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Couverture de la série Gorr, le loup et autres récits fantastiques d'après Marcellin La Garde
Gorr, le loup et autres récits fantastiques d'après Marcellin La Garde

Voilà une lecture qui m’a ravi (si, si …) Tout d’abord, j’adore qu’on me parle de mon nombril (c’est toujours flatteur). Et les contes illustrés dans le présent album sont localisés dans mon jardin (ou presque). J’ai barboté dans le fonds de Quarreux, visité à maintes reprises les grottes de Remouchamps, emmené mes conquêtes dans les ruines du château d’Emblève (pour de chaleureux pique-niques, tant le point de vue y est magnifique et la pierre chaude dès que le soleil fait son apparition). Quant au château de Franchimont, et bien j’ai passé six longues années de mon existence à ses pieds (mon ancienne école étant située en bas de sa colline). J’ai donc gaiment retrouvé les lieux, mais aussi les légendes de mon enfance, pour ce rapide rappel d’une émouvante part de mon patrimoine culturel. Et c’est pourquoi je regrette un peu que Counhaye se soit si peu renseigné sur la situation du château d’Emblève. Il aurait pu alors mieux visualiser (et exploiter) cet impressionnant à-pic au bord duquel le donjon était bâti (mais ce n’est finalement qu’un détail). Ensuite, j’aime bien le trait de Counhaye. Découvert au travers des aventures du Professeur Stratus, il montre ici les mêmes qualités que dans les premiers tomes de cette série : un trait simple, très lisible mais peu avare en détails. Je ne sais d’où vient, mais un charme étrange se dégage de ce style, qui n’est pas loin de me rappeler celui d’un Fourquemin (dans l’esprit, du moins). Enfin, ces contes sont bien agréables à lire. Ils sont bien sûr traditionnels dans ma région, et les multiples interventions du grand cornu en sont un trait caractéristique, mais je trouve que Counhaye parvient à rendre ces récits très vivants, en mélangeant habilement mystère, humour et drame. Le « local » que je suis a franchement bien apprécié.

28/09/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Rameaux de Salicorne
Les Rameaux de Salicorne

Un excellent conte ! Au début, je trouvais que l'histoire était gentillette et que le héros était un peu lisse. Je me disais 'Encore une histoire avec un pauvre orphelin tout gentil qui va connaitre le bonheur à la fin de l'histoire', mais c'est tout le contraire qui se produit ! L'histoire devient de plus en plus dure au fil des pages et atteint son apothéose dans les dix-quinze dernières pages. J'étais d'ailleurs un peu triste de voir la fin car j'étais encore en plein dans l'action et je ne voulais pas que ça se termine. Le dessin de Pierre-Yves Gabrion est très beau. Il illustre une campagne en apparence belle, mais qui est en fait laide car remplie de faux-cul et de déchéance humaine.

28/09/2009 (modifier)
Par Seb94
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tirésias
Tirésias

Superbe diptyque qui nous fait revivre l’époque de la Grèce antique. L’ensemble au premier abord pourrait sembler un peu pompeux, à savoir un récit historique ou les dieux interagissent avec les humains. Heureusement il n’en est rien, cette histoire est fluide, légère, amusante et cerise sur se gâteau, présente une grande originalité. Une fois la lecture commencée, on est très vite imprégné par l’ambiance de la cité de Thèbes, placée sous la protection de la déesse Athéna. On s’attache très vite aux personnages et à l’univers antique dans lequel ils évoluent. Une histoire surprenante qui se clôt en seulement deux tomes que l’on dévore de bout en bout. Des séries comme ça, on en redemande! Les dessins sont très agréables mais j’ai surtout apprécié les couleurs chaudes et chaleureuses, qui retranscrivent parfaitement l’ambiance de la Grèce antique.

