Woaw! tout d'abord je me suis étonné de vos commentaires, puis j'ai regardé les "immanquables" de ce site, Astérix, Picsou et Spirou. ^^ C'est fini les années 60 les amis. ^^'
Metamuta est une œuvre contemporaine et magnifique, je dirais même la BD de l'année pour moi !
Et il a son intérêt dans Mutafukaz car il se passe juste entre le tome 2 et le tome 3 dans la tête d'Angelino pendant qu'il est laissé pour mort et on en apprend enfin plus sur le passé d'Angelino, sur sa mère qui a dû l'abandonner, on rentre dans des souvenirs inconscients, dans des fantasmes, on a tout une BD rien que pour rentrer dans sa tête un instant...
Et pour le style de Jérémie Labsolu, il sert complètement l'histoire, c'est bordélique, c'est brouillon, êtes vous déjà entré dans la tête d'un orphelin poursuivi par des aliens dans une ville tel que Dark Meat City ? ^^
Si vous ne me comprenez pas et que vous préférez les gros nez franco belge ^^', c'est que l'on ne vient pas du même monde. Et je pense que personne n'a raison, c'est juste une différence de point de vue, sachez juste que pendant que vous avez mal aux yeux en lisant Metamuta, moi je vomis dés que j'ouvre Astérix. ^^
Très bonne surprise que cette Marzi !
Tout d’abord, découvrir la réalité du quotidien d’une gamine du peuple dans la Pologne d’avant Glasnozt est très amusant. Nous connaissions l’existence des files devant les magasins, des tickets de rationnement pour l’essence, de la présence d’une pression morale et politique apte à briser toute volonté dissidente (du moins durant un certains temps), mais les voir au travers de yeux d’une gamine nous ouvre les nôtres bien mieux que n’importe quel discours.
Ensuite, le ton employé est très agréable. Marzi ne se plaint pas de sa condition. Son existence est telle qu’elle est, avec ses bons côtés et ses mauvais. On est loin d’un discours larmoyant sur la pauvre condition des habitants de l’Est, car ces récits sont avant tout tendres et amusants.
Enfin, le trait de Savoia est intelligemment naïf. Grâce à ce style, je « crois » à cette petite Marzi.
Reste une narration très présente, qui risque de décourager certains lecteurs. Personnellement, je l’ai trouvé très agréable, et son aspect documentaire, couplé à la simplicité de son style ont suffit à gommer les effets néfastes de son omniprésence.
Lecture chaudement conseillée (pour une série qui devrait être présente dans toutes les bibliothèques scolaires).
Quel plaisir de retrouver MAM !!!
A ma grande surprise, il délaisse ses jeux sur le support pour se consacrer principalement aux mots. Le scénario est très dense, les textes sont très élaborés et comportent des tournures murement réfléchies.
Il y a un aspect philosophique important mais pas seulement. MAM traite du sujet comme si il était vu depuis les principales corporations professionnelles.
C'est impossible à résumer, cette BD se doit d'être lue pour s'en faire un avis.
Graphiquement, c'est sobre mais efficace. J'aime ce genre de dessin où l'on retrouve comme dans certains Tardi juste du noir, du blanc et 2 teintes de gris. C'est classe et esthétique.
Ce one shot est du lourd dans tous les sens du terme. J'ai segmenté ma lecture en deux fois.
J'ai aussi apprécié la couverture qui comme pour La Guerre des OGM est de grande qualité et similaire aux productions Futuropolis. La pagination est importante et le prix raisonnable.
Cette BD n'a pas de défaut et me réjouit totalement.
Il fallait oser en faire une BD.
Ce projet me conforte sur le fait que la BD est un bon vecteur pour les documentaires.
Les auteurs ont fait un travail de recherches sérieux.
Ce one shot est structuré et argumenté. Certes il semble prendre un parti-pris : celui des anti-OGM mais dès le départ les différents types d'OGM et surtout d'utilisations d'OGM sont bien spécifiés. En fait, les problèmes sont principalement localisés sur les OGM agricoles et le lobby énorme des majors dont la principale : Monsanto.
On découvre chronologiquement les différentes étapes de développement, mais aussi des législations. Le sujet est complexe et demande toute l'attention.
