Je ne suis pas fan de western mais une curieuse de première.
J'ai découvert HW sur Sandawe, très bon site de crowdfunding, le meilleur à mon sens !
J'ai donc fait la démarche de trouver ce premier opus de Hell West en librairie, plus par curiosité que par envie et je suis tombée sous le charme.
Les couleurs dominantes, blanc noir rouge donnent à elles seules une dimension particulière à cette oeuvre.
Les persos sont intenses, dûs à leur personnalité et aux dessins de Vervisch.
C'est un concept nouveau d'histoire, c'est un concept nouveau de format.
Pour une BD, ça n'est pas commun et c'est ce qui attire l'oeil !
Je recommande chaudement et vivement cet ouvrage, mais recommande encore plus vivement à chacun , d'entrer dans la tribu Sandawe, afin de permettre à chacun d'apporter son aide aux BD de demain ! L'aventure est fantastique.
Voilà une oeuvre étonnante et originale !
Même s'il est peut-être souvent trop " appliqué " , j'ai trouvé le dessin bon, que ce soit dans les scènes réalistes ou dans les rêves et autres délires.
L'histoire en elle-même est assez brutale, brute et, un peu comme "Johnny got his gun", le corps du soldat, par sa volonté d'être là, d'être tout court, peut être vu comme une charge anti-militariste. Horreur et ironie se joignent d'ailleurs au visuel du héros déchu lors des nombreux apartés, flash back rappelant le passé glorieux et soldatesque de celui qui n'est plus que moignons.
Mais ce sont bien sûr les relations spéciales qui se renouent avec sa femme dès sa sortie de l'hôpital qui sont au centre de ce curieux album. Qui en font une étrangeté.
En effet, entre corps de l'un et vie sociale de l'autre, c'est l'atrophie qui gagne le couple, le sexe étant alors le seul moyen de garder un lien entre eux deux.
Alors, histoire et dessins sont fortement teintés de surréalisme, et pas seulement dans les rêves ! D'ailleurs, plus qu'à Clovis Trouille, cité dans la préface, c'est plutôt à Hans Bellmer que j'ai pensé en voyant ce corps "défait", mais gardant sa puissance érotique.
La violence des relations physiques, où les pulsions de la femme la poussent à rendre aveugle son mari, dans une relation sado-masochiste unissant Eros et Thanatos, renvoie à Bataille, bien sûr. Je ne peux moi m'empêcher de penser qu'en fermant ses yeux, elle rend à son mari un dernier service, lui qui ne voulait sûrement plus voir le monde tel qu'il était devenu pour lui.
Une oeuvre dérangeante donc, mais belle ! On est ici très loin de l'album érotique ou pornographique de base, et l'achat est même à éviter si vous ne cherchez que des scènes explicites de sexe pour le sexe. Il y a ici beaucoup de cérébral, une poésie noire, qui fait que je m'attendais à la fin à voir un papillon s'envoler du puits...
A ne pas mettre entre toutes les mains, certes, mais à découvrir tout de même !
Ah la quète de l'oiseau du temps ... Une série culte qui m'a marqué à vie (même si maintenant je ne suis plus fan de Loisel comme c'était le cas à l'époque). J'ai fait le tour. Il n’empêche que cette "petite" saga (4 tomes c'est quand même peu) a marqué toute une génération et bien plus encore. Tout d'abord c'est la 1ère série d'héroic fantasy française, loin de l'ambiance des américains Conan ou Corben. Et puis le dessin de Loisel ... Inimitable, très chaleureux mais avec des accès de violence. Ses personnages sont immédiatement reconnaissables avec beaucoup de personnalité. C'est du Loisel quoi.
A l'époque mon album préféré était Le Rige mais maintenant c'est plus L'oeuf des Ténèbres et puis Le Temple de l'Oubli. Ces 2 albums sont déments. Le Temple de l'Oubli tout d'abord ; avec son temple de l'oubli donc dans lequel il y a les petites créatures qui t'hypnotisent en te faisant perdre la mémoire. C'est génial comme idée. Et puis j'aime beaucoup l'aspect des gardiens du temple.
