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Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

Avant de lire cette série, je me suis dit "encore une histoire de suceurs de sang avec tout l'attirail crucifix, gousses d'ail et eau bénite vu dans quantité de films sur Dracula", et puis, je vois le nom d'Yves Swolfs, dont je suis admiratif, et je me décide à tenter l'aventure. J'avais déjà apprécié son travail sur la série western Durango et sur Dampierre. Finalement, je suis loin d'avoir été déçu, car j'étais tellement captivé que j'ai lu les 6 albums à la suite en une journée. Swolfs livre ici avec un talent indéniable une habile chasse au vampire à travers 7 siècles, en utilisant les vieilles recettes de ce type de récit (châteaux lugubres, cryptes effrayantes, chauve-souris, pieu planté dans le coeur...). On se balade à travers les époques, en parallèle avec le destin de Vincent Rougemont dans le Paris de 1933, jeune journaliste dont la famille est frappée de malédiction par cet être fascinant qu'est Kergan. Au travers de dessins superbes de vieux châteaux, Swolfs de son trait séduisant et puissant, restitue toute l'imagerie et le folklore des sagas vampiriques en prenant soin de cerner avec jubilation son anti-héros à l'appétit féroce, incarnation de toutes nos pulsions négatives, et en insufflant une ambiance à vous glacer le sang digne des vieux films gothiques anglais de la Hammer; le style de la série est très inspiré de ces films, de même que la progression du récit est remarquable, renforcée par quelques scènes-choc. L'érotisme ayant toujours été associé au vampirisme, Swolfs utilise cette donnée de belle façon, la morsure est vraiment un acte sexuel, comme le démontre la scène de morsure entre les cuisses d'une des victimes de Kergan. Cette publication de Glénat est sans conteste devenue une oeuvre majeure de la BD, un véritable must de la BD fantastique, dont tous les albums sont de qualité égale, elle est donc indispensable dans toute bonne BDthèque qui se respecte. ADDITIF SUR LA REPRISE : TOME 7 Je ne pensais pas que Swolfs reviendrait sur cette série que j'ai décrite comme un incontournable de la BD. Je pensais qu'il avait tout dit et que les 2 précédents cycles étaient tellement intenses que le tout se suffisait à lui-même. Il est vrai que la dernière planche du tome 6 marquait la fin de cette série et la fin du maléfique Kergan, mais Swolfs s'arrangeait pour laisser une fin ouverte, il choisit donc d'y revenir 14 ans après en abordant les origines de Kergan, depuis des temps reculés, puisque la période est celle de l'Antiquité, sous le règne de l'empereur romain Trajan, dans le royaume des Daces. Une bonne idée, ce peuple des bords du Danube (Roumanie actuelle) n'ayant jamais été vu en BD ; la Dacie fut d'ailleurs la grande conquête de Trajan, elle devint province romaine. La progression est remarquable encore une fois, le dessin de Swolfs s'est considérablement épaissi, son trait est d'une vigueur et d'une puissance impressionnantes, j'adore ce style.. Mais combien de tomes encore ? est-ce le début d'un nouveau cycle qui va nous mener loin ? je ne souhaite pas que Swolfs épuise trop le sujet en l'affadissant, ce serait vraiment dommage ; pour l'instant cette reprise est d'un excellent niveau, on sait comment Kergan est devenu vampire, mais attention à ne pas tirer trop sur la corde..

04/06/2013 (MAJ le 18/06/2015) (modifier)
Par KiwiToast
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Billy Wild
Billy Wild

Cet ouvrage est à réserver à ceux qui aiment quand ça pique et quand ça tâche. Les personnages ont tous des sales tronches, on se croirait à une foire aux monstres. Mais c'est voulu, et une fois la surprise passée, j'ai complètement accroché. Je comprend cependant ceux qui n'aiment pas. C'est super violent. Savant mélange de pulp, de fantastique et d'horreur, on est plus dans le western chinois que dans le western spaghetti. Ca canarde dans tous les sens, et le fantastique explose. D'ailleurs, le fantastique est très orienté Série Z, et bien que le dernier tiers réserve quelques surprises, on est pas là pour les subtilités. ;) Bref, c'est direct, brutal et efficace. Superbe réalisation.

