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Alef-Thau

Note: 2.2/5
(2.2/5 pour 20 avis)

Illusion et grandeur, ainsi peut-on définir Alef-Thau, un enfant-tronc créé par la maladresse des immortels. Beauté fatale et immortelle, Diamante est mise à l'épreuve par ses maîtres. Amour et trahison unissent ces deux êtres au sein d'une quête spirituelle à la recherche de la vérité.


Handicap Les années Métal Hurlant Science-Fantasy Spiritualité et religion

Au début il y avait Mû-Dhara, un astre dépourvu de vie, d'eau, de faune et de flore mais contenant une importante quantité de fluide vital. Puis vint le Vieux qui créa un monde d'illusions depuis sa planète technologique. Ainsi la vie, l'eau... firent leur apparition. Ensuite, pour que ses efforts ne soient pas vains, il envoya Diamante et sa famille sur Mû-Dhara. Leur arrivée se fit remarquer par un atterissage hors norme qui endommagea leur astronef. Diamante est la seule rescapée de sa famille. Pour survivre, le Vieux doit s'injecter du fluide vital. De temps en temps il lance ses troupes armées technologiquement, chercher des jeunes pour les amener à bord de l'astronef de Diamante. Là ils sont placés dans des alcôves suceuses de fluide vital, ces jeunes prennent alors 40 ans d'un coup. Notre histoire peut enfin commencer. Dans un petit village un jeune couple va se marier, cette cérémonie se situe au septième mois de grossesse de la femme. Au cours de la célébration "les méchants" arrivent, tuent quelques villageois et emportent notre bien heureux jeune couple. Quelques heures marches, succions de fluide et moments de désespoir plus tard, la femme arrive à terme, le bébé va naître. HORREUR la femme décède et le bébé n'est constitué que d'un tronc et d'une tête. Nacquit ainsi l'Enfant-tronc et toute une légende. (ATTENTION : spoiler complet !!!) Alef Thau part à la conquête de son corps, il commence alors un pélerinage initiatique vers la sagesse. Doué de pouvoirs de magie il peut faire reculer les ennemis les plus redoutables grâce à sa forme ectoplasmique. Son parcours est semé de contradictions. Hogl, son maître, et ses os divinatoires lui racontent qu'il sauvera le monde de Mû-Dhara accompagné de la belle Diamante. Sa première volonté va être de la retrouver. Lors de leur rencontre, Diamante demande à Alef-Thau de venir la délivrer de l'astronef, en échange de quoi elle lui promet de lui donner les bras et les jambes qui lui manquent. Aprés moultes peripéties, Alef-Thau remplie sa mission mais un problème survint, il n'a pu acquérir qu'une jambe et demi. Diamante à été enlevée par le sorcier noir, être malsain au service du vieux, et nos héros sont tombés amoureux l'un de l'autre. Alef-Thau part aussitôt voir l'arbre de sagesse, qui lui donne des informations en échange d'un oeil. ... Trahison, Diamante, manipulée par le Vieux, se retourne contre Alef-Thau. Elle a un pouvoir supérieur à tous les autres : elle est immortelle, comme tous ceux qui viennent de la planête technologique, et tout ce qui essaie de la tuer est immédiatement désintégré. Celle félone apprend aussi sa raison d'être : Mû-Dhara est un jeu pour elle, une mise à l'épreuve pour des plans qui dépasse notre imagination. Son objectif est de dominer entièrement le monde. Alef-Thau, blessé au plus profond de son coeur, décide de se laisser mourir, mais Hogl le pousse et le motive à contrecarrer les plans de Diamante. Au cours d'une épreuve il trouve l'épée de cristal avec laquelle il tue Diamante sans disparaître. Il est alors emporté sur la planête tech où le Vieux redonne vie à Diamante sous la forme d'un enfant dont il a la charge de l'éducation. Entre temps il a rencontré Malkouth, femme guerrière folle amoureuse de lui. Bien sûr il ne lui porte aucune attention, au point qu'elle se suicide pour qu'il puisse complêter sa demi-jambe. ATTENTION moment important de l'histoire : face à cette marque d'amour, Diamante tombe amoureuse d'Alef-Thau. Son destin est en marche et les prévisons d'Hogl se réalisent. Au bout du sixième album se termine le premier cycle, Alef-Thau a trouvé un corps complet et le Vieux est éllimine. (ATTENTION : spoiler complet !!!) Les deux derniers tomes représentent Alef-Thau et Diamante à la recherche de la réalité : les illusions deviendraient réelles et les immortels deviendraient mortels. La VERITE est terrible, Alef-Thau lui-même ne la connaît pas. On se retrouve au XXeme siècle chez Arno. Elle est la suivante : chaque personnage, chaque être de bd est issu de l'imagination de ses créateurs (scénariste et dessinateur), tout n'est qu'illusion. Arno ne sait plus s'il est Alef-Thau qui rêve ou Arno qui produit. Le mot de la fin est donné par sa femme mais, là, c'est à vous de le découvrir.

