Mélodie au Crépuscule fait partie de mes bds préférées de Dillies, elle m'a fait penser à d'autres que j'ai beaucoup aimées, comme Horologiom dans l'attitude des personnages ou à du Sfar pour le style graphique qui dans certaines cases sont très proches. Comme je l'ai déjà dit pour Betty Blues j'aime la façon dont Dillies organise son dessin en le répartissant dans de simples planches de six cases, dont le rendu est toujours percutant et d'une grande justesse. Les couleurs sont variées, la couverture très attirante, le format parfaitement adapté pour mettre en valeur tout le travail graphique, un bel objet à posséder.
Le scénario n'est pas en reste, onirique il joue parfaitement avec les mondes de la musique, du rêve et du voyage, éléments qui permettent de s'évader facilement et d'être immédiatement embarqués dans un autre univers. Ici point d'histoire d'amour rébarbative qui viendrait tout gâcher, il y en a une certes mais elle est très secondaire, disons même qu'elle permet juste de démarrer l'histoire. Celle-ci s'axe principalement sur la musique, celle des gitans et des voyages en roulottes dans un monde libre et plein de gaieté. C'est ensuite et par opposition, une réflexion sur notre société et le travail qui peut nous enchaîner à un métier fastidieux plutôt qu'à celui qui nous donnera du plaisir. J'aurais plus vu cette œuvre classé dans le genre conte, comme le précise l'auteur, car ce n'est pas une histoire traitée de façon réelle dans la pure lignée du roman graphique.
C'est merveilleusement conté et superbement mis en images, à lire et à relire.
Je ne peux pas dire ce qui m'a poussée à acheter cette bd classée en roman graphique, mon collectionnisme ? Les jolies planches peut-être… je sais pourtant qu'il ne faut pas se fier à ça ; dans tous les cas je l'ai et c'est parfait ; je suis on ne peut plus heureuse de l'avoir dans mes étagères et pouvoir la relire à volonté.
Les rameaux de Salicorne a la saveur d'un conte, une magnifique histoire qui alterne passé et présent, fantastique et réalité - oui j'ai bien dit fantastique n'en déplaise à ceux qui ne le verrons pas, - bonheur intense et drame impitoyable. Le tout est raconté avec un talent fabuleux, un style simple et poétique au service d'un récit qui sans en avoir l'air se révèle très riche. Son scénario est dense et l'intrigue prenante de bout en bout ; quant au mystère de la fée il est tout à fait étonnant et lorsque celui-ci est enfin révélé je suis restée ébahie, scotchée sur la planche, non seulement belle mais absolument inattendue. Un petit souffle de tristesse plane sur l'histoire constamment et ce jusqu'à la fin, où l'on doit malheureusement aussi refermer la bd.
Le dessin aux couleurs directes est beau et enchanteur, il a ça de magique qu'il nous embarque dans l'histoire immédiatement, dès la première case. Ne ratez surtout pas cette sublime lecture.
"Allez, hop ! Grande claque dans ta gueule", comme dirait l'autre ! Pardon pour ce langage peu soutenu, mais la narration libre et fracassante de Nikopek et Lou laisse des traces... Quel plaisir de lire et de regarder une telle BD ! Une fois encore, Ankama est un révélateur de talent ! Car "Rock A Billy Zombie Superstar" est bien la mise au grand jour de deux auteurs plus que prometteurs et en parfaite osmose.
Ecrit à 4 mains, sur une idée originale de Nikopek, le scénario de "Rock A Billy Zombie Superstar" a tous les ingrédients pour faire mouche. Humour tranchant, répliques décapantes, scènes cultes et gores à souhait. Mais ce premier tome n'est pas qu'une simple histoire de zombie sanguinolente puisque Nikopek et Lou insèrent dans leur récit quelques thèmes sociaux qui à l'heure actuelle pourrissent nos belles sociétés. Ainsi, le plus flagrant est celui de la différence. Pour résumer, un jour tu fais partie des vivants (et même si tu es un looser de première), tu existes, et le lendemain pour une raison quelconque, tu te retrouves de l'autre côté de la barrière et là, tu n'es plus rien. Mais, pour Billy Rockerson, être du mauvais côté ne va peut-être pas être si mauvais que ça...