Et puis surtout L'oeuf des Ténèbres: mon album préféré. La montagne avec la gardienne nue au milieu de ses volatiles. Les dessins sont superbes. Et puis la course poursuite à la fin avec les barbares cannibales puis quand ils se réfugient dans la bibliothèque et qu'ils coupent la main de Balrog... pour moi c'est surtout ces scènes (et puis d'autres) qui font la puissance de La Quête ...
Après je ne suis particulièrement archi-fan des personnages. Pelisse, Bragon et les autres ne m'ont pas marqué autant que certains lecteurs apparemment. Mais ils s'incorporent vraiment bien à l'histoire. et je pense que ce qui a fait (entre autre) le succès de cette série c'est qu'il n' y a pas de héros cliché que l'on peut retrouver dans l'héroic fantasy (le barbare, le nain, l'elfe, la princesse guerrière). Enfin si mais ils ont tous un "défaut". Bragon est un vieux chevalier, Pélisse est un peu trop plantureuse (quoique canon c'est sûr), Balrog moche et le l'inconnu un peu crétin ... Le Rige est vieux lui aussi. de plus dans les 4 tomes il n' y a pas vraiment de "combats de ouf contre des orqs ou autres monstres. Non l’intérêt est ailleurs. Plus dans les ambiances et l'originalité des situations. C'est ce qui fait tout le charme de cette série. C'est le côté "européen"
J'ai également acheté "L'Ami Javin" à sa sortie. J'avais bien aimé mais rien à voir avec la série originelle donc je n'ai pas acheté la suite.
Au même titre que de prendre un acide au festival de Montrey en 1967 devant les Jefferson Airplane, trainer avec des keupons dans Berlin Est pendant les 80's, et écouter du Crass dans des squats fait partie de mes fantasmes liés à ma culture musicale (fantasmes certes glauques et sûrement peu corrects historiquement parlant, mais bon, ce n'est pas comme si j'allais les assouvir ces fantasmes).
C'est pourquoi "Les pieds dans le béton" m'a attiré dès sa sortie.
De par sa thématique donc (car oui, j'ai écouté massivement, et écoute toujours un peu de musique punk), mais aussi par son graphisme.
Sans encrage et au crayonné apparent, cette succession de lavis rouge et bleu est un délice pour les yeux. Le graphisme parait assez doux, mais arrive à sublimer les nombreux passages intenses et/ou de violences. J'adore ce style très dynamique, semi réaliste, assez épuré mais fourmillant de nuances grâce à l'aquarelle : en plus de servir admirablement bien le récit, les planches sont un régal pour les yeux.
Le scénario donc est assez puissant. Dans le postulat, il ressemble un peu à l'excellent film Le Grand soir (avec Dupontel et Poelvoorde) ; deux amis d'enfance se retrouvent par hasard, l'un est depuis toujours un sdf-punk vivant complétement en marge de la société, alors que le second a essayé de s’adapter, pensait avoir réussi, avec son emploi de cadre, mais pète finalement un plomb et part de chez lui. Ce récit est entrecoupé de certains de leurs souvenirs communs. Cette histoire est poignante, avec des passages d'une grande intensité (le concert, la fin), mais des fois aussi d'une grande tristesse et violence.
Mon premier coup de cœur pour une BD sortie en 2013 : voici une histoire excellente qui ravira, je pense, quasiment tout le monde, que l'on apprécie les cris dans les micros, les riffs de guitares en power chords, les rythme BBB (de batterie, binaires et bourrins), les "OI ! OI ! OI!", les chiens, la bière, les rangers, les anti-fafs, le crack, les perfectos, les crêtes dégueulasses ou non.
Cette BD est vraiment magnifique, les dessins sublimes et l'histoire bien pensée, c'est mon coup de coeur du moment.