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1983
Statut histoire Série terminée 8 tomes parus
Couverture de la série Alef-Thau
Les notes (20)
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09/10/2001 | Ottonegger
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L'avatar du posteur Agecanonix

Voici un prototype de série que je déteste au plus haut point et qui crée le malaise par son héros qui n'est au départ qu'un tronc et une tête ! Je n'arrive pas à comprendre une telle création, et c'est pas étonnant que ça me rebute autant car c'est du Jodorowski tout craché. Comme à son habitude, il se lance dans des délires incroyables en offrant des situations complètement insensées ou troublantes, son scénario est vide, on dirait qu'il écrit son récit au coup par coup ; en même temps, c'est peut-être sa série la plus personnelle, je ne sais ce qui passe dans le cerveau de ce gars... L'univers peuplé de créatures fantastiques et qui revisite la fantasy, est parfois poétique et romantique, le texte est riche comme souvent chez Jodo, mais je ne peux pas y entrer. C'est un récit initiatique qui est trop souvent plombé par des lourdeurs, Jodo se laissant emporter par sa folie bancale et hallucinatoire, c'est tout ce que je n'aime pas dans ses histoires. Et ce malgré le superbe dessin d'Arno ; ce dessinateur très talentueux s'inspire au début d'un graphisme dans le style de Moebius (comme beaucoup d'auteurs à cette époque), mais il se détache assez vite de cette influence pour créer un dessin lumineux, policé et sensuel. C'est vraiment le seul bon point que je trouve bien dans "Alef-Thau". Je me souviens quand je lisais de temps en temps ces aventures dans Métal Hurlant dès 1982, je trouvais tout ceci très malsain, et relu plus tard, je n'y trouve aucun plaisir de lecture, il n'y a rien qui m'attire, rien qui ne me touche, seul l'ennui subsiste. Et si j'osais une mauvaise allusion, je dirais : les bras m'en tombent !

20/06/2015 (modifier)
Par Jérem
Note: 2/5

Comme la plupart des avis, je n'ai pas été emballé par Alef-Thau. La faute à des dialogues souvent creux et lisses, à des personnages sans profondeur et des rebondissements tirés par les cheveux. La saga n'est pas totalement désagreable à lire, d'autant que les dessins sont de bonne facture mais la série peine à convaincre sur la longueur. Vite lue, vite oubliée.

16/04/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Les tomes de cette série sont très inégaux à mes yeux. Cela commence avec trois tomes sans grand intérêt et j'ai même eu envie d’arrêter ma lecture au milieu du tome 3 tellement rien ne m'intéressait. Le dessin n'est pas très beau et les personnages sans saveur. Le scénario part dans tous les sens et quelques bonnes idées sont noyées dans un océan de péripéties ennuyeuses. J'étais donc agréablement surpris en lisant le tome 4. Sans être devenu fan, j'ai trouvé le dessin meilleur et le scénario bien mieux. J'ai commencé à trouver l'histoire captivante et les personnages étaient devenus plus attachants. Bref, j'avais bien envie de mettre trois étoiles après la fin du tome 6, qui conclut merveilleusement la série, mais les auteurs ont décidé de faire un nouveau cycle complètement inutile dont la qualité est pire que les premiers albums. Quelle déception !