Côté graphique, c'est encore une bonne claque. Malgré quelques petits défauts de jeunesse, le style de Nikopek est ravageur et le moins que l'on puisse dire c'est que ses personnages ont vraiment la gueule de l'emploi. Le découpage dynamique et les cadrages dignes d'un film à la Tarantino, donnent un rythme effréné à l'histoire, à un tel point que l'on se surprend à être à la fin de l'album sans avoir vu le temps passer. Mais cet album ne serait pas ce qu'il est sans les flamboyantes couleurs de Lou. Y a pas à dire, ces 2 auteurs se sont bien trouvés.
Alors si vous avez le cœur bien accroché, laissez vous embarquer dans un road-trip Roméro-Tarantinesque survitaminé avec à ses commandes 2 futures rock stars de la BD.
Quelle belle surprise !!! Je ne m'attendais pas à passer un si bon moment.
A titre personnel, ce one shot est encore mieux que Les Petits Ruisseaux.
L'histoire peut dérouter malgré sa simplicité. Les personnages sont excellents, les situations parfois hilarantes, la narration toujours claire, etc...
Je ne trouve aucun défaut à cette BD, bien au contraire.
Certains feront des reproches sur le dessin minimaliste. Je trouve qu'il correspond à merveille au scénario et sa mise en couleur est vraiment réussie.
Dans ce style, c'est clairement le meilleur Rabaté.
Il arrive à faire rire là où d'autres nous feraient pleurer.
Cette BD fait dans le populaire sans tomber dans la caricature, mais en profite pour en rire.
J'ai adoré le passage du frère dans l'émission Interville.
A découvrir, Futuropolis se réveille en fanfare après une période de disette.
Bon je donnerais un avis plus poussé que les 2 précédents pour avoir suivi de très près le manga et l'anime, et donc être bien plus loin dans l'histoire que les tomes sortis en france.
C'est pour moi LA bonne surprise de l'année en manga, on ne l'attendait pas du tout.
Eyeshield 21 a de nombreuses qualités.
Là où je pensais au départ tomber sur un manga quelconque, avec un héros gentil qui se fait embêter par des méchants, j'ai découvert un manga bien plus original, mettant en scène des héros charismatiques (Hiruma, Kurita, les frères ah, et même les membres des équipes adverses) au travers de matchs de football américain plutôt bien retranscrits et dynamiques.
Certes ce n'est pas très réaliste, mais qui voudrait que cela le soit?
Toutefois l'engouement retombe au bout d'un certain nombre de tomes...le manga devient fortement répétitif et on se lasse des "exploits" d'eyeshield.
A lire si vous aimez les shonens sportifs...
Qui aurait cru que Zidrou, auteur plutôt connu pour ses séries humoristiques telles que L'Elève Ducobu ou Les Crannibales, serait capable de produire des récits d'une telle sensibilité ? J'ai véritablement été bluffé et, avant tout, charmé.
Cet album nous propose une dizaine d'histoires courtes, longues de deux à une quinzaine de pages.
Zidrou a su se faire accompagner d'excellents dessinateurs. A l'exception de Simon Hureau, aucun d'entre eux ne m'était connu mais je gage qu'on en entendra souvent parler à l'avenir. La plupart d'entre eux sont espagnols et leurs graphismes rivalisent de maîtrise et de beauté. Leurs styles sont presque tous semi-réalistes, vivants, dynamiques et soignés. Et pour les rares chez qui la technique n'est pas à son apogée, ils compensent par une jolie personnalité graphique. Il est rare de trouver une telle constance dans la qualité du dessin dans ce type d'oeuvre collective. C'est un très bel ouvrage.
Mais il vaut surtout par la qualité de ses récits.
Tous sont imprégnés d'une même joie de vivre. Ils abordent des sujets réalistes, souvent durs voire tristes, mais sans jamais se départir d'une vraie bonne humeur, d'un amour de la vie et d'une tendresse pour tous les personnages. Ils battent en brèche de nombreux préjugés, sur la vieillesse, la solitude, la mort, le désir, ou encore l'amour. Le tout est raconté avec simplicité et poésie, des moments de la vie de tous les jours, mettant en scène parfois de jeunes, parfois des vieux, des hommes, des femmes, et même des animaux.
Toutes ces histoires ne m'ont pas touché de la même manière mais nombreuses sont celles qui m'ont vraiment ému ou mis en joie.
La plupart de ces récits sont beaux comme des haikus, courts mais emplis d'émotion. On en ressort avec un sentiment de légèreté et de bonheur dans le coeur.