Ca parle d'une fille qui veut devenir romancière et, en attendant, elle écrit des carnets.
J'ai beaucoup aimé le côté mystérieux, on avait envie de découvrir la suite. Le dessin de la fin m'a beaucoup émue, mais ça, c'est à vous de découvrir...
Franchement je vous conseille cette BD et je lui mets la note exceptionnelle de 5/5...
Vraiment hâte d'avoir la suite!^_^
Même si j’ai trouvé dans ces histoires déjantées quelque parenté avec Le Concombre Masqué, c’est un album très original.
D’abord c’est un bel objet je trouve. Album à l’italienne solide, les couleurs m’ont plu – mise à part l’histoire centrale en Noir et Blanc.
Les dessins sont minimalistes, il n’y a pas de paroles, mais un univers poétique et un peu fou que nous découvrons à la lecture des petites histoires de deux à six planches, mettant en scène une sorte de lapin, dans des paysages désolés, parfois lunaires. Personnage qui est attiré par une autre bestiole, sans que son amour ou ses envies soient acceptés par celle-ci.
Alors, c’est sûr, l’humour à la fois con et désuet, l’aspect minimaliste de l’ensemble peuvent rebuter. J’y ai trouvé au contraire un bon cocktail. Je vous recommande d’aller y tremper vos yeux pour en apprécier le goût.
Dans les deux dernières pages, une parodie de publicité dans le style de celles que publient parfois les Requins Marteaux, assez poilant !
Au final, c’est une sorte d’ovni drôle et poétique qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Le prix non plus, hélas, je vous conseille de le trouver d’occasion…
La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d'autres n'aspirent qu'à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l'affiche….
J'ai été agréablement surpris la lecture de cette série. C'est une bonne découverte.
Le scénario est simple, efficace et accrocheur. N'étant pas forcement un grand adepte de jazz, cette BD a su m'évader dans son monde.
Le dessin donne parfaitement vie à ce petit monde, avec des décors réussis, des personnages aux expressions et attitudes précises et réalistes, des couleurs chaudes et un découpage harmonieux.
Je conseille l'achat de cette série.
L'Etoile du Désert est sans contexte ( à mon avis bien sûr ) la plus belle oeuvre d'Enrico Marini.
J'ai passé un moment extraordinaire en lisant ce diptyque hors du commun.
Je peux dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas lu un western de cette qualité. Quand je parle de qualité je pense bien évidemment au dessin de ce diable de Marini qui d'après moi avec cette série a atteint la quasi perfection graphique. Certaines cases sont juste majestueuses , je ne peux pas être plus clair.
J'ai rarement vu des dessins aussi beaux dans un western.
Un peu avant j'ai utilisé le terme "qualité" et bien sûr cela ne concerne pas seulement le dessin.
Mais il faut rappeler que L' Etoile du Désert ce n'est pas uniquement une BD avec un dessin somptueux mais c'est aussi un récit avec un scénario séduisant mais qui reste malgré tout classique.
Stephen Desberg utilise tous les codes propres au western et y intègre une histoire de vengeance et cela nous donne un thriller se déroulant durant la conquête de l'Ouest .
Je pense que le scénariste s'est énormément documenté pour nous rendre d'une manière magistrale l'ambiance particulière qui devait régner à cette époque durant cette grande épopée que fut la la traversée du continent américain par les compagnies ferroviaires afin d'atteindre l'Océan Pacifique.
Que dire de plus si ce n'est " bravo " aux auteurs pour ce magnifique diptyque qui se lit rapidement , mais avec un plaisir intense.
Bon je pardonne à Marini d'avoir fait ressembler son personnage principal à un acteur connu dont je ne vais pas citer le nom .
Alors si vous n'avez pas lu cette très belle série , allez y gaiement, vous ne le regretterez pas .
