J’ai tendance à trouver les scénarios de Jean-Pierre Pecau un peu embrouillés. Ici c’est quand même assez clair mais quelques passages comme celui où l’on explique la guerre nucléaire qui visiblement n’a pas changé grand chose, restent quand même complètement obscurs. En fait, ses histoires ne sont pas du tout compliquées mais il se démerde toujours pour imbriquer les choses de manières vraiment floue. Les flash-backs des 2 agents de la CIA par exemple me paraissent inutiles ou en tout cas mal enchaînés. Et pour la fin, j’ai franchement l’impression qu’il manque une case (j’ai bien regardé pourtant, elle a pas été découpée).
Après ça, ça se lit sans réel déplaisir, faut juste rentrer dans l’histoire. Et j’ai eu un peu de mal, déjà à cause des détails scénaristiques suscités et aussi parce que l’on a du mal à voir qui est le héros. On suit principalement un occidental infiltré chez les triades mais pourtant la série est sensée être centrée sur la petite tueuse Hmong qu’on ne développe pas tant que ça.
Visiblement c’est un préquel à Zentak ; ça expliquerait pourquoi l’héroïne est en second plan. Enfin si j’ai bien compris la p’tite Hmong est toujours en couverture mais se fait encore chiper la vedette par une sorte de John Difool pirate. En plus il paraît que c’est encore scénarisé hasardeusement… Pas sûr d’avoir envie de connaître la suite.
Clairement déçu par cette bd au goût un peu trop superficiel.
J’attendais mieux du scénariste de La Quête de l'Oiseau du Temps.
Une intrigue aux ingrédients rappelant Indiana Jones mais sans l’esprit et avec des facilités scénaristiques, d’où pendant la lecture, une distance trop importante avec les personnages ainsi que l’histoire pour éprouver un quelconque plaisir.
Je le dis tout de suite, je ne connais pas du tout l'univers dans lequel s'inscrit ce manga. Je ne sais même pas en quoi consiste la série principale, Yu-Gi-Oh !.
C'est donc avec une virginité d'esprit totale que j'ai découvert cette série dérivée de l'un des plus gros succès venant du Japon. Certes, je manque sans doute de références, de points de repère, mais je dois avouer que je n'ai pas beaucoup apprécié ma lecture. Laissant de côté ce manque de connaissance, je me suis attelé à mon seul plaisir de lecture. Qui s'est vite trouvé limité par les défauts de cette série. C'est très répétitif, la plupart des historiettes se résument à un duel entre amis ou ennemis. En plus le jeune héros sort toujours les mêmes cartes au cours de ses combats. Bref, très vite j'ai senti la lassitude m'envahir.
A réserver (sans doute) aux aficionados de cet univers...
Le premier tome dont l’intrigue militaire empreinte de fantastique se déroulait dans des montagnes sombres glacées et menaçantes m’avait beaucoup plu.
La suite semblait prometteuse.
Hélas, le dessin, la colorisation et l’ambiance du second tome deviennent fades.
L’histoire est beaucoup plus classique.
Bon, après tout pourquoi pas, profiter d’une histoire se déroulant sur 5 tomes pour varier les ambiances peut apporter richesse et densité à la série.
Mais ce qui ne passe pas et qui m’a d’ailleurs empêché de terminer la lecture de ce second opus, c’est la baisse sensible de la qualité du dessin avec le changement de dessinateur.
Le niveau est équivalent lorsqu’il s’agit de ne dessiner que le visage dans une case ; en revanche les personnages de plein pied, en pleine action, perdent en précision et sont très figés (parfois ils m’ont semblé avoir le bassin bloqué).
J’apprécie trop le dessin de C. Bec pour ne pas être déçu lorsqu’il l’utilise uniquement pour lancer la BD pilote de la série.
Ce concept d’une première BD dessinée par un auteur majeur puis des suivantes par un auteur moins expérimenté ne me convient pas, surtout étant donné le coût des albums.
