvelle tournée), visiblement repaire de gros fachos bas du front (national). Le dessin de Larcenet est simple, presque simpliste, mais très efficace. Son style faussement brouillon convient parfaitement à ce genre de production essentiellement axée sur les textes, et les tronches avinées, les mimiques des personnages (Larcenet arrive très bien à les rendre, avec une économie de moyens qui n’empêche pas la précision). Pour le reste, comme on l’imagine aisément à l’évocation du nom du « tenancier » du bar, ces brèves de comptoir nous sont servies par de pauvres types, qui sont alternativement (mais le plus souvent à la fois) cons, racistes, beaufs, incultes, primaires, vulgaires, misogynes, réactionnaires, alcooliques, xénophobes, fascistes, anticommunistes, anti écolos, anti jeunes, anti syndicalistes, homophobes, j’en passe et des pires. Dans le deuxième tome, c’est presque la connerie au sens large qui est mise en avant (moins de politique), dans un univers qui ressemble un peu au Vuillemin des « Sales blagues » et, pour le dessin parfois, mais aussi le ton, à du Reiser. J’ai trouvé cet album amusant, aussi, mais légèrement moins bon que le précédent. Lire d’une traite les élucubrations débiles et/ou abjectes de ces gros nazes peut s’avérer lassant sur plusieurs albums (je l’ai fait pour les deux premiers pour le moment). Mais, malgré une certaine inégalité, j’ai apprécié la plupart de ces saynètes. Les seules que je trouve en deçà des autres sont celles où – maladroitement de mon point de vue – l’un des protagonistes cherche à la fin à faire la morale, joue un peu à contre-emploi : je préfère nettement que Lindringue s’en tienne à présenter deux connards sûrs d’eux-mêmes, outranciers, maniant la fange et s’y noyant. On a là en tout cas une belle (pas tant que ça en fait) brochette de crétins, tels qu’il a dû s’en épanouir entre 1939 et 1944 – où dans n’importe quelle période ou lieu permettant aux ronces d’envahir le fumier…

25/05/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Déjà lorsque je lisais ça dans Fluide Glacial, je ne trouvais pas ça très marrant, mais en album c'est pire parce que les gags deviennent vite répétitifs. J'aime le dessin de Larcenet, selon moi c'est son meilleur style, mais en même temps j'ai trouvé qu'on aurait pu faire un album sur ses brèves de comptoirs sans dessin. Les gags ne sont pas drôles et le concept est limité. Je crois que le but était de faire des gags volontairement cons pour montrer la stupidité des gens qui disent ce genre de blagues/remarques dans la vie, mais je ne vois pas pourquoi une blague qui ne me fait pas rire dans la vraie vie va me faire rire ici (à moins que je doive rire du type qui dit la blague ?). Il y a quelques remarques qui m'ont fait sourire, mais globalement je me suis ennuyé durant ma lecture.

01/04/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Que dire ? Bon déjà, je me sens très éloigné de l'esprit bistro et brèves de comptoir. Ce genre de remarque, ce n'est pas la peine d'aller dans un débit de boissons pour l'entendre. Globalement ces vannes ne m'ont pas fait rire. C'est probablement le but recherché, mais je trouve qu'en plus d'être vulgaires (bien que probablement authentiques), elles ne sont pas très recherchées. Graphiquement Larcenet utilise sa veine "torturée" pour illustrer ces brèves. Un style qui leur colle bien, pour montrer l'aspect "brut" des situations. Mais je n'ai pas aimé, c'est en gros ce que je pourrais dire.

25/04/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

« Chez Francisque » est une BD mettant en scène des brèves de comptoirs. Les auteurs se sont « amusés » à capter des conversations assez navrantes de ces hommes ou femmes qui viennent boire un p’tit coup entre potes dans un des cafés bien de chez nous. Les histoires (en une planche) m’ont lassées assez vites. Elles tournent toujours sur les thèmes du racisme, du machisme, de l’homophobie et de l’extrème-droite. Si les premiers récits passent assez bien où je me suis surpris à sourire, la suite devient vite ennuyeuse et je n’ai jamais eu envie de rigoler à la lecture de ces commentaires. Je doute fort que cet album fera changer d’un iota les préférences politiques de lecteurs dont Lindingre et Larcenet pointent du doigt. Je n’ai pas trop aimé les dessins dans cet album, j’ai eu l’impression de revoir toujours la même planche. Peut-être aurait-il fallu une mise en couleurs plus visible que ces simples traits d’aquarelle pour mieux différencier les histoires ? Je n’ai pas apprécié non plus la couverture souple pour un album dont le prix avoisine tout de même les 12 euros, ça fait mesquin surtout quand on sait que les autres éditeurs font plus d’efforts pour une pagination équivalente ! Bien que je salue l’initiative des auteurs d’avoir mis en images les conversations ridicules de ces imbéciles, l’album ne m’a pas franchement convaincu. Les gags et leur mise en page me sont apparus répétitifs, pire, ces brèves de comptoirs ne m’ont pas fait rigoler. Les personnages sont tellement caricaturés que ça discrédite ces discussions qui sont pourtant bien réelles.

