Dampierre

Note: 3.13/5
(3.13/5 pour 8 avis)

En 1792, dans un petit village en pleine tension révolutionnaire annonçant les guerres de Vendée, Julien Dampierre se fait engager comme palefrenier par Forestier, un maître d'armes réputé.


1789 - 1799 : La Révolution Française La Vendée Pays de la Loire Révolutions françaises Vécu

En 1792, dans un petit village en pleine tension révolutionnaire annonçant les guerres de Vendée, Julien Dampierre se fait engager comme palefrenier par Forestier, un maître d'armes réputé. Dampierre est séduit par Ariane, la fille de Forestier et désirant recevoir des cours d'escrime, il reste un temps parmi eux mais il est amené à se battre en duel avec le Baron de la Calletière. Il tue celui-ci… et se fait recueillir par Madame de la Roche Saint-Didier, marquise voulant venger son mari, trahi par ses compagnons. Elle lui promet gloire et fortune dans le métier des armes grâce à ses relations. Pendant ce temps Forestier est accusé de trahison envers la République. IL se retrouve bientôt à la tête des révolutionnaires.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1988
Statut histoire Série terminée 10 tomes parus

Couverture de la série Dampierre © Glénat 1988
Les notes
Note: 3.13/5
(3.13/5 pour 8 avis)
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11/12/2002 | nao
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai emprunté à ma médiathèque les trois premiers albums, pour un « sondage » de la série – les autres étant temporairement indisponibles. Si je les ai lus plutôt avec plaisir, je vais m’arrêter là. L’histoire est intéressante, nous plonge au cœur de la révolte vendéenne, une des principales insurrections royalistes, en l’An II. Swolfs s’est documenté, ça se voit au niveau de l’intrigue, des personnages, et des décors, la reconstitution est belle et crédible. Il réussit aussi à bien marier petite et grande histoire, avec ce personnage de Dampierre, palefrenier propulsé parmi les chefs vendéens suite à quelques circonstances plus ou moins fâcheuses. Je trouve juste un peu limite le jeu d’équilibre que Dampierre semble maintenir entre madame de St Didier (dont il est le pion et l’amant) et Ariane, fille de celui qui lui a appris à manier les armes, et dont il semblait éperdument amoureux. Si je m’arrête là, c’est que dans le troisième tome, les responsables du dessin et de la colorisation changent. Et le très beau dessin de Swolfs se transforme en quelque chose d’inégal et souvent moche – le contraste est saisissant, quel gâchis ! et la colorisation est, elle aussi, franchement ratée. Ça pique encore plus après comparaison avec les tomes précédents. Du coup, si le récit continuait à bien suivre le fil de l’Histoire, je n’avais plus l’envie de poursuivre une lecture devenue pénible.

14/10/2023 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette création d'Y. Swolfs en 1987 sur les guerres de Vendée, suit le destin de Julien Dampierre, jeune palefrenier mêlé malgré lui à ce conflit sanglant. Ayant un oncle vendéen (très impliqué dans les reconstitutions historiques qui ont lieu dans sa région), j'ai arpenté souvent ces lieux chargés d'Histoire, et j'ai fait lire la série à cet oncle (qui n'est pourtant pas familiarisé avec la bande dessinée), son verdict fut bon. C'est dire si Swolfs a dû se documenter sérieusement pour passer du western Durango à cette période particulièrement complexe de l'Histoire de France, nourrie de nombreux événements. Swolfs étant Belge, n'adopte aucun parti pris et surmonte ce handicap grâce à une grande rigueur historique, le texte est abondant et verse dans une authenticité qui devient vite passionnante, en dépit de la brutalité du récit. C'est pourquoi je n'aime pas trop cette période de Révolution et d'après-Révolution. En tout cas, les lieux comme Bressuire ou Thouars, je les connais bien, ils sont vrais, les noms des chefs vendéens aussi (Bonchamps, La Rochejacquelein...) sont authentiques. En perfectionniste du décor, Swolfs peaufine ses dessins grâce à l'élégance vigoureuse de son trait qui restitue à merveille de beaux décors poitevins de maisons, de villages et de lieux bien réels (la vue de Thouars avec son pont sur le Thouët, et son château est bien reconstituée). Beaucoup de lecteurs apprendront des épisodes peu connus de cette sombre période, et les raisons de ces guerres de Vendée qui vont pendant 3 ans ravager ces contrées du Poitou et laisser ce pays exsangue. Le conflit a été d'abord politique: les Républicains bafouent les coutumes religieuses, pratiquent la conscription forcée et sont adeptes d'une justice sectaire et expéditives; de leur côté, les nobles veulent maintenir dans les campagnes un semblant d'ordre féodal obsolète, il était donc fatal que ces deux camps s'affrontent. Tout ceci donne une série de grande qualité, que j'ai bien failli lacher en 1991, car après 2 albums, Swolfs continue à scénariser mais en laissant le dessin à Eric, qui saborde la série par son trait horrible, jusqu'à la reprise par Legein; son dessin est moins beau que celui de Swolfs, mais il s'en tire pas trop mal. Pour découvrir cette série, acheter d'abord les 2 premiers albums de Swolfs, et après à vous de voir.

