Les derniers avis (9718 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notre seul ami commun
Notre seul ami commun

Boris Mirroir, alias la Tête X de chez Ottoprod ou encore Bengrrr (coloriste pour James) replonge dans plusieurs épisodes douloureux de sa jeunesse avec ce triptyque. En partie romancé, animé par des personnages à têtes d'animaux, c'est une lecture symbolique et fantasmée de l'époque où le jeune homme perdit sa mère, victime d'une longue maladie, comme on dit. Boris sort de l'adolescence, boit des bières, joue aux jeux video, va vivre le stade terminal de la maladie de sa mère, essayer d'obtenir son diplôme des Beaux-Arts... Il va faire des rencontres, déterminantes ou pas... Bref, un parcours initiatique, avec ses moments heureux et ses moments tragiques. Le récit est en partie muet, Boris traverse cet épisode dans un état second semble-t-il, et il y aurait sans doute beaucoup à dire sur l'aspect psychanalytique des images. La construction est elle aussi particulière, c'est un gaufrier en 3x2 cases, dont l'auteur sort parfois, et notablement à la fin du premier tome. Le style est assez simplifié, épuré, ce qui n'empêche pas Boris de mettre des détails un peu partout. Ses ambiances sont différenciées, apportant un support supplémentaire aux émotions. Le récit est construit autour de trois personnages, dont deux se rencontrent dès ce premier tome, alors que le troisième apparaît de façon intermittente, avant de croiser la route des deux autres, séparément, dans le troisième. Dans le second tome il y a nettement plus d'émotion. En même temps que Boris essaie de construire sa vie de jeune homme, sa vie familiale bascule et son quotidien est immédiatement bouleversé. J'ai trouvé ce second tome plus prenant que le premier, et même si je l'ai lu plus vite, car imprégné de la technique de Boris Mirroir, je n'en ai pas moins apprécié sa lecture, qui me permet de réhausser ma note d'un cran. Le troisième est du même tonneau, là encore ça bascule, entre épisodes heureux et dramatiques. J'imagine que Boris a dû avoir beaucoup de mal à réaliser ces pages, même si cela a peut-être revêtu une forme de catharsis, près de 20 ans après les évènements. Et ce troisième tome se termine... d'une façon brute, si j'ose dire. De quoi finir sa lecture plutôt secoué... On comprend dans le second tome (et encore plus dans le troisième) qui est ce seul ami commun dont parle le titre, ce personnage qui intervient de façon ponctuelle, rappelant à Boris l'ironie de la vie, les coïncidences malheureuses et sa propre mortalité. C'est émouvant, l'auteur réussit à faire passer beaucoup d'émotion dans un récit presque muet. L'ensemble n'est franchement pas rigolo, ne lisez pas ça un jour de pluie. Mais la posture adoptée, une histoire en partie allusive et elliptique, permet à l'auteur, du moins on l'espère, d'évacuer ces traumatismes, et d'enfin entrer dans son âge d'homme. Un petit mot sur les couvertures, qui ont leur importance. On y voit Boris dans la même attitude, dans l'attente -probablement entre anxiété et trouille mortelle-, tenant dans sa main une boisson, dont l'évolution n'est pas innocente : bière, whisky, café. Sur la troisième couverture, Boris n'a plus sa sempiternelle clope au bec. Les titres ne sont pas anodins non plus, ils indiquent, avec l'image symbolique d'un animal, le signe sous lequel est placée la période considérée. Gros travail sur le symbolisme donc. Un triptyque que je n'oublierai pas de sitôt.

09/03/2013 (MAJ le 28/04/2013) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Dernier Cathare
Le Dernier Cathare