J’ai avisé il n’y a pas très longtemps la série de comics, Une vie de chien, en lui attribuant 3 étoiles, et en lui reconnaissant quelques similitudes avec Calvin et Hobbes.
Mais force est de reconnaître que Calvin et Hobbes est une série vraiment meilleure. C’est même la meilleure série de strips du genre que j’ai pu lire, et je ne peux pas lui attribuer moins de quatre étoiles !
En effet, même si je suis adepte de l’humour con, je n’ai rien contre l’humour intelligent. Et ici c’est de l’humour intelligent. Et c’est drôle !
Bien sûr, sur la très longue durée de cette série, tous les strips ne se valent pas, mais l’ensemble est quand même presque toujours d’un très bon niveau.
Calvin, avec son énergie, sa mauvaise foi récurrente, est très bien accompagné par Hobbes, son public, mais aussi son miroir, sa bonne – et parfois sa mauvaise – conscience. Ce sont souvent les commentaires de Hobbes qui donnent toute leur saveur aux dires et agissements du gamin plein de vie.
Une série tous publics, qui passe allègrement la barrière culturelle, mais aussi celle de l’âge. A lire vraiment !
En Fantaisie, il existe une multitude d'oeuvres. Mais celle-ci reste parmi les meilleures.
Les aventures de Pélisse et de Bragon se dévorent littéralement d'un tome à l'autre et le dénouement surprenant renforce cette impression.
Le dessin participe beaucoup à l'ambiance et à la qualité du monde présenté. Le seul bémol revient aux couleurs qui ont un peu vieilli mais c'est pour chipoter.
Une oeuvre à lire obligatoirement et dans l'idéal à posséder.
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Hell West
Je ne suis pas fan de western mais une curieuse de première. J'ai découvert HW sur Sandawe, très bon site de crowdfunding, le meilleur à mon sens ! J'ai donc fait la démarche de trouver ce premier opus de Hell West en librairie, plus par curiosité que par envie et je suis tombée sous le charme. Les couleurs dominantes, blanc noir rouge donnent à elles seules une dimension particulière à cette oeuvre. Les persos sont intenses, dûs à leur personnalité et aux dessins de Vervisch. C'est un concept nouveau d'histoire, c'est un concept nouveau de format. Pour une BD, ça n'est pas commun et c'est ce qui attire l'oeil ! Je recommande chaudement et vivement cet ouvrage, mais recommande encore plus vivement à chacun , d'entrer dans la tribu Sandawe, afin de permettre à chacun d'apporter son aide aux BD de demain ! L'aventure est fantastique.
La Chenille
Voilà une oeuvre étonnante et originale ! Même s'il est peut-être souvent trop " appliqué " , j'ai trouvé le dessin bon, que ce soit dans les scènes réalistes ou dans les rêves et autres délires. L'histoire en elle-même est assez brutale, brute et, un peu comme "Johnny got his gun", le corps du soldat, par sa volonté d'être là, d'être tout court, peut être vu comme une charge anti-militariste. Horreur et ironie se joignent d'ailleurs au visuel du héros déchu lors des nombreux apartés, flash back rappelant le passé glorieux et soldatesque de celui qui n'est plus que moignons. Mais ce sont bien sûr les relations spéciales qui se renouent avec sa femme dès sa sortie de l'hôpital qui sont au centre de ce curieux album. Qui en font une étrangeté. En effet, entre corps de l'un et vie sociale de l'autre, c'est l'atrophie qui gagne le couple, le sexe étant alors le seul moyen de garder un lien entre eux deux. Alors, histoire et dessins sont fortement teintés de surréalisme, et pas seulement dans les rêves ! D'ailleurs, plus qu'à Clovis Trouille, cité dans la préface, c'est plutôt à Hans Bellmer que j'ai pensé en voyant ce corps "défait", mais gardant sa puissance érotique. La violence des relations physiques, où les pulsions de la femme la poussent à rendre aveugle son mari, dans une relation sado-masochiste unissant Eros et Thanatos, renvoie à Bataille, bien sûr. Je ne peux moi m'empêcher de penser qu'en fermant ses yeux, elle rend à son mari un dernier service, lui qui ne voulait sûrement plus voir le monde tel qu'il était devenu pour lui. Une oeuvre dérangeante donc, mais belle ! On est ici très loin de l'album érotique ou pornographique de base, et l'achat est même à éviter si vous ne cherchez que des scènes explicites de sexe pour le sexe. Il y a ici beaucoup de cérébral, une poésie noire, qui fait que je m'attendais à la fin à voir un papillon s'envoler du puits... A ne pas mettre entre toutes les mains, certes, mais à découvrir tout de même !
