Ben mes aïeux!!
Pour une première BD c'est ce qui s'appelle un coup de maitre. Aurélien Rosset est sans conteste un auteur complet à suivre, il a parfaitement digéré le cahier des charges et une fois que l'on aura dit qu'il connait son Stephen King, son Denis Lehane et un soupçon de Lovecraft, sur le bout des doigts, il ne faudrait pas s'arrêter là.
A. Rosset va bien au delà, non seulement il a assimilé les codes du genre mais il ne s’emploie pas à nous donner un bête copier coller, genre, regardez comme je suis balèze j'ai tout compris. Non il va plus loin et se réapproprie le genre du thriller fantastique avec un style tout ce qu'il y a de personnel. La chose n'était pas forcément évidente tant ce type d'histoire est ultra balisée, les lecteurs attendant l'auteur au tournant sinon du plagiat, ou pire du vulgaire nanar.
C'est dense, foutrement bien construit ; peu à peu le récit s'enrichit d'éléments tant fantastiques que permettant de relancer la mécanique du scénario qui installe une atmosphère, une ambiance digne des plus grands.
Un simple feuilletage des planches suffit à accrocher le regard et là encore on ne peut qu'être bluffé par tant de maturité dans le trait, les cadrages et la gestion des couleurs. Redisons que cet ouvrage est l’œuvre d'une seule personne ce qui à mon sens rajoute du bonus si le besoin s'en faisait sentir.
Forcément un coup de cœur pour l'amateur des auteurs sus nommés que je suis et pour la maitrise tant graphique que scénaristique.
P.S: Ajoutons, ce qui ne gâte rien, que ce jeune auteur ne se prend pas le chou, est accessible ; en somme fort sympathique.
Mon documentaire préféré de Davodeau. Il faut dire qu'il traite d'un sujet que j'aime particulièrement, à savoir la politique française et plus précisément les magouilles des politiciens.
On suit donc Davodeau et un journaliste tout le long de l'album. Ils font un reportage sur les années de terreurs du SAC. Ils recueilleront plusieurs témoignages et certains de ces témoins ont encore peur de parler ! Au fil de l'album les auteurs abordent les différentes activités du SAC, la mort d'un juge d'instruction et le suicide suspect de Robert Boulin. Je savais déjà certaines choses sur le SAC et la mort de Boulin mais j'ai aussi appris de nouvelles choses et, d'ailleurs, même lorsque les auteurs parlaient de trucs que je savais déjà, j'étais captivé.
Cet album est bien fait. On parle de plusieurs choses sans que cela soit trop académique et j'étais captivé du début jusqu'à la fin. Je trouve cela ironique que Charles Pasqua, dont le nom revient souvent dans le reportage et que les auteurs ont essayé d'interviewer sans succès, soit mort lorsque la bande dessinée était pratiquement complète.
Voilà donc une série concept qui prend pour cadre la nationale 83 qui relie Strasbourg à Lyon, elle explore les abords de cette route, et plus particulièrement des lieux emblématiques, chargés d'histoires ou de rumeurs.
Nous suivons Sandra à bord d'une voiture volée et poursuivie par deux inspecteurs de police, la voiture de ceux-ci percute la jeune femme et l'envoie au fossé. Plus tard Sandra se réveille indemne dans une chambre d'hôtel où la propriétaire des lieux se livre à un véritable interrogatoire pour savoir d’où elle vient et qui elle est. Sandra raconte son histoire sans se douter que les deux policiers n'en ont pas fini avec elle. Par ailleurs cet hôtel où elle a trouvé refuge ne semble pas être ce qu'il semble de prime abord.
Ah!, la belle et bonne chose que voilà, puissante, originale d'une construction impeccable et qui lorgne discrètement vers A. Hitchcock, tant le scénariste Fabrice Linck sait nous distiller avec parcimonie des éléments qui tendent vers un final que personnellement je n'avais pas vu venir. A ses côtés au dessin l'italien Federico Volpini qui nous propose un dessin au trait réaliste, sans esbroufe mais rudement efficace qui arrive sans peine à créer une ambiance assez glauque malgré des couleurs plutôt chaudes.
