Les derniers avis (9677 avis)

Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Escales
Escales

Tiens, une BD sympathique passée un peu inaperçue... Pourtant ces trois tomes, qui peuvent se lire de façon indépendante, proposent une histoire plutôt agréable à parcourir, pour peu qu'on n'ait pas trop l'humeur tatillonne. En effet, s'affranchissant un peu de la cohérence, Kierzkowski nous conte une histoire qui court sur 50 ans, avec des personnages communs mais qui vivent un épisode marquant à un moment donné de leur existence, d'où ces trois époques : 1905, 1926 et 1955. Les lieux sont différents également : une petite ville côtière en Angleterre, puis Hong Kong et New York. Cela permet de suivre une sorte de saga familiale, une ascension sociale aussi. Les péripéties s'enchaînent très vite, il y a un peu de vaudeville mâtiné d'aventure pure, et cela est plutôt agréable, même si par moments ça paraît un chouïa verbeux.. Pour l'épauler sur le plan graphique, le scénariste a fait appel à un jeune dessinateur, tout à fait dans la mouvance des frères Jouvray, et ça tombe bien puisque c'est Anne-Claire Jouvray qui s'occupe des couleurs sur les deux premiers tomes, renforçant l'impression de parenté graphique. Le coloriste change à partir du tome 3, et on perçoit le dessin différemment, je le trouve moins riche, avec ces couleurs moins diversifiées... C'est donc une série à découvrir si vous souhaitez connaître un vrai moment de bonne lecture, distrayante et aventureuse.

26/08/2009 (modifier)
Par JJJ
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Brigade Chimérique
La Brigade Chimérique

J’ai eu un coup de cœur pour ce bouquin, je l'ai donc acheté et lu. Au début j'ai eu un peu peur quand j'ai aperçu des nazis dans l'histoire, leur omniprésence dans ce type d’œuvre n’est pas surprenante, mais je trouve le filon surexploité ; ils ont beau être l'incarnation du mal absolu du siècle dernier, j’aimerais parfois me passer de les voir. Fort heureusement tout prend un éclairage différent dès l'engagement de la lecture, au bout de quelques pages tournées on se rend vite compte que l’imagerie nazie n’est qu’un élément parmi d’autres. L’univers, qui semble de prime abord aussi hétéroclite que farfelu, se révèle finalement doté d’une richesse et d’une cohérence qui régale immédiatement le chaland feuilleteur. Naturellement la lecture s’en trouve facilitée, tout semble se mettre gentiment en place et coule de façon fluide d’une vignette à l’autre malgré la multitude d’éléments rapportés de différents milieux. Le monde offert à nos yeux, peuplé de personnages presque réels, confrontés à des protagonistes qui semblent issus de diverses écritures, me semble plus chimérique qu’uchronique. Qui sait, quand elle va se développer vraiment, où cette intrigue nous mènera. La Brigade Chimérique ressemble à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires sans pour autant n’en être qu’un simple ersatz, il y a de la vie dans cette Brigade, et une identité propre et décomplexée. Découpée comme un bon feuilleton en plus d’être joliment narrée, cette BD fourmille de références en tous genres, Spooky en cite quelques-unes dans son avis, il y en a d'autres, il y en a tant que l’on se surprend à les chercher (par exemple j’ai vu Doc Savage et aperçu une délicieuse créature qui ressemble fortement à Poison Ivy... chacun sa culture les amis ;) ), on ne peut également que se réjouir du bel hommage à Fritz Lang, l'oeuvre du cinéaste imprègne le récit au travers de choses qu'il a utilisées et qui sont ici retranscrites, comme le docteur Mabuse, mais aussi la gigantesque Metropolis, une ville spectaculaire, surgie de nulle part que l’on devine à peine en ces pages, mais qui semble bien partie pour occuper une place importante dans l’histoire. J'ai également aimé certains petits clins d'œil forts à propos. Par exemple c'est bien dans cette période méconnue de notre Histoire qu'est apparu Superman, le voir dans cette BD, à ses débuts, aux côtés de personnages venus d’ailleurs comme le Passe-Muraille, n’est qu'un petit détail mais ça fait plaisir. Quant aux dessins, ils ont un côté vieux comic qui se fond parfaitement dans les cases. C’est élégant. Ce premier tome dégusté tout seul peut sembler frugal mais c’est surtout une mise en bouche alléchante qui semble augurer du meilleur pour la suite. Vivement donc… JJJ

