Une agence de renseignements britannique, des agents secrets, ça n'est pas sans rappeler ce cher James Bond. Sauf qu'ici notre héros est une héroïne et que malgré ses 43 ans elle est toujours ultra sexy, super intelligente, hyper forte, etc etc... S’arrêter à ces clichés serait une erreur car derrière tout ça il y a un récit qui tient vraiment la route, si on aime les histoires d'espions.
Tome 1
La trame de départ est tout de suite intéressante, on rentre dans le vif du sujet dès les premières pages. Et dès les premières pages ça fonctionne. Il se cache quelque chose ou plutôt quelqu'un derrière les mésaventures de Velvet, et ça marche on a envie de savoir. Le scénario est dynamique et ultra efficace. On retrouve ici des mystères, de l'action, des rebondissements, de la suspicion ... Bref tous les ingrédients qu'on aime dans ce genre de polar et qui sont ici très bien utilisés. On oublie vite les réticences que pourraient entraîner les "caractéristiques" de la dame pour se laisser porter par l'intrigue
Et pour ne rien gâcher le dessin est excellent et totalement en adéquation avec l'intrigue. Ce style ultra réaliste est assez bluffant.
Tome 2
Le second tome est de la même trempe, et il transforme l'essai, si tant est qu'il y avait besoin de confirmer le potentiel du premier opus. On a toujours les deux trois détails un peu gros inhérent à une série telle série d'action. Comme les supers aptitudes de notre héroïne qui n'a rien perdu de ses talents d'espionne même après avoir passé 10 ans sur une chaise à jouer les secrétaires. Et une fois encore, il serait bien dommage de bloquer la dessus car le scénario que nous réserve cette série n'est pas loin d'être un must du genre.
Le suspens et la tension sont vraiment palpables. Le scénario est un petit bijou tant dans son contenu que dans sa construction. Les rebondissements sont hyper bien amenés, chaque chapitre apporte son lot de surprises, mais aussi de réponses qui font avancer l'intrigue. On ne reste jamais sur notre faim. Velvet essaye de démêler le complot dont elle fait l'objet et se livre à un jeu dangereux. Il y a du bon dans les événements présent, mais aussi dans les liens avec ceux d'un passé plus ou moins lointain qui s'intègrent très bien à la trame principale et qui prennent de plus en plus d'importance au fur et à mesure que l'histoire avance..
C'est efficace, c'est malin, c'est bien foutu, c'est pleins de bonnes choses en fait. Coté dessin, ce style réaliste fait vraiment bien le boulot, c'est magnifique. Les détails, les décors, les ambiances : tout est vraiment réalisé avec soin. J'adore.
Chaudement recommandé ++
>>Spooky avait écrit:
>>Claire Brétécher. Kaoru Mori. Isabelle Dethan. Annie Goetzinger...
>>
>>Pénélope Bagieu. Non je déconne pour cette dernière.
>>>>Mac Arthur avait écrit:
Rigole mais si ça se trouve, ce sera la première de ta liste à être nommée.
C’était au moment où la liste des nommés pour le Grand Prix d’Angoulême avait été dévoilée et que la polémique concernant l’absence d’auteure dans cette liste faisait rage. J’avais demandé à Spooky de me citer des auteures qu’il aurait vues dans cette liste. Et le nom de Pénélope Bagieu était sorti sous forme de boutade…
Aujourd’hui Mac Arthur persiste, signe et surenchérit. Pénélope Bagieu pourrait bien être la première femme à se voir décerner ce fameux Grand Prix. Parce que si elle parvient à aligner quelques albums de la trempe de ce California dreamin’, sa place au panthéon de la bd serait méritée !
Pourquoi ?