10/12/2010 (modifier)
Par yann75000
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Alef Thau, c'est tout d'abord le regard naïf de l'imaginaire qui s'oppose à la noirceur du monde réel. Tout est en apesanteur dans cette histoire. Si l'on a trop les pieds sur terre, la série risque vite de lasser. C'est étrange comme ce récit est captivant par ce qu'il ne dit pas. Accepter la réalité est aussi comprendre l'ailleurs, l'imagination, le passé. Tout commence dans un village de gnomes assez idylique, presque enfantin. Le décor est joli, les couleurs vives, attrayantes, et le dessin minutieux. Et soudain tout bascule dans le cauchemar. Des monstres enlèvent tous les gentils habitants pour leur extirper leur essence vitale, et les faire vieillir en quelques secondes. La mère d'Alef Thau aura juste le temps d'accoucher avant que de mourir. Et Alef Thau, l'enfant tronc est né. Bien sur, on peut lire cette histoire au pied et à la lettre. La quête d'Alef Thau pour récupérer ses 4 membres est assez bien construite et se laisse lire agréablement. Il y découvrira les sentiments, l'amour et ses dangers, la jalousie, la colère, jusqu'à devenir "complet". Mais il faut prendre garde aux scénarios de Jodorowski. Ils ne sont pas aussi simples qu'ils n'y paraissent. Cette petite plongée dans l'héroïque fantasy est loin d'être seulement l'histoire d'Alef Thau. C'est bien de l'adolescence dont parlent les auteurs, du passage à l'âge adulte, avec une poésie presque naïve, mais combien réjouissante. Alef Thau est un conte, raconté comme un conte, avec cette fascinante simplicité qu'ont les conteurs, mais qui vous emmènent bien au delà de ce qu'on vous raconte. Et ce n'est pas un hasard qu'Arno soit le dessinateur de cette histoire. Arno, éternelle adolescent perdu dans les affres de la dope, qui résista à sa manière à ses démons, en dessinant à outrance des personnages au trait épuré, toujours avec une sensibilité à fleur de peau, sans le fard et les nuances des ombres et des traits hachurés. La simplicité de son trait ne laisse pas imaginer le travail rigoureux auquel il s'est astreint pour composer ses planches. On peut souvent les analyser à travers des lignes de force qui posent l'ensemble des cases dans une construction parfaite. L'oeil suit le mouvement de l'action pour tomber précisément là où le dessinateur désirait nous conduire, soulignant ainsi une montée dramatique, ou bien le climax de la situation. Alef Thau, c'est l'Art de la simplicité. Mais une simplicité qui vous rappelle les difficultés de la vie, avec le bonheur de suivre un récit riche en rebondissements. Cette bande dessinée peut être lu par les enfants, bien évidement, mais elle s'adresse aux adultes qui souhaitent réfléchir sur ce qu'ils sont devenus à travers la souffrance de l'adolescence, à travers le souvenir de ce qu'ils ont été. Alef Thau, c'est une petite bande dessinée conduite par deux très grands auteurs.

10/11/2010 (modifier)
Par Chéreau
Note: 1/5

Encore une tentative de lire Jodorowski, encore un échec. J'ai toujours l'impression que ce scénariste déroule ses histoires sans avoir la moindre idée de ce qui va se passer à la page d'après -et parfois sans souvenirs clairs de ce qui s'est passé dix pages plus tôt. Chez un autre, ça pourrait être drôle et étonnant. Chez lui, je trouve les histoires bancales et ennuyeuses. Ici, l'histoire repose sur un pitch, vite évacué : le héros n'a ni bras ni jambes. Rassurez-vous, ça ne durera pas, c'est trop compliqué à gérer. A part ça, les personnages secondaires apparaissent et disparaissent un peu n'importe comment, les plus intéressants disparaissant en général les plus vite. Mais aucun n'a vraiment d'épaisseur. Alors bien sûr, il y a l'univers foisonnant (trop ?) de Jodorowski et la qualité des dessins. Mais il y a beaucoup mieux en heroic fantasy. Autant passer son chemin ici.