26/08/2009 (modifier)
Par pewi
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nicolas Eymerich Inquisiteur
Nicolas Eymerich Inquisiteur

Je suis entré dans cette BD comme quand j'entre dans l'univers de Enki Bilal. L'atmosphère est lourde, les couleurs extrêmement suggestives et le coup de crayon désagréable dans le détail mais joli dans son ensemble. Le thème de l'Histoire secrète est bien développé en parallèle entre deux périodes : moyen-âge et guerre froide. L'histoire est complexe sans être étourdissante et les personnages très bien campés à mon gout. Le scénario exploite les ficèles classiques de l'enquête policière avec d'agréables soupçons d'inquisition. Ce que j'ai le plus aimé c'est la manière dont sont traités des aspects atroces de la nature humaine en plusieurs temps et avec un sens de l'esthétisme graphique et scénaristique très franc. Je n'ai lu que le premier tome, mais pour le moment je ne vois pas de points faibles à cette BD : j'ai hâte d'en reprendre !

25/08/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Brigade Chimérique
La Brigade Chimérique

Voilà une nouvelle série très ambitieuse, qui, si elle confirme les espoirs placés en elle, pourrait bien devenir un classique. L’ambition des deux co-scénaristes, par ailleurs chefs de file de la SF française, est d’écrire une mythologie super-héroïque européenne. Le point de départ, si l’on peut dire, est l’absence de super-héros dans cette zone après le second conflit mondial. D’où le sous-titre de la série « la fin des super-héros européens ». Vaste entreprise, où d’autres se sont cassés les dents, mais dont d’autres auteurs ont pu aussi se sortir dans des sphères différentes. Je pense à des séries telles que Watchmen et La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avec lesquelles la comparaison est inévitable. Dans le prologue nous sommes à Metropolis, une cité secrète nichée dans les Alpes autrichiennes, où le Dr Mabuse a convoqué l’ensemble des super-héros européens pour leur exposer un plan de guerre. S’y trouvent des « méchants », comme Gog et la Phalange, mais aussi des « gentils », tels que Gibberne, l’Accélérateur, ou encore Irène Joliot-Curie, fille de la physicienne Marie Curie, cachée dans une super armure soviétique. De cette réunion va naître un conflit qui transformera à jamais l’Europe. Pour enrichir leur récit, les scénaristes ont convoqué à peu près toutes les ressources de la littérature fantastique de l’entre-deux guerres. Les Surréalistes, le Golem (certes plus ancien), le Passe-Murailles, Harry Dickson, et même Superman, présent sous une autre identité, transparente (« Steele »)… Les auteurs font même un petit clin d’œil à Lovecraft ; quant à moi j’ai vu également une référence au film Cube. Manquant personnellement de repères, je pense qu’il y a d’autres influences et références, que je n’ai pas vues. Mais peu importe, puisque l’ensemble se tient sans trop d’incohérences, et que ce tome 1 ébauche un récit qui sera sans doute riche. Il comporte un prologue et le premier récit de la série (qui comptera au final 6 tomes), où il ne se passe pas grand-chose mais où un amateur de fantastique comme moi peut trouver du grain à moudre, et des pistes de recherche pour enrichir sa connaissance du genre. Le dessinateur chargé de ce travail de stakhanoviste est Gess, auteur de Teddy Bear et Carmen Mc Callum. Il a fait beaucoup de recherches pour coller à l’ambiance de cette série, proche du bauhaus et de l’expressionnisme allemand. Ces recherches sont notamment visibles dans les décors, les costumes, les architectures, ce qui rend le récit plus réaliste. On pourrait croire cette bande dessinée réalisée par une équipe américaine, tant elle ressemble à d’autres productions outre-Atlantique : format, sujet (super-héros, bien sûr), découpage bien sûr (Gess fait ici un travail qui est à rapprocher de celui de Stan et Vince, par exemple). En feuilletant l’album on risque de trouver son travail un peu bâclé, mais à la lecture cette sensation disparaît pour une impression générale d’efficacité, et surtout une recherche d’authenticité et de fidélité aux différentes figures emblématiques qui parsèment le récit. A noter également le très bon travail éditorial des graphistes de l’Atalante, avec une maquette soignée et des « bonus » dans le ton et la mode des années 1930. En résumé, une uchronie riche qui intéressera les amateurs du genre.