Parce que, avec cet album, Pénélope Bagieu parvient à apporter un certain renouveau au genre biographique. Son ton léger et désinvolte, la fluidité de sa narration, son trait frais et immédiat, son humour, tous ces éléments concordent pour nous offrir un récit aussi instructif qu’amusant, aussi distrayant que nostalgique. C’est simple, j’ai commencé ma lecture avec des yeux de plomb (ben oui, des pieds de plomb, dans le cas présent, ç’aurait pas été un handicap vu que je marche rarement en lisant) un peu poussé au cul par Little Miss Giggles qui m’en avait vanté la qualité… et je n’ai plus lâché l’album avant d’avoir tourné la dernière page ! Dieu que ce fut plaisant ! Suivre Ellen Cohen, alias Cass Elliot, alias Mama Cass, depuis sa plus tendre enfance jusqu’au succès rencontré au sein des The Mamas & the Papas m’aura fait aimer ce groupe sans jamais en connaître que deux ou trois chansons !
Les points forts de ce récit, outre le personnage atypique et emblématique de Mama Cass, sont incontestablement sa fraicheur de ton et son dynamisme. Alors, bien sûr la nostalgie d’une époque insouciante joue également en plein mais avec cette technique narrative… Tiens, c’est bien simple, Pénélope Bagieu écrirait une biographie de Mireille Matthieu que je serais tenté de la lire. C’est tout dire !
Ah oui, un bémol quand même : j’ai trouvé les couleurs de la couverture très moches, raison pour laquelle j’ai d’ailleurs très longtemps repoussé cette lecture. Heureusement, l’intérieur, lui est en noir et blanc.
Ce qui m'a attirée en premier dans cette série, c'est sa couverture brumeuse, annonciatrice de mystère. Et du mystère il y en a, au début pour commencer avec ces "rediffusions" des quelques minutes du passé proche du héros, de manière à ce que ce dernier puisse influer sur le cours d'événements récents et déjouer ainsi les plans funestes du destin.
Au milieu de ce premier tome j'ai commencé à me demander si l'auteur avait un fil conducteur ou si on n'allait avoir qu'une succession de retours arrières. Et puis arrive la mère du héros, qui étrangement se retrouve sur le devant de la scène et la quitte brutalement. Mais le mystère le plus grand, c'est celui qui intervient à la toute fin du premier tome et là, j'approuve et j'aime. Ca me rappelle une des oeuvres de Taniguchi mais je ne dirai pas laquelle sinon ce serait trop en dire.
Une série étrange dont le premier tome donne furieusement envie de lire la suite.
Le tome 2 continue sur la lancée du premier et notre jeune héros tente d'influer sur le destin de ses proches pour leur éviter le pire. Avec succès semble-t-il, sauf que.... et là il faut attendre le tome 3 pour savoir (un petit coup de coeur pour ça ;))... grrr
Le tome 4 surprend en quelque sorte par sa fin qui pour une fois ne laisse pas le lecteur avec un suspense insoutenable sous le bras, dommage ! A part ça notre héros continue à tout faire pour sauver son amie... un tome qui me laisse un peu sur ma faim je l'avoue... on verra ce que ça donne par la suite.
Le tome 5 ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, sauf sa chute ! L'étau se resserre mais pas forcément sur la bonne personne ;)
Le tome 6, avant dernier de la série, nous permet de reprendre notre souffle, suspendu qu'il était depuis la chute du tome précédent. Notre héros perçoit des incohérences et cherche à comprendre d'où elles viennent, aura-t-on la réponse au prochain tome ? Et surtout, sera-t-elle convaincante pour clore cette série comme elle le mérite ? Verdict dans quelques mois !
Franchement pas mal du tout.
Une bd assez magique. J'avais beaucoup apprécié Souvenirs de l'empire de l'atome et on retrouve dans celle-ci la patte des auteurs.
Ce que j'apprécie particulièrement, c'est l'ambiance vaguement inquiétante qui se dégage, comme un léger décalage par rapport à ce qui serait normé. Toutes les pièces du puzzle s'assemblent avec logique et aussi avec surprise.