Soit l’auteur délègue totalement le dessin comme pour Carême, soit il le prend totalement en charge comme pour Sanctuaire, 2 autres séries de C. Bec à créditer d’un 4/5.
En espérant que Le Temps des loups conservera le même dessinateur...
Issue de la jeune collection KSTR de chez les éditions Casterman, « La cellule » est la première bd de Fabienne Costes et Guillaume Long.
Si ce one-shot débute comme un roman graphique où il est question de séparation entre un couple, le récit s’enfonce de plus en plus dans le fantastique par la suite. « La cellule » rappelle inévitablement le film « La mouche » réalisé par David Cronenberg à la différence près que l’aspect sentimental est plus prononcé dans l’album.
Ce qui est rebutant avec « La cellule », c’est le personnage assez haïssable de Simon, un homme qui est follement amoureux d’Anne, qui n’acceptera jamais le départ de sa bien-aimée et qui se montrera terriblement égoïste.
En cela, sur le fond, l’histoire est assez dure et montre que l’amour peut démolir un homme… et peut aussi nourrir des idées terriblement farfelues pour reconquérir l’être aimé !
Le récit m’est apparu dans l’ensemble assez accrocheur même si j’ai noté quelques longueurs. En fait, je n’ai pas été convaincu par la trame fantastique de cette histoire où les auteurs laissent planer le doute tout au long de la bd au point que ça m’a agacé…
Par contre, j’ai apprécié la multitude de personnages présents dans ce livre qui apportent un peu de dynamisme à cette histoire
Au niveau du graphisme, je n’ai pas aimé le dessin de Guillaume Long non pas parce qu’il n’est pas bon mais parce que je ne le trouve pas du tout approprié à ce scénario. Je trouve son coup de patte trop « cartoonesque » pour ce genre de récit.
Avec ce type de dessin, je m’attends plus ou moins à vivre des situations comiques alors qu’il n’y en a pas…
Bien sûr, on pourrait faire le rapprochement entre le style graphique de « La cellule » et celui de « Pourquoi j’ai tué pierre » dont le thème est difficile à la différence près que le coup de crayon d’Alfred est incontestablement plus doux et personnel à mon sens.
Il serait de mauvaise foi de dire que Guillaume Long ne s’est pas foulé en dessinant cette bd car l’auteur a diversifié sa mise en page (cf. la séquence entre Simon et son poisson, ainsi que celle où le gardien présente les habitants de l’immeuble) avec réussite ; de plus, sa mise en couleur (réalisée avec A. Barman) est agréable à contempler.
« La cellule » est une bd qui ne m’a pas convaincu.
Si le côté dramatique de cette histoire m’est apparu réussi, le côté fantastique m’a quant à lui laissé perplexe. De plus, les auteurs font un malin plaisir de laisser planer le doute dans la deuxième partie de l’album : ça peut plaire à certains mais moi, ça m’a agacé…
Graphiquement, le dessin de Guillaume Long ne m’est pas apparu approprié à ce scénario… là encore, je vous laisse juge.
Au final, ma note peut apparaître sévère pour « La cellule » mais je ne vois pas pourquoi j’y mettrais un avis plus positif étant donné que cet album ne m’a pas procuré du plaisir à le lire.
On retrouve le style de dessin avec visages pas jolis de Tensui, l'eau céleste, à titre d'exemple la couverture du présent manga est affreuse. A part cela, le dessin de Hanawa est très léché et réaliste. Et comme dans cette précédente parution déjà chez Sakka, on retrouve dans la fille fantôme beaucoup du folklore japonais avec yokai et autres joyeusetés. Une fillette qui meurt après avoir consommé du poisson se retrouve dans une zone étrange où on lui laisse une seconde chance qu'elle ne saisit pas. Elle se retrouve alors à errer dans cet endroit ni enfer ni paradis où les bébés mort-nés sont condamnés à construire des petits monticules de pierre en s'écorchant les mains car ils n'ont pas répondu à l'attente de leurs parents. Où un homme pour communier avec la force vénérable d'un orme se relie une de ses branches dans la tête et une racine dans l'anus pour méditer.
