Je suis très déçue. Le titre était prometteur, et les scénarios proposés par Jason étant souvent très originaux, on pouvait espérer une histoire vraiment bien.
Malheureusement, j'ai très vite déchanté. Les premières pages nous présentent le personnage principal dans son quotidien fait de meurtres froidement exécutés. On a le droit en plus a un néologisme tout-à-fait involontaire de la part du traducteur, qui s'illustrera encore par la suite, par des fautes de grammaire !!
Qu'il s'achète un bescherelle et un dico ! :!
Puis, l'action s'emballe, mais alors là, l'auteur nous inflige des dialogues d'une platitude et d'une banalité affligeantes dans une succession de coups de théâtre, tous plus improbables les uns que les autres. Puis, le rythme se calme, et l'histoire s'enlise assez brutalement, avant une fin, pas si mal, au vu de tout ce qui précède.
Quant au dessin, je crois que je commence à me lasser de ces faciès animaliers impavides, de cette raideur, bref, de toute cette froideur.
En conclusion, une histoire -assez inattendue- qui donnerait presque à penser "et si finalement, ce n'était pas tout simplement une histoire d'amour un peu tordue ?"
Contrairement à "Tintin", cette série a très mal vieilli.
Tout d'abord, les scénarios sont très débiles et pas crédibles pour un sou. Les personnages ne sont pas très attachants et agacent tellement ils sont parfaits. Les gags font souvent "tarte à la crème" et ne me font pas rire du tout. Les albums se laisse lire, mais il faut avoir moins de 10 ans pour les apprécier.
Le dessin d'Hergé est bien, mais j'ai déjà vu mieux de sa part.
Après avoir lu tous les avis positifs ci-dessous, je ne pensais pas avoir un goût si différent de celui d'autant de personnes. Car je n'ai pas accroché, voire pas du tout, et je suis déçu de mon achat.
A vrai dire, je ne m'attendais pas à ça.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cet album est en quelque sorte un double album, avec deux récits que j'estime quasiment indépendants. Et le fait qu'ils n'aient presque rien à voir fait partie de ma déception.
Le premier récit part sur une idée originale et pas mauvaise. J'aime bien l'idée de donner vie et pensée à un graphisme/dessin en cours d'élaboration, d'en faire un personnage à part entière. J'aurais pu être charmé par ce récit-là si son intrigue avait été plus... aboutie. Car c'est ce que j'ai ressenti, une histoire qui s'entame, se développe un peu, puis... ne mène à rien. Quelques idées sympathiques, des personnages assez surprenants, des originalités, mais un sentiment d'inachevé, rien qui ne m'ait vraiment attaché. J'aurais voulu suivre les aventures de cet attachant graphisme plus avant encore, voir vers où l'auteur allait nous amener. Mais finalement l'album se termine sur lui en l'abandonnant presque purement et simplement et en me laissant sur ma faim.
Le second récit, qui fait semblant de s'imbriquer dans le premier mais m'a paru vraiment indépendant, n'est en fait pour moi rien d'autre qu'un banal carnet de voyage à Recife, Brésil. Et ce séjour est abordé sous l'angle quasi exclusif du graphisme, de la sensibilité artistique. C'est-à-dire que nous avons droit à une suite de jolis dessins et de questions sur faut-il représenter l'aspect touristique de Récife, sa vérité bien plus quelconque ou bien les quelques endroits un peu glauques mais pittoresques, artistiquement parlant, que l'auteur a su repérer. Je n'ai hélas pas su tirer grand chose d'autre de ce récit, pas de découverte de l'endroit comme me l'ont permis les albums de Guy Delisle, pas de mélange de tourisme, d'humour et d'anecdote comme les carnets de bord de Trondheim.
Seul reste le dessin de De Crécy qui me plait toujours mais ne m'a pas ici autant impressionné que dans d'autres de ses albums. Il est beau, original, plein de personnalité, mais je n'ai pas été charmé comme j'ai pu l'être par le passé.
Bref, voilà un gros album que je n'ai pas trouvé terrible.
Me connaissant, je partais dans l'idée que je n'allais pas aimer cet album : je n'aime pas particulièrement le dessin de Blutch, je suis très peu réceptif au genre roman graphique et je suis aussi sensible qu'une poêle à frire quand on me parle sentiments et poésie.