29/11/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

C’est quand même bizarre. Les vieilles productions de Jodorowski ont toujours suscité mon admiration mais pas cette fois-ci. Est-ce finalement lié à un tandem d’auteurs mal assorti au niveau de la collaboration d’un dessin au service d’un scénario ? Pas forcément bien que le trait du dessin ne m’ont guère enthousiasmé et la coloration n’arrange rien à cette impression. Il faut dire quand même que le scénario est un peu tarabiscoté. Il faut y croire à cet enfant-tronc dont les membres poussent au gré de toutes les fantaisies… Je me pose quand même des questions sur l’auteur qui n’arrête pas de mutiler ses héros dans toutes ces séries aussi diverses soient elles. J’espérais retrouver un scénario original dans le style de l’auteur mais c’est plutôt conventionnel. Je pense que tout cela est à mettre sur le compte de l’ancienneté de l’œuvre.

04/11/2008 (modifier)

Un scénario très intéressant, riche, avec des personnalités complexes. Un hymne à la tolérance d’une certaine façon. Pourtant le dessin même en remettant au style de l’époque me rebute. C’est donc une sensation très étrange qui émane de cette série. Passionné par le scénario mais ralenti par le dessin et les couleurs. Enfin tout çà jusqu’au tome 6, il faut bien avouer que les tomes 7 et 8 viennent un peu tuer tout le beau travail et la belle fresque petit à petit créée. Ce sont ces deux derniers tomes qui font qu’au global un « pas mal » s’impose. Nul doute que la note aurait été meilleure en s’arrêtant au 6ème tome ! A emprunter en bibliothèque donc mais l’achat n’est pas nécessaire (sauf pour les collectionneurs !)

06/12/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Le concept de départ est quand même bon : un enfant-tronc qui, au travers d'une quête, va devoir passer des épreuves pour retrouver ses membres. Qui plus est, tout se passe dans un monde d'heroïc-fantasy haut en couleurs (au propre comme au figuré) rempli d'action... et aussi de personnages. J'ai ainsi suivi cet enfant dans cette geste où -au fur et à mesure des développements- il deviendra un homme, trouvera l'amour, mais devra aussi affronter ce qu'est une existence réelle. J'ai bien aimé le graphisme d'Arno. Un trait vif, clair, expressif et vraiment efficace pour un imaginaire assez débridé dans la création des personnages, décors et arrière-plans. "Alef-Thau" c'est une sorte d'hymne de l'exclusion d'un être qui -petit à petit- devra se réaliser pour -tous comptes faits- rejoindre une certaine réalité. Est-ce un bien ?... est-ce un mal ?... je n'ai pas trouvé réponse à cette question... N'empêche. C'est joliment tourné ; une sorte de saga philosophique assez captivante mais qui se lit (un peu) trop vite. Bien fait quand même...

26/09/2007 (modifier)

Une des pires productions de Jodorowsky. Ces aventures de l'homme démontable sont franchement crispantes et ont du reste mal vieilli. La femme est encore ravalée au rang de bonniche, et Alef-Thau, au lieu d'être un héros original devient vite une fameuse tête à claque. Le dessin, bien que très bon, est lui aussi très daté. Bref tout part en vrille jusqu'au dernier tome, malgré l'hommage rendu à Arno.

01/01/2006 (modifier)
Par Ems
Note: 1/5

Une de mes premières séries achetées. Un bon départ, avec un scénario original. Un premier cycle traînant en longueur jusqu'au tome 6 mais restant sympa à lire. Mais que dire du 2ème cycle (tomes 7 et 8 ), bâclé. Je ne parlerai pas de la fin de l'histoire par respect pour les gens qui souhaitent quand même lire cette BD, NON, à emprunter dans une bibliothèque, mais surtout pas à acheter... Une énorme déception que je n'arrive même pas à décrire...

10/01/2005 (modifier)