Le Prince de la Nuit

Note: 3.93/5
(3.93/5 pour 59 avis)

A chaque époque trouble de notre société apparaissent les vampires. Une famille touchée par le fléau a juré de se débarrasser du plus dangereux d'entre eux, de génération en génération, au cours des siècle, jusqu'à ce qu'il aille dans sa tombe et n'en ressorte plus.


1300 - 1453 : Moyen Âge et Guerre de Cent ans 1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle 1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale 987 - 1299 : Moyen-Âge et Capétiens A travers les âges Glénat Immortels L'horreur en bande dessinée Vampires

Au moyen-âge, un petit noble sans la moindre envergure, Rougemont, accueuille un troubadour nommé Kergan en son chateau. N'ayant pas le moindre attrait pour la musique, il laisse sa femme et le musicien seuls. Kergan se trouve être un vampire, mais Rougemont ne s'en rend compte qu'après les cris et la mort de sa femme. Kergan réussit à prendre la fuite. A partir de cet instant, Rougemont promet qu'il tuera Kergan, ou sinon, sa descendance le fera. Nous retrouverons donc les Rougemont pendant la grande peste de Venise, ou sous la révolution française, ou encore en France, pendant le années 30.

Scénariste
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1994
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (3 cycles terminés) 9 tomes parus
Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Les notes (59)
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18/09/2001 | Kael
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je retrouve dans cette série les mêmes qualités déjà repérées dans une autre production d’Yves Swolfs, Légende. En effet, comme il l’avait fait avec le médiéval fantastique, Swolfs utilise dans « Le prince de la nuit » des choses déjà vues ailleurs, il n’y a pas énormément d’originalité. Mais il le fait plutôt bien. Swolfs revisite donc le thème du vampire, avec une lutte sans merci, à travers les âges (du moyen-âge au XXème siècle, en passant par le XVIème siècle ou la Révolution française) opposant le vampire Kergan aux descendants de la famille de Rougemont (même si c’est Vincent, représentant de cette famille qui apparaît le plus longtemps, dans les années 1930). L’intrigue se laisse lire agréablement. De plus, une nouvelle fois, le dessin de Swolfs est vraiment très réussi ! Un réel atout pour cette série, qui ravira les amateurs du genre. Si je la note un chouia moins bien que Légende, c’est surtout que le thème de départ m’attire moins, mais les deux sont bien fichues. Autre point commun avec Légende, l’utilisation de décors grandioses (châteaux surélevés, crypte hyperhautes, forêts immenses, etc…, un tic que Swolfs partage avec d’autres dessinateurs, comme Alice par exemple). A noter un inspecteur de police ressemblant furieusement au Maigret incarné par un Jean Gabin vieillissant… Six tomes pour deux cycles qui se laissent lire agréablement donc. Puis Swolfs a décidé de se lancer dans un nouveau cycle, avec un septième album, centré autour de l’histoire personnelle de Kergan. C’est l’occasion pour lui d’utiliser de nouveaux décors, l’action se déroulant au moment des conquêtes romaines de la Dacie. Ce nouveau cycle et cette relance de la série étaient-ils nécessaires ?