22/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Pourquoi lis-je une série de la collection « Vécu » ? Prioritairement pour son terreau historique. La collection offre en effet beaucoup de séries dans lesquelles cet aspect est bien documenté et développé. Et c’est le cas de ce Dampierre. J’en ai beaucoup appris sur cette révolte des nobles et des paysans face aux républicains. La guerre de Vendée n’est pas un événement majeur de l’Histoire (avec un grand H) et, avant de lire cette série, je n’avais jamais trop bien compris ce qui s’y était passé. Ensuite pour son souffle épique. Dans cette collection, l’aventure n’est pas toujours au rendez-vous mais lorsqu’elle y est, ça peux donner de très bonnes séries ! A ce niveau, Dampierre est acceptable. Ce n’est pas la série la plus trépidante que j’ai lue mais c’est très honnête tout de même. Les scénarios de Swolfs offrent une belle fluidité mais n’évitent pas les stéréotypes. On y retrouve l’ambitieux paysan, la jolie amoureuse, la noble sulfureuse, les méchants comploteurs et le détestable ennemi juré. De plus, après six tomes, la série commence quelque peu à se trainer. Enfin, si j’ai lu Dampierre, c’est aussi pour le dessin de son auteur, Yves Swolfs. Son style très lisible, bien contrasté, fin et précis, figure parmi ceux dont je suis friand. Seulement, voilà, après deux tomes, Yves Swolfs décide de céder les pinceaux à d’autres artistes. Et le premier des deux, Eric, ne me convaincra pas du tout. Dessin brouillon, encrage baveux, surabondance de traits et colorisation aux teintes fantaisistes, vraiment rien pour me plaire, au point que j’ai alors songé abandonner la série. Heureusement, Eric ne fera qu’un tome et c’est Pierre Legein qui reprendra le flambeau. Ahhh, là c’est beaucoup mieux ! Non seulement son style se rapproche bien plus de celui de Swolfs mais, de plus, il est influencé par un autre Grand dessinateur, Michel Tacq. La série retrouve alors toute son élégance graphique, toute sa précision même si son encrage a tendance à s’épaissir au fil des tomes faisant perdre au trait un peu de sa finesse. Un petit détail, toutefois, et qui concerne les trois dessinateurs : les poitrines de leurs personnages féminins (beaucoup de paysannes apparaissent les seins nus), très belles, toutes identiques ou presque, sont tout sauf crédibles ! C'est joli à regarder mais ça fait quand même un peu tache dans une série qui se veut plus ou moins réaliste. Une bonne série, tout de même. Pas un chef d’œuvre mais si cette tranche d’histoire vous intéresse et si vous aimez le style très académique d’Yves Swolfs, tant au dessin qu’au scénario, elle pourrait bien vous plaire.

