Les derniers avis (9612 avis)

Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Tristesse de l'éléphant
La Tristesse de l'éléphant

Coup de cœur, coup de cœur... En réalité, je dois être super sensible à certaines histoires puisque celle-ci m'a fait verser littéralement quelques larmes... Est ce que c'est ça un coup de cœur ? En tout cas, si ça touche, c'est que quelque chose passe. J'ai toujours le besoin d'avoir entre les mains un bel album qui par sa qualité en tant qu'objet me permet d'apprécier encore plus la qualité de l'histoire. La tristesse de l'éléphant est un album souple, ce qui est en général un mauvais point. Mais lorsqu'on ouvre ce livre, ses pages sont tellement agréable à tourner qu'on oublie sa nature souple, l'impression est tout de même sur du 150g, imprimé en quadrichromie. Un beau livre. Le dessin crayonné est doux, il pose les bases d'une histoire sobre, tout en nuances. Il permet d'entrer dans cette histoire tout en douceur. Je me répète mais ce mot qualifie vraiment l'ensemble. Quant à cette quadrichromie, c'est très beau, elle crée des contrastes saisissants et apporte une luminosité à des moments propices. On n'en use, ni abuse de façon superflue. L'histoire est celle de Louis, un garçon vivant à l'orphelinat. Sa carrure ronde, son tempérament "bonne pâte" font de lui ''l’éléphant''. Il essuie régulièrement moqueries et mauvais tours. Il est le souffre douleur parfait pour ses camarades. Celui qui subit sans rien dire. Les rares moments d’échappatoires pour Louis sont conditionnés par la venue du cirque de Marcos et de la petite Clara. Une histoire très touchante qui aborde des sujets sensibles et délicats comme le harcèlement, l'isolement et la maladie mais aussi l'amour et le courage. Si vous aimez les belles histoires touchantes, celles qui font mouche sans artifices, qui caressent le cœur pour mieux le retourner, il faut lire "La tristesse de l’éléphant".

11/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Saigon-Hanoi
Saigon-Hanoi

Il y avait très longtemps que je n'avais pas lu une Bd de Cosey depuis Jonathan ; en fait je me suis aperçu que je ne connaissais que cette Bd de lui, il était donc temps que je m'intéresse à ses autres travaux, et d'emblée je vois que le dessin est bien plus maîtrisé, plus travaillé, moins grossier que sur Jonathan, ça fait plaisir, encore que j'aimais bien le dessin sur Jonathan dans sa naïveté. Dès le début avec le décor neigeux, on ne sait pas où on va tomber, ça peut se diriger vers un récit d'aventure ou policier, et puis une fois que Homer est dans sa maison et que la conversation téléphonique s'engage avec la fillette sur fond d'images du Vietnam, le récit prend toute sa dimension et devient tour à tour nostalgique, désenchanté, âpre, lucide, douloureux par endroits... bref très humain et surtout très chaleureux. C'est un récit d'atmosphère à la narration entrecoupée, aux dialogues d'une grande justesse et avec toute la subtilité et la retenue de Cosey, bien mis en valeur par le dessin soigné et la mise en page. Les cadrages, les cases larges de différents formats, et le procédé d'alternance d'images employé dans cette Bd est original et très réussi, ça rend ce récit doux-amer et touchant. Les nombreuses cases muettes ont aussi quelque chose de contemplatif, comme dans pratiquement toute l'oeuvre de Cosey, et on peut d'ailleurs adopter d'abord une phase d'observation en détaillant les images, puis une phase de lecture proprement dite où on découvre le fond de cette histoire. Quant à l'âge de la fillette, ça ne m'a pas dérangé ou étonné, contrairement à ce que signalent certains commentaires précédents ; de mon côté, à 11 ans, j'étais assez précoce, donc je ne trouve rien à redire là-dessus. Un très bel album qui rend serein et confiant dans l'être humain (il en reste encore).