03/12/2006 (MAJ le 20/12/2007) (modifier)
Par pol
Note: 2/5
L'avatar du posteur pol

Cette BD est plus que moyenne. Le dessin n’apporte rien aux dialogues et on aurait presque pu s’en passer, incroyable pour une BD. Il est hyper répétitif d’une page à l’autre, à part une dominante de couleur qui change de temps en temps. Et encore c’est dans des tons très pastels. Bref l’ensemble est donc assez triste. Au niveau des gags, c’est très répétitif : les homos, les noirs, les arabes, les juifs …. Pas franchement variés et pas souvent drôles. La chute de chaque page est elle aussi quasi identique à chaque fois : « Francisque, remets nous un petit verre ». C’est jamais marrant, mais c’est peut être voulu ? Il y a quand même quelques répliques que j’ai trouvé assez bonnes, mais trop peu pour en faire une bonne BD à mes yeux. Je sais que c'est un livre à prendre bien plus qu’au second degré parce que c’est une grosse satire des poivrots qui tiennent ce genre de discours au PMU du coin. J’étais persuadé qu’on pouvait rire de tout, il faut croire que non.

21/12/2006 (MAJ le 16/11/2007) (modifier)
Par Indi
Note: 4/5

Alors là je me suis bien marré. Comme ça a déjà été dit, c'est une caricature du pilier de bar. Moi qui ai fréquenté à plusieurs reprises par manque de choix dans ce genre de rade pour me réchauffer avec un café, eh bien on trouve de sacrés zozos puant l'alcool à des kilomètres à la ronde et le tabac froid. C'est bien ce qu'on voit quand on y va juste comme ça de temps en temps. Très bonne caricature, même si je suis un peu moins fan du dessin.

18/10/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5

Un album... où je ne me sens pas trop bien... Le postulat ?... des piliers de comptoir -racistes jusqu'au bout des ongles- échangent jugements définitifs et sarcasmes sur tout ce qui n'est pas "de l'Hexagone". Ces réactionnaires, ces véritables caricatures vivantes, dissertent sur les fainéants, les nègres, les pédés ; les (leurs) "nuisibles" quoi... Et ces vrai que ce type de personnages, j'en ai déjà observé plus d'un ; de ces cons plus portés sur le gros rouge que sur la réflexion. L'album ?... mmmhh... c'est vrai qu'il "sent" l'observation. Mais je me retrouve un peu dubitatif en fin des dialogues. C'est vrai que les auteurs ne font pas dans la dentelle et -au lieu de me faire rire (ce qui est le but initial, non ?..)- ne me font que plonger dans une certaine consternation. Dois-je en rire, où verser une larme de dépit ?... Oeuvrer sur un concept aussi vaseux pour mieux le tourner en dérision ne dois pas être chose aisée. Mais si on n'est pas sûr de son coup, autant ne pas le faire. Comme écrit : un album où je ne me sens pas trop bien. Peut-être parce qu'il sent un peu trop mauvais ?...

30/01/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

Ca décape, ça désarçonne, c'est le moins que l'on puisse dire. Lindingre et Larcenet font dans cette bande dessinée la satire de la beaufitude totale. On rit, mais souvent jaune. Les répliques sont crues, dénuées d'intelligence, bourrées (dans tous les sens du terme) de préjugés. Les brèves de comptoir de Gouriot avaient un côté doucement poétique. Ici le racisme et l'antisémitisme pointent souvent derrière le comptoir. Des propos qui font parfois froids dans le dos, mais qui sont remarquablement bien mis en scène. La France profonde dans ce qu'elle a de pire. On n'est pas loin des films les plus corrosifs de Jean-Pierre Mocky.

07/12/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

Chez Francisque est une collection de discussion de comptoirs où, d’après les auteurs, on ne trouve que des ivrognes cons comme leurs pieds, machistes, anti-jeunes, homophobes et électeurs Front National… Bon, je ne suis pas un gros naïf non plus… Je me dis bien que si Lepen est arrivé au deuxième tour en 2002, c’est que ce type d’individus existent bel et bien... Mais le portrait est quand même féroce et, plus gênant, assez peu drôle. Visuellement, c’est assez monotone, personnellement, j’aurais juste lu la simple retranscription des dialogues de ses gags que ça m’aurait suffit, et scénaristiquement, c’est ultra répétitif. Je ne vois pas trop l’intérêt qu’a trouvé Larcenet dans l’illustration de ces gags…

19/10/2006 (modifier)