26/09/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'homme de Java
L'homme de Java

Ca faisait longtemps qu'une BD ne m'avait pas ainsi prise au dépourvu par sa profondeur, la richesse de son contexte ET une histoire prenante, bien et joliment racontée. Pour qui s'y connaît un peu en paléontologie (merci wiki), L'homme de Java est le Pithécanthropus Erectus, ou singe-homme érigé, rien de moins que le chaînon manquant entre le singe et l'homme, longtemps recherché par les adeptes des théories de Darwin à la fin du XIXème siècle. Pierre-Yves Gabrion, dans les 4 tomes que constituent cette aventure, va provoquer la rencontre entre un jeune rebelle de l'aristocratie britannique (Herbert Livingstone) fervent adepte des théories de l'évolution (et fortement brimé par son entourage, ses camarades et ses professeurs pour cela) et Eugène Dubois, médecin et anatomiste néerlandais ayant réellement existé, à l'époque de ses recherches de fossiles et à l'aube de sa grande découverte à Java. Evidemment il y a aussi en parallèle un ado qui devient adulte au fil de ses aventures et de ses rencontres. Le tout est très bien amené et fondu l'un dans l'autre. Depuis la révolte de l'adolescent dans son université britannique (j'aime beaucoup cette ambiance qui me rappelle le film "Le Secret de la Pyramide", mettant en scène la première rencontre et enquête de Holmes et Watson, ah nostalgie…), en passant par une initiation par les esprit des pierres en Australie (très bel album aux tons chauds et emprunt spiritualité ancestrale), la rencontre de pirates trafiquants d'os de dragons et un final à Java entre trouvailles archéologiques, poker et lutte avec la mafia locale, "L'homme de Java" nous promène aux 4 coins du monde, d'aventure en aventure sur fond de révolution paléontologique. C'est bien raconté, bien dessiné, très joliment mis en couleur et ça ne s'essouffle jamais, et en plus j'aime beaucoup quand le titre d'une BD trouve sa justification à la dernière page, ça boucle la boucle de très belle manière.

26/09/2009 (modifier)
Par Electro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série WildC.A.T.S (Alan Moore)
WildC.A.T.S (Alan Moore)

Alan Moore reprend les WildC.A.T.S de Jim Lee, et comme souvent à son habitude donne une base à la série. Moore en profite pour faire les présentations, envoie l'ancienne équipe sur leur planète d'origine, tandis que sur terre une nouvelle équipe se forme et commence. J'ai jamais lu de WildC.A.T.S avant, donc au début c'est un peu le flou mais tout rentre petit à petit dans l'ordre en avançant dans le récit. On a toutes les infos pour pas se sentir largué. Les épisodes sont donc coupés en deux, moitié sur Terre et moitié sur Khera leurs monde des origines. Permettant à Alan Moore de mettre en "oppositions" les deux équipes aussi bien dans les événements, que dans leur comportement. Les dessins sont confiés à deux équipes différentes, (une pour la Terre et une pour Khera), et change pratiquement à chaque numéro, mais malgré la multitude de dessinateurs, l'ensemble reste homogène. Une fois le début passé, on enchaine dans le vif du récit, les histoires se mettent en place. J'ai une préférence avec l'équipe sur Terre, mais le reste est très bon aussi, je suis à fond dans le récit, dur de lâcher le livre, les intrigues montent de plus en plus et ça enchaine bien jusqu'à la dernière page. Mais déjà la fin du livre... je me tape un "à suivre" et j'ai grave envie de connaitre la suite ! Il ne me reste plus qu'à attendre la sortie du T2 qui conclut le run de Moore sur WildC.A.T.S... En conclusion, un très bon moment de lecture, bien sûr pas du grand Alan Moore, qui est plutôt resté conventionnel sur le récit, mais efficace et au-dessus de pas mal de choses quand même. Je donnerai un avis plus complet avec l'ensemble de son run. Le livre en lui même est de bonne qualité, papier glacé, hardcover. Une bonne traduction signée Alex Nikolavitch, traducteur de V pour Vendetta édition Panini. Vite le Tome 2 !