25/08/2009 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Encre du Passé
L'Encre du Passé

Quelle belle BD. Le thème n’est pourtant pas follement original. Le coup de la petite qui est adoptée par un maître pour parfaire son art, et qui en même temps s’embarque dans une quête initiatique qui va aussi lui enseigner la sagesse et la philosophie de la vie, c’est du vu et revu, dans les mangas en particulier. Et pourtant, il se dégage une telle poésie, un calme presque envoutant, je me suis laissé emporter par l’histoire, et j’ai passé un agréable et paisible moment de lecture. Les fans d’action seront déçus, forcément, puisque l’auteur évoque surtout des thèmes tels que l’art, la sagesse, et plus généralement la vie. J’ai beaucoup aimé la fin, elle a réussi à me toucher sans trop en faire, entre rendez-vous manqués et leçon d’optimisme et de persévérance, et j’ai refermé ce bel album avec un sentiment de bien-être. Le dessin et surtout les couleurs sont tout simplement magnifiques. Je m’arrêtais souvent pour admirer un paysage ou un village, et en fin de lecture j’ai feuilleté la BD pendant de nombreuses minutes… un délice pour les yeux ! Une lecture incontournable, et qui à mon humble avis pouvait difficilement faire mieux dans le genre… la note maximale, donc !

25/08/2009 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 3 minutes
3 minutes

Un récit poétique et romantique, sans pour autant nous servir les clichés à l‘eau de rose que l‘on pourrait redouter dans ce type d‘histoire. Au contraire, une impression de douceur et de légèreté emplit chacune de ces planches. On s’attache très vite à Max et ses aventures amoureuses, ainsi qu’à ses amis touchants par leurs solitudes ou leurs échecs sentimentaux. La lecture s’avère fluide et rapide, la mise en page et les états d’âme du personnage, représenté sur son croissant de lune et hésitant à se lancer dans le grand bain d’une nouvelle histoire sentimentale sont assez bien vus. Le dessin minimaliste et épuré au maximum colle parfaitement à la légèreté du récit. La couleur noir et blanc convient parfaitement à ce style graphique, et se voit ponctué de rouge pour exprimer les sentiments amoureux des personnages, les mots ne sont alors plus nécessaires… Une lecture rapide, zen et rafraîchissante. Rien d'époustouflant, mais une belle découverte. Note : 3,5/5.

24/08/2009 (modifier)
Par Mitch
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vie en slip
La Vie en slip

Après avoir assuré le dessin du deuxième tome de Voltige et Ratatouille (Les voleurs de salsifis) puis avoir réalisé le scénario des deux tomes de la série "Les démons de Dunwich", Steve Baker nous livre ici son premier album solo, le premier tome de "La vie en slip". Ce premier opus tout public nous plonge avec délice dans la vie quotidienne chaotique et les questionnements existentiels de 3 jeunes losers magnifiques de cour de récré : Jean-Paul Farte, Pedro Spinouza & Gilles Delouze. Leurs noms l'indiquent, ils auraient pu avoir un tout autre destin à une lettre près (leurs noms de famille ne vous rappellent rien ?). Les gags se suivent sans se ressembler, l'humour est là. Le dessin fort sympathique, très expressif, rajoute au comique grotesque d'une mise en scène assez simple et efficace. La couleur est aussi une actrice efficace de la narration qui surprend assez souvent par sa présence accompagnant agréablement la lecture. On ressort de cette lecture fraîche et légère avec une envie : mener aussi tout simplement la vie en slip.

