Il est tard genre très tard et donc c'est le moment de faire un trois-contre-un, une critique 3x1 je veux dire; à quoi pensiez-vous encore ? Qu'il me manque deux doigts ?
La série "Celle que ..." nous permet de suivre l'histoire de Valentine en format triptyque édité en noir/blanc ou en couleurs car j'ai cru comprendre que l'éditeur les ressort en 6 volumes moins épais mais en couleurs. Je doute que ce soit fait juste pour le plaisir des yeux (le dieu $$ sûrement derrière cela) mais d’après ce que j’ai vu, c’est pas mal du tout et cela donne une autre ambiance (j'ai également mis une photo ^^).
Valentine est une fille qui est au lycée, en troisième. Fille de divorcée, elle habite seule avec sa mère dans un petit appartement (ou, dans tous les cas, le papa est loin). Pure adolescente de sa génération, elle vit son quotidien avec sa bande de copines : Emilie, Julie et Yamina la fan de manga. Ses préoccupations quotidiennes sont celles des filles de leurs âges : les garçons évidemment, les interdits tels que l’alcool, la cigarette et j’en passe ; c’est l’âge des découvertes ... Grâce à sa bande de copines, on suit comment Valentine va tisser ses différents liens sociaux, se construire, éclore telle une chrysalide avant de devenir un joli papillon, une femme.
La découverte de la cire à épiler (aïe, ça fait mal), le mec un peu craignos qui vous drague en vacances, les rendez-vous à la récré pour fumer une clope à travers un grillage, les premières disputes avec ses amies et parfois la prise de distance avec certaines qui sont trop exclusives ou élitistes ou qui n’évoluent plus avec vous. De nouvelles copines aussi comme Juliette la super danseuse de hip-hop ... et puis Félix, ce garçon qui l'intimide comme pas possible quand elle le voit ...
Vous l'avez compris (ou pas mais c'est pas grave sinon ça veut juste dire que t'es au fond de la classe ^^) ... c'est une chronique sur l'adolescence féminine qui est écrite et dessinée avec justesse. La psychologie des personnages est finement décrite et l'on sent que l'auteure a vécu la chose, qu'il y a un petit quelque chose d’autobiographique. L’évolution jusqu’à la maturité, celle qui nous rend plus grand(e)s et le tout exprimé avec retenue.
Découpé en trois volumes d'une 100aine de pages chacun pour en faire une jolie trilogie, on découvre dans le premier volume ce qu'elle n'est pas, le deuxième ce qu'elle voudra être et finalement ce qu'elle sera.
Cela plaira aux filles en fleur, aux ados, aux adultes aussi et toute personne qui aura une fibre un peu féminine ou curieuse. J'ai été étonné d'avoir aimé cette bd alors qu'au final il y a pas de baston, de méchant, de quête etc ... c'est juste beau, ça se laisse lire et c'est criant de vérité. Une belle page à mon goût qui sonne très vrai et je suis sûr que pas mal de filles vont dire "dingue, c'est exactement moi!".
Graphiquement, on ne saurait nier que Vanyda (rien à voir avec Veronique et Davina) a un style très manga avec une pointe de bd franco-belge, on peut être aussi perturbé au début par l'utilisation du tramage de gris qui choque un peu mais on s'y habitue rapidement, mais cela choque tout de même quand on ne s'y attend pas ;)
De beaux moments de plénitude, de calme, de vide. C'est simple, c'est beau, c'est vrai ... A lire, même si vous avez l'âme d'un poteau télégraphique ou si vous êtes fan de Steven Seagal.
Evidemment, voici l'avis de ma warrior de fille qui a lu les trois volumes (avalé, j'aurai pu dire) :
C'est bien mais c'est pas très bien dessiné, c'est pas comme les mangas. Mais j'ai beaucoup aimé :)
Une très belle petite série (2 tomes) assez méconnue de l'immense Pierre Dubois et du très talentueux Jerome Lereculey ( futur dessinateur d'Arthur et aussi de l'excellent thriller social Nuit Noire avec Chauvel ).
Cette série parue chez les éditions Zenda est formidable au plus haut point. Tout d'abord c'est un conte d'heroïc fantasy certes mais très original, et passionnant. Dû en partie à l'immense talent de conteur de Pierre Dubois. De plus ce récit du fils d'une vouivre, d'un berger et d'un caillou (oui 3 personnes, avec Dubois c'est toujours original) est parsemé de cruauté et d’éléments assez cyniques. Mais tout reste féerique.