La Quête de l'Oiseau du Temps
Ah la quète de l'oiseau du temps ... Une série culte qui m'a marqué à vie (même si maintenant je ne suis plus fan de Loisel comme c'était le cas à l'époque). J'ai fait le tour. Il n’empêche que cette "petite" saga (4 tomes c'est quand même peu) a marqué toute une génération et bien plus encore. Tout d'abord c'est la 1ère série d'héroic fantasy française, loin de l'ambiance des américains Conan ou Corben. Et puis le dessin de Loisel ... Inimitable, très chaleureux mais avec des accès de violence. Ses personnages sont immédiatement reconnaissables avec beaucoup de personnalité. C'est du Loisel quoi. A l'époque mon album préféré était Le Rige mais maintenant c'est plus L'oeuf des Ténèbres et puis Le Temple de l'Oubli. Ces 2 albums sont déments. Le Temple de l'Oubli tout d'abord ; avec son temple de l'oubli donc dans lequel il y a les petites créatures qui t'hypnotisent en te faisant perdre la mémoire. C'est génial comme idée. Et puis j'aime beaucoup l'aspect des gardiens du temple. Et puis surtout L'oeuf des Ténèbres: mon album préféré. La montagne avec la gardienne nue au milieu de ses volatiles. Les dessins sont superbes. Et puis la course poursuite à la fin avec les barbares cannibales puis quand ils se réfugient dans la bibliothèque et qu'ils coupent la main de Balrog... pour moi c'est surtout ces scènes (et puis d'autres) qui font la puissance de La Quête ... Après je ne suis particulièrement archi-fan des personnages. Pelisse, Bragon et les autres ne m'ont pas marqué autant que certains lecteurs apparemment. Mais ils s'incorporent vraiment bien à l'histoire. et je pense que ce qui a fait (entre autre) le succès de cette série c'est qu'il n' y a pas de héros cliché que l'on peut retrouver dans l'héroic fantasy (le barbare, le nain, l'elfe, la princesse guerrière). Enfin si mais ils ont tous un "défaut". Bragon est un vieux chevalier, Pélisse est un peu trop plantureuse (quoique canon c'est sûr), Balrog moche et le l'inconnu un peu crétin ... Le Rige est vieux lui aussi. de plus dans les 4 tomes il n' y a pas vraiment de "combats de ouf contre des orqs ou autres monstres. Non l’intérêt est ailleurs. Plus dans les ambiances et l'originalité des situations. C'est ce qui fait tout le charme de cette série. C'est le côté "européen" J'ai également acheté "L'Ami Javin" à sa sortie. J'avais bien aimé mais rien à voir avec la série originelle donc je n'ai pas acheté la suite.