Pourquoi est-ce que je continue à lire des BDs de Blutch alors qu'aucune ne m'a plu jusqu'à présent ? Simplement parce que je ne désespère pas d'être un jour convaincu comme beaucoup semble l'être par cet auteur et aussi car je fais assez confiance à Futuropolis pour publier de bonnes BDs. Mais ce n'est pas encore avec cet album que je serais charmé.
Bon, ce na vient pas vraiment le dessin. Je dois admettre que Blutch réussit à donner un dynamisme original et une belle expressivité à ses personnages. Il a un certain talent. Mais pour autant, je persiste à trouver un goût d'inachevé à ses dessins et je n'aime pas l'aspect crayonné. Cet aspect crayonné va jusqu'à atteindre l'aspect gribouillis pour moi par moment, voire gribouillis pas très déchiffrable sur certaines planches. Bref, un ressenti en demi-teinte pour moi au niveau graphique.
C'est plus au niveau de l'émotion dégagée par ses petites histoires courtes que j'ai été touché. Les thèmes abordés dans cette BD sont l'enfance d'une part et les sentiments amoureux entre adultes d'autre part, les deux étant souvent intimement liés. Les histoires prennent souvent à mes yeux la forme de petits haikus, passages poétiques représentant une émotion, un moment, une situation. Certaines histoires ont une fin humoristique et celles-là m'ont plutôt fait rire. D'autres histoires me sont un peu plus hermétiques, émotionnellement parlant, mais j'en capte à peu près l'idée. Certaines de ces histoires m'ont assez fait sourire voire m'ont paru pleines de bon sens (et d'un peu de cruauté par moment aussi) mais la majorité m'ont quand même laissé froid et indifférent.
Tout n'est pas exceptionnel dans cet album, mais je trouve que les émotions sont assez bien distillées et certaines images, certaines situations sont touchantes ou amusantes.
Ce n'est pas le genre de BD que j'achèterais, notamment à cause du dessin que je n'aime pas mais aussi à cause du prix élevé, mais je n'en déconseille pas la lecture, et je suis sûr que les amateurs de Blutch adoreront. En ce qui me concerne, je ne suis pas touché par cet art, ni par ce dessin.
Note approximative : 2.5/5
Pour une fois, j'ai trouvé ce récit de Blutch assez linéaire pour y accrocher du début à la fin. Par contre, une fois de plus, je n'aime pas l'ambiance qui s'en dégage. Sans parler du fait qu'il y a un bon nombre de ses passages que je n'ai pas compris. Tout semble être dans l'ambiance, dans le ressenti, plus que dans le récit clair et net, mais je n'adhère pas. Je n'aime vraiment pas l'esprit de rabaissement de l'être humain qui se dégage trop souvent des oeuvres de Blutch, ses personnages torturés, ce sentiment d'infériorité et de perversité. Je trouve cela franchement malsain et je le rejette.
Ceci dit, pour une fois, j'ai bien accroché au dessin de Blutch. Pas à tous les coups car je n'aime pas vraiment la technique utilisée, l'impression qu'elle laisse parfois de voir des gribouillis mal gommés. Mais certaines images sont vraiment très belles, très évocatrices. Ce style me plait en tout cas beaucoup plus que les crayonnés d'autres albums de Blutch.
Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat et peut-être même pas la lecture tant ce n'est pas mon genre, mais il contient quelques belles images et quelques moments assez intéressants.
Esthétique réussie avec ces cases limites photographiques retravaillées par ordi, mais le manque de dialogue fait cruellement défaut et dessert l'histoire je trouve... On se retrouve la plupart du temps avec un monologue et qui en plus est mis en bas de chaque bulle, accentuant le décalage entre parole et image...
Mais le pire dans tout ça c'est l'histoire qui ne m'a pas parlé du tout, je me suis même carrément ennuyé à la lecture de cette BD... Il y aurait eu pourtant matière à faire quelque chose de bien plus truculent que ça, en misant sur la qualité des échanges entre conducteur et clients, sur leur côté insolite, trivial, etc. Là il ne se passe rien parce que la forme narrative tue l'histoire... Pourquoi avoir choisi de nous faire vivre ses aventures par un monologue les relatant, plutôt que de les avoir mises en scène directement ? En laissant au lecteur la liberté et la surprise de saisir chacun de ces moments... Le conducteur aurait pu aussi s'adresser directement au lecteur par moment, entre deux courses, pourquoi pas... Enfin bon c'est dommage, pour moi c'est raté et ça ne tenait pas à grand chose pour que ça vaille le coup...