L'album est composé de plusieurs historiettes avec comme dénominateur la fille fantôme, une sorte de gentille moralisatrice qui rappelle que voler c'est mal, qu'un jour le sort vous fera payer vos fautes. Elle a accès à une certaine connaissance du monde des fantômes, elle peut ainsi savoir que le fils assassiné, en représailles d'un double meurtre, d'une mère inconsolable qui élève une colonie d'insectes sur son dos, croupit en enfer à avaler les excréments des démons au milieu des vers grouillants pour l'éternité. Je vous laisse imaginer le type de dessin qu'on peut rencontrer dans ces pages.
Bref pour ma part je ne suis pas hyper fan de ce type de récit à tendance horrifique type Yume no Q-Saku, mais il faut avouer que c'est bien réalisé et donc avis aux amateurs du genre.
Sept pirates est sans conteste le moins bon de la série et cela pour de multiples raisons. Graphiquement, ce n'est pas au point surtout au niveau des reliefs. J'aime pas du tout cette imprécision du trait ainsi que cette colorisation bien fade. Cela manque singulièrement de perspective.
Par ailleurs, le fait d'imaginer une suite à L'île au trésor de Robert Stevenson dont les adaptations pullulent actuellement n'est pas une bonne idée en soi. Une nouvelle histoire avec plus d'originalité aurait pu faire l'affaire. On pourrait analyser cela comme un sérieux manque d'inspiration.
D'ailleurs, ce récit est très très lent à démarrer avec l'éternelle scène du recrutement de sept faux pirates qui m'a paru interminable. Le pire, c'est la fin et la découverte du fameux commanditaire de ce périple aventureux (dont je tairais le nom) mais que j'ai tout de suite découvert en me disant: j'espère que ce n'est pas lui! Bref, trop de facilité scénaristique et les ficelles sont réellement grosses !
Sept pirates manque d'à peu près tout pour être digne d'une collection d'exception. Ce n'est certes pas désagréable à lire. Bof sans plus !
Tous les avis sont unanimes sur deux points : le talent de Gradimir Smudja empruntant la palette de Van Gogh pour faire (re)vivre ses tableaux et le postulat de départ plus qu’original (Van Gogh utilise un chat comme nègre). Et je suis bien de cet avis également !
Quant au récit, les avis divergent. Et là, je dois dire que je rejoins le clan des déçus. Ce récit est en effet décousu, assez plat et terriblement ennuyant. C’est long, poussif et répétitif. De plus, rien n’est fait pour amener le lecteur à s’intéresser aux protagonistes. Bref, voici un auteur talentueux au service d’une histoire sans queue ni tête. Dommage . . .
Un album assez surréaliste en effet, trop sans doute pour l’apprécier.
Bon le dessin est "tout pourri" mais il y a une mise en case et une couleur bien faite avec même quelques originalités.
L'histoire est très commune sur le thème du golem. Le scénario est d'un classique assoupissant.
La fin du premier tome laisse tout de même penser que la suite de l'histoire peut dépoter : j'espère...
Malgré certaines évidences, il est amusant de lire dans l’interview d’Ange que cette série n’est pas dérivée du "Collège invisible" et que toute ressemblance est purement fortuite. Bref, à se demander si ce couple de scénaristes ne se prendrait pas pour le Magritte de la bd ?
Tout comme pour la série mère, celle-ci ne parvient pas à m’enthousiasmer ou, plus simplement, à m’intéresser. Le récit est simple et convenu. Un bon point toutefois, cette histoire est vierge de références à Harry Potter. Oh, je pense que le bédéphile en herbe appréciera sa lecture grâce au punch du récit et son côté fantastique. Mais cela ne suffit pas pour l’adulte que je suis. Le style adopté pour le dessin est pour plaire aux jeunes avec un trait stylisé et gras. Une question de goûts...
Il est clair que je ne fais pas partie du public cible. Mais, surfant sur la même vague, je préfère nettement Monster Allergy.