Les dessins de Lereculey sont classiques au 1er abord mais très subtils quand on s'y penche de plus près. Les couleurs sont chaudes, automnales ... Les personnages masculins sont trapus et musculeux tandis que les personnages féminins sont très ... féminins. Je prefère son travail sur Cairn et encore plus sur Nuit Noire que celui effectué sur Arthur.
Bon, après, le tome 1 est supérieur au tome 2. Celui-ci se contentant d’enchaîner les morceaux de bravoure beaucoup plus mécaniquement.
Donc des créatures fantastiques + de l'action + du sang de troll + des forêts enchantées où coulent de douces rivières abritant des vouivres cannibales + un peu de sexe (voire beaucoup) + des barbares s'étripant gaiement = une excellente série d'héroïc fantasy très personnelle !
Un autre chef d’œuvre du 9ème art absolument magique et puissant. Une véritable odyssée moyenâgeuse glissant insidieusement (à la fin du 1er tome puis dans le 2ème) dans l'univers des mythes et légendes bretonnes. Mais pas les lutins et les fées de Pierre Dubois (que j'adore soit dit en passant.) Non là c'est plus réaliste et fortement documenté. Bourgeon a dû accomplir un travail de titan pour l'élaboration de cette saga.
J'ai été bercé dans mon enfance par ces images plutôt dures mais incroyablement magiques d'un monde oublié (la cité des Douarts, un monde parallèle ?) Je n'ai pas tout compris à la 1ère lecture et ce n'est qu'au bout de 4 voire 5 lectures (sur plusieurs années bien entendu) que cette série a commencé à m'emporter.
Dans le 3ème tome, nous replongeons violemment dans la réalité crue de cette époque sans pitié qu'est le Moyen-Age. C'est souvent horrible (le final avec son bûcher qui me fait un peu penser au "Nom de la Rose", les multiples mutilations, viols et autres tortures) mais aussi très sensuel et magique (la jeune femme sur la plage, l’héroïne souvent à moitié dévêtue, la jeune fille brune avec l’espèce de sorcier). Cette alternance entre ces moments de cruauté inouïe, et cette sensualité brute fait toute la puissance de cette série. Tous les personnages sont forts. L’héroïne bien entendu, l'Anicet (le jeune branleur bête et lâche par excellence) et surtout le chevalier errant. Ce personnage est une ordure mais au fur et à mesure du récit on s'attache vraiment à sa personnalité tourmentée. C'est le Moyen-Age, il faut être un loup pour survivre.
Le langage moyenâgeux ne m'a pas gêné. Même si ce n'est pas évident à la 1ère lecture cela rend ce récit encore plus authentique (même dans sa partie fantastique) et l'aventure n'en devient que plus enivrante.
Donc selon moi une des meilleures bandes dessinées françaises toutes époques confondues (légèrement supérieure aux Passagers du vent car plus sauvage et fantastique). Une aventure qui sent la pluie, la boue, les embruns et le sang.
Une bien belle série des non moins belles et glorieuses années 80. Cette série transpire ou plutôt suinte les années 80, en tout cas par son coté sombre, belge et rock and roll. L'auteur Daniel Hulet fut fortement inspiré par la scène musicale gothique et industrielle de ces années là (Virgin Prunes, Siouxie and the Banheee, EINSTUERZENDE NEUBAUTEN, The Neon Judgement ... pour les connaisseur). Cela se ressent fortement.
Charles un jeune dessinateur de bd (plus dans le genre artiste solitaire punk gothique que gang mazda ) s'installe dans un vieil appartement GLAUQUISSIME du centre ville de Bruxelles. Cet appartement se situe dans un vieil immeuble sorte de bâtiment industriel d’Allemagne de l'Est et tenu par une mystérieuse sorte de concierge non moins glauquissime. Cet endroit l'inspire. Je le comprends, dans le genre c'est magnifique. Bref il s'installe contre l'avis de ses proches. Sa petite amie et ses 2, 3 pot...2 potes c'est un goth associal. De vrais crétins au look assez atroce et démodé qui eux flairent l'entourloupe au premier coup d'oeil (et de nez ). Mais lui il kiffe !
Une semaine après il commence effectivement à être épuisé et tout bizarre, comme happé et sucé par l'énergie négative qui émane de cet endroit maléfique. De plus, la concierge est vraiment étrange, voire très flippante et il y a les mystérieux autres locataires de l’immeuble, curieusement invisibles ...
Après une nuit d’inactivité, de non-inspiration et de "cloportisation" il découvre un mystérieux motif peint sur le plancher tel un tapis et découvre un journal écrit par l'ancien locataire de cet appartement ...