Les Pieds dans le Béton
Au même titre que de prendre un acide au festival de Montrey en 1967 devant les Jefferson Airplane, trainer avec des keupons dans Berlin Est pendant les 80's, et écouter du Crass dans des squats fait partie de mes fantasmes liés à ma culture musicale (fantasmes certes glauques et sûrement peu corrects historiquement parlant, mais bon, ce n'est pas comme si j'allais les assouvir ces fantasmes). C'est pourquoi "Les pieds dans le béton" m'a attiré dès sa sortie. De par sa thématique donc (car oui, j'ai écouté massivement, et écoute toujours un peu de musique punk), mais aussi par son graphisme. Sans encrage et au crayonné apparent, cette succession de lavis rouge et bleu est un délice pour les yeux. Le graphisme parait assez doux, mais arrive à sublimer les nombreux passages intenses et/ou de violences. J'adore ce style très dynamique, semi réaliste, assez épuré mais fourmillant de nuances grâce à l'aquarelle : en plus de servir admirablement bien le récit, les planches sont un régal pour les yeux. Le scénario donc est assez puissant. Dans le postulat, il ressemble un peu à l'excellent film Le Grand soir (avec Dupontel et Poelvoorde) ; deux amis d'enfance se retrouvent par hasard, l'un est depuis toujours un sdf-punk vivant complétement en marge de la société, alors que le second a essayé de s’adapter, pensait avoir réussi, avec son emploi de cadre, mais pète finalement un plomb et part de chez lui. Ce récit est entrecoupé de certains de leurs souvenirs communs. Cette histoire est poignante, avec des passages d'une grande intensité (le concert, la fin), mais des fois aussi d'une grande tristesse et violence. Mon premier coup de cœur pour une BD sortie en 2013 : voici une histoire excellente qui ravira, je pense, quasiment tout le monde, que l'on apprécie les cris dans les micros, les riffs de guitares en power chords, les rythme BBB (de batterie, binaires et bourrins), les "OI ! OI ! OI!", les chiens, la bière, les rangers, les anti-fafs, le crack, les perfectos, les crêtes dégueulasses ou non.
Les Carnets de Cerise
Cette BD est vraiment magnifique, les dessins sublimes et l'histoire bien pensée, c'est mon coup de coeur du moment. Ca parle d'une fille qui veut devenir romancière et, en attendant, elle écrit des carnets. J'ai beaucoup aimé le côté mystérieux, on avait envie de découvrir la suite. Le dessin de la fin m'a beaucoup émue, mais ça, c'est à vous de découvrir... Franchement je vous conseille cette BD et je lui mets la note exceptionnelle de 5/5... Vraiment hâte d'avoir la suite!^_^
Celui qui ressemble à un lapin (Zzzwük)
Même si j’ai trouvé dans ces histoires déjantées quelque parenté avec Le Concombre Masqué, c’est un album très original. D’abord c’est un bel objet je trouve. Album à l’italienne solide, les couleurs m’ont plu – mise à part l’histoire centrale en Noir et Blanc. Les dessins sont minimalistes, il n’y a pas de paroles, mais un univers poétique et un peu fou que nous découvrons à la lecture des petites histoires de deux à six planches, mettant en scène une sorte de lapin, dans des paysages désolés, parfois lunaires. Personnage qui est attiré par une autre bestiole, sans que son amour ou ses envies soient acceptés par celle-ci. Alors, c’est sûr, l’humour à la fois con et désuet, l’aspect minimaliste de l’ensemble peuvent rebuter. J’y ai trouvé au contraire un bon cocktail. Je vous recommande d’aller y tremper vos yeux pour en apprécier le goût. Dans les deux dernières pages, une parodie de publicité dans le style de celles que publient parfois les Requins Marteaux, assez poilant ! Au final, c’est une sorte d’ovni drôle et poétique qui ne peut laisser le lecteur indifférent. Le prix non plus, hélas, je vous conseille de le trouver d’occasion…
Bourbon Street
La Nouvelle Orléans, années 1990. Il est difficile, pour certains hommes, de tirer un trait sur leurs rêves de jeunesse. Alvin, guitariste et chanteur de jazz de second rang, est de ceux là. À l’heure où d'autres n'aspirent qu'à une retraite paisible, il a encore foi en sa bonne étoile. Affublé de deux vieux compagnons de route, il part à la recherche de Cornelius, trompettiste légendaire disparu mystérieusement cinquante ans plus tôt, grâce auquel il pourrait connaître enfin le haut de l'affiche…. J'ai été agréablement surpris la lecture de cette série. C'est une bonne découverte. Le scénario est simple, efficace et accrocheur. N'étant pas forcement un grand adepte de jazz, cette BD a su m'évader dans son monde. Le dessin donne parfaitement vie à ce petit monde, avec des décors réussis, des personnages aux expressions et attitudes précises et réalistes, des couleurs chaudes et un découpage harmonieux. Je conseille l'achat de cette série.