01/09/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

Cette série où se mêlent violence, amour et haine est une pure merveille. Quand on commence la lecture, on ne s'arrête plus tant l'histoire est réellement passionnante. Le dessin de Swolfs est magnifique tout comme la colorisation assurée par son épouse qui contribue à l'ambiance de cette série pas comme les autres. On a droit à un graphisme à vous couper le souffle (je devrais plutôt dire à vous glacer le sang). Je m'aperçois que le scénario paraît également incroyablement maîtrisé de bout en bout avec une quasi-absence de temps mort... Pour l'instant, il n'y a eu que deux petits cycles de 3 tomes chacun. Les admirateurs de cette bd réclament à corps et à cri une suite que laissait entrevoir l'épilogue. C'est dommage que son auteur ait eu envie de se consacrer à d'autres séries alors que celle-ci avait trouvé son public. On ne pourra certes pas l'accuser d'exploitation commerciale. Cela confère une véritable intégrité à ce chef d'oeuvre. J'ai bien aimé cette opposition entre la famille Rougemont et Vladimir Kergan, le prince de la nuit. C'est une lutte qui va s'étendre sur près de 700 ans. Chaque tome à l'exception du dernier nous conte une histoire d'un des ancêtres de cette dynastie familiale qui se mêle toutefois à une action présente située en 1933. Le lecteur est ainsi emmené du Moyen-âge jusqu'à la montée du nazisme en passant par l'Inquisition et la révolte des Chouans durant la Révolution. Je suis ébloui par autant d'efficacité. Je ne découvre que tardivement cette série car j'avais un peu une appréhension en lisant une énième histoire de vampires. C'était sans compter l'immense talent de Swolfs. Malgré le classicisme du thème, cette histoire restera comme l'une des plus grandes réussites du genre. Si seulement il n'y avait plus eu de suite, j'aurais maintenu la note culte. Cependant, le charme est rompu à cause d'une suite qui ne vaut absolument pas ce premier cycle. Certes, il est de bon ton d'élaborer des spin-off mais à force de céder à la tentation, on fait que dénaturer le mythe. Je n'ai plus eu de plaisir comme la première fois où j'ai découvert cette série. Cela aurait dû me plaire dans la mesure où le plaisir aurait été prolongé mais cela ne m'a pas fait cet effet. Pourtant, le dessin s'est nettement amélioré avec des planches réellement splendides. Une narration fleuve qui m'a un peu gâché le plaisir de la lecture. Conseil d'achat seulement pour les 6 premiers tomes décliné d'ailleurs en intégrale. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4.25/5

14/12/2008 (MAJ le 01/11/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Avant de lire cette série, je me suis dit "encore une histoire de suceurs de sang avec tout l'attirail crucifix, gousses d'ail et eau bénite vu dans quantité de films sur Dracula", et puis, je vois le nom d'Yves Swolfs, dont je suis admiratif, et je me décide à tenter l'aventure. J'avais déjà apprécié son travail sur la série western Durango et sur Dampierre. Finalement, je suis loin d'avoir été déçu, car j'étais tellement captivé que j'ai lu les 6 albums à la suite en une journée. Swolfs livre ici avec un talent indéniable une habile chasse au vampire à travers 7 siècles, en utilisant les vieilles recettes de ce type de récit (châteaux lugubres, cryptes effrayantes, chauve-souris, pieu planté dans le coeur...). On se balade à travers les époques, en parallèle avec le destin de Vincent Rougemont dans le Paris de 1933, jeune journaliste dont la famille est frappée de malédiction par cet être fascinant qu'est Kergan. Au travers de dessins superbes de vieux châteaux, Swolfs de son trait séduisant et puissant, restitue toute l'imagerie et le folklore des sagas vampiriques en prenant soin de cerner avec jubilation son anti-héros à l'appétit féroce, incarnation de toutes nos pulsions négatives, et en insufflant une ambiance à vous glacer le sang digne des vieux films gothiques anglais de la Hammer; le style de la série est très inspiré de ces films, de même que la progression du récit est remarquable, renforcée par quelques scènes-choc. L'érotisme ayant toujours été associé au vampirisme, Swolfs utilise cette donnée de belle façon, la morsure est vraiment un acte sexuel, comme le démontre la scène de morsure entre les cuisses d'une des victimes de Kergan. Cette publication de Glénat est sans conteste devenue une oeuvre majeure de la BD, un véritable must de la BD fantastique, dont tous les albums sont de qualité égale, elle est donc indispensable dans toute bonne BDthèque qui se respecte. ADDITIF SUR LA REPRISE : TOME 7 Je ne pensais pas que Swolfs reviendrait sur cette série que j'ai décrite comme un incontournable de la BD. Je pensais qu'il avait tout dit et que les 2 précédents cycles étaient tellement intenses que le tout se suffisait à lui-même. Il est vrai que la dernière planche du tome 6 marquait la fin de cette série et la fin du maléfique Kergan, mais Swolfs s'arrangeait pour laisser une fin ouverte, il choisit donc d'y revenir 14 ans après en abordant les origines de Kergan, depuis des temps reculés, puisque la période est celle de l'Antiquité, sous le règne de l'empereur romain Trajan, dans le royaume des Daces. Une bonne idée, ce peuple des bords du Danube (Roumanie actuelle) n'ayant jamais été vu en BD ; la Dacie fut d'ailleurs la grande conquête de Trajan, elle devint province romaine. La progression est remarquable encore une fois, le dessin de Swolfs s'est considérablement épaissi, son trait est d'une vigueur et d'une puissance impressionnantes, j'adore ce style.. Mais combien de tomes encore ? est-ce le début d'un nouveau cycle qui va nous mener loin ? je ne souhaite pas que Swolfs épuise trop le sujet en l'affadissant, ce serait vraiment dommage ; pour l'instant cette reprise est d'un excellent niveau, on sait comment Kergan est devenu vampire, mais attention à ne pas tirer trop sur la corde..