14/06/2015 (modifier)
Par KiwiToast
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hell West
Hell West

Personnages historiques détournés et parodiés, folklore amérindien et western font ici bon ménage. Le noir et blanc sert très bien le contexte et laisse une grande liberté à l'imaginaire. Ce premier tome nous permet de découvrir des personnages riches en couleurs, qui ont le défaut d'être clichés mais la qualité d'être tout de même attachants. La quantité de personnages laisse aussi augurer de nombreux antagonismes, et donc un très bon potentiel pour la suite. L'intrigue est relativement simple, mais l'action donne envie de continuer à suivre les aventures des héros, et d'en apprendre plus sur le mystérieux "Hell West", de l'autre coté du mur. Je n'avais jamais craqué sur un projet en financement participatif jusqu'à là, mais dans la mesure ou je veux la suite, je me suis lancé.

14/06/2015 (modifier)
Par KiwiToast
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pretty Deadly
Pretty Deadly

Ce livre est très riche : Graphiquement : Les dessins sont très détaillés. Il n'y a pas autant de traits que dans le style de western traditionnel (Blueberry), mais c'est quand même dense, et certaines pages doivent être lues plusieurs fois. Scénaristiqument : L'intrigue est elle aussi très dense. Après deux lectures, certains points (un en particulier) me semblent encore plutôt obscures. Je ne sais pas si je les comprendrai lors d'une future lecture, ou s'ils seront éclaircis dans les tomes suivants. Background : Ce far west mêle de l'amerindien fantastique, saupoudré de nuances de vaudou, le tout sur un aire de drame greco-romain. Le résultat est très original et intéressant.

14/06/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pretty Deadly
Pretty Deadly

Voilà ce que j'appelle une baffe visuelle. Alors certes nous sommes dans le trait un peu habituel du comics mais avec un souci du détail comme je l'ai rarement vu ailleurs. Des inspirations, il y en a certainement, mais disons plutôt que Emma Rios, c'est elle qui tient les pinceaux, à une originalité qui devrait marquer les esprits. Ses personnages un peu allongés ne sombrent pas pour autant dans la caricature et si je devais lui faire un seul petit reproche c'est la pose de certains dans quelques cases. Ses dessins de combats sont hyper dynamiques mais c'est la qualité du visuel qui remporte mon adhésion. Tout cela serait bien sûr impossible s'il n'y avait une excellente colorisation. Rendons à César ce qui lui est dû, il s'agit de Jordie Bellaire. Chaque chapitre, il y en a cinq, débute par une ou deux pages d'aspect très bucolique ou un lapin et un papillon se racontent les événements qui vont suivre. Ce procédé qui n'alourdit en rien le propos est l'occasion pour la dessinatrice de faire montre de tout son talent en ce qui concerne son trait pour représenter la faune. Dans une petite ville de l'ouest américain dans la deuxième moitié du XIXème siècle, un homme arrive, accompagné d'une jeune fille revêtue d'une grande cape en plumes de vautour. Installés sur des tréteaux, ils nous racontent l'histoire de Ginny-face-de-mort. Un jour un maître maçon épousa une splendide jeune femme, mais rapidement il sombra dans la démence et en vint à traiter sa femme comme un objet. Envahi par la peur de la perdre, il lui construisit une prison de pierre. Seule abandonnée elle pria la mort de venir la chercher. C'est le dieu de la mort en personne qui vint à elle et s'en éprit. La jeune femme mourut en donnant naissance à une petite fille que la mort baptisa Ginny. A charge pour elle de poursuivre dans le monde des vivants les âmes des pêcheurs. Avouons-le, à partir de ce point, l'histoire se complexifie un peu et il faut toute l'attention du lecteur pour bien comprendre les tenants et les aboutissements entre les personnages et les situations. Au fil des chapitres, les événements prennent tout leur sens et proposent finalement une histoire assez originale. La mise en page et le découpage ne sont pas novateurs mais rendent l'ensemble dynamique et très plaisant, ne gênant en rien le plaisir de lecture. Un deuxième tome est en préparation et nul doute que je ferai partie des acquéreurs. Une bonne histoire mêlant habilement western et fantastique, ce n'est pas si courant, et je le répète le trait est virtuose voir magnifique le tout sans esbroufe.