Je n'ai qu'un reproche à faire à cette série, c'est d'être très très dense. En effet un album aurait été délayé par d'autres en deux voire trois tomes. D'ou peut être cette impression de confusion que certains ressentent. Personnellement je n'ai pas eu de difficulté à suivre et j'adore quand les récits sont denses et complets.
Plusieurs aspects font la force de cette série. Tout d'abord le scenario, classique et dense comme je l'ai déjà précisé il est assez classique et efficace. Ensuite l'uchronie, ce postulat d'une guerre qui s'arrête entre la France et l'Angleterre et qui continue avec la Russie est très bien exploité. On se retrouve dans ce qui fait tout le sel de l'uchronie, un univers familier mais subtilement différent. Ce sentiment est renforcé par l'utilisation "opérationnelle" des prototypes aériens qui pullulaient dans les revues après guerre.
Le dessin est splendide, il illustre parfaitement le propos. Il est rond mais pas trop, précis mais pas trop, parfait ! J'adore la scène du porte-avions dans le trois, c'est pour moi un très bon équilibre que peu d'auteurs obtiennent. Les personnages sont sympathiques mais ne font pas l'histoire, l'histoire c'est l'uchronie.
Un dernier mot, ces ouvrages ont cette particularité qu'ils ne laissent pas indifférents. On le voit aux critiques, soit on adore, soit on déteste ! Moi j'adore.
Drôlement efficace cette série ! Je ne sais pas vous, mais j’ai eu des petits frissons à plusieurs reprises… Quelle angoisse ces filaires !
Après Duds Hunt et Reset du même auteur, je me suis lancé dans ce thriller biologique assez haletant. Pas de place pour les temps morts, le rythme est soutenu et les trois albums se lisent avec beaucoup de plaisir. Le scénario est original et les rebondissements sont multiples, sans en faire de trop. Le côté un peu gore de certains passages n’est pas pour me déplaire ; encore une fois, l’auteur montre crument les choses mais n’en rajoute pas…
Le dessin est bon, tantôt un peu plus approximatif, tantôt très précis. Quoiqu’il en soit, tant le trait que la mise en page permettent d’appuyer le dynamisme du récit.
En conclusion, Manhole s’est avéré être une excellente série, meilleure encore que les deux autres citées. Je la conseille vivement; vous ne serez pas déçus par la qualité du récit, habilement construit sur trois opus...
Sortez votre spray anti-moustique, et lancez-vous dans la lecture !
Les violences faites aux femmes sont un véritable fléau. Disséminés dans l’album, les chiffres, plutôt qu’éloquents, sont effrayants : 4 000 viols par mois en France, une femme meurt tous les deux jours et demi en France sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint, 500 000 jeunes femmes sont enlevées, torturées, brisées psychologiquement chaque année dans le monde pour servir l’assouvissement sexuel des hommes.
Depuis quelques années la bande dessinée a quitté –du moins en certaines occasions- ses habituels habits de media de divertissement pour se faire revendicatrice. Sur le sujet des violences faites aux femmes, délicat à plusieurs égards, Inès, sorti en début d’année avait, à défaut d’éveiller les consciences, ouvert un peu le débat dans le microcosme de la BD. Certains medias spécialisés s’en étaient également fait l’écho.
Le collectif qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Initié par son éditrice, Marie Moinard, qui en a également écrit une partie, il nous propose des tranches de vies, presque toutes fictives, mais pour la plupart inspirées de faits réels. Simples illustrations, caricatures, nouvelles illustrées ou réelles bandes dessinées de quelques pages, la diversité des formats va de pair, hélas avec les douleurs intimes racontées : excision, torture conjugale, prostitution, viol collectif… Avec, au centre, un article de presse relatant l’histoire d’Aïsha, cette Somalienne de 13 ans lapidée pour adultère il y a quelques années, alors qu’en réalité elle avait été violée par trois hommes. Une victime parmi des dizaines de milliers d’autres, victime d’un fanatisme religieux aveugle qui confine à la barbarie la plus abjecte.
Un ouvrage féministe ? Peut-être. Mais est-ce réellement important ? Je n’ouvrirai pas le débat, n’ayant aucun talent dans l’exercice. Cependant j’ai une petite fille, et je n’ai aucune envie que le sourire qu’elle affiche le matin en se réveillant soit un jour déformé, défiguré par des coups ou des violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Je ne le souhaite à aucune femme ou fille, quels que fussent leurs âges, couleurs de peau, religion, langue, etc.