Outre la beauté graphique de l'album je trouve les dessins "intelligents", dans les choix, la construction, le stylisme et l'ambiance.
Impeccable.
Quelle joie !!
J'ai lu cet ouvrage dès sa sortie. Il me faut toujours un peu de recul pour ne pas en dire du bien ou du mal de façon précipitée.
Alors déjà ce bouquin est un vrai pavé, le genre bottin que certains utiliseraient sous la lumière d'une lampe en pleine face. Pour ne pas laisser trop de traces.
J'ai au départ été un peu dubitatif sur le choix de cette colorisation. Mais elle permet de se concentrer sur les aspects essentiels de l'histoire.
Le mythe de Faust, on en parle beaucoup pour cette histoire. De mon point de vue, ce n'est pas autour de ce mythe que s'articule l'histoire. Ce n'est qu'un mécanisme pour parler d'un sujet beaucoup plus complexe.
Le processus de création.
La réalisation d'une œuvre... C'est vrai que le sujet est complexe pour beaucoup d'artistes, pour comprendre le cheminement de l'idée à sa concrétisation il s'en passe des choses. Comment créer une œuvre qui puisse être un prolongement de soi, de son être alors que nous ne cessons jamais d'être influencés par ce qui nous entoure. Comment être authentique, dénué de subjectivité pour mettre l'art à nu. Cela semble impossible...
Le détachement est une chose difficile d'autant plus si on côtoie d'autres artistes, on baigne dans un milieux d'influences où chaque "vision des choses" peut déteindre sur vous.
C'est là où je trouve que c'est une prouesse narrative absolument magistrale.
Ce dégoût de lui même, rejeter et renier son art, c'est à mon sens un passage obligé pour se détacher, pour pouvoir créer au sens noble du terme. Détruire les bases pour repartir, partir de rien, du néant. Parfois David pense même qu'il faudrait détruire toutes les bases, pas seulement les siennes.
Tout au long de ce roman graphique, David ne cesse de marcher sur ce fil, tantôt il envie, tantôt il renie, il aime puis il déteste. L'auteur nous démontre avec brio le tiraillement existentiel que peut être la volonté de créer à tout prix. C'est en soi, un véritable rite initiatique.
Je me demande d'ailleurs si cette œuvre n'est pas en quelque sorte autobiographique. Il s'en est écoulé du temps depuis ses dernières publications. Est ce que "le sculpteur" n'aurait pas été accouché dans la douleur ?
Jusqu’à cette libération, une fin exceptionnelle !
Superbe série jeunesse !
Enfin une série qui ne prend pas les jeunes pour des cons. Aucune mièvrerie, enfin...
Je pense qu'un jeune qui lit cette série, pour peu qu'il s'identifie à l'un des personnages, (il y a de quoi compte tenu de leur diversité) devrait regarder ses parents et le cocon familiale autrement. "Finalement c'est pas si mal".
Cette série cartonne auprès du public que je reçois en médiathèque. Des jeunes au moins jeunes, tout le monde apprécie cette série.
Visuellement c'est très classique, un peu à la Spirou en moins fouillé. Beaucoup de contraste dans la colorisation. Mais rien qui révolutionne le genre.
L'intrigue quant à elle est captivante. La narration est très dynamique et laisse peu de temps pour souffler. Les moments de calme mettent en exergue une tension presque palpable.
Pour le moment, on se laisse embarquer par l'histoire même si on ne sait pas du tout où cela va nous mener.
Les caractères, les histoires de vie opposées des personnages mettent en avant la diversité tant culturelle que physique : des ados, des plus jeunes, un bébé, certains personnages sont plus charismatiques que d'autres sans pour autant avoir une présence forte dans l'histoire. Je pense en particulier au maître des couteaux. Ce melting-pot rend l’ensemble vraiment intéressant et donne une vision assez juste de la réalité avec ses rapports de force qui par la connaissance de l'autre s’estomperont au fur et à mesure de l'histoire.
