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L'Oiseau noir

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 18 avis)

Quelques années après la guerre, un allemand vient s'installer dans un petit village de Provence.


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Aire Libre En Provence... Petits villages perdus Séquelles de guerre Serge Le Tendre

Queslques années après la Seconde Guerre mondiale. Petit village de Provence. Manfred s'exile sous le soleil du Sud pour oublier ce qu'il a vécu à Berlin, pour ne plus faire ces cauchemars rouges sang, pour ne plus penser à tout ce qui a été détruit là-bas. En ces lieux ensoleillés, et lumineux, il cherche la paix. Mais c'est presque la guerre qu'il provoque... Pour les villageois, il est l'Autre, l'Etranger, le Boche. Manfred est-il vraiment l'oiseau de malheur qu'il croit être ?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1992
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Oiseau noir
Les notes (18)
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05/08/2002 | Thorn
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L'avatar du posteur Noirdésir

C'est un album très lumineux, que ce soit pour le dessin de Dethorey (qui met en avant le soleil de Provence), mais aussi pour le scénario, qui privilégie certains bons sentiments, et un épilogue lui aussi plein de positif (même si cette fin m'a paru quelque peu brutale, un peu trop facile). Alors, cela se laisse lire agréablement, la narration est fluide, et Le Tendre rend bien l'atmosphère "de clocher" de ce petit village perdu, dans l'immédiat après guerre (avec quelques rancunes nées de l'occupation allemande, qui vont être ravivées par l'arrivée de Manfred, soldat allemand marqué par l'horreur de la guerre). Toutefois, les rancœurs entre villageois ne sont pas forcément bien exploitées, et ces mêmes villageois sont parfois un peu trop caricaturés, leur personnalité manquant de profondeur, d'aspérités. Mais les auteurs ont cherché à positiver, et ont, malgré quelques défauts, réussi un album plutôt sympa.

20/04/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

En cette période troublée, cette BD fait du bien, grâce à sa générosité et aux sentiments qu'elle sous tend. Bien sur elle comprend aussi son lot de vieilles rancœurs comme il dut y en avoir de nombreuses à la fin de la guerre. Avec ses airs de grand naïf, Manfred, sans en avoir l'air cristallise les tensions, fait resurgir à demi mot des histoires que l'on devine bien sombres, tout en essayant pour lui même de sortir du cauchemar qu'il a vécu. Dit comme cela l'on pourrait croire être en face d'une histoire très sombre mais il n'en est rien grâce notamment à un dessin lumineux, des couleurs qui retranscrivent à merveille ce petit coin de Provence qui ne surjoue pas la carte postale. Une fin heureuse un peu étonnante mais tout de même à lire.

19/04/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Voici l'exemple d'un one-shot dont je n'attendais rien et qui s'est révélé attrayant et sympathique sur un sujet sociétal important qui est la différence et la méfiance, le refus de l'étranger.. La narration est habilement menée, entretenant une tension collective vers un final un peu téléphoné mais bien goupillé. On peut juste regretter une sorte de cassure trop marquée entre l'épilogue dans les ruines qui aurait pu tourner au tragique, et la fin réelle de l'album qui voit le retour de Manfred avec la femme qu'il aime, et qu'il a étonnamment retrouvée... Ce changement de ton est un peu brusque, mais il conclut une belle histoire humaniste dans une ambiance un peu pagnolesque de petit village provençal perdu dans une nature généreuse. Le dessin lumineux de Dethorey donne une belle identité aux paysages de garrigues sauvages et de rochers, et au décor pittoresque du village et de ses habitants bien typés (même si ce sont des archétypes), le tout mis en valeur par la couleur directe. Un bel album.

23/11/2015 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 3/5

Une petite histoire bien sympathique sur la différence et la peur de l’autre mais qui manque un peu de consistance pour la rendre indispensable. La fin est vite expédiée comme s’il fallait boucler le bouquin en vitesse et suivant un certain nombre de pages. A part ça, l’histoire est bien écrite j’ai beaucoup aimé l’ambiance générale de ce petit village du Sud de la France avec ces vieilles branches aux accents marseillais jouant à la pétanque du matin au soir. Le personnage de l'ancien soldat allemand traumatisé par la guerre est bien imagé mais dommage qu’il n’y ait pas plus de détails le concernant (les retrouvailles avec sa femme par exemple…) Un chouette album tout de même.

22/02/2014 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Le dessin est agréable à l'œil, on sent les couleurs du midi de la France. L'histoire est assez linéaire et sans grande surprise. Un allemand débarque dans un petit village, sorti de nulle part et pourquoi ce village plutôt qu'un autre peut-on se dire. Forcément cela ravive les souvenirs de la guerre pas si lointaine et notre étranger est également fortement hanté par les combats passés. Les scènes de ces cauchemars sont d'ailleurs à souligner par leur traitement. Il semblerait que l'air du midi et un certain choc psychologique avec le petit Marius le fassent sortir de sa léthargie. Le tout se lit facilement, rien de spécial à lui reprocher mais pas de petit truc en plus qui ferait ressortir ce scénario du lot.