Une sacrée découverte que voilà... Je m'attendais à une énième série historico-ésotérique comme il en sort à la pelle chez un certain éditeur toulonnais. Pourtant la -relative- sobriété des couvertures est un indice. En effet très vite on se rend compte que ce récit a été placé sous le sceau de la véracité. Un jeune troubadour (probablement le seul élément romanesque) se retrouve au coeur du destin des Cathares, ces hérétiques que l'Eglise romaine cherche à éradiquer en ces premières années du XIIIème siècle. L'histoire des Cathares a fasciné nombre d'auteurs, et leur fin, dont la corollaire est la recherche d'un trésor, encore plus. Mais rares sont ceux qui ont réussi à en faire un récit sans fioritures. C'est le tour de force qu'a réussi Arnaud Delalande, historien spécialiste de cette période, qui passe avec succès du roman au scénario de bande dessinée. Ici pas de place pour le romantisme, pour le grand spectacle pour le grand spectacle. La croisade contre les Albigeois est sale, sans pitié, et emporte tous ceux qu'elle trouve sur son passage, qu'ils soient Cathares ou Catholiques, adultes guerriers ou enfants. Que leur rôle soit mineur dans l'histoire/Histoire ou qu'ils soient comtes. Mise à part la "chance" dont profite Escartille, tout me semble crédible. J'ai trouvé ça passionnant, même si le second tome est un peu lent. Dans le troisième, où l'on fait un bond dans le temps, le récit se recentre sur l'intrigue principal, autour d'Escartille de Puivert, et de ce fameux trésor, dont la nature pourrait bien faire vaciller les certitudes... Eric Lambert est peut-être le dessinateur idéal pour cette histoire. Sa sensibilité graphique pour le Haut Moyen-Âge est évidente, et le soin qu'il apporte dans les costumes et les décors (Béziers et Carcassonne sont magnifiques) est admirable. Je serai un peu plus réservé quant à l'anatomie des personnages, pas toujours parfaite, et le visage d'Escartille, qui manque d'expression, mais l'ensemble est vraiment beau, tout simplement. Il serait dommage que cette série continue à passer inaperçue, car elle est vraiment très plaisante à lire et fort intéressante. A priori elle se terminera en 4 tomes, ce qui est une bonne nouvelle pour une série historico-mystique.

19/09/2011 (MAJ le 27/04/2013) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Horacio d'Alba
Horacio d'Alba

Une série qui sent bon. On apprend des choses d'abord : qu'en Italie, au XVIème siècle, les petits princes décidèrent soudain d'arrêter les bains de sang, confiant le règlement de leurs conflits à des mercenaires duellistes. Cette pratique, discutable à différents niveaux, se propagea visiblement jusqu'aux querelles entre concurrents commerciaux, comme l'illustre la scène de duel qui ouvre l'album. Que certains cardinaux attendaient la fin du pape en place pour avancer leurs pions et favoriser, par tous les moyens y compris les pires, leurs intérêts. Que le jeu des alliances a toujours été très mouvant... Ceci dit ce n'est pas tout à fait un scoop. Mais au-delà de l'aspect pédagogique, le scénariste propose de suivre la trace de deux personnes, liées par le sang, mais opposées à cause d'un drame intime et ancien. Lequel est le bon, lequel le méchant ? Qui a tort, qui a raison ? Difficile de prendre parti, même si en nous faisant suivre Horacio, Le Gris nous livre plus d'éléments le concernant. Cela permet à son fils de surgir presque sans prévenir pour jouer un rôle déterminant dans le destin d'Horacio. Le tout est finement amené, sans temps morts malgré quelques jolies scènes contemplatives, et l'on ne lâche pas la lecture, du moins dans les deux premiers tomes. Le deuxième prend une dimension à la fois intime et épique, puisqu'un évènement tout "con" prend des proportions inattendues, et va renverser la posture des académies de duellistes par rapport à la République et à ses ennemis. cet échiquier semble très complexe, mais beaucoup de choses s'éclaircissent dans le deuxième tome. Nicolas Siner est une chouette découverte. Son style réaliste, un peu dans le sillage de celui d'Alex Alice ou de Mathieu Lauffray, est superbe. Sa technique me semble presque sans faille et mature, et même si un petit effort doit être fait sur les cadrages et certains visages, c'est difficile de lui trouver un véritable défaut. A suivre de près. J'espère qu'on n'attendra pas deux ans avant d'avoir le tome 3, cependant...

12/04/2011 (MAJ le 27/04/2013) (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une petite tentation
Une petite tentation

Parue initialement sous le titre du "Sourire de la baby-sitter" chez Soleil il y a trois ans -avec seulement 2500 exemplaires vendus-, la première partie de ce récit a entièrement été refondue et nous retrouvons, cette fois-ci, sous le label de Vent d'Ouest, le récit complet sous un format assez original et surprenant avec cette fois 148 pages d'une histoire complète. Avec ce nouveau découpage et un nouveau rythme, les auteurs espèrent trouver un nouveau public. Pari réussi, car si j'étais passé à côté de la précédente édition à l'époque (j'achète de moins en moins de série -même courte- et je privilégie les one shot), cette histoire m'a tout de suite séduit. Depuis quelques années, je suis de près les bd signées Jim (Petites éclipses et surtout Une nuit à Rome figurent dans mon Panthéon des bd inoubliables) et, avec cet album, Jim nous offre une histoire amusante, originale et surtout rafraichissante. J'ai littéralement dévoré les aventures de Calista et d'Anna qui se lancent un défi de taille : celui de virer la femme de Jean, chez qui Calista fait du baby-sitting, pour s'emparer de l'appartement de 160m2, accessoirement du mari, et de la belle vie attenante... Avec ce scénario certes classique, on pourrait s'attendre à une bd classique mais Jim sait doser les surprises, et elles ne sont pas les moindres dans ce récit. Je ne vous en dit pas plus. Sur un dessin assez proche de l'univers du manga, vers lequel je ne suis pourtant pas porté, cette bd se lit avec grand plaisir et se dévore avec délice. Que demander de mieux ? Pari réussi, donc, pour les auteurs.