Découvert dernièrement à Angoulême ce duo d'auteurs réellement sympathiques, (merci pour la discussion et la dédicace les gars!) sera sans conteste à suivre. Coup de cœur pour moi et j'invite tous les amateurs de polars légèrement saupoudré de fantastique à faire l'achat séance tenante.
Ah Kriss de Valnor... L'une des méchantes les plus marquantes de la BD franco-belge. A la fois cruelle et belle, fascinante autant qu'énigmatique.
Dans le sillage d'un Thorgal qui montre ses limites, Yves Sente donne donc un nouveau sursaut à la série en créant ce spin off centré sur les personnages secondaires de la trame principale. Kriss valait bien l'honneur d'ouvrir le bal. Et quel bal ! Nous allons enfin connaître la jeunesse de la belle guerrière... Ce diptyque est ma foi plutôt réussi. L'histoire me semble assez bien menée, et j'imaginais bien la fillette dans une position telle, subissant les brimades puis remontant la pente grâce à Sigwald... Et c'est toujours sympa de croiser Pied d'arbre, c'est l'un des personnages secondaires dont je regrette le plus la disparition... Mais je m'égare. Le récit est plutôt bien mené donc, même si j'ai eu l'impression que la seconde partie était un peu précipitée pour amener à la rencontre avec Thorgal, et proposer une fin... qui n'en est pas vraiment une, mais il fallait s'y attendre.
Yves Sente s'est adjoint les services graphiques de Giulio de Vita, dont j'avais admiré le joli boulot sur James Healer, et celui-ci s'avère d'emblée le dessinateur idéal. Il rend discrètement hommage au trait de Rosinski tout en gardant le caractère si fin de son trait, plus fin que celui de son collègue. Je ne sais pas si c'est lui qui réalise les couleurs sur cet album, mais je les trouve en accord total avec les Thorgal de la grande époque. Petit bémol sur la seconde partie, où certains portrait de Kriss sont moins réussis. On a l'impression qu'elle a 15 ans sur pas mal de cases. cette impression est renforcée par l'arrivée de roman Surzhenko au tome 6. Kriss n'a plus la quarantaine d'années qu'elle est censée avoir, mais bien moins. Mais curieusement c'est le seul personnage dans ce cas, les autres sont bien exécutés. Peut-être n'a-t-il pas eu le temps de se l'approprier ? Idem pour Jolan, qui n'apparaît que sur quelques cases.
Je ne sais pas si cette perte de qualité graphique est liée au débarquement d'Yves Sente, mais dans le tome 5 j'ai senti un fléchissement narratif assez net. De Vita semble avoir du mal à se défaire du bourbier des alliances que doit nouer Kriss, et du coup le récit me semble assez brouillon. Le tandem Dorison-mariolle reprend le récit au tome 6, dans un récit qui constitue une parenthèse sans conséquences, peut-être le temps pour les nouveaux scénaristes de s'installer. Ce tome 6 est peut-être le plus faible de la série, mais ne jugeons pas dessus.
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part).
C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent.
Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains.
Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu.
Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer...
Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable...
Dans le tome 4 nous arrivons au terme de la série. et Ducoudray ne nous épargne rien, ou presque, entre campagne politique putassière ou déchéance morale, on a droit encore à de sacrés moments. Le réalisme est présent, jusqu'au bout.
Aurélien Ducoudray offre à ses lecteurs un tome 0, intitulé Before the Grocery, mettant en scène certains personnages secondaires de la série et des aventures préliminaires de ceux qui la font vivre. J'ai particulièrement aimé celle sur Rosa Parks, vraiment bien écrite. A noter que ces récits courts sont dessinés par Run, Boris Mirroir, Mikkel Sommer, Valentin Seiche et toujours Singelin.
Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli.
Ma note reste à 3/5, avec un coup de coeur. Je ne mets pas un 4, malgré toutes ses qualités, car la série se perd un peu dans certains méandres parfois.
J'aime bien le travail de Paul Dini en général et sur Batman en particulier et j'étais donc très content de pouvoir enfin lire les deux premiers tomes de cette série.