Je n'en dirai pas plus mais sachez qu'il y a des souterrains en dessous de l'immeuble, qu'on aura droit à des visions hallucinatoires dantesques et que la concierge de l'immeuble est une sacrée bonne femme.
Après coup cette bd m'a fortement faites penser au film " Le locataire " de Polanski , mais avec une touche gothique belge absolument unique dans le monde de la bd. Hulet a mis toutes ses tripes dans cette œuvre. Les cadrages sont novateurs pour l'époque, les couleurs magnifiques (à part quelques pages assez fades dans le 1er album ). Il y a un changement de graphisme à un moment dans le 3ème tome mais ça passes plutôt bien et c'est justifié dans le scénario.
Cette bd ne plaira sûrement pas au jeune public ou aux fans de bd actuels car cela peut passer pour démodé mais "L’État Morbide" c'est tout une époque.
Et puis cette bd m'est très chère car je suis moi même dessinateur de bd (amateur) et je ressent bien ce besoin de solitude et d'ambiance délétère recherché par le héros (ce qui doit être le cas de Hulet, paix à son âme). De plus le parallèle entre les planches qu'il dessine (une obscure série de SF horrifique) et le récit qui se déroule sous nos yeux, donc la bd que nous tenons entre les mains est assez vertigineux.
Bref immense série : 5/5 !
Il me tarde de découvrir son autre série Immondys, que je ne trouve nulle part.
Un de mes mangas préférés (avec Akira). Je ne suis pas expert en manga et excepté les plus connus comme celui-ci je n'y connais rien.
Mais cette série a bercé mon enfance, rien à jeter. C'est violent, bouleversant, avec des personnages hauts en couleur (robots et mutants plus terrifiants les uns que les autres). Une superbe fresque cyberpunk, cruelle, lyrique et passionnée et passionnante.
En BD, la grande épopée des Albigeois et autres cathares en Occitanie (où l'on parlait la langue d'Oc), c'est ici et je dirais même qu’ici, qu'on la découvrira !
Rien avoir avec l'ersatz au titre pompeux de « Cathares » dessinée par Bono qui, en trois tomes, ne nous raconte qu’une course poursuite romancée entre deux groupes pour retrouver le trésor de cette communauté, et clore cette trilogie de façon la plus invraisemblable qui soit, et en la démarrant de façon historiquement assez douteuse, avec également graphiquement un château de Montségur peu réaliste ne ressemblant en rien au nid d’aigle quasi imprenable qu’il était ! Quelques photos sur google images rappelleront ce qu’était Montségur, ce pic vertigineux qui flirte avec les nuages, et couvert de son château.
Dans Mémoire de Cendres, Jarbinet, historien de son état, nous sert un scénario documenté en béton avec toutes les implications des pays ou régions limitrophes (Angleterre – Italie - France d'alors) dans ce qui va être in fine un génocide d’une population au nom de la papauté avec un comté de Toulouse offert sur un plateau par les armées dirigées par le pape, au bien chanceux roi de France.
Jarbinet s’est certainement très fortement impliqué pour nous servir un pareil pan d’histoire en cette époque tumultueuse du début du 13ème siècle, rendue vivante comme si cela se passait hier, avec des personnage des plus attachants, … certains également des plus repoussants (c’est selon …), mais qui ne laissent pas indifférents.
La couleur directe de l’auteur est sublime, une des plus belles qui soient ! Et son graphisme de grande qualité qui semble réalisé avec une facilité déconcertante n’est pas en reste.
Même si les personnages sont romancés, ce n’est pas souvent que l’on peut se targuer de lire dans l’univers de la BD une si riche et prenante épopée historiquement documentée, avec un graphisme de si haut vol, de ceux des plus réussis.
Un incontournable en BD historique … comme en BD réaliste !
Excellent ! Cynique à souhait. Satouf tire sur tout ce qui bouge, les jeunes de banlieue, les bobos, les noirs, les arabes, les blancs, les bourgeois, les ados mais aussi les jeunes parents. En fait sur toutes les personnes abruties et dieu sait qu'elles sont nombreuses sur cette planète. Bon là on est concentré sur Paris principalement et en plus je connais bien les lieux visités (métro, parcs, Chatelet les halles, supermarché ...). C'est à mourir de rire quoique un peu trop cynique car, quitte à être aussi cynique, Satouf devrait rire aussi de lui même. Et puis ses cibles ne liront jamais sa bd donc c'est un peu leur tirer dans le dos. C'est lâche. D'ailleurs il met en scène une jeune femme se faisant agresser (une gifle sans raison sur un escalator) et pointe le doigt sur l'immobilisme des passants. Mais si il a vu cette scène, c'est qu'il n'a lui même pas réagi.