Dernière chose 22 € pour un format souple de taille réduite faut pas pousser mémère dans les orties quand même hein !!! Ça devient n'importe quoi là ! 22 € merde quoi... ça fait CENT QUARANTE-QUATRE FRANCS à l'attention des éditeurs qui ne sauraient plus faire la conversion ! On est presque à 2 fois le prix d'une BD cartonné grand format et on en a largement moins que la moitié... c'est du vol éhonté !
La lecture du piège malais m'a laissé sur un sentiment très mitigé. C'est dommage car j'ai senti beaucoup de potentialité.
J'ai beaucoup aimé les traits du dessin, la physionomie des personnages et même la colorisation. Mention spéciale également pour les couvertures très belles !
Cependant, le scénario part dans tous les sens avec cette histoire d'Amok. Il n'y a pas de direction précise. J'ai senti une très grande faiblesse de celui-ci. On regrettera quelques ruptures dans le rythme de la narration. La trame imaginée par l'auteur n'est pas réellement captivante.
En toute franchise, je suis un peu mal à l'aise avec cette bd car je dois dire que je n'ai pas beaucoup apprécié la conclusion morbide de ce diptyque.
Certaines blagues sont assez drôles. Dommage que la plupart soient déjà bien connues du grand public. De plus, je me demande quelle est l'utilité d'un album comme celui-ci? Franchement cela ne sert à rien! J'y ai passé 20 minutes dans le rayon livre de Auchan uniquement parce que j'étais intrigué.
Avis final: à lire rapidement, sourire, et oublier très vite...
Commençons par l'originalité de l'histoire : il n'y en a pas. Tous ces éléments ont été empruntés qui à d'autres oeuvres du même genre, qui aux récits classiques de chevalerie, qui à l'Histoire de France elle-même.
On sent venir les rebondissements à des kilomètres. même le nom des personnages est inspiré de personnes historiques réelles. On a quand même échappé à la scène du roi vieillissant tentant d'abuser de sa fille adoptive, c'est un bon point.
Le dessin de Robin Recht est proche de celui d'Alex Alice (qui a d'ailleurs fait la couverture), de Mathieu Lauffray et de Patrick Pion. Rien ne se perd, tous ces gens bossent dans le même atelier. Mais Recht est quand même un ton au-dessous. Ses visages sont approximatifs, son trait souvent hésitant cède parfois à la facilité. Quant aux couleurs, on est à la limite de la bichromie : rouge et noir symbolisent le sang, la mort, la violence, la passion... Mais ça en devient graphiquement un peu difficile à déchiffrer par moments.
Je ne suis pas un grand fan des récits épiques, et ce n'est pas Totendom qui me réconciliera avec le genre...
N'ayant pas vu l'anime, ni lu la suite, Trigun Maximum, je ne suis pas en état de comparer. Mais la lecture de ce premier tome, qui compte 368 pages, a été un vrai calvaire pour moi. Car c'est très bête, comme truc. Le héros, Vash, est une sorte de messie indestructible, qui met un point d'honneur à ne jamais tuer personne, et à n'utiliser d'arme à feu qu'en dernier recours. Dernier recours qui arrive presque à chaque affrontement. En cours de route, il se voit adjoindre deux... "gardes du corps" dépêchées par les assurances (dont on ne sait rien), qui sont limite plus fortes que lui.
Vash se bat contre des "monstres" tout droit sortis de Gunnm, mais en encore plus bêtes : humains démesurément difformes, cyborgs aussi ridicules qu'imbéciles. Les combats en eux-mêmes sont très mal retranscrits graphiquement, on ne voit pas trop ce qui se passe. Mais si ça se trouve, je n'y comprends rien, et si ça se trouve "il gère trop celui la avec le combat zorro contre M.1", comme l'on dit quand on a moins de 12 ans.
Pourtant c'est dommage, un monde post-apocalyptique est toujours intéressant à analyser. Là on a bien quelques éléments intéressants, comme le Vapeur des Sables, sorte de bateau constituant le seul moyen de communication entre les communautés survivantes... Certains designs ou costumes sont évidemment pas mal. Mais quand le tout est déformé par une intrusion humoristique tout à fait inattendue, ça casse le rythme...
Je ne dois pas être la bonne cible pour ce genre d'histoires...