Pour l’aider à construire ce collectif, Marie Moinard a fait appel à de nombreux auteurs de bande dessinée (34 au total), et là encore, la diversité a parlé puisque des auteurs de renom (Caza, Corbeyran, Kris, Lapière, Lepage, qui signe la magnifique couverture du collectif…) côtoient des jeunes (Bauthian, Dillies, Vanders…). Tous ont fourni des travaux d’une grande intensité, prouvant par là-même leur engagement, leur attachement à une cause qui nous touche tous. Il y a de la diversité aussi dans les styles : semi-réaliste pour Swysen, réaliste la plupart du temps... C'est du beau travail, l'ouvrage en lui-même est vraiment de qualité sur le plan graphique. Ma partie préférée reste le récit se trouvant vers la fin, dont je vais vous parler plus en détail.
Le recueil se conclut (presque, il y a deux illustrations ensuite) sur une histoire d’une vingtaine de pages, écrite par Marie Moinard et adaptée par Corbeyran pour Damien Vanders ; c’est une histoire qui à elle seule synthétise l’esprit humaniste qui souffle sur le collectif. Cette histoire, en quelques mots, est le témoignage d’une femme qui avait tout pour être heureuse, surtout un fiancé attentionné, lequel un jour où il revient de voyage se met à la frapper, pour des raisons surréalistes ou mystérieuses. Commence alors un processus de désagrégation de soi de la jeune femme, qui en gardera des séquelles toute sa vie. L’engagement de chacun des auteurs est palpable dans ces pages, et nous avons, comme dans l’ensemble du collectif, de la grande qualité.
Je ne ferai pas, pour finir, mon curé en prêchant ceci ou cela, c’est à chacun de prendre ses responsabilités et de réfléchir à ses actes, mais ce collectif m’a permis de me rendre compte qu’il suffit qu’une personne soit motivée par une cause juste pour que d’autres la rejoignent afin de faire une œuvre revendicatrice où le talent le dispute à l’authenticité. Certains crieront à l’angélisme, mais tant pis, je veux croire qu’un monde meilleur est possible pour ma petite fille et toutes les autres.
Le terme de « culte » ne convient pas à ce type d’ouvrage, à sa place je retiendrai celui d’acte courageux, humaniste et militant.
Voici un comics totalement déjanté et décalé qui ne ressemble à rien d'autre et qui pourtant est composé d'une ribambelle d'éléments déjà croisés ailleurs ; on y trouve des zombies, des aliens, un fantôme, un robot, des mondes parallèles, une pointe de magie et de mythologie, ainsi qu'un personnage principal qui n'est autre qu'un cadavre dirigé par un asticot nommé Wormwood. Cet improbable mélange signé Templesmith a un goût de nouveauté et se révèle être d'une indescriptible originalité. Il faut beaucoup de talent pour assembler tous ces éléments hétéroclites et en faire une histoire accrocheuse qui tienne la route. On y respire comme un petit air de Tim Burton, un doux mélange de finesse et d'horreur.
Le début peut paraître déconcertant, mais pas de panique car l'auteur ne nous laisse pas dans l'ignorance très longtemps, les explications arrivent au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'histoire et toujours à point nommé, sans précipitation. Les personnages ont de fortes personnalités et ont souvent des réactions inattendues, cela arrive aussi avec certaines scènes qui ne se déroulent ni ne finissent comme prévu. L'histoire est captivante et on ne peut qu'attendre la suite avec impatience. L'éditeur parle "d'humour débridé", je n'ai fait que sourire de temps en temps, je dirais que c'est plutôt de l'humour noir, celui qu'on savoure sans forcément rire mais qui fait autant plaisir, sinon plus.
Graphiquement Templesmith se surpasse avec ce premier tome, c'est stupéfiant. Son style est le même que dans ses autres productions, mais ses couleurs sont plus vives et beaucoup plus variées, il s'est même fait un petit plaisir en colorisant les bulles ainsi que le lettrage et chaque personnage a ses dialogues bien personnalisés qu'il garde durant tout le récit.