Donc ce Satouf est plutôt antipathique. Il n'empêche que ce travail d'observation méticuleux sur la bêtise humaine en milieu urbain est jubilatoire. Les trognes et expressions sont criantes de vérité (et tout cela avec 3 traits ). Ce n'est pas à proprement parler de la grande bd, c'est plus de l'ethnologie des jeunes de classes moyenne. On évalue l'étendue des dégats qui nous attendent en 2020 ( je ne suis pas raciste !!! )
Dans un certain sens je pourrais mettre 5 tellement c'est drôle mais j'ai des valeurs. Ce n'est pas ce que j'appelle de la bd avec un grand B. C'est plus du charlie hebdo. Se moquer des autres à longueur de temps ( les riches comme les pauvres ) ça rend petit.
Mais c'est quand même très drôle niark niark niark ...
Je vais essentiellement parler du 1er cycle. Le 2ème est bon mais nettement moins fort et le 3ème, je ne l'ai pas lu.
Cette série est une pure merveille, un chef d'œuvre de féerie et de mystère. Les 2 premiers tomes sont les plus sombres, étranges. Les marais mystérieux puis la "prison". Le suspense est proprement insoutenable. Mais où se trouve Arthis, pourquoi est-il là ? le dessin de Vicompte n'est certes pas parfait mais il dégage une formidable intensité et l'architecture labyrinthique de la "prison" est proprement ahurissante.
Puis le dessin s'améliore de pages en pages. C’est très délicat, très féminin dans les visages. Très "princes et princesses" mais cela s'accorde parfaitement au récit très fort de Makyo avec de vrais moments d'intensité dramatique, essentiellement en ce qui concerne les tourments amoureux des personnages (de vrais fleurs bleues Makyo et Vicomte :)) Les couleurs plutôt pales s'accordent également à merveille avec la tonalité romantique de ce récit.
J'ai également beaucoup aimé les passages du roi perdant la mémoire ou du nain avec la pierre de folie cousue sous sa peau. Le final avec ce nain est également très beau, très fort.
Pour ce qui est du 2ème cycle je l'avais beaucoup aimé lorsque j'étais jeune, moins quelques années après. Le 1er album est très bon (autant que le 1er cycle) puis après cela devient plus banal. On a l'impression d'avoir déjà vu ça (l'état morbide transposé en Inde, en moins fort). Les dessins d'Herenguel sont plutôt bons, dans la même veine classique que Vicomte mais moins marquants. Mais bon rien de honteux.
Cette bd j'ai mis longtemps à la lire. Des années ! Tellement célébrée partout comme un chef d'œuvre que cela ne me disait rien du tout. Et puis un jour je me suis mis à la lire et là le choc ! Un chef d'œuvre. J'ai été transporté par cette poésie douce-amère, cet univers poétique et plutôt triste où le pauvre héros vit dans une maison minuscule (un placard) construite sur un mur labyrinthique autour d'une propriété qu'il prétend posséder (ou qui lui revient de droit, je ne sais plus). Il ne peut descendre car il y a les chiens en bas. Il reluque la fille des voisins le soir après avoir mangé sa boite de conserve et téléphoné à sa mère (qui est morte). C'est triiiiiste ...
Les dessins sont magnifiques (superbe noir et blanc). L'intrigue n'est jamais ennuyeuse. Ce monde surréaliste est un enchantement. LE roman graphique culte (avec Silence).
Un chef d'oeuvre de la bd ! Tout a été dit sur cette très grande série mêlant enquêtes policières et fantastique avec un génie rarement égalé. Mélange de policier et de fantastique ne lésinant pas sur le gore parfois (momie en folie, une boucherie ! ) le tout dans un Paris très finement reconstitué (Tardi étant un spécialiste sûrement incollable sur le sujet).
Quand je vois l'avis général de 3 étoiles je ne comprends vraiment pas !
De plus les personnages sont vraiment hauts en couleurs. Adèle tout d’abord: belle et sévère, tirant constamment la gueule avec un humour pince sans rire et fumant clopes sur clopes. Les affreux sont également toujours géniaux avec leurs gueules déformées. Absolument pathétiques sous ces allures de savants fous.
Les intrigues sont toujours palpitantes et mènent presque toujours à d'obscures rites sataniques la nuit dans les endroits célèbres de Paris comme le musée du Louvres, le cimetière du père Lachaise ou les catacombes. Et il y a toujours ce second degré et cet humour noir typique de Tardi.
Nette préférence pour « Le démon de la tour Eiffel » et surtout « Momie en folie ».
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Celle que...