11/02/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Violette autour du Monde
Violette autour du Monde

Violette autour du Monde s'appelle Viola Giramondo en version originale. Cette série, créée en 2013, est l'oeuvre de deux auteurs italiens issus de l'école Disney. Si elle garde la tendresse et l'optimisme forcené des œuvres du fameux studio, elle possède son âme et sa personnalité propres. Elle a su en tout cas séduire Frédéric Brrémaud qui a assuré sa traduction et son adaptation en français pour les éditions Dargaud. Et elle m'a fortement séduit également. Se déroulant à la fin du XIXe siècle, elle met en scène une jeune fille de bientôt douze ans, membre d'un cirque regroupant comme une grande et belle famille des individus de toutes origines. Avec eux, elle voyage partout dans le monde et fait des rencontres et des découvertes pleines d'humour et de poésie. C'est ainsi qu'elle croisera notamment la route du peintre Toulouse-Lautrec à Paris, du compositeur Dvořák en Amérique ou encore qu'elle parcourra les étendues enneigées d'Asie Centrale. A chaque fois, ce seront des occasions de partager avec des cultures différentes, des points de vue philosophiques empreints d'ouverture au monde et de poésie. Le dessin de Stefano Turconi est très beau. Coloré, rond et orienté vers la jeunesse, son style est très maîtrisé, agréable et charmant. Il ajoute à l'âme du récit et en accentue l'attrait par une esthétique chaude et douce. J'apprécie notamment beaucoup son travail sur la couleur. Officiellement, les histoires s'adressent à des enfants de 8 à 12 ans. Je dirais qu'elles conviennent peut-être plus à des lecteurs un peu plus âgés ou adultes car l'action y laisse souvent la place à la discussion et à la contemplation. Il y a beaucoup de dialogues qui tiennent de la philosophie ou de la poésie. C'est beau, c'est très juste, mais cela pourrait ne plaire qu'aux jeunes lecteurs les plus romantiques. A l'inverse, cela parlera beaucoup à des lecteurs adultes à condition qu'ils puissent passer outre un léger côté édulcoré. En effet, dans cette série, outre les sourires permanents de la majorité des personnages, il y a un aspect "tout le monde est beau, tout le monde est gentil" qui pourrait rebuter certains lecteurs. Mais cela contribue à une ambiance qui finalement sait se rendre charmante. La série aborde des sujets parfois graves mais en ressort toujours avec une vision positive. C'est une fenêtre ouverte vers l'optimisme et la découverte de la beauté du monde et des êtres humains. Une belle bouffée de fraîcheur colorée et de tendresse intelligente.

11/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sin Titulo
Sin Titulo

En voila une BD qui te vous bouscule allègrement l'intellect. Démarrant comme un gentil petit polar avec un mystère autour du grand père et d'une blonde un brin fatale, notre héros et particulièrement votre serviteur se trouvent au final embarqués dans une furieuse histoire qui n'est pas à recommander aux lecteurs à tendances paranoïdes. Effectivement c'est pas du récit linéaire où les bons et les méchants sont repérables au premier coup d’œil et le côté malin de l'histoire est de nous embarquer quasiment à chaque page sur une fausse piste. L'on se dit, ben oui c'est clair le gars va se réveiller en HP, et paf de nouvelles embrouilles lui tombent sur le râble. C'est pas forcément mon style de BD, mais j'avoue que parfois il est bon de se faire balloter comme à bord d'un grand huit infernal. Une réponse ou des réponses viennent clore ce récit alambiqué mais tout de même aisé à suivre. Il y a un rythme métronomique, obsessionnel dans cette histoire ponctuée, détail important, par un dessin, en noir et blanc auquel s'ajoute quelques taches de sépia, dessin, également obsessionnel ?, dans la présentation des cases ( huit par pages ). Certainement à relire pour en goûter tout le sel, c'est pour moi une excellente découverte et aussi un coup de cœur.