Je préfère laisser chacun se faire sa propre opinion, mais je conseille la lecture de cette BD qui offre tous les éléments connus à ce jour.
Le dessin couleur est orienté illustration et accompagne à merveille le propos.
J'ai vraiment apprécié cette BD. Je tiens à souligner la qualité de la couverture semblable à ce qui se fait chez Futuropolis.
Le prix est d'ailleurs très honnête (17,50 euros) pour 156 pages.
Oukcébo !
Franchement chapeau ! Il y a longtemps que je n'avais pas pris un tel pied visuel avec une BD dont les auteurs m'étaient totalement inconnus. La mise en couleur directe est franchement époustouflante ! Et puis, c'est chaud, rythmé, y'a de l'ambiance, de l'épique, bref : ça fonctionne !
Nous voici en effet lancés sur les talons de Fergus, détective cynique et flegmatique, à qui les aventures les plus loufoques arrivent, dans un univers futuriste encore plus dégenté.
Alors si certains reprocheront à cette BD le côté vite emballé/pesé de ce one shot, j'ai trouvé pour ma part que cela collait bien au personnage qui oscillait entre un James Bond de bas étage et un Brett Sainclair d'amicalement votre : tout lui arrive mais rien ne l'atteint.
En espérant une suite qui permettrait d'approfondir cet univers prometteur, je vous en conseille vivement la lecture !
Ce Heaven's Door fait partie des meilleurs recueils d'histoires courtes qu'il m'ait été donné de lire. Le thème général de toutes ces histoires est la limite floue entre rêve et réalité et la difficulté à savoir de quel côté on se trouve en fin de compte.
Le dessin est très très réussi, fin et précis, détaillé et à regarder de près tant le domaine du rêve permet à l'artiste de laisser libre cours à son imagination. Le découpage est efficace, Keiichi Koike sait mettre en scène ses délires, il n'y a pas de doute. L'édition est, de plus, de très bonne qualité, avec une première série de pages en couleurs avec un petit montage sympathique.
Côté scénario, une seule des 10 histoires ne m'a pas plu (tellement confuse que, pour commencer, je n'ai pas compris dans quel sens il fallait lire les cases... d'ailleurs je ne l'ai pas terminée, peut-être que j'y retournerai plus tard), les autres sont soit bonnes soit très bonnes avec une mention très spéciale à "Par Avion" qui laisse dans l'expectative jusqu'à la dernière page (un coup de coeur pour ça).
L'auteur sait construire des histoires qui tiennent la route sur peu de pages et les illustrer de très belle manière, en accord parfait avec la confusion propre aux rêves et hallucinations.
Belle découverte, à lire absolument !
Je suis tombé sur ce recueil d'histoires par hasard et j'ai tout de suite été pris dans la lecture. Je ne connaissais pas Robert Crumb auparavant et j'ai découvert une bd à la fois intelligente, drôle et réaliste.
Le dessin est assez particulier mais je l'ai trouvé plutôt bon, le noir et blanc renforçant bien l'ambiance des récits.
Bref, une très bonne surprise pour moi et assurément de la bonne bd, pour peu que vous aimiez l'humour et l'autodérision de son auteur.
Je n’avais jamais lu de manga, le décalage culturel et le style graphique caricatural aux grands yeux et grosses gouttes pour exprimer une émotion, m’ont jusqu’ici toujours rebuté. Toutefois, j’ai enfin franchi le pas avec la présente série, suite aux nombreuses éloges entendues autour de moi ou lues sur BDthèque.
Et bien j’avoue tout, j’ai pris une grosse claque, j’ai été complètement embarqué par l’histoire incroyable de Hiroshi, un homme de 48 ans projeté dans le passé et qui va revivre ses 14 ans, tout en gardant son expérience d’adulte. Le récit s’avère passionnant, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que l’on ferait à sa place, si on vivait nous même une telle expérience de voyage dans le temps. Peut-on modifier le destin, ou celui-ci est il déjà tracé quelque soit les orientations prises.
Les personnages sont vraiment attachants et nous font vivre de belles émotions, la narration est d’une fluidité et d’une poésie envoûtante. Ce diptyque au nombre de pages conséquentes se dévore littéralement.