Il est tard genre très tard et donc c'est le moment de faire un trois-contre-un, une critique 3x1 je veux dire; à quoi pensiez-vous encore ? Qu'il me manque deux doigts ? La série "Celle que ..." nous permet de suivre l'histoire de Valentine en format triptyque édité en noir/blanc ou en couleurs car j'ai cru comprendre que l'éditeur les ressort en 6 volumes moins épais mais en couleurs. Je doute que ce soit fait juste pour le plaisir des yeux (le dieu $$ sûrement derrière cela) mais d’après ce que j’ai vu, c’est pas mal du tout et cela donne une autre ambiance (j'ai également mis une photo ^^). Valentine est une fille qui est au lycée, en troisième. Fille de divorcée, elle habite seule avec sa mère dans un petit appartement (ou, dans tous les cas, le papa est loin). Pure adolescente de sa génération, elle vit son quotidien avec sa bande de copines : Emilie, Julie et Yamina la fan de manga. Ses préoccupations quotidiennes sont celles des filles de leurs âges : les garçons évidemment, les interdits tels que l’alcool, la cigarette et j’en passe ; c’est l’âge des découvertes ... Grâce à sa bande de copines, on suit comment Valentine va tisser ses différents liens sociaux, se construire, éclore telle une chrysalide avant de devenir un joli papillon, une femme. La découverte de la cire à épiler (aïe, ça fait mal), le mec un peu craignos qui vous drague en vacances, les rendez-vous à la récré pour fumer une clope à travers un grillage, les premières disputes avec ses amies et parfois la prise de distance avec certaines qui sont trop exclusives ou élitistes ou qui n’évoluent plus avec vous. De nouvelles copines aussi comme Juliette la super danseuse de hip-hop ... et puis Félix, ce garçon qui l'intimide comme pas possible quand elle le voit ... Vous l'avez compris (ou pas mais c'est pas grave sinon ça veut juste dire que t'es au fond de la classe ^^) ... c'est une chronique sur l'adolescence féminine qui est écrite et dessinée avec justesse. La psychologie des personnages est finement décrite et l'on sent que l'auteure a vécu la chose, qu'il y a un petit quelque chose d’autobiographique. L’évolution jusqu’à la maturité, celle qui nous rend plus grand(e)s et le tout exprimé avec retenue. Découpé en trois volumes d'une 100aine de pages chacun pour en faire une jolie trilogie, on découvre dans le premier volume ce qu'elle n'est pas, le deuxième ce qu'elle voudra être et finalement ce qu'elle sera. Cela plaira aux filles en fleur, aux ados, aux adultes aussi et toute personne qui aura une fibre un peu féminine ou curieuse. J'ai été étonné d'avoir aimé cette bd alors qu'au final il y a pas de baston, de méchant, de quête etc ... c'est juste beau, ça se laisse lire et c'est criant de vérité. Une belle page à mon goût qui sonne très vrai et je suis sûr que pas mal de filles vont dire "dingue, c'est exactement moi!". Graphiquement, on ne saurait nier que Vanyda (rien à voir avec Veronique et Davina) a un style très manga avec une pointe de bd franco-belge, on peut être aussi perturbé au début par l'utilisation du tramage de gris qui choque un peu mais on s'y habitue rapidement, mais cela choque tout de même quand on ne s'y attend pas ;) De beaux moments de plénitude, de calme, de vide. C'est simple, c'est beau, c'est vrai ... A lire, même si vous avez l'âme d'un poteau télégraphique ou si vous êtes fan de Steven Seagal. Evidemment, voici l'avis de ma warrior de fille qui a lu les trois volumes (avalé, j'aurai pu dire) : C'est bien mais c'est pas très bien dessiné, c'est pas comme les mangas. Mais j'ai beaucoup aimé :)
Cairn - Le Miroir des eaux
Une très belle petite série (2 tomes) assez méconnue de l'immense Pierre Dubois et du très talentueux Jerome Lereculey ( futur dessinateur d'Arthur et aussi de l'excellent thriller social Nuit Noire avec Chauvel ). Cette série parue chez les éditions Zenda est formidable au plus haut point. Tout d'abord c'est un conte d'heroïc fantasy certes mais très original, et passionnant. Dû en partie à l'immense talent de conteur de Pierre Dubois. De plus ce récit du fils d'une vouivre, d'un berger et d'un caillou (oui 3 personnes, avec Dubois c'est toujours original) est parsemé de cruauté et d’éléments assez cyniques. Mais tout reste féerique. Les dessins de Lereculey sont classiques au 1er abord mais très subtils quand on s'y penche de plus près. Les couleurs sont chaudes, automnales ... Les personnages masculins sont trapus et musculeux tandis que les personnages féminins sont très ... féminins. Je prefère son travail sur Cairn et encore plus sur Nuit Noire que celui effectué sur Arthur. Bon, après, le tome 1 est supérieur au tome 2. Celui-ci se contentant d’enchaîner les morceaux de bravoure beaucoup plus mécaniquement. Donc des créatures fantastiques + de l'action + du sang de troll + des forêts enchantées où coulent de douces rivières abritant des vouivres cannibales + un peu de sexe (voire beaucoup) + des barbares s'étripant gaiement = une excellente série d'héroïc fantasy très personnelle !