On retrouve donc Batman et sa galerie de méchants (les méchants de Batman sont d'ailleurs ce que je préfère dans l'univers du chevalier noir) dans des scénarios prenants et bien ficelés. Le côté psychologique des personnages est très bien maîtrisé (comme dans le dessin animé des années 90) et j'ai eu du plaisir à retrouver des personnages que j'aime. On croise les personnages favoris de Dini comme Zatanna ou Harley Quinn et surtout le Sphinx qui durant cette période était devenu un détective privé, et sa relation avec Batman est très intéressante.
La seule ombre au tableau c'est que le Ventriloque meurt et il est remplacé par une belle femme. Moi je l'aimais bien le Ventriloque et je voulais pas qu'il meure ! Surtout que la relation entre Scarface et la femme ressemble drôlement à celle entre le Joker et Harley, donc il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce personnage.
J'ai trouvé 2 albums édités chez Alpen de cette série à Angoulême, ce n'est pas bien grave vu que chaque album comporte un récit indépendant comme c'était avant toutes ces Bd à suivre ; je ne la connaissais pas, j'avais simplement vu la fiche sur BDT et ça m'avait donné envie de la chercher à cause des voitures, surtout celles de cette époque des années 50 qui restent un peu mythiques pour la production automobile.
C'est une petite série qui affiche certes une bonne humeur constante, mais le ton est plutôt policier, je l'aurais plus classée en aventure qu'en humoristique ; les personnages de Mauro et sa copine Joanna sont attachants et très sympathiques, les scénarios sont légers et insouciants, mais bien rythmés, bref c'est une lecture très divertissante qui est très plaisante à suivre. En plus c'est joliment dessiné, j'aime bien ce trait en forme de fausse Ligne Claire, les personnages sont caricaturaux alors que les décors et les voitures sont réalistes, d'ailleurs Constant soigne particulièrement les voitures qui sont souvent la clé d'une histoire ou à l'origine d'une histoire. Ce dessin m'a semblé beaucoup plus appliqué que dans Rue des chiens marins que j'avais lue de Constant, c'est très esthétique et pas dessiné à la va-vite comme c'est le cas sur beaucoup de Bd modernes de ce type.
Une sympathique série sans prétention et peu connue qui m'a fait passer un très agréable moment.
Une bien belle découverte que cette BD. Tout d'abord, l'objet est beau avec une couverture réussie représentant le héros mal en point et un produit de belle qualité globalement.
L'histoire de Luca est celle d'un homme que l'on envie (c'est un maître d'arme travaillant à Hollywood dans la grande période des films de capes et d'épées) et que l'on déteste également (il est arrogant et a des côtés antipathiques). La rumeur qui le suit va rapidement nous amener au cœur de l'histoire et nous faire découvrir le passé de ce garçon et va le plonger au cœur d'une machination le visant directement. J'ai lu l'ouvrage d'une traite avec un début nous brossant plutôt le portrait de Luca puis de rebondissements en rebondissements on bascule dans le thriller.
Le graphisme tirant sur le gris-bleu est superbe et colle parfaitement à l'ambiance dégagé par l'histoire.
Une belle découverte et un auteur que je suivrai désormais surtout après l'avoir rencontré à Angoulême. :-)
Voilà une version de Batman pour le moins surprenante. Mais pour débuter cet avis et situer le contexte, je me permets de paraphraser la préface de cet ouvrage :
En japonais, le terme Chibi désigne une personne, un enfant ou même un animal dont la petite taille lui confère un caractère mignon. Rentré dans le champ lexical du manga, il définit la miniaturisation graphique d’un personnage (traits simplifiés, tête grossie), dans l’optique de le rendre adorable ou de lui donner un aspect enfantin.
Dustin Nguyen, en parallèle de ses travaux sur le justicier dans un contexte plus sérieux, commence à griffonner en 2004 des versions Chibi de Batman, Robin, et autres personnages issus de la mythologie Gothamienne. En 2012, DC Comics accepte de dédier à ces petites créatures une série (au format numérique). Elle bénéficiera au final d’une version papier de 24 épisodes.
Ainsi, c’est au fil du calendrier des fêtes américaines, alliant les célébrations religieuses occidentales aux traditions issues de la diversité culturelle que l’on découvre les aventures de cet étrange Gotham, si reconnaissable et pourtant si différent.
Nguyen traite ici le justicier, si sombre d’habitude avec un trait bien particulier, relevé d’une mise en couleur tout en aquarelle vraiment superbe et pimpante. A l’antinomie de l’univers auquel nous sommes habitués à voir évoluer Joker, Catwoman, Pingouin et consorts !