Après la lecture des 9 tomes, A la fin de chaque cycle, il reste de nombreuses zones d'ombres, avec un nouveau rebondissement et c'est pour cela que la suite et le dénouement sont attendus avec impatience.
Agréable surprise que ce roman graphique jeunesse (nouvelle catégorie que je viens de créer là pour l’occasion).
Le récit nous propose de suivre les « aventures » d’un jeune fils de maraîchers lors d’un jour de marché. Récit simple et qui sent le vécu, il est illuminé par une galerie de personnages hauts en couleur et dégage un esprit de camaraderie des plus agréables.
Bien sûr, notre jeune maraîcher aura un amour secret. Bien sûr un rival viendra compliquer les choses. Bien sûr, le meilleur ami apportera une touche plus humoristique au récit. Bien sûr, les adultes sont bienveillants et même les plus effrayants se révèleront finalement des plus fréquentables. Le récit baigne donc dans un océan de gentillesse et d’insouciance et cette naïveté ne pourra sans doute pas satisfaire tous les lecteurs. Pour ma part, je trouve qu’un récit de ce genre m’aère le cerveau sans que j’aie le sentiment de m’abrutir.
Et puis il y a ce dessin, bien rond, bien expressif, bien mis en valeur par une colorisation « vive-mais-pas-trop », par ce découpage qui n’hésite pas à lui laisser de l’espace, par des cadrages variés et, à l’occasion, originaux.
Ce n’est certainement pas un récit extraordinaire mais dans son genre, il remplit pleinement son contrat. Seul reproche : s’il aborde beaucoup de sujets, il n’en approfondit réellement aucun. On reste à la surface des choses, dans la légèreté et l’insouciance. C’était le but mais à mes yeux d’adulte, c’est sans doute là que se niche le petit manque qui m’empêche d’accorder plus de 3 étoiles à l’album.
A lire !
La voilà la bonne surprise de ce début d'année ! Avec cet album de près de 200 pages, Chloé Vollmer-Lo au scénario et Carole Maurel au dessin m'ont scotchées sans que je parviennent à le lâcher. Deux auteures que je découvre mais que je vais suivre avec attention après une si belle première collaboration.
A première vue on se dit qu'on va partir sur un sentier bien balisé avec une fin du monde annoncée, avec un an à savoir quoi faire de ses derniers jours... Sauf que l'album s'ouvre sur LA nouvelle : cette fin du monde n'aura pas lieu... et que la jeune Magda que nous allons suivre tout au long de l'album ne semble pas participer à la joie collective qui s'est emparée de la population à cette annonce.
Commence alors le flash back de cette année écoulée, où Magda va vivre sa "dernière année".
J'ai vraiment apprécié la façon dont est traitée cette dernière année, par le prisme d'une jeune fille qui, à peine devenue une femme se voit fermer toute porte d'avenir. J'ai trouvé que la psychologie de Magda et de son entourage était vraiment bien amenée et donnait toute la force à cette histoire, ce qui se ressent énormément dans la narration.
On suit ses questionnements et ses choix face à cet inéluctable non-avenir, le tout de façon "évidente", que ce soit face à sa famille ou à ses amis.
Et puis il y a le dessin et la colorisation de Carole Maurel qui se fondent parfaitement à ce récit pour lui donner cette certaine nonchalance et cette ambiance si particulière. Son coup de crayon aiguisé pour retranscrire parfaitement les expressions de ces jeunes, allié à un découpage et des cadrages très aérés font merveille pour imposer cette atmosphère si singulière qui fait la réussite de cette BD.
Et puis il y a cette fin, que je ne vous dévoilerai forcément pas, mais qui claque comme comme une coup de revolver et finit d'asseoir la force de cet album. Une bonne claque comme je les aime ! Un très bon album à mon gout dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !
Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis !
Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice.
Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace. Le tome 2 est construit selon le même schéma, avec des licornes.
La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin.
J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ces aventures d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices (et les garçons aussi, pourquoi pas) en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.
Les Westerns pour de rire comme on dit par ici, je suis grand fan.
Le sujet n'est pas si étrange que cela car on en dénombre pas mal en franco-belge couramment comme le décevant Al Crane (à mes yeux) et le très chouette Z comme don Diego.
Ici c'était pourtant mal parti dès le départ. N'étant pas un grand fan du dessin de B-Gnet que je trouve parfois réussi comme brouillon, j'ai eu du mal à lire cette grande histoire à déguster par tranches de tortillas ou petites scénettes de 2 à 6 pages mais il y a une certaine consistance dans le déroulement certes classique de cette bande de desperados bien "cassos" et puis et puis....
C'est venu d'un coup comme ça et ça ne m'a plus lâché du reste de toute cette BD....
Quoi donc ? L'avais je oublié depuis les œuvres de Fabcaro et Fabrice Erre mais c'est le rire tout simplement !!!!
Parce qu'autant vous le dire tout de suite, Santiago ce n'est pas très intello mais c'est franchement tellement absurde que je me suis surpris de sourire et de rire des situations improbables et des bons jeux de mots.
Le talent de B-Gnet est d'avoir écrit un scénario simple et éculé avec une bande de desperados qui accumulent les gaffes sous la tutelle du terrrrrrrrible Santiago peu aidé par un sosie du sergent Garcia qui va vous exploser les côtes, le bien nommé Pablo.
Quelques références hilarantes sur la Petite Maison dans la Prairie, les codes des films de Sergio Leone un peu chamboulés et l'introduction de Chico euh pardon Jessica soit une demoiselle dans la bande achèveront ces 96 pages qui connaissent peu de baisses de régime vers un final anthologique en guise de miroir....
On ajoute au tout une jolie colorisation et on emballe le tout dans un chouette petit livre bien réalisé comme souvent chez cet éditeur et c'est parti pour 96 pages hilarantes dont vous vous féliciterez l'acquisition ! D'ors et déjà culte !
Il me fallait bien une œuvre d'exception pour mon 500ème avis sur le site marron ! <3
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Velvet
Une agence de renseignements britannique, des agents secrets, ça n'est pas sans rappeler ce cher James Bond. Sauf qu'ici notre héros est une héroïne et que malgré ses 43 ans elle est toujours ultra sexy, super intelligente, hyper forte, etc etc... S’arrêter à ces clichés serait une erreur car derrière tout ça il y a un récit qui tient vraiment la route, si on aime les histoires d'espions. Tome 1
La trame de départ est tout de suite intéressante, on rentre dans le vif du sujet dès les premières pages. Et dès les premières pages ça fonctionne. Il se cache quelque chose ou plutôt quelqu'un derrière les mésaventures de Velvet, et ça marche on a envie de savoir. Le scénario est dynamique et ultra efficace. On retrouve ici des mystères, de l'action, des rebondissements, de la suspicion ... Bref tous les ingrédients qu'on aime dans ce genre de polar et qui sont ici très bien utilisés. On oublie vite les réticences que pourraient entraîner les "caractéristiques" de la dame pour se laisser porter par l'intrigue
Et pour ne rien gâcher le dessin est excellent et totalement en adéquation avec l'intrigue. Ce style ultra réaliste est assez bluffant.
Tome 2
Le second tome est de la même trempe, et il transforme l'essai, si tant est qu'il y avait besoin de confirmer le potentiel du premier opus. On a toujours les deux trois détails un peu gros inhérent à une série telle série d'action. Comme les supers aptitudes de notre héroïne qui n'a rien perdu de ses talents d'espionne même après avoir passé 10 ans sur une chaise à jouer les secrétaires. Et une fois encore, il serait bien dommage de bloquer la dessus car le scénario que nous réserve cette série n'est pas loin d'être un must du genre.