Les Compagnons du Crépuscule
Un autre chef d’œuvre du 9ème art absolument magique et puissant. Une véritable odyssée moyenâgeuse glissant insidieusement (à la fin du 1er tome puis dans le 2ème) dans l'univers des mythes et légendes bretonnes. Mais pas les lutins et les fées de Pierre Dubois (que j'adore soit dit en passant.) Non là c'est plus réaliste et fortement documenté. Bourgeon a dû accomplir un travail de titan pour l'élaboration de cette saga. J'ai été bercé dans mon enfance par ces images plutôt dures mais incroyablement magiques d'un monde oublié (la cité des Douarts, un monde parallèle ?) Je n'ai pas tout compris à la 1ère lecture et ce n'est qu'au bout de 4 voire 5 lectures (sur plusieurs années bien entendu) que cette série a commencé à m'emporter. Dans le 3ème tome, nous replongeons violemment dans la réalité crue de cette époque sans pitié qu'est le Moyen-Age. C'est souvent horrible (le final avec son bûcher qui me fait un peu penser au "Nom de la Rose", les multiples mutilations, viols et autres tortures) mais aussi très sensuel et magique (la jeune femme sur la plage, l’héroïne souvent à moitié dévêtue, la jeune fille brune avec l’espèce de sorcier). Cette alternance entre ces moments de cruauté inouïe, et cette sensualité brute fait toute la puissance de cette série. Tous les personnages sont forts. L’héroïne bien entendu, l'Anicet (le jeune branleur bête et lâche par excellence) et surtout le chevalier errant. Ce personnage est une ordure mais au fur et à mesure du récit on s'attache vraiment à sa personnalité tourmentée. C'est le Moyen-Age, il faut être un loup pour survivre. Le langage moyenâgeux ne m'a pas gêné. Même si ce n'est pas évident à la 1ère lecture cela rend ce récit encore plus authentique (même dans sa partie fantastique) et l'aventure n'en devient que plus enivrante. Donc selon moi une des meilleures bandes dessinées françaises toutes époques confondues (légèrement supérieure aux Passagers du vent car plus sauvage et fantastique). Une aventure qui sent la pluie, la boue, les embruns et le sang.
L'Etat morbide
Une bien belle série des non moins belles et glorieuses années 80. Cette série transpire ou plutôt suinte les années 80, en tout cas par son coté sombre, belge et rock and roll. L'auteur Daniel Hulet fut fortement inspiré par la scène musicale gothique et industrielle de ces années là (Virgin Prunes, Siouxie and the Banheee, EINSTUERZENDE NEUBAUTEN, The Neon Judgement ... pour les connaisseur). Cela se ressent fortement. Charles un jeune dessinateur de bd (plus dans le genre artiste solitaire punk gothique que gang mazda ) s'installe dans un vieil appartement GLAUQUISSIME du centre ville de Bruxelles. Cet appartement se situe dans un vieil immeuble sorte de bâtiment industriel d’Allemagne de l'Est et tenu par une mystérieuse sorte de concierge non moins glauquissime. Cet endroit l'inspire. Je le comprends, dans le genre c'est magnifique. Bref il s'installe contre l'avis de ses proches. Sa petite amie et ses 2, 3 pot...2 potes c'est un goth associal. De vrais crétins au look assez atroce et démodé qui eux flairent l'entourloupe au premier coup d'oeil (et de nez ). Mais lui il kiffe ! Une semaine après il commence effectivement à être épuisé et tout bizarre, comme happé et sucé par l'énergie négative qui émane de cet endroit maléfique. De plus, la concierge est vraiment étrange, voire très flippante et il y a les mystérieux autres locataires de l’immeuble, curieusement invisibles ... Après une nuit d’inactivité, de non-inspiration et de "cloportisation" il découvre un mystérieux motif peint sur le plancher tel un tapis et découvre un journal écrit par l'ancien locataire de cet appartement ... Je n'en dirai pas plus mais sachez qu'il y a des souterrains en dessous de l'immeuble, qu'on aura droit à des visions hallucinatoires dantesques et que la concierge de l'immeuble est une sacrée bonne femme. Après coup cette bd m'a fortement faites penser au film " Le locataire " de Polanski , mais avec une touche gothique belge absolument unique dans le monde de la bd. Hulet a mis toutes ses tripes dans cette œuvre. Les cadrages sont novateurs pour l'époque, les couleurs magnifiques (à part quelques pages assez fades dans le 1er album ). Il y a un changement de graphisme à un moment dans le 3ème tome mais ça passes plutôt bien et c'est justifié dans le scénario. Cette bd ne plaira sûrement pas au jeune public ou aux fans de bd actuels car cela peut passer pour démodé mais "L’État Morbide" c'est tout une époque. Et puis cette bd m'est très chère car je suis moi même dessinateur de bd (amateur) et je ressent bien ce besoin de solitude et d'ambiance délétère recherché par le héros (ce qui doit être le cas de Hulet, paix à son âme). De plus le parallèle entre les planches qu'il dessine (une obscure série de SF horrifique) et le récit qui se déroule sous nos yeux, donc la bd que nous tenons entre les mains est assez vertigineux. Bref immense série : 5/5 ! Il me tarde de découvrir son autre série Immondys, que je ne trouve nulle part.