26/04/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Millenium
Millenium

Après le succès de la série de romans, les adaptations TV et cinématographiques, voici la version BD. Autant dire que celle-ci était attendue au tournant, tant le phénomène et le succès mondial de cette série du défunt romancier suédois Stieg Larsson perdure depuis 8 ans déjà. J'ai pour ma part lu les romans et vu la trilogie ciné de Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson. J'avais adoré les romans ; j'avais apprécié cette version ciné, avec des acteurs bien choisis qui rendaient grâce à Lisbeth et Mikael Blomkvist, les piliers de cette saga, même si je l'avais trouvée en dessous des romans. Alors ? Le passage à la BD, ça donne quoi ? Ba ça donne carrément ! Tout d'abord, le découpage du récit est efficace et rend complètement la trame originelle construite par Stieg Larsson. Et puis, ce que j'ai apprécié dans le travail de réécriture c'est qu'on échappe à une voix off bavarde et omniprésente pour coller à celui- du roman. Là, tout est fluide, les dialogues tiennent la route et font honneur à la construction d'orfèvre du romancier. Et puis, ce n'aurait été une réussite complète sans un dessin qui n'aurait su capter cette ambiance scandinave et restituer les personnages si caractérisés et caractériels qui composent cette sombre tapisserie tissée de main de maître. C'est là que je découvre le travail de José Homs. Wow ! J'adore ! Rien que pour le personnage de Lisbeth qu'il a si bien su saisir et restituer. Son coup de crayon et sa colorisation donnent au récit toute sa crédibilité. Fouillé et très réaliste pour les décors ; entre réaliste et caricatural pour les visages ; tout cela donne beaucoup d'expressivité et marque le ton et la dramaturgie du récit formidablement. Mention spéciale sur le travail des lumières et des ambiances que j'ai adoré. Bref, j'espère que la suite de cette adaptation suivra le même chemin et sera d'aussi bonne facture pour notre plus grand plaisir. A découvrir pour ceux qui auraient eu la flemme de se taper les 3 pavés de chez Actes Noir, ou à redécouvrir pour les amoureux de cette série de romans et de polars nordiques de façon plus générale.

24/04/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sur la route de Selma
Sur la route de Selma

Malgré un dessin plutôt daté, j'ai trouvé la lecture de cet album particulièrement prenante : une excellente BD, ça j'en suis sûr. Par contre, je suis aussi persuadé que si Tome avait eu les moyens, il aurait tourné un film au lieu d'écrire une BD, tant son récit et sa narration empruntent aux codes du 7ème art (en plus du thème qui fut déjà vu plusieurs fois sur grand écran). De nombreuses séquences muettes ont par exemple pour but de n'être que contemplatives : comme un traveling mais en cases... Est-ce que j'ai trouvé ça dérangeant ? Je dois l'avouer, un tout petit peu au début, mais au fur et à mesure de ma lecture, je fus tellement passionné par ce récit assez intense, touchant et intéressant que très vite, ça ne m'a plus dérangé du tout. J'aime beaucoup le style de Berthet, assez dépouillé mais avec un encrage bien présent, mais je trouve qu'il vieillit assez mal, aujourd'hui la bd semble terriblement datée, c'est assez étrange. Néanmoins, cela reste une BD que je conseille car elle confère un excellent moment de lecture...