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J'ai tué Adolf Hitler
Je suis très déçue. Le titre était prometteur, et les scénarios proposés par Jason étant souvent très originaux, on pouvait espérer une histoire vraiment bien. Malheureusement, j'ai très vite déchanté. Les premières pages nous présentent le personnage principal dans son quotidien fait de meurtres froidement exécutés. On a le droit en plus a un néologisme tout-à-fait involontaire de la part du traducteur, qui s'illustrera encore par la suite, par des fautes de grammaire !! Qu'il s'achète un bescherelle et un dico ! :! Puis, l'action s'emballe, mais alors là, l'auteur nous inflige des dialogues d'une platitude et d'une banalité affligeantes dans une succession de coups de théâtre, tous plus improbables les uns que les autres. Puis, le rythme se calme, et l'histoire s'enlise assez brutalement, avant une fin, pas si mal, au vu de tout ce qui précède. Quant au dessin, je crois que je commence à me lasser de ces faciès animaliers impavides, de cette raideur, bref, de toute cette froideur. En conclusion, une histoire -assez inattendue- qui donnerait presque à penser "et si finalement, ce n'était pas tout simplement une histoire d'amour un peu tordue ?"
Jo, Zette et Jocko
Contrairement à "Tintin", cette série a très mal vieilli. Tout d'abord, les scénarios sont très débiles et pas crédibles pour un sou. Les personnages ne sont pas très attachants et agacent tellement ils sont parfaits. Les gags font souvent "tarte à la crème" et ne me font pas rire du tout. Les albums se laisse lire, mais il faut avoir moins de 10 ans pour les apprécier. Le dessin d'Hergé est bien, mais j'ai déjà vu mieux de sa part.
Journal d'un fantôme
Après avoir lu tous les avis positifs ci-dessous, je ne pensais pas avoir un goût si différent de celui d'autant de personnes. Car je n'ai pas accroché, voire pas du tout, et je suis déçu de mon achat. A vrai dire, je ne m'attendais pas à ça. Ce qu'il faut savoir, c'est que cet album est en quelque sorte un double album, avec deux récits que j'estime quasiment indépendants. Et le fait qu'ils n'aient presque rien à voir fait partie de ma déception. Le premier récit part sur une idée originale et pas mauvaise. J'aime bien l'idée de donner vie et pensée à un graphisme/dessin en cours d'élaboration, d'en faire un personnage à part entière. J'aurais pu être charmé par ce récit-là si son intrigue avait été plus... aboutie. Car c'est ce que j'ai ressenti, une histoire qui s'entame, se développe un peu, puis... ne mène à rien. Quelques idées sympathiques, des personnages assez surprenants, des originalités, mais un sentiment d'inachevé, rien qui ne m'ait vraiment attaché. J'aurais voulu suivre les aventures de cet attachant graphisme plus avant encore, voir vers où l'auteur allait nous amener. Mais finalement l'album se termine sur lui en l'abandonnant presque purement et simplement et en me laissant sur ma faim. Le second récit, qui fait semblant de s'imbriquer dans le premier mais m'a paru vraiment indépendant, n'est en fait pour moi rien d'autre qu'un banal carnet de voyage à Recife, Brésil. Et ce séjour est abordé sous l'angle quasi exclusif du graphisme, de la sensibilité artistique. C'est-à-dire que nous avons droit à une suite de jolis dessins et de questions sur faut-il représenter l'aspect touristique de Récife, sa vérité bien plus quelconque ou bien les quelques endroits un peu glauques mais pittoresques, artistiquement parlant, que l'auteur a su repérer. Je n'ai hélas pas su tirer grand chose d'autre de ce récit, pas de découverte de l'endroit comme me l'ont permis les albums de Guy Delisle, pas de mélange de tourisme, d'humour et d'anecdote comme les carnets de bord de Trondheim. Seul reste le dessin de De Crécy qui me plait toujours mais ne m'a pas ici autant impressionné que dans d'autres de ses albums. Il est beau, original, plein de personnalité, mais je n'ai pas été charmé comme j'ai pu l'être par le passé. Bref, voilà un gros album que je n'ai pas trouvé terrible.