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Mélodie au crépuscule
Mélodie au Crépuscule fait partie de mes bds préférées de Dillies, elle m'a fait penser à d'autres que j'ai beaucoup aimées, comme Horologiom dans l'attitude des personnages ou à du Sfar pour le style graphique qui dans certaines cases sont très proches. Comme je l'ai déjà dit pour Betty Blues j'aime la façon dont Dillies organise son dessin en le répartissant dans de simples planches de six cases, dont le rendu est toujours percutant et d'une grande justesse. Les couleurs sont variées, la couverture très attirante, le format parfaitement adapté pour mettre en valeur tout le travail graphique, un bel objet à posséder. Le scénario n'est pas en reste, onirique il joue parfaitement avec les mondes de la musique, du rêve et du voyage, éléments qui permettent de s'évader facilement et d'être immédiatement embarqués dans un autre univers. Ici point d'histoire d'amour rébarbative qui viendrait tout gâcher, il y en a une certes mais elle est très secondaire, disons même qu'elle permet juste de démarrer l'histoire. Celle-ci s'axe principalement sur la musique, celle des gitans et des voyages en roulottes dans un monde libre et plein de gaieté. C'est ensuite et par opposition, une réflexion sur notre société et le travail qui peut nous enchaîner à un métier fastidieux plutôt qu'à celui qui nous donnera du plaisir. J'aurais plus vu cette œuvre classé dans le genre conte, comme le précise l'auteur, car ce n'est pas une histoire traitée de façon réelle dans la pure lignée du roman graphique. C'est merveilleusement conté et superbement mis en images, à lire et à relire.
Les Rameaux de Salicorne
Je ne peux pas dire ce qui m'a poussée à acheter cette bd classée en roman graphique, mon collectionnisme ? Les jolies planches peut-être… je sais pourtant qu'il ne faut pas se fier à ça ; dans tous les cas je l'ai et c'est parfait ; je suis on ne peut plus heureuse de l'avoir dans mes étagères et pouvoir la relire à volonté. Les rameaux de Salicorne a la saveur d'un conte, une magnifique histoire qui alterne passé et présent, fantastique et réalité - oui j'ai bien dit fantastique n'en déplaise à ceux qui ne le verrons pas, - bonheur intense et drame impitoyable. Le tout est raconté avec un talent fabuleux, un style simple et poétique au service d'un récit qui sans en avoir l'air se révèle très riche. Son scénario est dense et l'intrigue prenante de bout en bout ; quant au mystère de la fée il est tout à fait étonnant et lorsque celui-ci est enfin révélé je suis restée ébahie, scotchée sur la planche, non seulement belle mais absolument inattendue. Un petit souffle de tristesse plane sur l'histoire constamment et ce jusqu'à la fin, où l'on doit malheureusement aussi refermer la bd. Le dessin aux couleurs directes est beau et enchanteur, il a ça de magique qu'il nous embarque dans l'histoire immédiatement, dès la première case. Ne ratez surtout pas cette sublime lecture.
Rock a Billy Zombie Superstar
"Allez, hop ! Grande claque dans ta gueule", comme dirait l'autre ! Pardon pour ce langage peu soutenu, mais la narration libre et fracassante de Nikopek et Lou laisse des traces... Quel plaisir de lire et de regarder une telle BD ! Une fois encore, Ankama est un révélateur de talent ! Car "Rock A Billy Zombie Superstar" est bien la mise au grand jour de deux auteurs plus que prometteurs et en parfaite osmose. Ecrit à 4 mains, sur une idée originale de Nikopek, le scénario de "Rock A Billy Zombie Superstar" a tous les ingrédients pour faire mouche. Humour tranchant, répliques décapantes, scènes cultes et gores à souhait. Mais ce premier tome n'est pas qu'une simple histoire de zombie sanguinolente puisque Nikopek et Lou insèrent dans leur récit quelques thèmes sociaux qui à l'heure actuelle pourrissent nos belles sociétés. Ainsi, le plus flagrant est celui de la différence. Pour résumer, un jour tu fais partie des vivants (et même si tu es un looser de première), tu existes, et le lendemain pour une raison quelconque, tu te retrouves de l'autre côté de la barrière et là, tu n'es plus rien. Mais, pour Billy Rockerson, être du mauvais côté ne va peut-être pas être si mauvais que ça... Côté graphique, c'est encore une bonne claque. Malgré quelques petits défauts de jeunesse, le style de Nikopek est ravageur et le moins que l'on puisse dire c'est que ses personnages ont vraiment la gueule de l'emploi. Le découpage dynamique et les cadrages dignes d'un film à la Tarantino, donnent un rythme effréné à l'histoire, à un tel point que l'on se surprend à être à la fin de l'album sans avoir vu le temps passer. Mais cet album ne serait pas ce qu'il est sans les flamboyantes couleurs de Lou. Y a pas à dire, ces 2 auteurs se sont bien trouvés. Alors si vous avez le cœur bien accroché, laissez vous embarquer dans un road-trip Roméro-Tarantinesque survitaminé avec à ses commandes 2 futures rock stars de la BD.