23/08/2009 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bulles & Nacelle
Bulles & Nacelle

Certains affirment que Renaud Dillies recycle les mêmes idées, encore et encore… c’était peut-être vrai pour ses œuvres précédentes (et encore, moi ça ne me dérangeait pas plus que ca !). Mais je trouve cette affirmation un peu injuste dans le cas de « Bulles et Nacelle ». Les thèmes chers à l’auteur (l’amour et la musique) laissent ici la place à ceux de la solitude et de la créativité artistique. C’est beau, poétique sans trop en faire (j’ai beaucoup aimé la représentation de la solitude) et j’ai été touché par la vie de Charlie, simple et compliquée à la fois. Et puis alors je trouve que Dillies s’est surpassé au niveau du dessin ! Regardez moi ces planches dans la galerie ! Son style est mignon à souhait, et transporte le lecteur dans un univers féerique et onirique… Certaines cases me rappellent les contes de mon enfance. Bref, une belle histoire magnifiquement illustrée, et le travail d’édition de Dargaud est superbe, ce qui ne gâche rien… un bien bel objet, et un coup de cœur !

23/08/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Jardin d'hiver
Le Jardin d'hiver

Je ne m’attendais pas du tout à revoir la mention de Renaud Dillies sur une couverture des éditions Paquet ! C’est donc vraiment par hasard que je suis tombé sur « Le Jardin d’hiver ». Je ne m’attendais pas non plus à ce que Renaud Dillies abandonne ses crayons pour les laisser à un autre auteur ! C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis mis à feuilleter cet album… « Le jardin d’hiver » met en scène un brave jeune garçon de café qui se demande bien ce qu’il fout sur la terre jusqu’au jour où il rend visite à son voisin du dessus pour lui demander de réparer une fuite d’eau. Le vieil homme l’accueille en le prenant pour son fils… Les fans de Renaud Dillies seront surpris de découvrir un recueil assez loin de ce que l’auteur a fait jusqu’à maintenant, c'est-à-dire assez loin du monde du jazz (enfin ! ). Et puis, pour une fois, les bédéphiles auront droit à un récit de cet auteur sur la vie plus optimiste que ce qu’il faisait d’habitude. Bien que le scénario de Renaud Dillies ne soit guère original et tienne sur une ligne, j’ai passé un excellent moment de lecture avec « Le jardin d’hiver » ! Cette histoire m’est apparue très touchante et empreinte d’une mélancolie qui a su m’émouvoir. C’est aussi une petite fable sur la vie, sur ces petits moments de chaleur humaine qui peuvent nous redonner du sens à la vie. Le graphisme de Grazia La Padula ? Je le trouve magnifique ! A mon avis, son dessin est plein de détails, les personnages sont expressifs, la mise en couleurs est vraiment excellente et puis, il y a surtout ce style très personnel de l’auteur qui sied à merveille au scénario de Renaud Dillies : une vraie réussite ! J’ai beaucoup aimé ce nouvel album de la collection « Blandice ». Et puis, pour une fois, Renaud Dillies nous présente un récit sur la vie avec une vision plus optimiste que ce qu’il faisait jusqu’à maintenant. C’est une histoire qui m’a touché par sa simplicité et aussi par son thème universel sur la richesse des rapports humains. En plus, j’ai adoré le coup de patte très personnel de Grazia La Padula (elle est lauréate du prix « Jeunes Talents» au festival international de la bande dessinée d’Angoulême de 2007). Vraiment, un très bel album ce « Jardin d’hiver » !

22/08/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Urusei Yatsura - Lamu
Urusei Yatsura - Lamu

Urusei Yatsura est mon manga culte ! Bon. D’accord. Le début est très moyen. Ce n’est pas souvent drôle et les personnages ne sont pas attachants. Heureusement, l’arrivée de Mendo dans le tome 2 va changer ça. Bien que l’humour soit répétitif, je me marre toujours à la lecture d’un tome. Ce qui fait la force de ce manga pour moi, ce sont les personnages qui sont tous plus marrants les uns que les autres ! Il est difficile pour moi de choisir entre eux tellement je les aime tous ! De plus, pour une fois, j’accroche au couple principal d’un manga de Rumiko Takahashi. Malheureusement, celle-ci, comme d’habitude, ne fait pas avancer beaucoup la relation Ataru-Lamu. C’est vraiment la grosse faiblesse de cet excellent manga. Édit du 2 Juin 2008 : Les derniers tomes sont décevants. À partir du tome 16, ce n'est pas amusant la moitié du temps et en plus le dessin est devenu moche vers les tomes 13 ou 14. À moins d'être un gros fan de la série comme moi, ces tomes sont réellement dispensables.

19/05/2007 (MAJ le 22/08/2009) (modifier)