12/06/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Homme Montagne
L'Homme Montagne

Ouhhh la jolie pépite !!! Sans doute le meilleur album jeunesse de cette année à mon goût ! Original, beau et intelligent : ça commence à faire beaucoup pour un seul et même album jeunesse ! On n'a plus trop l'habitude ! Déjà, je me disais bien que le graphisme me disait quelque chose. Et c'est en allant farfouiller sur BDT que j'ai retrouvé l'avis que j'avais rédigé sur Chemin perdu ; Amélie Fléchais y faisait déjà merveille et m'avait laissé sur une très bonne impression. Elle s'adjoint ici le talent narratif de Séverine Gauthier dont j'avais beaucoup apprécié la collaboration avec Thomas Labourot sur Mon arbre et Garance. Je partais donc déjà sur des bases solides pour attaquer cette lecture ; restait à voir ce qu'allait donner cette équipe de choc. Et bien c'est une réussite complète ! Les deux auteures nous embarquent dans un monde onirique des plus réussi. Nous sommes en plein conte initiatique où un petit fils veut aider son grand père, homme montagne, à réaliser son dernier voyage. Pour cela, il va devoir laisser son grand père pour lui ramener le vent qui souffle tout en haut de la montagne, pour qu'il réalise ce dernier périple. Celui-ci sera forcément semé d'embûches et de rencontres pour parvenir au bout du compte au terme de sa mission. Mais loin de suivre un chemin linéaire, cet album sait nous réserver des surprises. Cela ajoute encore à la valeur de cette histoire déjà riche par les sujets abordés de façon simple mais subtile, qui toucheront tout autant petits et grands. Tout ceci nous est en plus servi dans une pochette graphique que j'ai énormément apprécié. D'une part il est original, mais il est en plus d'une grande qualité narrative. Certaines planches en pleine page sont tout simplement magnifiques et d'une grande richesse narrative. D'autre part, il sert parfaitement le ton fantastique et onirique que déploie Séverine Gauthier pour composer son récit. Vraiment un bel album à offrir pour des enfants, ou pour soi même pour se faire plaisir :)

11/06/2015 (modifier)
Par Superjé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 99 exercices de style
99 exercices de style