Le Petit Rien tout neuf avec un ventre jaune
Quelle belle surprise !!! Je ne m'attendais pas à passer un si bon moment. A titre personnel, ce one shot est encore mieux que Les Petits Ruisseaux. L'histoire peut dérouter malgré sa simplicité. Les personnages sont excellents, les situations parfois hilarantes, la narration toujours claire, etc... Je ne trouve aucun défaut à cette BD, bien au contraire. Certains feront des reproches sur le dessin minimaliste. Je trouve qu'il correspond à merveille au scénario et sa mise en couleur est vraiment réussie. Dans ce style, c'est clairement le meilleur Rabaté. Il arrive à faire rire là où d'autres nous feraient pleurer. Cette BD fait dans le populaire sans tomber dans la caricature, mais en profite pour en rire. J'ai adoré le passage du frère dans l'émission Interville. A découvrir, Futuropolis se réveille en fanfare après une période de disette.
Eye Shield 21
Bon je donnerais un avis plus poussé que les 2 précédents pour avoir suivi de très près le manga et l'anime, et donc être bien plus loin dans l'histoire que les tomes sortis en france. C'est pour moi LA bonne surprise de l'année en manga, on ne l'attendait pas du tout. Eyeshield 21 a de nombreuses qualités. Là où je pensais au départ tomber sur un manga quelconque, avec un héros gentil qui se fait embêter par des méchants, j'ai découvert un manga bien plus original, mettant en scène des héros charismatiques (Hiruma, Kurita, les frères ah, et même les membres des équipes adverses) au travers de matchs de football américain plutôt bien retranscrits et dynamiques. Certes ce n'est pas très réaliste, mais qui voudrait que cela le soit? Toutefois l'engouement retombe au bout d'un certain nombre de tomes...le manga devient fortement répétitif et on se lasse des "exploits" d'eyeshield. A lire si vous aimez les shonens sportifs...
La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien
Qui aurait cru que Zidrou, auteur plutôt connu pour ses séries humoristiques telles que L'Elève Ducobu ou Les Crannibales, serait capable de produire des récits d'une telle sensibilité ? J'ai véritablement été bluffé et, avant tout, charmé. Cet album nous propose une dizaine d'histoires courtes, longues de deux à une quinzaine de pages. Zidrou a su se faire accompagner d'excellents dessinateurs. A l'exception de Simon Hureau, aucun d'entre eux ne m'était connu mais je gage qu'on en entendra souvent parler à l'avenir. La plupart d'entre eux sont espagnols et leurs graphismes rivalisent de maîtrise et de beauté. Leurs styles sont presque tous semi-réalistes, vivants, dynamiques et soignés. Et pour les rares chez qui la technique n'est pas à son apogée, ils compensent par une jolie personnalité graphique. Il est rare de trouver une telle constance dans la qualité du dessin dans ce type d'oeuvre collective. C'est un très bel ouvrage. Mais il vaut surtout par la qualité de ses récits. Tous sont imprégnés d'une même joie de vivre. Ils abordent des sujets réalistes, souvent durs voire tristes, mais sans jamais se départir d'une vraie bonne humeur, d'un amour de la vie et d'une tendresse pour tous les personnages. Ils battent en brèche de nombreux préjugés, sur la vieillesse, la solitude, la mort, le désir, ou encore l'amour. Le tout est raconté avec simplicité et poésie, des moments de la vie de tous les jours, mettant en scène parfois de jeunes, parfois des vieux, des hommes, des femmes, et même des animaux. Toutes ces histoires ne m'ont pas touché de la même manière mais nombreuses sont celles qui m'ont vraiment ému ou mis en joie. La plupart de ces récits sont beaux comme des haikus, courts mais emplis d'émotion. On en ressort avec un sentiment de légèreté et de bonheur dans le coeur.