Cerise sur le gâteau, le dessin ne correspond pas du tout à ma vision du manga, il s’avère très agréable, un noir et blanc fin et détaillé, notamment avec certains décors somptueux. Les personnages sont représentés simplement, sans aucune expression caricaturale, ce qui permet de mieux faire passer les émotions.
Une œuvre sensible et subtile, un bonheur de lecture.
Après la lecture des 3 tomes.
Cette série est une vrai petite merveille. Chaque tome se lit indépendamment mais ils se suivent et forment un tout.
Le tsar est confronté à des difficultés mettant en péril son empire.
Le premier tome l'oppose à un gouvernement formé de conjurés, le second traite d'une montée de violence dans les pays du sud et le troisième le voit en péril à cause d'élections pour la douma.
Il y a 3 personnages principaux dans cette série : le tsar bien sur, son ami le prince et la pièce centrale : le conteur. Ce dernier est incontournable et oriente les récits pour nous offrir de beaux contes semblables à ceux qu'il narre en permanence.
Dans le premier tome, c'est un de ses contes qui va aider le tsar à se sortir de ses problèmes.
Le tsar fait preuve d'intelligence frôlant la folie pour ses proches lorsqu'il prend de risques.
Ces contes ont de fortes connotations politiques et mettent en avant la Russie des Tsars.
Le dessin est superbe, il est semblable à la nouvelle vague. Le trait m'a fait penser à Tanquerelle et les couleurs sont toutes plus belles les une que les autres.
J'ai vraiment passé un excellent moment avec cette série intelligente et non dénuée d'humour.
Une large période de l'Histoire des États-Unis est retranscrite en image : du massacre de Woundned Knee en 1890 à nos jours.
Un point de vue différent de l'Histoire officielle est donné par l'auteur ici adapté, Howard Zinn. Il s'agit du point de vue du peuple.
Howard Zinn est un professeur de science politique de l'université de Boston, il est un membre du mouvement des droits civiques, sa sensibilité politique est visiblement à gauche.
Cette adaptation de son livre est plutôt réussie, aux dessins simples et sans fioritures de Micke Konopacki sont adjoints un nombre impressionnant de photos et documents d'archives relatant les faits dont il est question.
La narration est fluide bien que la partie écrite tienne une place conséquente. En guise de fil rouge, Howard Zinn en personne fait office de narrateur, l'Histoire est racontée de sa bouche alors qu'il donne une conférence.
Passant d'un évènement à l'autre, les auteurs développent leurs thèmes à partir du choix d’un fait de l'Histoire. L'exercice ressemble à une véritable économie narrative très bien pensée et allant à l'essentiel. L'ensemble bien que dense se lit donc très bien, il s'agit tout de même d'un livre de plus de deux cent cinquante pages.
Au niveau des répercussions mondiales, nombre d'évènements sont racontés, le livre est divisé en douze grands chapitres et montre les dérives qu'a parfois occasionné l'interventionnisme américain, l’auteur parle sans langue de bois des intérêts financier qui occasionnent les guerres. Bien évidemment on y découvre parallèlement combien certaines personnes ont dû lutter et luttent encore pour faire valoir leurs droits aux États-Unis. Qu'ils s'agissent des noirs, des indiens ou des victimes de guerre entre autres.
En tant que lecteur Européen on regrettera que certains faits semblent survolés, comme la guerre froide ou les répercussions des deux guerres mondiales hors des frontières américaines, mais il ne s'agit pas de l'Histoire du monde.
La biographie de Zinn est judicieusement et naturellement insérée dans le récit, sa rencontre avec de jeunes communistes, sa participation à la seconde guerre mondiale, son implication politique et pacifiste, l’air de rien c'est un point fort appréciable.
Ce livre est très recommandable et instructif tant il contient nombre d'informations sur des évènements historiques connus et moins connus.
Si l'impérialisme américain est clairement démontré selon le point de vue de Zinn, il ne s'agit pas pour autant de cynisme de bas étage ou d'un discourt politique de pacotille, le propos est étayé par des faits recueilli en une vie de travail d'un homme érudit, passionné et engagé. On est loin de l'anti-américanisme primaire récupérateur.
Pour preuve, le livre s'achève sur une note optimiste, une foi en l'avenir et en l'homme de la part de l'auteur.
A lire.