04/06/2013 (MAJ le 18/06/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Tout a déjà été écrit sur le début de cette série. En ce qui me concerne, si elle s'était achevée au tome 6, j'aurais mis 4 étoiles. Trois bonnes raisons de lire ce premier cycle : • le dessin de Swolfs, précis et racé, tant pour les personnages que dans la restitution des ambiances gothiques ; le tout rehaussé par une mise en couleur sans fausse note ; • le ton du scénario, sans mièvrerie à la Twilight, ni distanciation humoristique comme dans le Bal des Vampires ; un vampire, ça fait peur, c'est l'incarnation du Mal (avec un grand M), donc j'aime qu'on le traite avec le plus grand sérieux, c'est ce que fait Swolfs en montrant un Kergan parfois enjôleur et manipulateur, mais toujours malsain et terrifiant ; • les allez-retour entre les passés (les différentes époques dans lesquelles évoluent les ancêtres de Vincent Rougemont) et le présent (les années 1930) qui entrecoupent l'action et font monter la tension dramatique jusqu'au dénouement. Quelques petits bémols : • un scénario d'un extrême classicisme, justement, qui se nous conduit vers une fin attendue et assez convenue ; • la facilité scénaristique à laquelle l'auteur cède au fil des albums, avec des rebondissements parfois invraisemblables, comme s'il avait été pressé de mettre un terme à sa série. Dans ce cas, pourquoi Swolfs exhume-t-il le personnage de Kergan 14 ans après avoir clos le Prince de la Nuit ? Le volume 7 (“La première mort”) est une préquelle qui se déroule sous le règne de Trajan, au début du IIe siècle de notre ère. Il raconte comment Kergan, prince dace trahi par les siens, devient le vampire qui nous a fait trembler dans les tomes précédents. C'est bien réalisé, mais la connexion avec le ton du début de la série n'est pas évidente (sauf peut-être à la toute fin de l'album). Plus d'aller-retours temporels, mais un récit très linéaire dont les rebondissements sont plus que prévisibles puisque le lecteur sait d'emblée ce que va devenir Kergan ! Quant à l'univers des guerriers daces, il fait davantage penser au monde de Conan le barbare, ou à l'univers fantastico-médiéval de Légende, du même Swolfs, qu'à celui de Bram Stoker. Par ailleurs, il y a eu récemment un Dracula Untold, qui, s'il ne situe pas l'action à la même époque, raconte le même genre d'histoire. Et puis, c'est idiot, mais je trouve que « Dacie », ça fait moins peur que « Carpates » (surtout orthographié à l'ancienne : « Karpathes ») ou « Transylvanie », d'autant plus que je ne peux pas m'empêcher de ricaner en repensant à l'épisode 65 du livre II de Kaamelott intitulé “la Morsure du Dace”, ce qui enlève sa crédibilité à Kergan le sanguinaire hémophage… … Bref, à cause de ce second cycle qui oriente la série sur une voie différente, je descends ma note à 3 étoiles, mais en réservant mon appréciation finale en fonction de la suite.