Le suspens et la tension sont vraiment palpables. Le scénario est un petit bijou tant dans son contenu que dans sa construction. Les rebondissements sont hyper bien amenés, chaque chapitre apporte son lot de surprises, mais aussi de réponses qui font avancer l'intrigue. On ne reste jamais sur notre faim. Velvet essaye de démêler le complot dont elle fait l'objet et se livre à un jeu dangereux. Il y a du bon dans les événements présent, mais aussi dans les liens avec ceux d'un passé plus ou moins lointain qui s'intègrent très bien à la trame principale et qui prennent de plus en plus d'importance au fur et à mesure que l'histoire avance..
C'est efficace, c'est malin, c'est bien foutu, c'est pleins de bonnes choses en fait. Coté dessin, ce style réaliste fait vraiment bien le boulot, c'est magnifique. Les détails, les décors, les ambiances : tout est vraiment réalisé avec soin. J'adore.
Chaudement recommandé ++
California dreamin'
>>Spooky avait écrit: >>Claire Brétécher. Kaoru Mori. Isabelle Dethan. Annie Goetzinger... >> >>Pénélope Bagieu. Non je déconne pour cette dernière. >>>>Mac Arthur avait écrit: Rigole mais si ça se trouve, ce sera la première de ta liste à être nommée. C’était au moment où la liste des nommés pour le Grand Prix d’Angoulême avait été dévoilée et que la polémique concernant l’absence d’auteure dans cette liste faisait rage. J’avais demandé à Spooky de me citer des auteures qu’il aurait vues dans cette liste. Et le nom de Pénélope Bagieu était sorti sous forme de boutade… Aujourd’hui Mac Arthur persiste, signe et surenchérit. Pénélope Bagieu pourrait bien être la première femme à se voir décerner ce fameux Grand Prix. Parce que si elle parvient à aligner quelques albums de la trempe de ce California dreamin’, sa place au panthéon de la bd serait méritée ! Pourquoi ? Parce que, avec cet album, Pénélope Bagieu parvient à apporter un certain renouveau au genre biographique. Son ton léger et désinvolte, la fluidité de sa narration, son trait frais et immédiat, son humour, tous ces éléments concordent pour nous offrir un récit aussi instructif qu’amusant, aussi distrayant que nostalgique. C’est simple, j’ai commencé ma lecture avec des yeux de plomb (ben oui, des pieds de plomb, dans le cas présent, ç’aurait pas été un handicap vu que je marche rarement en lisant) un peu poussé au cul par Little Miss Giggles qui m’en avait vanté la qualité… et je n’ai plus lâché l’album avant d’avoir tourné la dernière page ! Dieu que ce fut plaisant ! Suivre Ellen Cohen, alias Cass Elliot, alias Mama Cass, depuis sa plus tendre enfance jusqu’au succès rencontré au sein des The Mamas & the Papas m’aura fait aimer ce groupe sans jamais en connaître que deux ou trois chansons ! Les points forts de ce récit, outre le personnage atypique et emblématique de Mama Cass, sont incontestablement sa fraicheur de ton et son dynamisme. Alors, bien sûr la nostalgie d’une époque insouciante joue également en plein mais avec cette technique narrative… Tiens, c’est bien simple, Pénélope Bagieu écrirait une biographie de Mireille Matthieu que je serais tenté de la lire. C’est tout dire ! Ah oui, un bémol quand même : j’ai trouvé les couleurs de la couverture très moches, raison pour laquelle j’ai d’ailleurs très longtemps repoussé cette lecture. Heureusement, l’intérieur, lui est en noir et blanc.