Ma relation avec les mots est assez particulière. Je les aime et à la fois, ils ne me touchent pas particulièrement. J'aime les comprendre, les décortiquer ou encore connaitre leur étymologie car posséder ce genre de connaissance permet une compréhension du monde dans lequel nous vivons accrue, bien plus aiguisée. Par contre, j'ai un peu du mal à leur trouver un réel intérêt esthétique, en ce qui concerne le signifié comme signifiant d'ailleurs. C'est bien pour ça que je suis peu friand de roman ou de la littérature de fiction, tout comme je ne lis absolument pas de poésie, ça ne me touche pas, ça ne m’intéresse pas, au contraire des essais de sémantique, linguistique et autres chatoyantes sciences du langage. Par conséquent, si j'ai beaucoup apprécié ma lecture d'"Exercice de Style" de Queneau pour la prouesse effectuée, je pense que je n'ai pas autant profité qu'un amoureux des sons ou de la musicalité des mots et des phrases. Queneau m'a amusé par son humour, époustouflé par sa performance ludique, mais sûrement moins que beaucoup de lecteurs. "99 Exercices de Style" était ce qui me manquait pour arriver à cette ultime étape. En effet, contrairement aux mots, je suis très sensible aux dessins. C'est bien d'ailleurs pour ça que lorsque je veux qu'on me raconte une histoire, je me tourne naturellement plus vers la BD que vers la littérature. Récemment, j'ai effectué un travail scolaire qui m'a fait bosser les théories de la BD et de la narration. J'y ai (re)lu le manifeste de McCloud (L'Art Invisible) pour la reconnaissance de la BD en tant qu'art, lecture très intéressante mais d'une certaine manière limitée. L'étape naturelle après la théorie est l'expérimentation, en effet, il est plus facile de briser les codes et la grammaire de quelque chose lorsqu'on les maîtrise. Si McCloud écrit, lucide, que l'avenir de la BD en tant qu'art se joue dans l'expérimentation, "99 Exercices de Style" (et par extension, le mouvement OuBaPo, mais nous y reviendrons plus bas) est un livre charnière pour s'attaquer à l'expérimentation une fois qu'on est calé niveau théorie. "Exercices de style" proposait X variations autour d'une petite histoire qui n'a que peu d'intérêt en soi. L'histoire matrice de "99 Exercices de Style" a encore moins d’intérêt : Un homme travaillant à son bureau se lève, se déplace dans la maison, donne l'heure à sa compagne, et cherche quelque chose dans le frigo. La dernière case nous le montre en train de ne pas se souvenir de ce qu'il cherchait. Peut-être que certains vont hurler en lisant la suite de la critique, mais si "99 Exercices de style" me parait si jusqu'au-boutiste c'est grâce au médium qu'il exploite. Entendons nous bien, "Exercice de styles" offre une possibilité de déclinaisons quasiment, si ce n'est le cas, illimitée. Imaginez le livre de Queneau sous la forme d'une ligne. Ou peut-être plutôt un plan. En effet, avec les mots seuls, on peut jouer sur différentes variations : le style d'écriture, la narration, et, en poussant plus loin, on peut aussi jouer sur l'expérimentation (je pense notamment à la forme Anagramme). En choisissant la BD comme médium pour l'exercice, on y rajoute une voire plusieurs dimensions. De la ligne on passe au plan voire au volume. Soyons fous, parlons même du continuum espace-temps et ses quatre dimensions. "99 Exercices de style" s’inscrit parfaitement dans le courant d'auteurs et d’œuvres qui, durant les 90's visaient à réhabiliter le médium de la BD. La maison d'édition l'Association, les auteurs qui se sont essayés à l'OuBaPo, tout comme les essais de McCloud sur la BD... en BD avaient tous l'idée suivante derrière la tête : faire oublier l'époque où la BD était une simple sous-littérature populaire pour gamin illettré. C'est pendant cette période charnière que la BD s'est rendue compte de son potentiel, a théorisé sa grammaire aussi bien technique que narrative. Si L'Art Invisible est la manifestation théorique de ce courant de pensée, "99 Exercices de style" en est son pendant pratique. Car Matt Madden peut jouer sur une multitude d’éléments pour réussir à trouver ses 99 variations d'une même histoire : le dessin (au passage, comme McCloud, la technique picturale de Madden est un peu limitée, un manque de virtuosité technique bien compensé par son ingéniosité et son imagination), le texte en tant que tel (les dialogues, les récitatifs, etc...), la narration (points de vue différent, jeu sur l'unité géographique ou temporelle, etc...), mais aussi, et cela est plus surprenant, sur la composition des cases, les symboles contenus dans les planches, des hommages sur l'histoire du médium (planches dessinées et pensées selon différents genres et écoles historiques, ou inspirées par le travail d'auteurs importants en particulier), jeux sur la grammaire de la BD (multiplication ou réduction de cases, jeux sur l'ellipse grâce à la décomposition du mouvement). Enfin, certaines planches versent vers l’expérimentation plus poussée encore (une fois de plus, les 2 planches Anagrammes est l'exemple qui m'a le plus marqué), mais pas moins inintéressante. Seul regret de ma part, mais là je deviens un lecteur bien exigeant, il me semble que la boucle des possibles aurait été bouclée avec l'application de figures de style à la grammaire propre de la BD (tel, au cinéma, les montages, métonymique du réalisateur Griffith et métaphorique du réalisateur Eisenstein). Un appel est donc lancé aux dessinateurs amateurs qui me lisent : complétez l’œuvre de Madden :) ! Aussi inspiré et drôle que Queneau (le décalage entre l'aspect prosaïque de l'intrigue matrice et certains traitements choisis fonctionne souvent de manière bien comique). Cet ouvrage de référence en devient un livre essentiel pour tous ceux qui veulent comprendre la BD. J'aurais vraiment été curieux de lire, avec grande joie j'en suis sûr, un hypothétique "999 exercices de style".