10/02/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carnet de santé foireuse
Carnet de santé foireuse

Le jury d’Angoulême ne s’y est pas trompé, ce « Carnet de santé foireuse » est tout à fait remarquable. Pozla réussit, par le biais de l’humour, à nous faire partager et même apprécier un récit autobiographique sur ses « problèmes de tuyauterie », qui, il faut bien le dire, pourrait de prime abord rebuter. En effet, qui aurait réellement envie qu’un proche lui raconte en long, en large et en travers, ses déboires intestinaux, a fortiori un inconnu - sauf peut-être pour ceux qui connaissent déjà cet auteur à travers sa série Monkey Bizness ? Il fallait donc un certain culot pour se lancer dans un tel exercice. Mais Pozla ne manque pas d’autodérision… Il met ainsi ses tripes sur la table au propre comme au figuré, et les déroule sur un peu moins de 400 pages. Et question tripes, il faut tout de même les avoir bien accrochées pour rentrer – aussi profondément - dans l’intimité corporelle de l’auteur qui nous fait vivre toutes les étapes de sa maladie. Mais heureusement, le style de dessin avant tout humoristique, et donc schématique, permet de mettre de la distance tout en proposant une représentation appuyée mais caricaturale d’entrailles peu ragoûtantes et autres conduits digestifs. Au fil des pages, la maladie se fait plus prégnante. Très vite, le corps n’est plus que douleur. Le grand téléphone blanc devient son confident de chaque heure face à qui seul son trou de balle s’exprime, non sans une certaine grandiloquence, lui ôte la parole, fait de lui un mutant protéiforme, un monstre difforme et avachi, une masse dégoulinante de boyaux, une usine à caca, un invraisemblable instrument à vent, une tuyauterie infernale… et la douleur, toujours cette sacrée douleur… Puis arrive le moment où on touche le fond, où la folie alliée à la douleur est prête à le happer, mais où l’instinct de survie est le plus fort. Instant de l’électrochoc salvateur. Soudainement, le dessin se fait alors plus poétique, plus onirique, oserais-je dire proche du merveilleux, à certains moments c’est tout simplement sublime. Comme si l’auteur avait transcendé sa souffrance grâce à son art exutoire et antalgique. Malgré la tournure comique de l’ouvrage, difficile d’avoir le cœur à rire aux éclats mais la plupart du temps, on garde le sourire aux lèvres, donc non, cela n’est jamais glauque. Guidé sans doute par une pulsion créatrice résultant d’une si rude expérience, le récit, qui semble commencer comme une potacherie quelconque, évolue doucement vers un objet artistique d’une puissance hors normes. Comme une quête, par moments extrêmement émouvante, à travers d’interminables dédales organiques pour trouver – enfin – la lumineuse délivrance, le Graal crohnien, d’une évidence telle qu’aucun ponte hospitalier n’aurait été en mesure de le prescrire : le régime ancestral, l’ « alimentation de type originelle », la voie vers la rémission, voire la guérison… Avec cette lecture, la réalité la plus âpre de notre condition de mammifère organique nous saute à la tronche et nous avale littéralement, mais ce carnet de voyage au bout de l’enfer intestinal vaut bien un renard. Seul petit bémol : on aurait aimé voir le contenu de ces casseroles évoquées à la fin par le psychothérapeute, mais Pozla demeure beaucoup plus pudique dans l’étalage de ses boyaux cervicaux que de ses boyaux ventraux. Pour le reste, il appartient au lecteur de décider s’il s’agit de l’ouvrage idéal à lire aux toilettes… si c’est le cas, ça sera à coup sûr dans les toilettes d’un quatre étoiles…

09/02/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Murderabilia
Murderabilia

J’avais déjà beaucoup aimé Cendres du même auteur, mais « Murderabilia » m’a encore plus enthousiasmé. L’histoire est vraiment originale, et glauque au possible. Je ne connaissais même pas le terme « Murderabilia » (contraction des mots anglais « muder » et « memorabilia » - voir Wikipédia), cette activité qui consiste à collectionner des objets en rapport avec des meurtres connus. Le lieu de l’action, une petite bourgade isolée américaine remplie de dégénérés, complète le tableau pittoresque. La narration est parfaite, l’intrigue est prenante et bien construite, les personnages intéressants (notamment le « héros » et le collectionneur), impossible de refermer l’album avant le dénouement final. Ce dernier est bien vu et a réussi à me surprendre. Le dessin est très stylé, simple en apparence, mais finalement assez détaillé, et les couleurs sont vraiment belles, et contribuent grandement à l’atmosphère de l’histoire. J’adore l’alternance de toutes petites cases et de cases plus grandes. Et puis quelle couverture ! Une réussite totale, et un coup de cœur !