Le Grand Jeu
Je n'ai qu'un reproche à faire à cette série, c'est d'être très très dense. En effet un album aurait été délayé par d'autres en deux voire trois tomes. D'ou peut être cette impression de confusion que certains ressentent. Personnellement je n'ai pas eu de difficulté à suivre et j'adore quand les récits sont denses et complets. Plusieurs aspects font la force de cette série. Tout d'abord le scenario, classique et dense comme je l'ai déjà précisé il est assez classique et efficace. Ensuite l'uchronie, ce postulat d'une guerre qui s'arrête entre la France et l'Angleterre et qui continue avec la Russie est très bien exploité. On se retrouve dans ce qui fait tout le sel de l'uchronie, un univers familier mais subtilement différent. Ce sentiment est renforcé par l'utilisation "opérationnelle" des prototypes aériens qui pullulaient dans les revues après guerre. Le dessin est splendide, il illustre parfaitement le propos. Il est rond mais pas trop, précis mais pas trop, parfait ! J'adore la scène du porte-avions dans le trois, c'est pour moi un très bon équilibre que peu d'auteurs obtiennent. Les personnages sont sympathiques mais ne font pas l'histoire, l'histoire c'est l'uchronie. Un dernier mot, ces ouvrages ont cette particularité qu'ils ne laissent pas indifférents. On le voit aux critiques, soit on adore, soit on déteste ! Moi j'adore.
Manhole
Drôlement efficace cette série ! Je ne sais pas vous, mais j’ai eu des petits frissons à plusieurs reprises… Quelle angoisse ces filaires ! Après Duds Hunt et Reset du même auteur, je me suis lancé dans ce thriller biologique assez haletant. Pas de place pour les temps morts, le rythme est soutenu et les trois albums se lisent avec beaucoup de plaisir. Le scénario est original et les rebondissements sont multiples, sans en faire de trop. Le côté un peu gore de certains passages n’est pas pour me déplaire ; encore une fois, l’auteur montre crument les choses mais n’en rajoute pas… Le dessin est bon, tantôt un peu plus approximatif, tantôt très précis. Quoiqu’il en soit, tant le trait que la mise en page permettent d’appuyer le dynamisme du récit. En conclusion, Manhole s’est avéré être une excellente série, meilleure encore que les deux autres citées. Je la conseille vivement; vous ne serez pas déçus par la qualité du récit, habilement construit sur trois opus... Sortez votre spray anti-moustique, et lancez-vous dans la lecture !
En chemin elle rencontre...
Les violences faites aux femmes sont un véritable fléau. Disséminés dans l’album, les chiffres, plutôt qu’éloquents, sont effrayants : 4 000 viols par mois en France, une femme meurt tous les deux jours et demi en France sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint, 500 000 jeunes femmes sont enlevées, torturées, brisées psychologiquement chaque année dans le monde pour servir l’assouvissement sexuel des hommes. Depuis quelques années la bande dessinée a quitté –du moins en certaines occasions- ses habituels habits de media de divertissement pour se faire revendicatrice. Sur le sujet des violences faites aux femmes, délicat à plusieurs égards, Inès, sorti en début d’année avait, à défaut d’éveiller les consciences, ouvert un peu le débat dans le microcosme de la BD. Certains medias spécialisés s’en étaient également fait l’écho. Le collectif qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Initié par son éditrice, Marie Moinard, qui en a également écrit une partie, il nous propose des tranches de vies, presque toutes fictives, mais pour la plupart inspirées de faits réels. Simples illustrations, caricatures, nouvelles illustrées ou réelles bandes dessinées de quelques pages, la diversité des formats va de pair, hélas avec les douleurs intimes racontées : excision, torture conjugale, prostitution, viol collectif… Avec, au centre, un article de presse relatant l’histoire d’Aïsha, cette Somalienne de 13 ans lapidée pour adultère il y a quelques années, alors qu’en réalité elle avait été violée par trois hommes. Une victime parmi des dizaines de milliers d’autres, victime d’un fanatisme religieux aveugle qui confine à la barbarie la plus abjecte. Un ouvrage féministe ? Peut-être. Mais est-ce réellement important ? Je n’ouvrirai pas le débat, n’ayant aucun talent dans l’exercice. Cependant j’ai une petite