JJJ
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Mutafukaz - Métamuta
Woaw! tout d'abord je me suis étonné de vos commentaires, puis j'ai regardé les "immanquables" de ce site, Astérix, Picsou et Spirou. ^^ C'est fini les années 60 les amis. ^^' Metamuta est une œuvre contemporaine et magnifique, je dirais même la BD de l'année pour moi ! Et il a son intérêt dans Mutafukaz car il se passe juste entre le tome 2 et le tome 3 dans la tête d'Angelino pendant qu'il est laissé pour mort et on en apprend enfin plus sur le passé d'Angelino, sur sa mère qui a dû l'abandonner, on rentre dans des souvenirs inconscients, dans des fantasmes, on a tout une BD rien que pour rentrer dans sa tête un instant... Et pour le style de Jérémie Labsolu, il sert complètement l'histoire, c'est bordélique, c'est brouillon, êtes vous déjà entré dans la tête d'un orphelin poursuivi par des aliens dans une ville tel que Dark Meat City ? ^^ Si vous ne me comprenez pas et que vous préférez les gros nez franco belge ^^', c'est que l'on ne vient pas du même monde. Et je pense que personne n'a raison, c'est juste une différence de point de vue, sachez juste que pendant que vous avez mal aux yeux en lisant Metamuta, moi je vomis dés que j'ouvre Astérix. ^^
Marzi
Très bonne surprise que cette Marzi ! Tout d’abord, découvrir la réalité du quotidien d’une gamine du peuple dans la Pologne d’avant Glasnozt est très amusant. Nous connaissions l’existence des files devant les magasins, des tickets de rationnement pour l’essence, de la présence d’une pression morale et politique apte à briser toute volonté dissidente (du moins durant un certains temps), mais les voir au travers de yeux d’une gamine nous ouvre les nôtres bien mieux que n’importe quel discours. Ensuite, le ton employé est très agréable. Marzi ne se plaint pas de sa condition. Son existence est telle qu’elle est, avec ses bons côtés et ses mauvais. On est loin d’un discours larmoyant sur la pauvre condition des habitants de l’Est, car ces récits sont avant tout tendres et amusants. Enfin, le trait de Savoia est intelligemment naïf. Grâce à ce style, je « crois » à cette petite Marzi. Reste une narration très présente, qui risque de décourager certains lecteurs. Personnellement, je l’ai trouvé très agréable, et son aspect documentaire, couplé à la simplicité de son style ont suffit à gommer les effets néfastes de son omniprésence. Lecture chaudement conseillée (pour une série qui devrait être présente dans toutes les bibliothèques scolaires).
Dieu en personne
Quel plaisir de retrouver MAM !!! A ma grande surprise, il délaisse ses jeux sur le support pour se consacrer principalement aux mots. Le scénario est très dense, les textes sont très élaborés et comportent des tournures murement réfléchies. Il y a un aspect philosophique important mais pas seulement. MAM traite du sujet comme si il était vu depuis les principales corporations professionnelles. C'est impossible à résumer, cette BD se doit d'être lue pour s'en faire un avis. Graphiquement, c'est sobre mais efficace. J'aime ce genre de dessin où l'on retrouve comme dans certains Tardi juste du noir, du blanc et 2 teintes de gris. C'est classe et esthétique. Ce one shot est du lourd dans tous les sens du terme. J'ai segmenté ma lecture en deux fois. J'ai aussi apprécié la couverture qui comme pour La Guerre des OGM est de grande qualité et similaire aux productions Futuropolis. La pagination est importante et le prix raisonnable. Cette BD n'a pas de défaut et me réjouit totalement.
La guerre des OGM
Il fallait oser en faire une BD. Ce projet me conforte sur le fait que la BD est un bon vecteur pour les documentaires. Les auteurs ont fait un travail de recherches sérieux. Ce one shot est structuré et argumenté. Certes il semble prendre un parti-pris : celui des anti-OGM mais dès le départ les différents types d'OGM et surtout d'utilisations d'OGM sont bien spécifiés. En fait, les problèmes sont principalement localisés sur les OGM agricoles et le lobby énorme des majors dont la principale : Monsanto. On découvre chronologiquement les différentes étapes de développement, mais aussi des législations. Le sujet est complexe et demande toute l'attention. Je préfère laisser chacun se faire sa propre opinion, mais je conseille la lecture de cette BD qui offre tous les éléments connus à ce jour. Le dessin couleur est orienté illustration et accompagne à merveille le propos. J'ai vraiment apprécié cette BD. Je tiens à souligner la qualité de la couverture semblable à ce qui se fait chez Futuropolis. Le prix est d'ailleurs très honnête (17,50 euros) pour 156 pages.