10/06/2015 (modifier)
Par KF
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Red Team
Red Team

Polar noir, efficace du début à la fin, Red Team est une petite surprise que je conseille fortement de déguster. La lecture devient de plus en plus accrocheuse au fil des pages, les personnages sont bien écrits, les dilemmes moraux et les évolutions qui en découlent sont un vrai plaisir à suivre. Je me suis même surpris à vraiment admirer l'écriture de cette histoire, certes pas des plus originales, mais remarquablement bien ficelée (Ennis étant aux commandes, difficile de se tromper). Et pour couronner le tout, le dessin est excellent. A conseiller pour les fans de polar, de flics et de justice sauvage à l'ancienne !

08/06/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Enola et les animaux extraordinaires
Enola et les animaux extraordinaires

"Enola et les animaux merveilleux" : une petite série jeunesse vouée à devenir grande ! Si à mon goût la couverture n'est pas à la hauteur de son contenu et la dessert un peu, c'est du coup une agréable surprise quand on attaque sa lecture. Lucile Thibaudier donne vie de façon très colorée et tout en poésie aux aventures que nous a concoctées Joris Chamblain. Ce dernier n'en est pas à son coup d'essai, car son autre série du moment Les Carnets de Cerise caracole un peu partout dans les librairies de façon très méritée. Ici, nous faisons connaissance avec Enola, une vétérinaire un peu spéciale : elle soigne les animaux des contes et légendes ! Dans ce premier opus, c'est une gargouille qu'elle va devoir "soigner", ou plutôt comprendre la raison de ses agissements. Tout cela est très dynamique, plein d'humour et construit sur une narration très efficace qui plaira à coup sûr à un public que je ciblerai dans la tranche 8-10 ans idéalement. Le seul reproche que je ferais c'est sa faible pagination (32 p.) ; on a vite fait le tour de ce titre, surtout quand on est un adulte... Après, ça ne m'a pas empêché d'apprécier cet album pour toutes ses autres qualités ! Vivement la suite ! *** Après lecture du tome 2 *** J'avoue avoir été un peu moins séduit par ce deuxième tome... Serais-je plus gargouille que licorne ? Ou la bonne surprise du 1er tome se serait-elle émoussée ? Peut-être un petit peu des deux... En tout cas si graphiquement le résultat est toujours au rendez-vous, c'est plus l'histoire de ce second album de la série que j'ai trouvé moins intéressant. Question de goût peut-être... La série n'en reste pas moins très recommandable pour le jeune public, surtout s'il est friand de fantastique (et adepte des licornes :p )

05/06/2015 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Albatros
Albatros

J’ai conscience de nager à contre-courant mais j’ai beaucoup apprécié l’univers développé par Vincent. Et pour une première publi (et en solo sivouplé), c’est carrément pas mal (voire franchement bien). C’est un scénario qui mise beaucoup sur l’ambiance distillée et non sur l’action, même s’il se passe aussi beaucoup de choses. De ce point de vue, je peux comprendre la platitude du récit ressentie par certains même si, me concernant, il m’a porté. Le dessein de l’auteur de faire un focus sur Ombeline permet de la suivre dans l’affranchissement de sa condition de fille soumise pour devenir une femme indépendante. Cette évolution, qui ne se fera pas sans mal, est au cœur du récit et m’a séduit. Alors peu importe de ne pas connaître le but poursuivi par l’Albatros et son équipage (même si on peut le deviner), c’est accessoire et cela n’émousse pas l’intérêt que je peux porter à l’histoire. Côté dessin, c’est un trait déjà abouti avec une mise en couleur bien à propos. Il faut peut-être prendre le temps d’apprivoiser cette série pour que le charme opère, la deuxième lecture m’ayant davantage plu que la première. Pas une grande série, mais une série particulière, personnelle, centrée autour d’une personne cherchant à s’émanciper, et dans laquelle j’aime m’y replonger … Un peu comme avec un whisky Singleton.

03/06/2015 (modifier)