Erased
Ce qui m'a attirée en premier dans cette série, c'est sa couverture brumeuse, annonciatrice de mystère. Et du mystère il y en a, au début pour commencer avec ces "rediffusions" des quelques minutes du passé proche du héros, de manière à ce que ce dernier puisse influer sur le cours d'événements récents et déjouer ainsi les plans funestes du destin. Au milieu de ce premier tome j'ai commencé à me demander si l'auteur avait un fil conducteur ou si on n'allait avoir qu'une succession de retours arrières. Et puis arrive la mère du héros, qui étrangement se retrouve sur le devant de la scène et la quitte brutalement. Mais le mystère le plus grand, c'est celui qui intervient à la toute fin du premier tome et là, j'approuve et j'aime. Ca me rappelle une des oeuvres de Taniguchi mais je ne dirai pas laquelle sinon ce serait trop en dire. Une série étrange dont le premier tome donne furieusement envie de lire la suite. Le tome 2 continue sur la lancée du premier et notre jeune héros tente d'influer sur le destin de ses proches pour leur éviter le pire. Avec succès semble-t-il, sauf que.... et là il faut attendre le tome 3 pour savoir (un petit coup de coeur pour ça ;))... grrr Le tome 4 surprend en quelque sorte par sa fin qui pour une fois ne laisse pas le lecteur avec un suspense insoutenable sous le bras, dommage ! A part ça notre héros continue à tout faire pour sauver son amie... un tome qui me laisse un peu sur ma faim je l'avoue... on verra ce que ça donne par la suite. Le tome 5 ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, sauf sa chute ! L'étau se resserre mais pas forcément sur la bonne personne ;) Le tome 6, avant dernier de la série, nous permet de reprendre notre souffle, suspendu qu'il était depuis la chute du tome précédent. Notre héros perçoit des incohérences et cherche à comprendre d'où elles viennent, aura-t-on la réponse au prochain tome ? Et surtout, sera-t-elle convaincante pour clore cette série comme elle le mérite ? Verdict dans quelques mois ! Franchement pas mal du tout.
L'Eté Diabolik
Une bd assez magique. J'avais beaucoup apprécié Souvenirs de l'empire de l'atome et on retrouve dans celle-ci la patte des auteurs. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est l'ambiance vaguement inquiétante qui se dégage, comme un léger décalage par rapport à ce qui serait normé. Toutes les pièces du puzzle s'assemblent avec logique et aussi avec surprise. Outre la beauté graphique de l'album je trouve les dessins "intelligents", dans les choix, la construction, le stylisme et l'ambiance. Impeccable.
Le Sculpteur
Quelle joie !! J'ai lu cet ouvrage dès sa sortie. Il me faut toujours un peu de recul pour ne pas en dire du bien ou du mal de façon précipitée. Alors déjà ce bouquin est un vrai pavé, le genre bottin que certains utiliseraient sous la lumière d'une lampe en pleine face. Pour ne pas laisser trop de traces. J'ai au départ été un peu dubitatif sur le choix de cette colorisation. Mais elle permet de se concentrer sur les aspects essentiels de l'histoire. Le mythe de Faust, on en parle beaucoup pour cette histoire. De mon point de vue, ce n'est pas autour de ce mythe que s'articule l'histoire. Ce n'est qu'un mécanisme pour parler d'un sujet beaucoup plus complexe. Le processus de création. La réalisation d'une œuvre... C'est vrai que le sujet est complexe pour beaucoup d'artistes, pour comprendre le cheminement de l'idée à sa concrétisation il s'en passe des choses. Comment créer une œuvre qui puisse être un prolongement de soi, de son être alors que nous ne cessons jamais d'être influencés par ce qui nous entoure. Comment être authentique, dénué de subjectivité pour mettre l'art à nu. Cela semble impossible... Le détachement est une chose difficile d'autant plus si on côtoie d'autres artistes, on baigne dans un milieux d'influences où chaque "vision des choses" peut déteindre sur vous. C'est là où je trouve que c'est une prouesse narrative absolument magistrale. Ce dégoût de lui même, rejeter et renier son art, c'est à mon sens un passage obligé pour se détacher, pour pouvoir créer au sens noble du terme. Détruire les bases pour repartir, partir de rien, du néant. Parfois David pense même qu'il faudrait détruire toutes les bases, pas seulement les siennes. Tout au long de ce roman graphique, David ne cesse de marcher sur ce fil, tantôt il envie, tantôt il renie, il aime puis il déteste. L'auteur nous démontre avec brio le tiraillement existentiel que peut être la volonté de créer à tout prix. C'est en soi, un véritable rite initiatique. Je me demande d'ailleurs si cette œuvre n'est pas en quelque sorte autobiographique. Il s'en est écoulé du temps depuis ses dernières publications. Est ce que "le sculpteur" n'aurait pas été accouché dans la douleur ? Jusqu’à cette libération, une fin exceptionnelle !