04/05/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Le fait de lire cette bande dessinée dans une version noir et blanc m’aura sans doute permis d’apprécier davantage le trait de cet auteur au nom on ne peut plus prédestiné… dommage que le format poche soit quelque peu frustrant pour un dessin aussi raffiné et détaillé que celui-là. Du grand art, en effet, même si certains pourront arguer d’un certain conformisme, et pourtant... Qu’il s’agisse des personnages, des paysages ou de l’architecture, Swolfs fait preuve d’un réalisme stupéfiant, à la précision si diabolique qu’on se demande s’il n’a pas été mordu lui-même par le personnage de Kergen. Pour le reste, cette saga fantastique, calquée sur une trame assez académique, est également menée de main de maître. Le scénario est parfaitement huilé, jamais ennuyeux, et on se laisse aspirer par cette histoire au classicisme de bon aloi. Le thème du vampire y est traité de façon honnête et respecte à la lettre le mythe stokerien, s’autorisant à jouer avec le contexte historique dans le but de ridiculiser les thuriféraires du nazisme, lesquels cherchaient eux-mêmes à mythifier leur raison d’être. Pas la peine de bouder son plaisir donc, et quiconque durant son enfance a adoré trembler sous la couette à la simple évocation des vampires ne pourra être que conquis par cette série.

02/02/2014 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

J'adore Swolfes, je n'aime pas les vampires. Match nul balle au centre. Ben pas vraiment. Mais cette série est véritablement ben foutue, la narration, alternant les flash back historiques évoquant les ascendants du héros et sa quête perso contre ce méchant charismatique mais un tantinet caricatural (franchement, à la voir, qui l'inviterait à un petit diner à la maison?) permet une montée en puissance lente, mesurée et orchestrée admirablement. Les retournements de situations sont bons, l'importances des personnages secondaires n'est peut être pas assez utilisée mais sur 6 T, Swolfes tisse une trame directe pour éviter les historiettes inutiles. Côté coup de crayon, c'est toujours aussi beau, des décors aux personnages (les femmes sont toujours aussi sublimes). Un petit clin d'oeil graphique à Jean Gabin assez marrant. De la belle ouvrage qui donne un vrai grand plaisir de lecture.

11/04/2012 (modifier)
Par js
Note: 5/5

Petit plaisir : l'achat de l'intégrale du Prince de la nuit ! Moi qui en ai un peu marre de cet engouement pour les vampires "gentils" et "tout public" (non non je ne dirai aucun nom), voilà une histoire avec un vrai vampire qui a traversé les âges, qui envoûte les gens, qui n'a aucune pitié, qui tue après s'être régalé de ce nectar rouge plein d'hémoglobine et qui craint le Soleil, l'ail et les crucifix !!! C'est bête, mais c'est un vrai vampire ça ! Le scénario est bien pensé, simple mais efficace. On suit notre héros tentant de venir à bout de ce maudit vampire et bien que ce postulat peut être banal, le récit tient en haleine, enchaîne de bons rebondissements et garde un petit suspens omniprésent très agréable pour la lecture de ce type d’œuvre. De plus, l'idée de suivre la généalogie des Rougemont est bien pensée ; d'autant plus que ces récits vont établir des liens intéressants entre Rougemont (notre héros) et d'autres personnages. Le second cycle baisse en un peu le niveau de la série mais reste très prenant et ajoute quelques retournements de situation plutôt pas mal, même si l'ensemble reste un peu plus plat et joue plus dans les stéréotypes. La fin du tome 6 est un peu frustrante mais est excellente ! Le dessin est excellent. Un trait fin, précis et soucieux du détail. Les décors sont assez bluffants tout comme les expressions des personnages. Les couleurs font un peu vieillottes mais cela donne du charme à la série et colle finalement bien avec le récit ! Le Prince de la nuit, un récit envoûtant et crédible ; un vampire comme je les aime et une histoire qui récolte tous les ingrédients (des originaux et des stéréotypés) pour, à mon avis, avoir sa place dans les immanquables !