17/08/2010 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5

Passage de Swolfs à la bande dessinée historique alors qu'il n'était connu que pour Durango, notre homme confirme son talent d'auteur en abordant une époque précise où il excelle dans la reconstitution tant pour le scénario que pour le dessin. Abandonnant les archétypes comme il a pu le faire pour le western, il ne se laisse pas aller à une quelconque série de cape et d'épée, mais conte l'histoire de Julien Dampierre, jeune homme du peuple qui souhaite entrer au service du maître-d'arme Forestier pour profiter de cours d'escrime et tenter de s'élever au dessus de sa condition. Le jeune garçon se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait, notamment dans ses fréquentations, et ses ambitions restent floues. L'histoire choisira pour lui. Alors que la jeune République peine à se faire respecter, les nobles vendéens tentent de soulever ses paysans pour restaurer la monarchie. La révolte éclate alors que Dampierre se place sous la protection d'une comtesse qui souhaite en faire l'outil d'une vengeance contre plusieurs hommes qui ont dénoncé à leur place son mari comme traitre et l'ont fait exécuter. Le jeune homme se retrouve officier de l'armée vendéenne, mais il regrette rapidement son choix d'avoir quitté maître Forestier et surtout la fille de ce dernier. Personnages troubles, époque bien explorée, Swolfs se révèle excellent scénariste sur une intrigue dont certains côtés ont fait leurs preuves, mais jamais on ne trouve de vraie facilité. Son dessin à la fois élégant et réaliste ajoute bien sûr au charme de l'oeuvre, où il montre beaucoup de virtuosité à mettre en scène des foules en mouvement ou des batailles d'envergure. Il cède le dessin pour un unique tome à Eric, dont le dessin parait inférieur à ses travaux habituels, le trait un peu bâclé rehaussé de couleurs assez curieuses. Pierre Legein lui succède avec un trait plus classique bien maîtrisé, on sent chez lui l'influence de Mitacq, et il illustre brillamment les scénarios toujours excellents de Swolfs, qui après les débuts de l'insurrection vendéenne et le temps des victoires, aborde celui des défaites. L'Histoire lui fournit suffisamment d'horreurs trop souvent ignorées pour toujours fournir une lecture intelligente et instructive et renvoyer dos à dos républicains et monarchistes. Toutefois, après le tome 7, on sent un essoufflement, tant dans les intrigues que dans les dessins, les ficelles apparaissent comme les défauts et la fin de la série est un peu laborieuse. Pourtant, une très belle série sur une époque peu abordée en bandes dessinées, qui mérite la lecture tant pour les tomes signés Swolfs seul que les six premiers tomes.

24/04/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Yves Swolfs m'a ici plongé dans cette période un peu charnière que sont les guerres de Vendée en France. J'ai apprécié qu'il me raconte une histoire, sans prendre parti tant pour les royalistes que pour les républicains qui se sont massacrés dans ces guerres fratricides. Dampierre ?... On le découvre dans le mensuel "Vécu" n° 30 de fin 1987. Drôle de personnage, un peu emblématique mais -surtout- quelqu'un de vulnérable. Chic alors, ça me change des héros purs et durs autant qu'invulnérables ! Qui plus est, il a réellement existé : son histoire est conservée au Conservatoire départemental des musées de Vendée. Une bonne série historique ou Swolfs, une fois de plus, fait montre d'un graphisme précis et efficace. Qui plus est, cette fin du 18ème siècle est bien mise en scène et m'a offert d'effectuer une plongée dans le temps fort plaisante. A noter : Swolfs a réalisé l'entièreté des deux premiers albums. Tout en continuant l'écriture des scénarios, il a confié la suite graphique à Eric (Frédéric Delzant).

10/10/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Cette série ne commence pas trop mal. Le sujet, déjà vu dans "les Chouans", est assez sympa et les personnages permettent d'imaginer une bonne série. Mais ça se casse vite la figure. A partir du tome 3, je dirais, le scénario devient sans réel intérêt. Puis vient le changement de dessinateur, et là, ça empire : ça devient moche, et en plus les scénarios deviennent nuls. Il y a même un tome (le 8, je crois) qui est exactement une réédition au niveau scénario du tome 3 (je crois). Bref, après un début moyen, je trouve que cette BD devient vraiment bof.

09/12/2003 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5

En fait, je n'ai lu que les deux premiers tomes, ceux dessinés par Swolfs. Je dois dire qu'ils étaient très bien fait. Le problème c'est que j'ai été déconcerté par le choix de l'auteur sur le dessinateur du tome 3 : ERIC !!! horreur et dannation !!!!! Son dessin n'a absolument rien à voir avec le graphisme de Swolfs. Ce contraste donne peu de crédibilité à la suite de cette histoire. J'appelle ça de l'auto-destruction . Mais bon , c'est son choix !

15/12/2002 (modifier)
Par nao
Note: 3/5

Yves Swolfs crée cette série en 1988. Les 2 premiers tomes sont dessinés par lui. Le début de la série est très prenant et superbement scénarisé. Des tomes en cours de série sont très médiocres… C’est dommage car actuellement cette série est repartie vers le très bon… Actuellement Dampierre vit sous le pinceau de Legein mais toujours avec Yves Swolfs au scénario. Une série avec une qualité en dents de scie… mais elle est quand même à lire, car il y a des tomes grandioses.

11/12/2002 (modifier)