23/04/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Mort
Le Grand Mort

Alors je vois que je suis pas le seul à me demander où cette histoire va nous mener et surtout combien de temps ça va prendre ! Oui le rythme est plutôt lent, oui l'histoire n'a pas beaucoup avancé dans les 4 tomes, oui il reste beaucoup d’interrogations, mais c'est quand même bien bon ! C'est comme déguster un bon verre de vin, il faut prendre son temps, et dans "Le Grand Mort", on prend son temps ! J'aime bien car même si l'histoire avance doucement, j'ai ressenti un vrai plaisir lors de ma lecture, la narration est fluide, ça glisse tout seul, c'est dépaysant, on voyage dans L'Autre Monde, puis on retrouve dans la campagne bretonne, avant de partir sur un Paris tantôt classique tantôt apocalyptique... Graphiquement c'est splendide ! Très "Loiselesque", à tel point qu'on peut légitimement se demander à quel point Loisel est impliqué dans le dessin. Je sais que Vincent Mallié bosse sur "Avant la quête..." et que son trait colle parfaitement avec le style de Loisel, mais tant de mimétisme, c'est presque troublant... Les regards, les expressions, c'est vraiment du Loisel craché ! Même les formes généreuses de Gaëlle m'ont fait pensé à Clochette dans Peter Pan. Moi cette ressemblance graphique ne me dérange pas du tout car c'est un graphisme que j'adore, j'en redemande même ! Bref, après 4 tomes, je suis conquis par "Le Grand Mort", j'attends le 5e et dernier tome avec impatience, il risque d'être dense !

22/04/2013 (modifier)
Par Jeton
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jules Verne et ses voyages
Jules Verne et ses voyages

Faisant suite à l'adaptation réussie du "Château des Carpathes", le scénariste Marc Jakubowski et le dessinateur Eric Rückstühl poursuivent le projet de mettre en B.D. les oeuvres méconnues, voire inconnues (le 3ème tome sera "Le village aérien") de Jules Verne. S'adjoignant cette fois-ci le concours de Claude Laverdure pour les couleurs, travail impeccable, ce trio d'auteurs nous entraine cette fois-ci en Ecosse pour une ballade mémorable dans les vieilles mines de charbons.

20/04/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le temps est proche
Le temps est proche

C'est un peu par hasard que je suis tombé sur cet album, l'empruntant à ma bibliothèque municipale, sans rien en savoir. le sujet en est simple : raconter l'Histoire de l'Europe occidentale, France en priorité, au long du XIVème siècle. Une centaine d'années en autant de saynètes de longueur variable, allant de la simple vignette à l'histoire d'une quarantaine de pages. Bien sûr la qualité est diverse, mais la plupart des récits sont vraiment prenants, bien foutus, j'ai particulièrement apprécié celui racontant la Peste noire, qui a ravagé l'Europe (en quelques années le tiers de la population a été contaminée et en est morte). Le dessin de Hittinger est très expressif, terriblement efficace, malgré son aspect un peu "croquis". Je suis curieux de lire d'autres albums du même auteur.

19/04/2013 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Il était évident que j'allais apprécier "Le sommet de dieux" et ce, pour plusieurs raisons. Je suis amateur de montagne, j'ai la chance d'avoir un pied à terre à coté de Chamonix, et c'est l'endroit idéal pour les randonnées, c'est l'endroit en France et même en Europe pour la haute montagne, la magie de Mont-Blanc, tout ça, forcement je "baigne" plus ou moins dedans. Et si un jour j'ai l'occasion de gravir le Mont-Blanc, ça serait magique, bref je digresse je digresse... Tout ça pour dire que lorsqu'on aime la montagne, l'escalade ou la randonnée, "Le sommet de dieux" est forcement pour vous ! Ensuite j'apprécie particulièrement le travail de Taniguchi. J'aime son trait très reconnaissable, très pur, très occidental, finalement assez éloigné du style Mangaka... Et ici avec comme thème la montagne et l'alpinisme, c'est juste magique, on est complétement transporté dans la montagne, l'immersion est totale, on a l'impression de gravir l’Everest ou les Grandes Jorasses avec Habu Joji. On a froid avec lui, on souffre avec lui... La narration est très bien faite, ça aide à être complètement happé par l'aventure ! La construction de l'histoire est plutôt bien fichue, pour éviter de faire une histoire linéaire avec la vie d'Habu Joji (qui pour moi est finalement le vrai héros de l'histoire), on a l'histoire de Fukamachi qui retrouve l'appareil photo supposé appartenir à Mallory qui est mort pendant la 1ere ascension de l'Everest. C'est une sorte de fil conducteur qui va nous tenir aussi en haleine jusqu'à la fin. Mais c'est aussi ce qui va permettre à Fukamachi de découvrir Habu Joji et de mener son enquête sur lui. Je retiendrai 2 passages mémorables dans "Le sommet des dieux", tout d'abord l'ascension des Grandes Jorasses dans le tome 2 et finalement l'ensemble du tome 4 et 5. Alors pourquoi je ne met pas Culte vu l'enthousiasme que je décris, bah tout simplement parce que le tome 3 est clairement en dessous niveau intérêt et intensité, mais ça a eu le mérite de donner un peu plus de profondeur et d'épaisseur aux personnes que sont Fukamachi et Habu Joji, et surtout ça a posé les bases pour des tomes 4 et 5 magnifiques...

17/04/2013 (modifier)