C'était le bonheur
Me connaissant, je partais dans l'idée que je n'allais pas aimer cet album : je n'aime pas particulièrement le dessin de Blutch, je suis très peu réceptif au genre roman graphique et je suis aussi sensible qu'une poêle à frire quand on me parle sentiments et poésie. Pourquoi est-ce que je continue à lire des BDs de Blutch alors qu'aucune ne m'a plu jusqu'à présent ? Simplement parce que je ne désespère pas d'être un jour convaincu comme beaucoup semble l'être par cet auteur et aussi car je fais assez confiance à Futuropolis pour publier de bonnes BDs. Mais ce n'est pas encore avec cet album que je serais charmé. Bon, ce na vient pas vraiment le dessin. Je dois admettre que Blutch réussit à donner un dynamisme original et une belle expressivité à ses personnages. Il a un certain talent. Mais pour autant, je persiste à trouver un goût d'inachevé à ses dessins et je n'aime pas l'aspect crayonné. Cet aspect crayonné va jusqu'à atteindre l'aspect gribouillis pour moi par moment, voire gribouillis pas très déchiffrable sur certaines planches. Bref, un ressenti en demi-teinte pour moi au niveau graphique. C'est plus au niveau de l'émotion dégagée par ses petites histoires courtes que j'ai été touché. Les thèmes abordés dans cette BD sont l'enfance d'une part et les sentiments amoureux entre adultes d'autre part, les deux étant souvent intimement liés. Les histoires prennent souvent à mes yeux la forme de petits haikus, passages poétiques représentant une émotion, un moment, une situation. Certaines histoires ont une fin humoristique et celles-là m'ont plutôt fait rire. D'autres histoires me sont un peu plus hermétiques, émotionnellement parlant, mais j'en capte à peu près l'idée. Certaines de ces histoires m'ont assez fait sourire voire m'ont paru pleines de bon sens (et d'un peu de cruauté par moment aussi) mais la majorité m'ont quand même laissé froid et indifférent. Tout n'est pas exceptionnel dans cet album, mais je trouve que les émotions sont assez bien distillées et certaines images, certaines situations sont touchantes ou amusantes. Ce n'est pas le genre de BD que j'achèterais, notamment à cause du dessin que je n'aime pas mais aussi à cause du prix élevé, mais je n'en déconseille pas la lecture, et je suis sûr que les amateurs de Blutch adoreront. En ce qui me concerne, je ne suis pas touché par cet art, ni par ce dessin.
La Volupté
Note approximative : 2.5/5 Pour une fois, j'ai trouvé ce récit de Blutch assez linéaire pour y accrocher du début à la fin. Par contre, une fois de plus, je n'aime pas l'ambiance qui s'en dégage. Sans parler du fait qu'il y a un bon nombre de ses passages que je n'ai pas compris. Tout semble être dans l'ambiance, dans le ressenti, plus que dans le récit clair et net, mais je n'adhère pas. Je n'aime vraiment pas l'esprit de rabaissement de l'être humain qui se dégage trop souvent des oeuvres de Blutch, ses personnages torturés, ce sentiment d'infériorité et de perversité. Je trouve cela franchement malsain et je le rejette. Ceci dit, pour une fois, j'ai bien accroché au dessin de Blutch. Pas à tous les coups car je n'aime pas vraiment la technique utilisée, l'impression qu'elle laisse parfois de voir des gribouillis mal gommés. Mais certaines images sont vraiment très belles, très évocatrices. Ce style me plait en tout cas beaucoup plus que les crayonnés d'autres albums de Blutch. Ce n'est donc pas un album dont je conseillerais l'achat et peut-être même pas la lecture tant ce n'est pas mon genre, mais il contient quelques belles images et quelques moments assez intéressants.
Un taxi nommé Nadir
Esthétique réussie avec ces cases limites photographiques retravaillées par ordi, mais le manque de dialogue fait cruellement défaut et dessert l'histoire je trouve... On se retrouve la plupart du temps avec un monologue et qui en plus est mis en bas de chaque bulle, accentuant le décalage entre parole et image... Mais le pire dans tout ça c'est l'histoire qui ne m'a pas parlé du tout, je me suis même carrément ennuyé à la lecture de cette BD... Il y aurait eu pourtant matière à faire quelque chose de bien plus truculent que ça, en misant sur la qualité des échanges entre conducteur et clients, sur leur côté insolite, trivial, etc. Là il ne se passe rien parce que la forme narrative tue l'histoire... Pourquoi avoir choisi de nous faire vivre ses aventures par un monologue les relatant, plutôt que de les avoir mises en scène directement ? En laissant au lecteur la liberté et la surprise de saisir chacun de ces moments... Le conducteur aurait pu aussi s'adresser directement au lecteur par moment, entre deux courses, pourquoi pas... Enfin bon c'est dommage, pour moi c'est raté et ça ne tenait pas à grand chose pour que ça vaille le coup... Dernière chose 22 € pour un format souple de taille réduite faut pas pousser mémère dans les orties quand même hein !!! Ça devient n'importe quoi là ! 22 € merde quoi... ça fait CENT QUARANTE-QUATRE FRANCS à l'attention des éditeurs qui ne sauraient plus faire la conversion ! On est presque à 2 fois le prix d'une BD cartonné grand format et on en a largement moins que la moitié... c'est du vol éhonté !