Fergus Détective Publicitaire
Oukcébo ! Franchement chapeau ! Il y a longtemps que je n'avais pas pris un tel pied visuel avec une BD dont les auteurs m'étaient totalement inconnus. La mise en couleur directe est franchement époustouflante ! Et puis, c'est chaud, rythmé, y'a de l'ambiance, de l'épique, bref : ça fonctionne ! Nous voici en effet lancés sur les talons de Fergus, détective cynique et flegmatique, à qui les aventures les plus loufoques arrivent, dans un univers futuriste encore plus dégenté. Alors si certains reprocheront à cette BD le côté vite emballé/pesé de ce one shot, j'ai trouvé pour ma part que cela collait bien au personnage qui oscillait entre un James Bond de bas étage et un Brett Sainclair d'amicalement votre : tout lui arrive mais rien ne l'atteint. En espérant une suite qui permettrait d'approfondir cet univers prometteur, je vous en conseille vivement la lecture !
Heaven's Door
Ce Heaven's Door fait partie des meilleurs recueils d'histoires courtes qu'il m'ait été donné de lire. Le thème général de toutes ces histoires est la limite floue entre rêve et réalité et la difficulté à savoir de quel côté on se trouve en fin de compte. Le dessin est très très réussi, fin et précis, détaillé et à regarder de près tant le domaine du rêve permet à l'artiste de laisser libre cours à son imagination. Le découpage est efficace, Keiichi Koike sait mettre en scène ses délires, il n'y a pas de doute. L'édition est, de plus, de très bonne qualité, avec une première série de pages en couleurs avec un petit montage sympathique. Côté scénario, une seule des 10 histoires ne m'a pas plu (tellement confuse que, pour commencer, je n'ai pas compris dans quel sens il fallait lire les cases... d'ailleurs je ne l'ai pas terminée, peut-être que j'y retournerai plus tard), les autres sont soit bonnes soit très bonnes avec une mention très spéciale à "Par Avion" qui laisse dans l'expectative jusqu'à la dernière page (un coup de coeur pour ça). L'auteur sait construire des histoires qui tiennent la route sur peu de pages et les illustrer de très belle manière, en accord parfait avec la confusion propre aux rêves et hallucinations. Belle découverte, à lire absolument !
Mes problèmes avec les femmes (Mes Femmes)
Je suis tombé sur ce recueil d'histoires par hasard et j'ai tout de suite été pris dans la lecture. Je ne connaissais pas Robert Crumb auparavant et j'ai découvert une bd à la fois intelligente, drôle et réaliste. Le dessin est assez particulier mais je l'ai trouvé plutôt bon, le noir et blanc renforçant bien l'ambiance des récits. Bref, une très bonne surprise pour moi et assurément de la bonne bd, pour peu que vous aimiez l'humour et l'autodérision de son auteur.
Quartier lointain
Je n’avais jamais lu de manga, le décalage culturel et le style graphique caricatural aux grands yeux et grosses gouttes pour exprimer une émotion, m’ont jusqu’ici toujours rebuté. Toutefois, j’ai enfin franchi le pas avec la présente série, suite aux nombreuses éloges entendues autour de moi ou lues sur BDthèque. Et bien j’avoue tout, j’ai pris une grosse claque, j’ai été complètement embarqué par l’histoire incroyable de Hiroshi, un homme de 48 ans projeté dans le passé et qui va revivre ses 14 ans, tout en gardant son expérience d’adulte. Le récit s’avère passionnant, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que l’on ferait à sa place, si on vivait nous même une telle expérience de voyage dans le temps. Peut-on modifier le destin, ou celui-ci est il déjà tracé quelque soit les orientations prises. Les personnages sont vraiment attachants et nous font vivre de belles émotions, la narration est d’une fluidité et d’une poésie envoûtante. Ce diptyque au nombre de pages conséquentes se dévore littéralement. Cerise sur le gâteau, le dessin ne correspond pas du tout à ma vision du manga, il s’avère très agréable, un noir et blanc fin et détaillé, notamment avec certains décors somptueux. Les personnages sont représentés simplement, sans aucune expression caricaturale, ce qui permet de mieux faire passer les émotions. Une œuvre sensible et subtile, un bonheur de lecture.