09/02/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Arabe du futur
L'Arabe du futur

C’est très courageux de la part de Riad Sattouf que de livrer son autobiographie basée sur les souvenirs qu’il a conservé enfant sur un monde dont il percevait à peine les règles. Fruit de l’amour d’une Bretonne et d’un étudiant Syrien exilé à Paris, le jeune Riad va rapidement retourner avec ses parents dans la Libye puis la Syrie des années 80... Son père, convaincu de la place du peuple Arabe dans la société de l’avenir (cf. le titre), prend la place principale dans un récit pudique mais sans tabous et s’autorisant une grande part d’humilité. En effet la grande force de ce récit est de n’être en aucun point moralisateur. Juste le constat d’une époque, de mœurs différentes et de coutumes inconnues en Occident dont le décalage peut prêter à sourire voire à rire car Sattouf maîtrise complètement le sens de son récit, entre souvenirs et anecdotes. Le trait rond et la jolie bichromie (différente en fonction du pays visité) rendent l’ensemble ludique et agréable à lire d’autant plus que les ellipses sont rares et donnent une clarté toute simple et évidente à ce récit. Le personnage du père de Riad est un élément comique en soi. Athée convaincu mais tiraillé par la tradition et la fierté de ses origines, il devient un personnage tantôt burlesque tantôt décalé. Riad Sattouf préfère mettre en retrait le caractère docile mais essentiel de sa mère lors de leurs pérégrinations entre plusieurs pays… Traditions, enseignements, petits moments intimistes, rien ne manque lors de ce quotidien ni même quelques pages cruelles rompant avec la bonne humeur apparente du récit (mise à mort d’un chien errant et encore plus grave, d’une femme enceinte hors mariage). A aucun moment Riad Sattouf ne porte de jugement. Chaque personnage est habilement construit entre réflexions, calembours et annotations. Le seul reproche fait lors de la lecture du second tome émanerait plutôt du caractère redondant du récit, les bonnes surprises du premier laissant place à une mécanique parfaitement huilée. Riad Sattouf dépeint un entre monde qui est le sien : entre l’ennui de la Bretagne et les mœurs étranges des Syriens, l’écart constant de deux cultures ne manque pas d’amour ni d’humour. Pas étonnant dès lors que cette curieuse bd remporte l’adhésion à son passage et délivre à sa façon une révolution toutes en nuances… Mr. Sattouf est très très fort. Il est dit que cet ouvrage découle de l’échec de son second film « Jacky au Royaume des Filles », tentative couillue et sympathique d’inverser les rôles dans une dictature matriarcale. Le succès de « L’Arabe du Futur » en contrepartie démontre finalement que l’expérience du vécu ne sera jamais remplacée par la satire sociale et religieuse ! Bravo et vivement la suite ! Avis sur le tome 2 : L'effet de surprise étant passé, j'ai trouvé ce second tome bien moins percutant et bien plus répétitif. Attention cela ne veut pas dire qu'il n'est pas bon mais le côté redondant de ce looooong récit n'apporte finalement pas beaucoup plus à la verve et la fraicheur du premier. Cela reste néanmoins très très bon en espérant que le 3ème tome retrouve un peu la spontanéité du début et qu'il me surprenne à nouveau ! Riad Sattouf a un tel niveau d'écriture que j'en deviens exigeant ! Ce qui n'est pas forcément négatif finalement. ;)

17/08/2015 (MAJ le 09/02/2016) (modifier)
Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un peu de bois et d'acier
Un peu de bois et d'acier