fille, et je n’ai aucune envie que le sourire qu’elle affiche le matin en se réveillant soit un jour déformé, défiguré par des coups ou des violences, qu’elles soient physiques ou psychologiques. Je ne le souhaite à aucune femme ou fille, quels que fussent leurs âges, couleurs de peau, religion, langue, etc. Pour l’aider à construire ce collectif, Marie Moinard a fait appel à de nombreux auteurs de bande dessinée (34 au total), et là encore, la diversité a parlé puisque des auteurs de renom (Caza, Corbeyran, Kris, Lapière, Lepage, qui signe la magnifique couverture du collectif…) côtoient des jeunes (Bauthian, Dillies, Vanders…). Tous ont fourni des travaux d’une grande intensité, prouvant par là-même leur engagement, leur attachement à une cause qui nous touche tous. Il y a de la diversité aussi dans les styles : semi-réaliste pour Swysen, réaliste la plupart du temps... C'est du beau travail, l'ouvrage en lui-même est vraiment de qualité sur le plan graphique. Ma partie préférée reste le récit se trouvant vers la fin, dont je vais vous parler plus en détail. Le recueil se conclut (presque, il y a deux illustrations ensuite) sur une histoire d’une vingtaine de pages, écrite par Marie Moinard et adaptée par Corbeyran pour Damien Vanders ; c’est une histoire qui à elle seule synthétise l’esprit humaniste qui souffle sur le collectif. Cette histoire, en quelques mots, est le témoignage d’une femme qui avait tout pour être heureuse, surtout un fiancé attentionné, lequel un jour où il revient de voyage se met à la frapper, pour des raisons surréalistes ou mystérieuses. Commence alors un processus de désagrégation de soi de la jeune femme, qui en gardera des séquelles toute sa vie. L’engagement de chacun des auteurs est palpable dans ces pages, et nous avons, comme dans l’ensemble du collectif, de la grande qualité. Je ne ferai pas, pour finir, mon curé en prêchant ceci ou cela, c’est à chacun de prendre ses responsabilités et de réfléchir à ses actes, mais ce collectif m’a permis de me rendre compte qu’il suffit qu’une personne soit motivée par une cause juste pour que d’autres la rejoignent afin de faire une œuvre revendicatrice où le talent le dispute à l’authenticité. Certains crieront à l’angélisme, mais tant pis, je veux croire qu’un monde meilleur est possible pour ma petite fille et toutes les autres. Le terme de « culte » ne convient pas à ce type d’ouvrage, à sa place je retiendrai celui d’acte courageux, humaniste et militant.
Wormwood
Voici un comics totalement déjanté et décalé qui ne ressemble à rien d'autre et qui pourtant est composé d'une ribambelle d'éléments déjà croisés ailleurs ; on y trouve des zombies, des aliens, un fantôme, un robot, des mondes parallèles, une pointe de magie et de mythologie, ainsi qu'un personnage principal qui n'est autre qu'un cadavre dirigé par un asticot nommé Wormwood. Cet improbable mélange signé Templesmith a un goût de nouveauté et se révèle être d'une indescriptible originalité. Il faut beaucoup de talent pour assembler tous ces éléments hétéroclites et en faire une histoire accrocheuse qui tienne la route. On y respire comme un petit air de Tim Burton, un doux mélange de finesse et d'horreur. Le début peut paraître déconcertant, mais pas de panique car l'auteur ne nous laisse pas dans l'ignorance très longtemps, les explications arrivent au fur et à mesure que l'on s'enfonce dans l'histoire et toujours à point nommé, sans précipitation. Les personnages ont de fortes personnalités et ont souvent des réactions inattendues, cela arrive aussi avec certaines scènes qui ne se déroulent ni ne finissent comme prévu. L'histoire est captivante et on ne peut qu'attendre la suite avec impatience. L'éditeur parle "d'humour débridé", je n'ai fait que sourire de temps en temps, je dirais que c'est plutôt de l'humour noir, celui qu'on savoure sans forcément rire mais qui fait autant plaisir, sinon plus. Graphiquement Templesmith se surpasse avec ce premier tome, c'est stupéfiant. Son style est le même que dans ses autres productions, mais ses couleurs sont plus vives et beaucoup plus variées, il s'est même fait un petit plaisir en colorisant les bulles ainsi que le lettrage et chaque personnage a ses dialogues bien personnalisés qu'il garde durant tout le récit. Une lecture à ne pas manquer.