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Little Blade
J’ai tendance à trouver les scénarios de Jean-Pierre Pecau un peu embrouillés. Ici c’est quand même assez clair mais quelques passages comme celui où l’on explique la guerre nucléaire qui visiblement n’a pas changé grand chose, restent quand même complètement obscurs. En fait, ses histoires ne sont pas du tout compliquées mais il se démerde toujours pour imbriquer les choses de manières vraiment floue. Les flash-backs des 2 agents de la CIA par exemple me paraissent inutiles ou en tout cas mal enchaînés. Et pour la fin, j’ai franchement l’impression qu’il manque une case (j’ai bien regardé pourtant, elle a pas été découpée). Après ça, ça se lit sans réel déplaisir, faut juste rentrer dans l’histoire. Et j’ai eu un peu de mal, déjà à cause des détails scénaristiques suscités et aussi parce que l’on a du mal à voir qui est le héros. On suit principalement un occidental infiltré chez les triades mais pourtant la série est sensée être centrée sur la petite tueuse Hmong qu’on ne développe pas tant que ça. Visiblement c’est un préquel à Zentak ; ça expliquerait pourquoi l’héroïne est en second plan. Enfin si j’ai bien compris la p’tite Hmong est toujours en couverture mais se fait encore chiper la vedette par une sorte de John Difool pirate. En plus il paraît que c’est encore scénarisé hasardeusement… Pas sûr d’avoir envie de connaître la suite.
Le Livre des Destins
Clairement déçu par cette bd au goût un peu trop superficiel. J’attendais mieux du scénariste de La Quête de l'Oiseau du Temps. Une intrigue aux ingrédients rappelant Indiana Jones mais sans l’esprit et avec des facilités scénaristiques, d’où pendant la lecture, une distance trop importante avec les personnages ainsi que l’histoire pour éprouver un quelconque plaisir.
Yu-Gi-Oh ! GX
Je le dis tout de suite, je ne connais pas du tout l'univers dans lequel s'inscrit ce manga. Je ne sais même pas en quoi consiste la série principale, Yu-Gi-Oh !. C'est donc avec une virginité d'esprit totale que j'ai découvert cette série dérivée de l'un des plus gros succès venant du Japon. Certes, je manque sans doute de références, de points de repère, mais je dois avouer que je n'ai pas beaucoup apprécié ma lecture. Laissant de côté ce manque de connaissance, je me suis attelé à mon seul plaisir de lecture. Qui s'est vite trouvé limité par les défauts de cette série. C'est très répétitif, la plupart des historiettes se résument à un duel entre amis ou ennemis. En plus le jeune héros sort toujours les mêmes cartes au cours de ses combats. Bref, très vite j'ai senti la lassitude m'envahir. A réserver (sans doute) aux aficionados de cet univers...
Bunker
Le premier tome dont l’intrigue militaire empreinte de fantastique se déroulait dans des montagnes sombres glacées et menaçantes m’avait beaucoup plu. La suite semblait prometteuse. Hélas, le dessin, la colorisation et l’ambiance du second tome deviennent fades. L’histoire est beaucoup plus classique. Bon, après tout pourquoi pas, profiter d’une histoire se déroulant sur 5 tomes pour varier les ambiances peut apporter richesse et densité à la série. Mais ce qui ne passe pas et qui m’a d’ailleurs empêché de terminer la lecture de ce second opus, c’est la baisse sensible de la qualité du dessin avec le changement de dessinateur. Le niveau est équivalent lorsqu’il s’agit de ne dessiner que le visage dans une case ; en revanche les personnages de plein pied, en pleine action, perdent en précision et sont très figés (parfois ils m’ont semblé avoir le bassin bloqué). J’apprécie trop le dessin de C. Bec pour ne pas être déçu lorsqu’il l’utilise uniquement pour lancer la BD pilote de la série. Ce concept d’une première BD dessinée par un auteur majeur puis des suivantes par un auteur moins expérimenté ne me convient pas, surtout étant donné le coût des albums. Soit l’auteur délègue totalement le dessin comme pour Carême, soit il le prend totalement en charge comme pour Sanctuaire, 2 autres séries de C. Bec à créditer d’un 4/5. En espérant que Le Temps des loups conservera le même dessinateur...