Chaque chapitre est traité avec beaucoup d’humour et donne un vrai équilibre à l’ensemble. Le tout est vraiment très intelligemment pensé et réalisé.
Et du coup, le niveau de lecture peut se faire à deux niveaux. Le premier sous la forme d’un récit presque enfantin, et le second, beaucoup plus puissant et profond tant les références et les clins d’œil à l’univers de Batman sont nombreux.
A titre d’exemple, on pourra citer un Batman emplâtré qui rappelle l’arc « Knightfall », une chapka pour « Superman - Red Son », ou encore un flash-back montrant un jeune Alfred faisant référence à la série TV Le Frelon vert.
Voilà une version de Batman habile et subtile à mettre dans les mains des adeptes du justicier sombre et torturé pour le contrepoint qu’elle propose.
J'ai tout de suite accroché à ce polar à l'ambiance exotique d'île des Caraïbes qui sort du schéma trop rebattu des polars urbains situés dans de grandes métropoles comme New York ou L.A., ou même en France à Paris. Ici, on respire la noix de coco, le rhum ambré, l'odeur des palmiers, le sel du Pacifique et la moiteur des îles... c'est totalement dépaysant, un peu comme dans la série TV Hawaï 5-0, sauf que là, Zambada est une île imaginaire. Là-dessus, le personnage de Delgado est bien planté, c'est le flic intègre mais qui sait fermer les yeux quand il le faut, un de ces mecs un peu taciturne et aguerri qui connait bien son boulot, et qui aime sa jolie femme autochtone.
Maltaite illustre tout ça avec son joli petit trait semi-réaliste que j'ai toujours aimé depuis 421 ; son dessin est velouté, agréable, sensuel, il sait parfaitement donner de l'exotisme à ses cases et de jolies formes à ses petites femmes nues qu'il a toujours su rendre désirables.
Les histoires écrites par Autheman sont relativement classiques mais bien conçues, récupérant habilement les clichés qu'on rencontre sur ces îles des Caraïbes ou tropicales, à savoir les indigènes qui veulent préserver leur héritage culturel, des gouverneurs qui s'enrichissent sans trop bouger le petit doigt, le tourisme de luxe qui profite des bienfaits de ce paradis terrestre, quelques belles filles qui servent de distraction, des mecs démerdards qui font leur beurre, quelques petites magouilles locales... bref tout ceci donne une galerie de personnages pittoresques et reproduit sur une île paradisiaque un microcosme de la société moderne qu'on peut voir dans de grandes villes américaines.
Une des meilleures séries de la collection Bulle Noire, pas si connue que ça mais qui mérite l'arrêt pour ses qualités divertissantes.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Emprise
Ben mes aïeux!! Pour une première BD c'est ce qui s'appelle un coup de maitre. Aurélien Rosset est sans conteste un auteur complet à suivre, il a parfaitement digéré le cahier des charges et une fois que l'on aura dit qu'il connait son Stephen King, son Denis Lehane et un soupçon de Lovecraft, sur le bout des doigts, il ne faudrait pas s'arrêter là. A. Rosset va bien au delà, non seulement il a assimilé les codes du genre mais il ne s’emploie pas à nous donner un bête copier coller, genre, regardez comme je suis balèze j'ai tout compris. Non il va plus loin et se réapproprie le genre du thriller fantastique avec un style tout ce qu'il y a de personnel. La chose n'était pas forcément évidente tant ce type d'histoire est ultra balisée, les lecteurs attendant l'auteur au tournant sinon du plagiat, ou pire du vulgaire nanar. C'est dense, foutrement bien construit ; peu à peu le récit s'enrichit d'éléments tant fantastiques que permettant de relancer la mécanique du scénario qui installe une atmosphère, une ambiance digne des plus grands. Un simple feuilletage des planches suffit à accrocher le regard et là encore on ne peut qu'être bluffé par tant de maturité dans le trait, les cadrages et la gestion des couleurs. Redisons que cet ouvrage est l’œuvre d'une seule personne ce qui à mon sens rajoute du bonus si le besoin s'en faisait sentir. Forcément un coup de cœur pour l'amateur des auteurs sus nommés que je suis et pour la maitrise tant graphique que scénaristique. P.S: Ajoutons, ce qui ne gâte rien, que ce jeune auteur ne se prend pas le chou, est accessible ; en somme fort sympathique.