25/09/2009 (MAJ le 26/09/2009) (modifier)
Par scuineld
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Fléaux d'Enharma
Les Fléaux d'Enharma

Mon coup de coeur de la rentrée! Un album vraiment réussi, tant au niveau histoire que graphique... Je ne vais pas faire un énième résumé du scénario, mais plutôt relevé quelques faits qui m'ont bien plu... Tout d'abord, je trouve ce scénar ni trop complexe, ni trop simple : il se lit facilement sans tomber, justement, dans la facilité. Je veux dire qu'il faut être attentif lors de la lecture, mais que "ça coule de source". Ensuite, autre point intéressant : l'humour. Celui-ci est omniprésent dans tout l'album (surtout avec les dessins), mais pas envahissant. Certaines répliques ou situations m'ont fait sourire et donc ajouter un plus à la lecture, mais d'autres pas du tout, sans que cela n'ajoute un moins à la lecture. Et au niveau du graphisme et aussi surtout des couleurs : c'est un pur bonheur. Tout est vraiment bien fait : les persos, les décors, le plongées, contre-plongées et autres grandes cases... Et ces couleurs : chaleureuses, gaies, amusantes... Et pour terminer, la longueur de l'opus : les quelques pages supplémentaires par rapport au classiques 48 pages permettent de mieux développer ce premier tome et surtout de prolonger le plaisir de lecture... A consommer sans modération !

25/09/2009 (modifier)
Couverture de la série Mamette
Mamette

Oooohhh, la jolie surprise que voilà ! Je ne connaissais pas Mamette et c’est en furetant dans le rayon Tchô de ma bibliothèque municipale que je l’ai découverte, attiré par ces couvertures tout en rondeur et en chaudes couleurs. Et le premier point fort de la série est incontestablement son graphisme. Bien sûr, l’influence de Zep est évidente, mais, à mes yeux, Nob doit également être un grand amateur de Geerts. Sa colorisation, plus particulièrement, m’a fait penser à « Monde Cruel ! » Mais son style, en général, le rapproche vraiment de celui du créateur de « Jojo ». La filiation avec cette dernière série ne s’arrête d’ailleurs pas là. Le ton doux, l’humour omniprésent et la tendresse qui transpirent de ces planches sont également de la même veine. Mais, s’il y a filiation, il n’est absolument pas question d’un plagiat. La série développe son propre univers, ses propres personnages. Des personnages qui, à coup sûr s’entendraient à merveille avec la famille de Jojo, mais dont les aventures sont bien originales. De plus, la série touchera un public plus large, grâce à certaines réflexions plus adultes de son auteur. Celui-ci n’hésite pas à utiliser certains gags qui nous feront réfléchir, comme ces cadeaux inutiles du fils à sa vieille mère. Des cadeaux destinés à le déculpabiliser de ses nombreuses absences, mais qui nous montrent cruellement combien il ne la connaît plus. La série n’en devient pas triste pour la cause mais juste, par moment, et toujours avec une certaine tendresse, un peu plus cruelle. S’il n’y avait eu cette volonté d’aboutir à un gag en fin de chaque planche, la série aurait été proche de la perfection à mes yeux. Malheureusement, à l’image d’une série comme « Les Nombrils », Mamette propose souvent une structure hybride, avec de longs chapitres s’étalant sur plusieurs pages, dont chacune se termine par un gag. Les contraintes de ce procédé sont telles que certaines chutes sont forcées. Toutefois, Nob s’en sort nettement mieux que Maryse Dubuc (sur la série précitée) et la série ne souffre finalement que légèrement de cette structure. Une surprise, une très jolie surprise …

25/09/2009 (modifier)
Couverture de la série Hamster Jovial
Hamster Jovial

Un des multiples petits albums humoristiques de Gotlib, mais pour celle-là j’éprouve un réel faible. Il faut vous dire que la musique de la fin des années ’60 et du début des années ’70, et bien c’est en grande partie celle que j’écoute encore aujourd’hui, et que les allusions que l’auteur y fait tout le long de la série me font bien souvent hurler de rire ! Le trait toujours aussi « évident », simple, caricatural et expressif de Gotlib est, comme à son habitude, excellent. Hamster jovial, ce gentil crétin est souvent hilarant. Mais surtout, lire une bande dessinée qui se moque intelligemment du mouvement scout (et de la morale bien pensante qu’il véhicule) n’est pas pour me déplaire. Non, vraiment, j’adore, même si tous les gags ne sont pas réussis, et si certaines allusions m’échappent.