21/09/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Après la lecture des 6 tomes par le biais d'une intégrale couleur grand format. "Le Prince de la nuit" est un classique comme le démontre le nombre d'avis postés sur cette série. Je retiendrais surtout la qualité des dessins, particulièrement des décors, tout simplement somptueux grâce à un trait ultra-fin et à un sens du détail. La mise en couleur n'est pas en reste, Swolfs a du talent et ne s'économise pas. Le scénario est bien construit, la lecture est plaisante. J'ai préféré le premier cycle mais le second reste d'un niveau honorable. On pourrait reprocher certaines facilités scénaristiques ou le fait d'en faire trop, j'assimile plutôt ces besoins à une envie de faire du grand spectacle. L'intégrale empruntée est un bel objet au format généreux mettant en valeur les belles planches de cette série. Le poids est par contre imposant pour une lecture couchée. Cette série est à lire, elle est accessible et divertissante. Note affinée : 3.5/5 que j'arrondis à 4/5 pour le dessin haut de gamme.

16/01/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Je dois être un des rares bédéphiles à posséder cette série sous son format de poche en noir et blanc, … et à l’apprécier autant sinon plus sous cette forme que sous sa forme originale (j’ai lu les deux versions). L’histoire est un classique du genre, mêlant habilement récit de vampire et récit de vengeance à travers les âges. Le suspense est distillé avec parcimonie, ce qui permet au lecteur de rentrer « en douceur » dans cet univers fantastique. J’aime toujours particulièrement ces récits fantastiques qui partent d’une base réaliste pour de plus en plus basculer vers l’étrange. Le dessin de Swolf, en format réduit et en noir et blanc, demeure d’une grande lisibilité. Sous ce format, le lettrage devient « limite » mais reste tout de même aisément déchiffrable. Le souci de propreté dans le trait de l’artiste s’avère, dans le cas présent, être un atout pour ce genre de format. Mais, si j’aime particulièrement cette édition, c’est avant tout dû à deux points. Le premier est que je n’aime pas particulièrement la colorisation de l’originale. Je trouve le trait de Swolf plus élégant dans sa version en noir et blanc. Le deuxième point est que j’ai trouvé amusant d’avoir un récit fantastique au thème proche du roman de gare sous un format … de roman de gare. Il y a là, je trouve, adéquation entre le sujet et la forme. J’ai cependant bien conscience que cette forme n’est pas la plus confortable pour le lecteur. Je ne dissuaderai cependant aucun amateur d’en faire l’acquisition (d’autant plus que, au vu du manque de succès de la collection, on le trouve à bas prix en solderie). Classique, élégant et efficace. Franchement bien, quoi !

27/05/2010 (modifier)

L'une des meilleures séries de vampires qu'il m'ait été données de lire. Swolfs reprend ici tous les classiques du genre - crucifix, ail, croix - dans une histoire transgénérationnelle palpitante. Le personnage de Vladimir Kergan fait beaucoup penser au personnage mythique de Dracula. Malgré le mélange de l'ensemble de ces classiques, Swolfs arrive à captiver le lecteur (je me suis vu à plusieurs reprises parcourir le tome afin de savoir plus rapidement la suite !) et à livrer une œuvre romantique envoûtante. Il est vrai que les magnifiques personnages féminins n'y sont pas étrangers. :) Au niveau du dessin, la colorisation s'améliore grandement au fil des tomes et contribue parfaitement à l'ambiance de l'histoire. Malgré quelques soucis de perspectives ça et là au départ, le trait est fin, les personnages très distincts et le physique des personnages féminins vraiment magnifique. La fin du second cycle nous laisse présager d'un possible troisième cycle mais je ne sais pas s'il s'avèrerait pertinent. Une œuvre à posséder. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 9/10 NOTE GLOBALE : 18/20

18/05/2010 (modifier)