Chevalier Walder

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Le destin d'un chevalier né pendant une éclipse...


987 - 1299 : Moyen-Âge et Capétiens Allemagne La BD au féminin Vécu

Nous sommes à l’aube de ce que l’on appellera plus tard « la chevalerie ». Une lande. Une jeune paysanne qui court, qui tente d’échapper à quelques chevaliers teutoniques. Rattrapée, violée, elle est lardée de coups de couteau avant d’être abandonnée. Un monastère. Un prisonnier. Il se prénomme Walder. Ses seuls contacts avec l’extérieur ?… le toucher des mains d’une personne de sexe féminin qui lui passe sa pitance par une lourde trappe. Pourtant, un jour, il reçoit la visite de l’abbé. Ce dernier lui apprend qu’il est le fils du baron Von Stein. Voici plus de 20 ans lui et sa mère ont été gardés au secret, séparés, avec interdiction absolue de rien révéler à quiconque. Mais l’abbé a décidé de l’accompagner un peu au dehors. Des hommes d’armes attendent. Walder prend peur, s’enfuit. Un seigneur et son capitaine des gardes. Ils savent pour Walder. Mais ordre est donné de le laisser encore libre quelques jours avant de le reprendre. Le seigneur se dit investit d’une mission divine et tient à en respecter les conditions. Un village. Walder trouve refuge et couvert chez un habitant. Au toucher il reconnaît les mains de la jeune fille qui le sert. Elle se nomme Iseline et était chargée de servir le repas du prisonnier. Un matin. Des gens d’armes viennent chercher Walder et l’escorte à la commanderie du bailliage des chaumes où l’attend Robrecht Anton von Hügel, grand commandeur de l’ordre teutonique. Ce dernier avise Walder que sa « libération » a été négociée à la condition que le jeune homme parte combattre en Prusse avec les chevaliers teutoniques. Walder ne le sait pas mais il est né pendant une éclipse de lune. Et un destin tourmenté va maintenant l’attendre…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1997
Statut histoire Série terminée 7 tomes parus
Couverture de la série Chevalier Walder
Les notes (3)
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27/08/2008 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Agecanonix

C'est une série qui m'a un peu dérouté, sans doute à cause de ces moines-soldats de l'Europe du Nord que sont les chevaliers Teutoniques, un ordre de chevalerie sur lequel je possède peu d'informations, et sans doute aussi parce que la chevalerie qui me passionne est plutôt celle de la France et de l'Angleterre qui durant tout le Moyen Age a vu ces 2 nations se combattre sans cesse (depuis Aliénor d'Aquitaine au XIème siècle, jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans en 1453). Cette série possède un côté épique, mais la destinée du héros ne m'a guère passionnée, et je n'ai guère apprécié le portrait décrit de ces chevaliers qui au nom de la croix, apportèrent l'enfer dans les lieux où ils passaient, préférant la luxure et le massacre à l'honneur, ce n'est pas digne d'un chevalier qui était un homme juste devant porter très haut les valeurs pures de la chevalerie. Un portrait peu flatteur qui d'après le peu que je sais, n'est pas vraiment conforme à la réalité, puisque ces chevaliers avaient fondé leur ordre sur le modèle religieux des Hospitaliers de Saint-Jean, et sur le modèle militaire des Templiers ; jusqu'à leur dissolution, ils se conformèrent à leur destination originelle qui était l'entretien d'importants hôpitaux. Le dessin de J. Rahir quant à lui, achève de me laisser sur cette Bd une impression hésitante : tantôt précis aux beaux contours, tantôt bizarre aux traits irréguliers et comme bâclés.... non vraiment, pas grand chose pour m'attirer dans cette aventure.

27/08/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

De l'auteur Jeanine Rahir, j'avais apprécié grandement la série Barry Lan qui s'était malheureusement arrêté au bout de 3 tomes toujours dans la collection Glénat. C'est avec plaisir que j'ai pu lire une autre de ces trop rares oeuvres. Elle dessine plutôt bien. Qui plus est, cette série épique est réellement passionnante. Bien sûr, on aura droit à tous les poncifs propres à ce genre de saga. Le début de cette histoire est plutôt dramatique : une jeune paysanne est rattrapée par des cavaliers teutons qui la violentent et la lacèrent de coup de couteaux. Il faut s'accrocher ! Puis, nous faisons la connaissance d'un jeune homme d'une vingtaine d'années qui pourri dans un cachot et qui n'a jamais connu la liberté. Il s'agit de notre héros qui deviendra le fameux chevalier Walder... Beaucoup ne croiront pas une seule minute à son histoire par un sérieux manque de crédibilité quant à la psychologie d'un être ayant vécu ce genre de traumatisme. Cependant, il s'agit d'une bd de divertissement sur fond historique et à prendre comme telle. J'espère qu'on entendra encore parler de cet auteur qui mérite de sortir de l'ombre. J'ai appris qu'elle avait une soeur jumelle qui l'avait aidé à dessiner sur sa précédente série Barry Lan. Les irrégularités graphiques repérées ici ou là peuvent alors s'expliquer. En tout cas, une série à découvrir !

27/12/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Pas mal. C’est l’histoire d’un jeune homme né pendant une éclipse de lune, aube d’un destin tourmenté au cours duquel Walder sera amené à rejoindre l’ordre des Chevaliers teutoniques, ces célèbres moines-soldats dont la création de l’ordre militaire remonte aux Croisades. Jeanine Rahir m’a fait découvrir un Moyen Age sous une période peu utilisée en BD. Le début de cette longue histoire met en place divers personnages qui formeront l’assise de la série. Du début –de l’initiation de Walder- on va ainsi suivre à la trace la vie hors du commun d’un personnage assez attachant. Le dessin ?… surprenant au départ. Certaines cases du premier opus font montre d’une certaine « naïveté » dans le style graphique avec des personnages exécutés par un trait simple, hésitant, haché. D’autres cases –par contre- mêlées aux précédentes offrent un très beau style réaliste, précis, net, qui me fait penser à « Vasco » ou à « Jhen ». Comprends pas. Deux façons de dessiner s’accrochent ainsi et heurtent quand même le regard. Heureusement, j’ai noté une certaine harmonie au fur et à mesure des pages, où Rahir travaille beaucoup mieux ses cases, les enluminant de moult détails, décors et arrière-plans. Et au fur et à mesure des développements de l’histoire, c’est à une véritable chanson de geste auquel je participerai ; parfois même dans un graphisme flamboyant Au final. Une bonne série au scénario solide, où j’ai aimé me plonger dans cette période « sombre » pas fort utilisée en BD. Pas mal. Vraiment.

27/08/2008 (modifier)