24/09/2009 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Madame désire ?
Madame désire ?

Depuis quelques temps, j'ai l'impression que la bd pour adulte ose enfin s'afficher chez les libraires dits "grands publics". Après Premières fois (Delcourt), petit chef d'oeuvre de la bd érotique contemporaine, Fluide Glacial essaie avec cette aventure de relancer le filon... Eh bien c'est assez réussi. Comme tant d'autres dans le genre, le noir et blanc est de mise, il faut croire que l'érotisme sied mieux en n&b qu'en couleur (d'ailleurs je viens d'acheter, en passant Le Déclic de Manara en n&b de préférence à la version couleur pourtant mise en évidence dans les librairies). J'ai apprécié le dessin de Grégory Mardon, tout en courbe, à l'image d'un Pédrosa. L'histoire est certes classique et relève plus d'un Guitry osé (un "Désiré" en plus hot) que d'un porno pur et simple. Certes, certaines pages (notamment les pages scellées) restent pornographiques (d'ailleurs pourquoi avoir laissé ces pages attachées ? c'est ridicule mais... hypocrisie, quand tu nous tiens !) mais les références souvent ironiques aux canons des films pornos font le plus souvent sourire qu'autre chose... Un album jouissif...

20/09/2009 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Miss Endicott
Miss Endicott

Miss Endicott me semblait être la victime idéale, une héroïne discrète, pas vraiment belle... Pauvre de moi! Miss Endicott m'a bien eu! Moi qui pourtant aime l'exubérance, les femmes aux opulentes poitrines Corbeniennes, les héroïnes Bigger than life façon Martha, la Liberty de Miller... voilà que je succombe au charme discret de la délicate Prudence Endicott. Car le principal atout de Miss Endicott est son charme, un charme indéniable, une personnalité, un vrai charisme. Un personnage présenté avec tant de soin, introduit par une scène si éloquente, qu'il se montre digne d'intérêt des sa première apparition. Un phénomène aussi rare qu'appréciable. Miss Endicott évolue dans un univers des plus réussis, cette ville jamais nommée, si mystérieuse, si envoûtante m'a rappelé le magnifique Londres de Loisel. A moins que le style de Fourquemin me fasse furieusement penser aux dessins de l'auteur de Peter Pan... Qu'importe en fait... laissont de côté les analyses formelles et promenons nous dans le brouillard avec Prudence Endicott. L'atmosphère est extraordinaire, le plaisir est jusque là garanti! Une ambiance maîtrisée suffit à élever une BD au rang d'oeuvre fort respectable, quand en plus le scénario est inventif, prenant et divertissant ça devient une vraie réussite. C'est le cas pour Miss Endicott, bien des genres sont brassés avec simplicité et brio, du polar à l'aventure, en passant par le fantastique, quand au mélo... il est évité avec soin. L'intrigue semble désinvolte mais est très soigné. Je ne me suis pas ennuyé une seconde le long de ces quatre vingt pages, j'étais même à la fois patient de finir tout en redoutant l'arrivée à la dernière case. Je voulais que cette lecture dure... Quand la fin est arrivée, ce que je craignais s'est produit. Comme dans pas mal de diptyques de qualité, l'histoire touche son point culminant, et de surcroit, les auteurs se payent le luxe de nous gratifier d'un cliffhanger de la mort, juste histoire de bien nous travailler au corps. Hélas, la lecture du tome deux s'apparente au réveil difficile de celui qui a une belle gueule de bois. L'histoire s'évapore dans les méandres d'un univers différent, la fin de la série est tout simplement indigne de la première partie. Une première partie qui, si bonne soit elle ne saurait se suffire à elle même. Dire qu'au début cette BD m'avait tant plu, qu'elle reprenait tant de thème que j'aime tant. Fort dommage. JJJ

18/09/2007 (MAJ le 20/09/2009) (modifier)