Le Tsar Fou
Après la lecture des 3 tomes. Cette série est une vrai petite merveille. Chaque tome se lit indépendamment mais ils se suivent et forment un tout. Le tsar est confronté à des difficultés mettant en péril son empire. Le premier tome l'oppose à un gouvernement formé de conjurés, le second traite d'une montée de violence dans les pays du sud et le troisième le voit en péril à cause d'élections pour la douma. Il y a 3 personnages principaux dans cette série : le tsar bien sur, son ami le prince et la pièce centrale : le conteur. Ce dernier est incontournable et oriente les récits pour nous offrir de beaux contes semblables à ceux qu'il narre en permanence. Dans le premier tome, c'est un de ses contes qui va aider le tsar à se sortir de ses problèmes. Le tsar fait preuve d'intelligence frôlant la folie pour ses proches lorsqu'il prend de risques. Ces contes ont de fortes connotations politiques et mettent en avant la Russie des Tsars. Le dessin est superbe, il est semblable à la nouvelle vague. Le trait m'a fait penser à Tanquerelle et les couleurs sont toutes plus belles les une que les autres. J'ai vraiment passé un excellent moment avec cette série intelligente et non dénuée d'humour.
Une Histoire Populaire de l'Empire Américain
Une large période de l'Histoire des États-Unis est retranscrite en image : du massacre de Woundned Knee en 1890 à nos jours. Un point de vue différent de l'Histoire officielle est donné par l'auteur ici adapté, Howard Zinn. Il s'agit du point de vue du peuple. Howard Zinn est un professeur de science politique de l'université de Boston, il est un membre du mouvement des droits civiques, sa sensibilité politique est visiblement à gauche. Cette adaptation de son livre est plutôt réussie, aux dessins simples et sans fioritures de Micke Konopacki sont adjoints un nombre impressionnant de photos et documents d'archives relatant les faits dont il est question. La narration est fluide bien que la partie écrite tienne une place conséquente. En guise de fil rouge, Howard Zinn en personne fait office de narrateur, l'Histoire est racontée de sa bouche alors qu'il donne une conférence. Passant d'un évènement à l'autre, les auteurs développent leurs thèmes à partir du choix d’un fait de l'Histoire. L'exercice ressemble à une véritable économie narrative très bien pensée et allant à l'essentiel. L'ensemble bien que dense se lit donc très bien, il s'agit tout de même d'un livre de plus de deux cent cinquante pages. Au niveau des répercussions mondiales, nombre d'évènements sont racontés, le livre est divisé en douze grands chapitres et montre les dérives qu'a parfois occasionné l'interventionnisme américain, l’auteur parle sans langue de bois des intérêts financier qui occasionnent les guerres. Bien évidemment on y découvre parallèlement combien certaines personnes ont dû lutter et luttent encore pour faire valoir leurs droits aux États-Unis. Qu'ils s'agissent des noirs, des indiens ou des victimes de guerre entre autres. En tant que lecteur Européen on regrettera que certains faits semblent survolés, comme la guerre froide ou les répercussions des deux guerres mondiales hors des frontières américaines, mais il ne s'agit pas de l'Histoire du monde. La biographie de Zinn est judicieusement et naturellement insérée dans le récit, sa rencontre avec de jeunes communistes, sa participation à la seconde guerre mondiale, son implication politique et pacifiste, l’air de rien c'est un point fort appréciable. Ce livre est très recommandable et instructif tant il contient nombre d'informations sur des évènements historiques connus et moins connus. Si l'impérialisme américain est clairement démontré selon le point de vue de Zinn, il ne s'agit pas pour autant de cynisme de bas étage ou d'un discourt politique de pacotille, le propos est étayé par des faits recueilli en une vie de travail d'un homme érudit, passionné et engagé. On est loin de l'anti-américanisme primaire récupérateur. Pour preuve, le livre s'achève sur une note optimiste, une foi en l'avenir et en l'homme de la part de l'auteur. A lire. JJJ