Cher pays de notre enfance
Mon documentaire préféré de Davodeau. Il faut dire qu'il traite d'un sujet que j'aime particulièrement, à savoir la politique française et plus précisément les magouilles des politiciens. On suit donc Davodeau et un journaliste tout le long de l'album. Ils font un reportage sur les années de terreurs du SAC. Ils recueilleront plusieurs témoignages et certains de ces témoins ont encore peur de parler ! Au fil de l'album les auteurs abordent les différentes activités du SAC, la mort d'un juge d'instruction et le suicide suspect de Robert Boulin. Je savais déjà certaines choses sur le SAC et la mort de Boulin mais j'ai aussi appris de nouvelles choses et, d'ailleurs, même lorsque les auteurs parlaient de trucs que je savais déjà, j'étais captivé. Cet album est bien fait. On parle de plusieurs choses sans que cela soit trop académique et j'étais captivé du début jusqu'à la fin. Je trouve cela ironique que Charles Pasqua, dont le nom revient souvent dans le reportage et que les auteurs ont essayé d'interviewer sans succès, soit mort lorsque la bande dessinée était pratiquement complète.
RN 83
Voilà donc une série concept qui prend pour cadre la nationale 83 qui relie Strasbourg à Lyon, elle explore les abords de cette route, et plus particulièrement des lieux emblématiques, chargés d'histoires ou de rumeurs. Nous suivons Sandra à bord d'une voiture volée et poursuivie par deux inspecteurs de police, la voiture de ceux-ci percute la jeune femme et l'envoie au fossé. Plus tard Sandra se réveille indemne dans une chambre d'hôtel où la propriétaire des lieux se livre à un véritable interrogatoire pour savoir d’où elle vient et qui elle est. Sandra raconte son histoire sans se douter que les deux policiers n'en ont pas fini avec elle. Par ailleurs cet hôtel où elle a trouvé refuge ne semble pas être ce qu'il semble de prime abord. Ah!, la belle et bonne chose que voilà, puissante, originale d'une construction impeccable et qui lorgne discrètement vers A. Hitchcock, tant le scénariste Fabrice Linck sait nous distiller avec parcimonie des éléments qui tendent vers un final que personnellement je n'avais pas vu venir. A ses côtés au dessin l'italien Federico Volpini qui nous propose un dessin au trait réaliste, sans esbroufe mais rudement efficace qui arrive sans peine à créer une ambiance assez glauque malgré des couleurs plutôt chaudes. Découvert dernièrement à Angoulême ce duo d'auteurs réellement sympathiques, (merci pour la discussion et la dédicace les gars!) sera sans conteste à suivre. Coup de cœur pour moi et j'invite tous les amateurs de polars légèrement saupoudré de fantastique à faire l'achat séance tenante.