La cellule
Issue de la jeune collection KSTR de chez les éditions Casterman, « La cellule » est la première bd de Fabienne Costes et Guillaume Long. Si ce one-shot débute comme un roman graphique où il est question de séparation entre un couple, le récit s’enfonce de plus en plus dans le fantastique par la suite. « La cellule » rappelle inévitablement le film « La mouche » réalisé par David Cronenberg à la différence près que l’aspect sentimental est plus prononcé dans l’album. Ce qui est rebutant avec « La cellule », c’est le personnage assez haïssable de Simon, un homme qui est follement amoureux d’Anne, qui n’acceptera jamais le départ de sa bien-aimée et qui se montrera terriblement égoïste. En cela, sur le fond, l’histoire est assez dure et montre que l’amour peut démolir un homme… et peut aussi nourrir des idées terriblement farfelues pour reconquérir l’être aimé ! Le récit m’est apparu dans l’ensemble assez accrocheur même si j’ai noté quelques longueurs. En fait, je n’ai pas été convaincu par la trame fantastique de cette histoire où les auteurs laissent planer le doute tout au long de la bd au point que ça m’a agacé… Par contre, j’ai apprécié la multitude de personnages présents dans ce livre qui apportent un peu de dynamisme à cette histoire Au niveau du graphisme, je n’ai pas aimé le dessin de Guillaume Long non pas parce qu’il n’est pas bon mais parce que je ne le trouve pas du tout approprié à ce scénario. Je trouve son coup de patte trop « cartoonesque » pour ce genre de récit. Avec ce type de dessin, je m’attends plus ou moins à vivre des situations comiques alors qu’il n’y en a pas… Bien sûr, on pourrait faire le rapprochement entre le style graphique de « La cellule » et celui de « Pourquoi j’ai tué pierre » dont le thème est difficile à la différence près que le coup de crayon d’Alfred est incontestablement plus doux et personnel à mon sens. Il serait de mauvaise foi de dire que Guillaume Long ne s’est pas foulé en dessinant cette bd car l’auteur a diversifié sa mise en page (cf. la séquence entre Simon et son poisson, ainsi que celle où le gardien présente les habitants de l’immeuble) avec réussite ; de plus, sa mise en couleur (réalisée avec A. Barman) est agréable à contempler. « La cellule » est une bd qui ne m’a pas convaincu. Si le côté dramatique de cette histoire m’est apparu réussi, le côté fantastique m’a quant à lui laissé perplexe. De plus, les auteurs font un malin plaisir de laisser planer le doute dans la deuxième partie de l’album : ça peut plaire à certains mais moi, ça m’a agacé… Graphiquement, le dessin de Guillaume Long ne m’est pas apparu approprié à ce scénario… là encore, je vous laisse juge. Au final, ma note peut apparaître sévère pour « La cellule » mais je ne vois pas pourquoi j’y mettrais un avis plus positif étant donné que cet album ne m’a pas procuré du plaisir à le lire.
La Fille fantôme
On retrouve le style de dessin avec visages pas jolis de Tensui, l'eau céleste, à titre d'exemple la couverture du présent manga est affreuse. A part cela, le dessin de Hanawa est très léché et réaliste. Et comme dans cette précédente parution déjà chez Sakka, on retrouve dans la fille fantôme beaucoup du folklore japonais avec yokai et autres joyeusetés. Une fillette qui meurt après avoir consommé du poisson se retrouve dans une zone étrange où on lui laisse une seconde chance qu'elle ne saisit pas. Elle se retrouve alors à errer dans cet endroit ni enfer ni paradis où les bébés mort-nés sont condamnés à construire des petits monticules de pierre en s'écorchant les mains car ils n'ont pas répondu à l'attente de leurs parents. Où un homme pour communier avec la force vénérable d'un orme se relie une de ses branches dans la tête et une racine dans l'anus pour méditer. L'album est composé de plusieurs historiettes avec comme dénominateur la fille fantôme, une sorte de gentille moralisatrice qui rappelle que voler c'est mal, qu'un jour le sort vous fera payer vos fautes. Elle a accès à une certaine connaissance du monde des fantômes, elle peut ainsi savoir que le fils assassiné, en représailles d'un double meurtre, d'une mère inconsolable qui élève une colonie d'insectes sur son dos, croupit en enfer à avaler les excréments des démons au milieu des vers grouillants pour l'éternité. Je vous laisse imaginer le type de dessin qu'on peut rencontrer dans ces pages. Bref pour ma part je ne suis pas hyper fan de ce type de récit à tendance horrifique type Yume no Q-Saku, mais il faut avouer que c'est bien réalisé et donc avis aux amateurs du genre.