Gunnm
Un de mes mangas préférés (avec Akira). Je ne suis pas expert en manga et excepté les plus connus comme celui-ci je n'y connais rien. Mais cette série a bercé mon enfance, rien à jeter. C'est violent, bouleversant, avec des personnages hauts en couleur (robots et mutants plus terrifiants les uns que les autres). Une superbe fresque cyberpunk, cruelle, lyrique et passionnée et passionnante.
Mémoire de cendres
En BD, la grande épopée des Albigeois et autres cathares en Occitanie (où l'on parlait la langue d'Oc), c'est ici et je dirais même qu’ici, qu'on la découvrira ! Rien avoir avec l'ersatz au titre pompeux de « Cathares » dessinée par Bono qui, en trois tomes, ne nous raconte qu’une course poursuite romancée entre deux groupes pour retrouver le trésor de cette communauté, et clore cette trilogie de façon la plus invraisemblable qui soit, et en la démarrant de façon historiquement assez douteuse, avec également graphiquement un château de Montségur peu réaliste ne ressemblant en rien au nid d’aigle quasi imprenable qu’il était ! Quelques photos sur google images rappelleront ce qu’était Montségur, ce pic vertigineux qui flirte avec les nuages, et couvert de son château. Dans Mémoire de Cendres, Jarbinet, historien de son état, nous sert un scénario documenté en béton avec toutes les implications des pays ou régions limitrophes (Angleterre – Italie - France d'alors) dans ce qui va être in fine un génocide d’une population au nom de la papauté avec un comté de Toulouse offert sur un plateau par les armées dirigées par le pape, au bien chanceux roi de France. Jarbinet s’est certainement très fortement impliqué pour nous servir un pareil pan d’histoire en cette époque tumultueuse du début du 13ème siècle, rendue vivante comme si cela se passait hier, avec des personnage des plus attachants, … certains également des plus repoussants (c’est selon …), mais qui ne laissent pas indifférents. La couleur directe de l’auteur est sublime, une des plus belles qui soient ! Et son graphisme de grande qualité qui semble réalisé avec une facilité déconcertante n’est pas en reste. Même si les personnages sont romancés, ce n’est pas souvent que l’on peut se targuer de lire dans l’univers de la BD une si riche et prenante épopée historiquement documentée, avec un graphisme de si haut vol, de ceux des plus réussis. Un incontournable en BD historique … comme en BD réaliste !
La Vie secrète des jeunes
Excellent ! Cynique à souhait. Satouf tire sur tout ce qui bouge, les jeunes de banlieue, les bobos, les noirs, les arabes, les blancs, les bourgeois, les ados mais aussi les jeunes parents. En fait sur toutes les personnes abruties et dieu sait qu'elles sont nombreuses sur cette planète. Bon là on est concentré sur Paris principalement et en plus je connais bien les lieux visités (métro, parcs, Chatelet les halles, supermarché ...). C'est à mourir de rire quoique un peu trop cynique car, quitte à être aussi cynique, Satouf devrait rire aussi de lui même. Et puis ses cibles ne liront jamais sa bd donc c'est un peu leur tirer dans le dos. C'est lâche. D'ailleurs il met en scène une jeune femme se faisant agresser (une gifle sans raison sur un escalator) et pointe le doigt sur l'immobilisme des passants. Mais si il a vu cette scène, c'est qu'il n'a lui même pas réagi. Donc ce Satouf est plutôt antipathique. Il n'empêche que ce travail d'observation méticuleux sur la bêtise humaine en milieu urbain est jubilatoire. Les trognes et expressions sont criantes de vérité (et tout cela avec 3 traits ). Ce n'est pas à proprement parler de la grande bd, c'est plus de l'ethnologie des jeunes de classes moyenne. On évalue l'étendue des dégats qui nous attendent en 2020 ( je ne suis pas raciste !!! ) Dans un certain sens je pourrais mettre 5 tellement c'est drôle mais j'ai des valeurs. Ce n'est pas ce que j'appelle de la bd avec un grand B. C'est plus du charlie hebdo. Se moquer des autres à longueur de temps ( les riches comme les pauvres ) ça rend petit. Mais c'est quand même très drôle niark niark niark ...