Les Mondes de Thorgal - Kriss de Valnor
Ah Kriss de Valnor... L'une des méchantes les plus marquantes de la BD franco-belge. A la fois cruelle et belle, fascinante autant qu'énigmatique. Dans le sillage d'un Thorgal qui montre ses limites, Yves Sente donne donc un nouveau sursaut à la série en créant ce spin off centré sur les personnages secondaires de la trame principale. Kriss valait bien l'honneur d'ouvrir le bal. Et quel bal ! Nous allons enfin connaître la jeunesse de la belle guerrière... Ce diptyque est ma foi plutôt réussi. L'histoire me semble assez bien menée, et j'imaginais bien la fillette dans une position telle, subissant les brimades puis remontant la pente grâce à Sigwald... Et c'est toujours sympa de croiser Pied d'arbre, c'est l'un des personnages secondaires dont je regrette le plus la disparition... Mais je m'égare. Le récit est plutôt bien mené donc, même si j'ai eu l'impression que la seconde partie était un peu précipitée pour amener à la rencontre avec Thorgal, et proposer une fin... qui n'en est pas vraiment une, mais il fallait s'y attendre. Yves Sente s'est adjoint les services graphiques de Giulio de Vita, dont j'avais admiré le joli boulot sur James Healer, et celui-ci s'avère d'emblée le dessinateur idéal. Il rend discrètement hommage au trait de Rosinski tout en gardant le caractère si fin de son trait, plus fin que celui de son collègue. Je ne sais pas si c'est lui qui réalise les couleurs sur cet album, mais je les trouve en accord total avec les Thorgal de la grande époque. Petit bémol sur la seconde partie, où certains portrait de Kriss sont moins réussis. On a l'impression qu'elle a 15 ans sur pas mal de cases. cette impression est renforcée par l'arrivée de roman Surzhenko au tome 6. Kriss n'a plus la quarantaine d'années qu'elle est censée avoir, mais bien moins. Mais curieusement c'est le seul personnage dans ce cas, les autres sont bien exécutés. Peut-être n'a-t-il pas eu le temps de se l'approprier ? Idem pour Jolan, qui n'apparaît que sur quelques cases. Je ne sais pas si cette perte de qualité graphique est liée au débarquement d'Yves Sente, mais dans le tome 5 j'ai senti un fléchissement narratif assez net. De Vita semble avoir du mal à se défaire du bourbier des alliances que doit nouer Kriss, et du coup le récit me semble assez brouillon. Le tandem Dorison-mariolle reprend le récit au tome 6, dans un récit qui constitue une parenthèse sans conséquences, peut-être le temps pour les nouveaux scénaristes de s'installer. Ce tome 6 est peut-être le plus faible de la série, mais ne jugeons pas dessus.
The Grocery
Chez Ankama on prépare l'après-Mutafukaz, ou alors on essaie de trouver une seconde locomotive éditoriale (en-dehors de l'univers Dofus, bien sûr, qui est à part). C'est ce qu'on pourrait dire en découvrant les visuels très branchés Do the right thing qui accompagnent la sortie du premier opus de cette nouvelle série. Surtout, surtout, ne vous fiez pas à l'aspect faussement enfantin des dessins, au côté kawaii que peuvent avoir des animaux (difficilement déterminables, d'ailleurs) humanisés. Si le style graphique fait un peu penser à celui de Phicil sur Georges Frog, la comparaison s'arrête là, même si le souci de l'aspect social est lui aussi présent. Car "The Grocery" comporte vraiment une dimension sociale, mais dans ce qu'elle a de plus cru, de plus virulent, et la suite me donne raison, car on verse dans la prospective, l'anticipation dans le tome 3. Ainsi cet album comporte-t-il son content de gunfights, avec assaut d'un poste de police et ratiboisage en règle d'un video-club et de tout ce qui l'entoure. Ça charcle bien, le langage n'est pas en reste, visiblement Ducoudray s'est bien lâché, en essayant de respecter l'esprit des corner boys des centre-villes américains. Le centre de cet univers est une bande de petits dealers, des gars pas forcément mauvais, un groupe dans lequel se greffe le fils d'un épicier, très cultivé et en manque d'amitié. Les relations entre les personnages me semblent sonner à peu près juste, même si je trouve que ça manque de personnages féminins (mis à part la philanthrope qui doit cacher quelque chose de pas catholique). Il ne faut pas oublier non plus cet ex-marine, qui comme tant d'anciens combattants, se retrouve sans le sou en rentrant d'Irak, qui n'a plus rien à attendre de sa hiérarchie mais serait probablement prêt à faire une grosse connerie pour celui ou celle qui l'aidera un peu. Le second tome continue sur la même lancée, la violence est omniprésente, les personnages s'affirment ou se dévoilent, et je suis vraiment accroché. Par contre je n'ai pas trop compris l'histoire de Marnie Adams, j'ai l'impression d'avoir manqué un petit épisode... Le récit est complexe, on a plusieurs fils narratifs, à voir comment tout ça va se dénouer... Dans le tome 3 la violence monte de plusieurs crans, et comme je l'écrivais précédemment Ducoudray va encore plus loin dans la prospective sociale, amenant Baltimore dans une situation très particulière, dont je ne dirai rien sauf qu'elle est plausible, hélas. Là encore il y a beaucoup de scènes choc, et même une, vers la fin, proche de l'insoutenable... Dans le tome 4 nous arrivons au terme de la série. et Ducoudray ne nous épargne rien, ou presque, entre campagne politique putassière ou déchéance morale, on a droit encore à de sacrés moments. Le réalisme est présent, jusqu'au bout. Aurélien Ducoudray offre à ses lecteurs un tome 0, intitulé Before the Grocery, mettant en scène certains personnages secondaires de la série et des aventures préliminaires de ceux qui la font vivre. J'ai particulièrement aimé celle sur Rosa Parks, vraiment bien écrite. A noter que ces récits courts sont dessinés par Run, Boris Mirroir, Mikkel Sommer, Valentin Seiche et toujours Singelin. Rien n'est tout blanc ou tout noir, même l'espèce de monstre qui sort de la ligne verte avec une réputation d'immortel peut se montrer... disons poli. Ma note reste à 3/5, avec un coup de coeur. Je ne mets pas un 4, malgré toutes ses qualités, car la série se perd un peu dans certains méandres parfois.