31/08/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voilà ce que j’appelle un petit bijou. L’histoire est cependant classique puisqu’elle a pour sujet un soldat déboussolé après la seconde guerre mondiale. Moins classique est le fait que ce soldat est allemand et qu’il atterrit dans le sud de la France. Pourquoi là ? Parce qu’il fuit Berlin, souvenir douloureux, et qu’en Alsace, l’adresse d’un mat de Provence lui a été fourni. Alors, pourquoi pas ? Sur cette base, Dethorey décrit un village français d’après guerre, peuplé de différents personnages aux classiques profils du genre (le résistant, le spécialiste du marché noir, le mari étouffé par sa femme, le mari trompé, le fils bâtard) et mis sens dessus dessous par cette arrivée. C’est stéréotypé mais bien fait. Et si le sujet n’est pas joyeux de prime abord, son traitement est léger et oscille constamment entre petite comédie humaine et drame. Une comédie dramatique en quelque sorte. Une histoire de rédemption, et de pardon. Mais cet album m’a d’abord conquis par son graphisme. Un dessin simple et généreux merveilleusement servi par une prodigieuse mise en couleur. Il se dégage de ces planches une vraie sensation de chaleur, de douceur de vivre. Une luminothérapie à livre ouvert ! Seule la fin un peu trop conventionnelle et trop facilement heureuse m’a un peu déçu. Elle cadre cependant pleinement avec le reste de l’album et une autre conclusion aurait pu être bien plus décevante. A lire.

13/03/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est un album vivant qui nous entraîne au fin fond de la Provence. C'est vrai qu'on entend les cigales chanter, qu'on entend couler les verres de pastis sur la terrasse des cafés ainsi que jouer les parties de pétanque. Tout cet enchantement est troublé par l'arrivée d'un jeune Allemand alors que le traumatisme de la seconde guerre mondiale est encore présent dans tous les esprits. J'avoue que le scénario est basique et que cela aurait normalement tendance à m'énerver. Mais il n'en n'est rien car le style de ce récit me plaît. Il y a de la chaleur humaine que l'on ressent véritablement. Cet album oscille entre noirceur et légèreté. La fin est d'ailleurs assez révélatrice de cette espèce d'harmonie. Je me suis également posé la question de la cause qui conduit cet Allemand à s'exiler d'Alsace avec son vélo ? Une introduction explicative aurait été la bienvenue.

02/09/2007 (MAJ le 04/03/2008) (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5

Bon, ben, pour moi, la sauce n'a pas pris, désolé. Les dessins je ne les trouve franchement pas extraordinaires: trop simplistes, et ne possédant pas vraiment d'âme. Ils réussissent assez bien à rendre l'atmosphère du Sud de la France (couleurs douces et très ensoleillées) mais sont complètement ratés lorsqu'il s'agit de retranscrire l'horreur et la folie des derniers combats de Berlin en 1945 (on sent bien que ce n'est pas la tasse de thé du dessinateur et qu'il s'attaque là à quelque chose qu'il ne maîtrise pas). Quant à l'histoire, je la trouve lourde, très lourde de bons sentiments et jalonnée de lieux communs et de personnages qui sont autant d'archétypes: le pauvre Allemand mal aimé, les péquenots avinés intolérants, la marie couche toi là au grand coeur, le petit gamin malheureux, etc, etc.. On se croirait dans un téléfilm du lundi soir sur France 2. Et en plus, on nous assène un happy ending, la totale! La trame en elle même n'est pas des plus cohérentes et crédible (mais qu'est ce que ce vétéran Allemand vient faire en Provence? A vélo, depuis l'Alsace, en plus!) et il y a des choses que je ne m'explique pas (mais pourquoi a-t-il laissé tomber sa Mädchen, le Manfred? et comment il a fait pour la retrouver?). Probablement trop de bons sentiments pour moi dans tout ça. Sur l'ambiguïté des rapports humains pendant et après l'occupation, il y a bien mieux, à mon avis (allez voir du côté de Gibrat, c'est moins niais).

17/03/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Mon avis rejoint le sentiment général qui se dégage de ceux postés ci avant. Le dessin de Dethorey est superbe et on peut sentir, à travers les couleurs, la douce chaleur du midi. Le thème abordé est intéressant mais n’est malheureusement pas traité de manière exceptionnelle. Ma petite déception ne vient pas de la fin mais plutôt du début. En effet, je cherche toujours à comprendre les raisons pour lesquelles Manfred s’est exilé en Provence, laissant sa femme derrière lui. Ceci dit, la lecture reste agréable et est ponctuée par quelques touches d’humour qui ne dénaturent pas le côté douloureux du fond de l’histoire.

20/11/2004 (modifier)
Par sagera
Note: 3/5

Cette chronique sans prétention d'un petit village méridionnale, au sortir de la deuxième guerre mondiale, est sympa. Elle bénéficie d'un graphisme et d'une mise en couleur trés doux et qui soulignent bien, le sentiment qu'on se fait de la période succèdant à plusieurs années de carnage. Cela dit, encore une fois je suis resté sur ma faim. Et une nouvelle fois, c'est la fin qui m'a paru pesée, emballée, ficelée trop vite. Manfred disparait au moment où se dénoue le mystère de la grossesse de la jolie fille, et réapparait quelques mois plus tard, dans un étonnant coup de théatre. Je n'y ai pas cru une minute. Dommage, car la période de doute, de traumatisme de Manfred été passionnante et émouvante. Sans pour autant s'étaler indéfiniement sur cette réalité, Le Tendre aurait pu mieux approfondir la question. Rendre le drame vécu par Manfred plus dense, et surtout donner à son retour un côté moins triomphal... Ceci dit, j'ai passé un trés bon moment avec cette histoire.

12/10/2004 (modifier)