L'Etoile du Désert
L'Etoile du Désert est sans contexte ( à mon avis bien sûr ) la plus belle oeuvre d'Enrico Marini. J'ai passé un moment extraordinaire en lisant ce diptyque hors du commun. Je peux dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas lu un western de cette qualité. Quand je parle de qualité je pense bien évidemment au dessin de ce diable de Marini qui d'après moi avec cette série a atteint la quasi perfection graphique. Certaines cases sont juste majestueuses , je ne peux pas être plus clair. J'ai rarement vu des dessins aussi beaux dans un western. Un peu avant j'ai utilisé le terme "qualité" et bien sûr cela ne concerne pas seulement le dessin. Mais il faut rappeler que L' Etoile du Désert ce n'est pas uniquement une BD avec un dessin somptueux mais c'est aussi un récit avec un scénario séduisant mais qui reste malgré tout classique. Stephen Desberg utilise tous les codes propres au western et y intègre une histoire de vengeance et cela nous donne un thriller se déroulant durant la conquête de l'Ouest . Je pense que le scénariste s'est énormément documenté pour nous rendre d'une manière magistrale l'ambiance particulière qui devait régner à cette époque durant cette grande épopée que fut la la traversée du continent américain par les compagnies ferroviaires afin d'atteindre l'Océan Pacifique. Que dire de plus si ce n'est " bravo " aux auteurs pour ce magnifique diptyque qui se lit rapidement , mais avec un plaisir intense. Bon je pardonne à Marini d'avoir fait ressembler son personnage principal à un acteur connu dont je ne vais pas citer le nom . Alors si vous n'avez pas lu cette très belle série , allez y gaiement, vous ne le regretterez pas .
Calvin et Hobbes
J’ai avisé il n’y a pas très longtemps la série de comics, Une vie de chien, en lui attribuant 3 étoiles, et en lui reconnaissant quelques similitudes avec Calvin et Hobbes. Mais force est de reconnaître que Calvin et Hobbes est une série vraiment meilleure. C’est même la meilleure série de strips du genre que j’ai pu lire, et je ne peux pas lui attribuer moins de quatre étoiles ! En effet, même si je suis adepte de l’humour con, je n’ai rien contre l’humour intelligent. Et ici c’est de l’humour intelligent. Et c’est drôle ! Bien sûr, sur la très longue durée de cette série, tous les strips ne se valent pas, mais l’ensemble est quand même presque toujours d’un très bon niveau. Calvin, avec son énergie, sa mauvaise foi récurrente, est très bien accompagné par Hobbes, son public, mais aussi son miroir, sa bonne – et parfois sa mauvaise – conscience. Ce sont souvent les commentaires de Hobbes qui donnent toute leur saveur aux dires et agissements du gamin plein de vie. Une série tous publics, qui passe allègrement la barrière culturelle, mais aussi celle de l’âge. A lire vraiment !
La Quête de l'Oiseau du Temps
En Fantaisie, il existe une multitude d'oeuvres. Mais celle-ci reste parmi les meilleures. Les aventures de Pélisse et de Bragon se dévorent littéralement d'un tome à l'autre et le dénouement surprenant renforce cette impression. Le dessin participe beaucoup à l'ambiance et à la qualité du monde présenté. Le seul bémol revient aux couleurs qui ont un peu vieilli mais c'est pour chipoter. Une oeuvre à lire obligatoirement et dans l'idéal à posséder.