Paul Dini présente Batman
J'aime bien le travail de Paul Dini en général et sur Batman en particulier et j'étais donc très content de pouvoir enfin lire les deux premiers tomes de cette série. On retrouve donc Batman et sa galerie de méchants (les méchants de Batman sont d'ailleurs ce que je préfère dans l'univers du chevalier noir) dans des scénarios prenants et bien ficelés. Le côté psychologique des personnages est très bien maîtrisé (comme dans le dessin animé des années 90) et j'ai eu du plaisir à retrouver des personnages que j'aime. On croise les personnages favoris de Dini comme Zatanna ou Harley Quinn et surtout le Sphinx qui durant cette période était devenu un détective privé, et sa relation avec Batman est très intéressante. La seule ombre au tableau c'est que le Ventriloque meurt et il est remplacé par une belle femme. Moi je l'aimais bien le Ventriloque et je voulais pas qu'il meure ! Surtout que la relation entre Scarface et la femme ressemble drôlement à celle entre le Joker et Harley, donc il n'y a rien de vraiment nouveau dans ce personnage.
Mauro Caldi
J'ai trouvé 2 albums édités chez Alpen de cette série à Angoulême, ce n'est pas bien grave vu que chaque album comporte un récit indépendant comme c'était avant toutes ces Bd à suivre ; je ne la connaissais pas, j'avais simplement vu la fiche sur BDT et ça m'avait donné envie de la chercher à cause des voitures, surtout celles de cette époque des années 50 qui restent un peu mythiques pour la production automobile. C'est une petite série qui affiche certes une bonne humeur constante, mais le ton est plutôt policier, je l'aurais plus classée en aventure qu'en humoristique ; les personnages de Mauro et sa copine Joanna sont attachants et très sympathiques, les scénarios sont légers et insouciants, mais bien rythmés, bref c'est une lecture très divertissante qui est très plaisante à suivre. En plus c'est joliment dessiné, j'aime bien ce trait en forme de fausse Ligne Claire, les personnages sont caricaturaux alors que les décors et les voitures sont réalistes, d'ailleurs Constant soigne particulièrement les voitures qui sont souvent la clé d'une histoire ou à l'origine d'une histoire. Ce dessin m'a semblé beaucoup plus appliqué que dans Rue des chiens marins que j'avais lue de Constant, c'est très esthétique et pas dessiné à la va-vite comme c'est le cas sur beaucoup de Bd modernes de ce type. Une sympathique série sans prétention et peu connue qui m'a fait passer un très agréable moment.