Sept pirates
Sept pirates est sans conteste le moins bon de la série et cela pour de multiples raisons. Graphiquement, ce n'est pas au point surtout au niveau des reliefs. J'aime pas du tout cette imprécision du trait ainsi que cette colorisation bien fade. Cela manque singulièrement de perspective. Par ailleurs, le fait d'imaginer une suite à L'île au trésor de Robert Stevenson dont les adaptations pullulent actuellement n'est pas une bonne idée en soi. Une nouvelle histoire avec plus d'originalité aurait pu faire l'affaire. On pourrait analyser cela comme un sérieux manque d'inspiration. D'ailleurs, ce récit est très très lent à démarrer avec l'éternelle scène du recrutement de sept faux pirates qui m'a paru interminable. Le pire, c'est la fin et la découverte du fameux commanditaire de ce périple aventureux (dont je tairais le nom) mais que j'ai tout de suite découvert en me disant: j'espère que ce n'est pas lui! Bref, trop de facilité scénaristique et les ficelles sont réellement grosses ! Sept pirates manque d'à peu près tout pour être digne d'une collection d'exception. Ce n'est certes pas désagréable à lire. Bof sans plus !
Vincent et Van Gogh
Tous les avis sont unanimes sur deux points : le talent de Gradimir Smudja empruntant la palette de Van Gogh pour faire (re)vivre ses tableaux et le postulat de départ plus qu’original (Van Gogh utilise un chat comme nègre). Et je suis bien de cet avis également ! Quant au récit, les avis divergent. Et là, je dois dire que je rejoins le clan des déçus. Ce récit est en effet décousu, assez plat et terriblement ennuyant. C’est long, poussif et répétitif. De plus, rien n’est fait pour amener le lecteur à s’intéresser aux protagonistes. Bref, voici un auteur talentueux au service d’une histoire sans queue ni tête. Dommage . . . Un album assez surréaliste en effet, trop sans doute pour l’apprécier.
Le legs de l'alchimiste
Bon le dessin est "tout pourri" mais il y a une mise en case et une couleur bien faite avec même quelques originalités. L'histoire est très commune sur le thème du golem. Le scénario est d'un classique assoupissant. La fin du premier tome laisse tout de même penser que la suite de l'histoire peut dépoter : j'espère...
Mon Dragon et moi
Malgré certaines évidences, il est amusant de lire dans l’interview d’Ange que cette série n’est pas dérivée du "Collège invisible" et que toute ressemblance est purement fortuite. Bref, à se demander si ce couple de scénaristes ne se prendrait pas pour le Magritte de la bd ? Tout comme pour la série mère, celle-ci ne parvient pas à m’enthousiasmer ou, plus simplement, à m’intéresser. Le récit est simple et convenu. Un bon point toutefois, cette histoire est vierge de références à Harry Potter. Oh, je pense que le bédéphile en herbe appréciera sa lecture grâce au punch du récit et son côté fantastique. Mais cela ne suffit pas pour l’adulte que je suis. Le style adopté pour le dessin est pour plaire aux jeunes avec un trait stylisé et gras. Une question de goûts... Il est clair que je ne fais pas partie du public cible. Mais, surfant sur la même vague, je préfère nettement Monster Allergy.