Le graphisme de Chabouté se reconnaît immédiatement avec, comme Comès ou Marc-Antoine Mathieu, que du Noir, ou que du blanc ; ce n'est donc pas du Noir & Blanc, mais du Noir ou Blanc. Jamais de gris ! L'impact visuel de ce tout blanc ou tout noir est comme à son habitude chez cet auteur, très réussi, et percute efficacement. Une des histoires le plus optimistes de l'auteur, avec la vue pendant toute le livre épais, de ce qui se passa autour d'un même banc depuis sa création jusqu'à sa fin de carrière. C'est osé d'en faire un sujet de BD, et la mayonnaise prend. Avec les choses les plus simples de la terre, le quotidien de tout un chacun. Ici, pas besoin de vampires, de sorcelleries, d'extra-terrestres, de super-Héros, de presque super héros, de délires spatio-temporels, de trolls, et que sais-je encore, de tout l'arsenal du mauvais scénariste qui ne sait plus rien pondre comme scénario, sans ces artifices à deux balles. Ici, c'est du talent brut ! Le talent du vrai alchimiste qui vous fait de l'or avec trois fois rien ! Le seul reproche qui empêche un bon 5 * ; on a peine, en tant que lecteur, à s'attacher au personnage principal de l'histoire ... un banc public ! Bravo encore une nouvelle fois, Mr Chabouté ! Vous êtes un courant d'air frais dans l'univers de la BD !

08/02/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

C'est frais, rythmé, drôle et loin de ce qu'on a l'habitude de trouver dans les bacs de nos librairies en rayons jeunesse, alors pourquoi bouder notre plaisir : petits et grands cet album vous tend les bras ! On sent que Benjamin Renner a le sens du rythme, (sans doute son expérience dans l'animation) car ce ne sont certainement pas les quelques 200 pages de l'album qui auront freiné ma lecture ! On dévore cette BD tant on est pris par la narration débridée de l'auteur ! Il faut dire que la brochette de personnages que nous cuisine Benjamin Renner est des plus efficace et cocasse ! Entre un renard qui se voudrait grand, fort et méchant, des poules hystériques ou encore un chien qui déborde d'énergie pour réussir à ne pas en branler une, on a de quoi se dérider sérieusement les zygomatiques ! Tout cela est renforcé par le trait souple et très expressif qu'il leur donne ; j'ai vraiment été impressionné par la finesse de ces expressions qui donnent véritablement vie à ces personnages. Bref, une petite pépite à lire et à partager si vous avez envie de passer un délicieux moment de détente et de rigolade en toute simplicité !

08/02/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Méchant Renard
Le Grand Méchant Renard

Revisiter les contes de notre enfance pour mieux les détourner reste un exercice souvent périlleux et casse-gueule. Casse-gueule parce que le résultat peut être catastrophique s'il en devient trop référentiel et parodique par contre Benjamin Renner s'en sort admirablement avec ce petit bijou d'humour et de tendresse en utilisant les codes classiques (les grands méchants loup et renard face aux gentils poussins) dans un rythme effréné digne des meilleurs cartoons de la Warner. Par un dessin simple et affranchi de bordures, les couleurs pastel renvoient inconsciemment au procédé d'illustration. Elles apportent surtout un confort nécessaire pour une lecture rapide et survoltée sur les mésaventures d'un Renard qui se voudrait méchant en élevant des poussins volés dans le but de les dévorer avec son mentor le Loup. Mais rien ne va se passer comme prévu... Riche en péripéties et en galeries de personnages tous aussi loufoques les uns que les autres avec une poule « stallonisée », un chien aussi actif qu'un préposé communal le vendredi à 15h ou un cochon et un lapin réduits au rôle de Laurel & Hardy, pas le temps de s'ennuyer dans ce récit génial que je recommande aussi bien aux petits qu'aux grands ! P.S : à noter que mon édition contient également un récit supplémentaire plus court sur Noël avec des animaux tout aussi loufoques, certes pas aussi drôle mais tout aussi agréable et fun à lire !

08/02/2016 (modifier)