Balade au bout du monde
Je vais essentiellement parler du 1er cycle. Le 2ème est bon mais nettement moins fort et le 3ème, je ne l'ai pas lu. Cette série est une pure merveille, un chef d'œuvre de féerie et de mystère. Les 2 premiers tomes sont les plus sombres, étranges. Les marais mystérieux puis la "prison". Le suspense est proprement insoutenable. Mais où se trouve Arthis, pourquoi est-il là ? le dessin de Vicompte n'est certes pas parfait mais il dégage une formidable intensité et l'architecture labyrinthique de la "prison" est proprement ahurissante. Puis le dessin s'améliore de pages en pages. C’est très délicat, très féminin dans les visages. Très "princes et princesses" mais cela s'accorde parfaitement au récit très fort de Makyo avec de vrais moments d'intensité dramatique, essentiellement en ce qui concerne les tourments amoureux des personnages (de vrais fleurs bleues Makyo et Vicomte :)) Les couleurs plutôt pales s'accordent également à merveille avec la tonalité romantique de ce récit. J'ai également beaucoup aimé les passages du roi perdant la mémoire ou du nain avec la pierre de folie cousue sous sa peau. Le final avec ce nain est également très beau, très fort. Pour ce qui est du 2ème cycle je l'avais beaucoup aimé lorsque j'étais jeune, moins quelques années après. Le 1er album est très bon (autant que le 1er cycle) puis après cela devient plus banal. On a l'impression d'avoir déjà vu ça (l'état morbide transposé en Inde, en moins fort). Les dessins d'Herenguel sont plutôt bons, dans la même veine classique que Vicomte mais moins marquants. Mais bon rien de honteux.
Ici même
Cette bd j'ai mis longtemps à la lire. Des années ! Tellement célébrée partout comme un chef d'œuvre que cela ne me disait rien du tout. Et puis un jour je me suis mis à la lire et là le choc ! Un chef d'œuvre. J'ai été transporté par cette poésie douce-amère, cet univers poétique et plutôt triste où le pauvre héros vit dans une maison minuscule (un placard) construite sur un mur labyrinthique autour d'une propriété qu'il prétend posséder (ou qui lui revient de droit, je ne sais plus). Il ne peut descendre car il y a les chiens en bas. Il reluque la fille des voisins le soir après avoir mangé sa boite de conserve et téléphoné à sa mère (qui est morte). C'est triiiiiste ... Les dessins sont magnifiques (superbe noir et blanc). L'intrigue n'est jamais ennuyeuse. Ce monde surréaliste est un enchantement. LE roman graphique culte (avec Silence).
Adèle Blanc-Sec
Un chef d'oeuvre de la bd ! Tout a été dit sur cette très grande série mêlant enquêtes policières et fantastique avec un génie rarement égalé. Mélange de policier et de fantastique ne lésinant pas sur le gore parfois (momie en folie, une boucherie ! ) le tout dans un Paris très finement reconstitué (Tardi étant un spécialiste sûrement incollable sur le sujet). Quand je vois l'avis général de 3 étoiles je ne comprends vraiment pas ! De plus les personnages sont vraiment hauts en couleurs. Adèle tout d’abord: belle et sévère, tirant constamment la gueule avec un humour pince sans rire et fumant clopes sur clopes. Les affreux sont également toujours géniaux avec leurs gueules déformées. Absolument pathétiques sous ces allures de savants fous. Les intrigues sont toujours palpitantes et mènent presque toujours à d'obscures rites sataniques la nuit dans les endroits célèbres de Paris comme le musée du Louvres, le cimetière du père Lachaise ou les catacombes. Et il y a toujours ce second degré et cet humour noir typique de Tardi. Nette préférence pour « Le démon de la tour Eiffel » et surtout « Momie en folie ».