Riposte
Une bien belle découverte que cette BD. Tout d'abord, l'objet est beau avec une couverture réussie représentant le héros mal en point et un produit de belle qualité globalement. L'histoire de Luca est celle d'un homme que l'on envie (c'est un maître d'arme travaillant à Hollywood dans la grande période des films de capes et d'épées) et que l'on déteste également (il est arrogant et a des côtés antipathiques). La rumeur qui le suit va rapidement nous amener au cœur de l'histoire et nous faire découvrir le passé de ce garçon et va le plonger au cœur d'une machination le visant directement. J'ai lu l'ouvrage d'une traite avec un début nous brossant plutôt le portrait de Luca puis de rebondissements en rebondissements on bascule dans le thriller. Le graphisme tirant sur le gris-bleu est superbe et colle parfaitement à l'ambiance dégagé par l'histoire. Une belle découverte et un auteur que je suivrai désormais surtout après l'avoir rencontré à Angoulême. :-)
Little Gotham
Voilà une version de Batman pour le moins surprenante. Mais pour débuter cet avis et situer le contexte, je me permets de paraphraser la préface de cet ouvrage : En japonais, le terme Chibi désigne une personne, un enfant ou même un animal dont la petite taille lui confère un caractère mignon. Rentré dans le champ lexical du manga, il définit la miniaturisation graphique d’un personnage (traits simplifiés, tête grossie), dans l’optique de le rendre adorable ou de lui donner un aspect enfantin. Dustin Nguyen, en parallèle de ses travaux sur le justicier dans un contexte plus sérieux, commence à griffonner en 2004 des versions Chibi de Batman, Robin, et autres personnages issus de la mythologie Gothamienne. En 2012, DC Comics accepte de dédier à ces petites créatures une série (au format numérique). Elle bénéficiera au final d’une version papier de 24 épisodes. Ainsi, c’est au fil du calendrier des fêtes américaines, alliant les célébrations religieuses occidentales aux traditions issues de la diversité culturelle que l’on découvre les aventures de cet étrange Gotham, si reconnaissable et pourtant si différent. Nguyen traite ici le justicier, si sombre d’habitude avec un trait bien particulier, relevé d’une mise en couleur tout en aquarelle vraiment superbe et pimpante. A l’antinomie de l’univers auquel nous sommes habitués à voir évoluer Joker, Catwoman, Pingouin et consorts ! Chaque chapitre est traité avec beaucoup d’humour et donne un vrai équilibre à l’ensemble. Le tout est vraiment très intelligemment pensé et réalisé. Et du coup, le niveau de lecture peut se faire à deux niveaux. Le premier sous la forme d’un récit presque enfantin, et le second, beaucoup plus puissant et profond tant les références et les clins d’œil à l’univers de Batman sont nombreux. A titre d’exemple, on pourra citer un Batman emplâtré qui rappelle l’arc « Knightfall », une chapka pour « Superman - Red Son », ou encore un flash-back montrant un jeune Alfred faisant référence à la série TV Le Frelon vert. Voilà une version de Batman habile et subtile à mettre dans les mains des adeptes du justicier sombre et torturé pour le contrepoint qu’elle propose.
Zambada
J'ai tout de suite accroché à ce polar à l'ambiance exotique d'île des Caraïbes qui sort du schéma trop rebattu des polars urbains situés dans de grandes métropoles comme New York ou L.A., ou même en France à Paris. Ici, on respire la noix de coco, le rhum ambré, l'odeur des palmiers, le sel du Pacifique et la moiteur des îles... c'est totalement dépaysant, un peu comme dans la série TV Hawaï 5-0, sauf que là, Zambada est une île imaginaire. Là-dessus, le personnage de Delgado est bien planté, c'est le flic intègre mais qui sait fermer les yeux quand il le faut, un de ces mecs un peu taciturne et aguerri qui connait bien son boulot, et qui aime sa jolie femme autochtone. Maltaite illustre tout ça avec son joli petit trait semi-réaliste que j'ai toujours aimé depuis 421 ; son dessin est velouté, agréable, sensuel, il sait parfaitement donner de l'exotisme à ses cases et de jolies formes à ses petites femmes nues qu'il a toujours su rendre désirables. Les histoires écrites par Autheman sont relativement classiques mais bien conçues, récupérant habilement les clichés qu'on rencontre sur ces îles des Caraïbes ou tropicales, à savoir les indigènes qui veulent préserver leur héritage culturel, des gouverneurs qui s'enrichissent sans trop bouger le petit doigt, le tourisme de luxe qui profite des bienfaits de ce paradis terrestre, quelques belles filles qui servent de distraction, des mecs démerdards qui font leur beurre, quelques petites magouilles locales... bref tout ceci donne une galerie de personnages pittoresques et reproduit sur une île paradisiaque un microcosme de la société moderne qu'on peut voir dans de grandes villes américaines. Une des meilleures séries de la collection Bulle Noire, pas si connue que ça mais qui mérite l'arrêt pour ses qualités divertissantes.