Le Piège Malais
La lecture du piège malais m'a laissé sur un sentiment très mitigé. C'est dommage car j'ai senti beaucoup de potentialité. J'ai beaucoup aimé les traits du dessin, la physionomie des personnages et même la colorisation. Mention spéciale également pour les couvertures très belles ! Cependant, le scénario part dans tous les sens avec cette histoire d'Amok. Il n'y a pas de direction précise. J'ai senti une très grande faiblesse de celui-ci. On regrettera quelques ruptures dans le rythme de la narration. La trame imaginée par l'auteur n'est pas réellement captivante. En toute franchise, je suis un peu mal à l'aise avec cette bd car je dois dire que je n'ai pas beaucoup apprécié la conclusion morbide de ce diptyque.
Les Blondes
Certaines blagues sont assez drôles. Dommage que la plupart soient déjà bien connues du grand public. De plus, je me demande quelle est l'utilité d'un album comme celui-ci? Franchement cela ne sert à rien! J'y ai passé 20 minutes dans le rayon livre de Auchan uniquement parce que j'étais intrigué. Avis final: à lire rapidement, sourire, et oublier très vite...
Totendom
Commençons par l'originalité de l'histoire : il n'y en a pas. Tous ces éléments ont été empruntés qui à d'autres oeuvres du même genre, qui aux récits classiques de chevalerie, qui à l'Histoire de France elle-même. On sent venir les rebondissements à des kilomètres. même le nom des personnages est inspiré de personnes historiques réelles. On a quand même échappé à la scène du roi vieillissant tentant d'abuser de sa fille adoptive, c'est un bon point. Le dessin de Robin Recht est proche de celui d'Alex Alice (qui a d'ailleurs fait la couverture), de Mathieu Lauffray et de Patrick Pion. Rien ne se perd, tous ces gens bossent dans le même atelier. Mais Recht est quand même un ton au-dessous. Ses visages sont approximatifs, son trait souvent hésitant cède parfois à la facilité. Quant aux couleurs, on est à la limite de la bichromie : rouge et noir symbolisent le sang, la mort, la violence, la passion... Mais ça en devient graphiquement un peu difficile à déchiffrer par moments. Je ne suis pas un grand fan des récits épiques, et ce n'est pas Totendom qui me réconciliera avec le genre...
Trigun
N'ayant pas vu l'anime, ni lu la suite, Trigun Maximum, je ne suis pas en état de comparer. Mais la lecture de ce premier tome, qui compte 368 pages, a été un vrai calvaire pour moi. Car c'est très bête, comme truc. Le héros, Vash, est une sorte de messie indestructible, qui met un point d'honneur à ne jamais tuer personne, et à n'utiliser d'arme à feu qu'en dernier recours. Dernier recours qui arrive presque à chaque affrontement. En cours de route, il se voit adjoindre deux... "gardes du corps" dépêchées par les assurances (dont on ne sait rien), qui sont limite plus fortes que lui. Vash se bat contre des "monstres" tout droit sortis de Gunnm, mais en encore plus bêtes : humains démesurément difformes, cyborgs aussi ridicules qu'imbéciles. Les combats en eux-mêmes sont très mal retranscrits graphiquement, on ne voit pas trop ce qui se passe. Mais si ça se trouve, je n'y comprends rien, et si ça se trouve "il gère trop celui la avec le combat zorro contre M.1", comme l'on dit quand on a moins de 12 ans. Pourtant c'est dommage, un monde post-apocalyptique est toujours intéressant à analyser. Là on a bien quelques éléments intéressants, comme le Vapeur des Sables, sorte de bateau constituant le seul moyen de communication entre les communautés survivantes... Certains designs ou costumes sont évidemment pas mal. Mais quand le tout est déformé par une intrusion humoristique tout à fait inattendue, ça casse le rythme... Je ne dois pas être la bonne cible pour ce genre d'histoires...