Seuls
Superbe série jeunesse ! Enfin une série qui ne prend pas les jeunes pour des cons. Aucune mièvrerie, enfin... Je pense qu'un jeune qui lit cette série, pour peu qu'il s'identifie à l'un des personnages, (il y a de quoi compte tenu de leur diversité) devrait regarder ses parents et le cocon familiale autrement. "Finalement c'est pas si mal". Cette série cartonne auprès du public que je reçois en médiathèque. Des jeunes au moins jeunes, tout le monde apprécie cette série. Visuellement c'est très classique, un peu à la Spirou en moins fouillé. Beaucoup de contraste dans la colorisation. Mais rien qui révolutionne le genre. L'intrigue quant à elle est captivante. La narration est très dynamique et laisse peu de temps pour souffler. Les moments de calme mettent en exergue une tension presque palpable. Pour le moment, on se laisse embarquer par l'histoire même si on ne sait pas du tout où cela va nous mener. Les caractères, les histoires de vie opposées des personnages mettent en avant la diversité tant culturelle que physique : des ados, des plus jeunes, un bébé, certains personnages sont plus charismatiques que d'autres sans pour autant avoir une présence forte dans l'histoire. Je pense en particulier au maître des couteaux. Ce melting-pot rend l’ensemble vraiment intéressant et donne une vision assez juste de la réalité avec ses rapports de force qui par la connaissance de l'autre s’estomperont au fur et à mesure de l'histoire. Après la lecture des 9 tomes, A la fin de chaque cycle, il reste de nombreuses zones d'ombres, avec un nouveau rebondissement et c'est pour cela que la suite et le dénouement sont attendus avec impatience.
Histoire de poireaux, de vélos, d'amour et autres phénomènes...
Agréable surprise que ce roman graphique jeunesse (nouvelle catégorie que je viens de créer là pour l’occasion). Le récit nous propose de suivre les « aventures » d’un jeune fils de maraîchers lors d’un jour de marché. Récit simple et qui sent le vécu, il est illuminé par une galerie de personnages hauts en couleur et dégage un esprit de camaraderie des plus agréables. Bien sûr, notre jeune maraîcher aura un amour secret. Bien sûr un rival viendra compliquer les choses. Bien sûr, le meilleur ami apportera une touche plus humoristique au récit. Bien sûr, les adultes sont bienveillants et même les plus effrayants se révèleront finalement des plus fréquentables. Le récit baigne donc dans un océan de gentillesse et d’insouciance et cette naïveté ne pourra sans doute pas satisfaire tous les lecteurs. Pour ma part, je trouve qu’un récit de ce genre m’aère le cerveau sans que j’aie le sentiment de m’abrutir. Et puis il y a ce dessin, bien rond, bien expressif, bien mis en valeur par une colorisation « vive-mais-pas-trop », par ce découpage qui n’hésite pas à lui laisser de l’espace, par des cadrages variés et, à l’occasion, originaux. Ce n’est certainement pas un récit extraordinaire mais dans son genre, il remplit pleinement son contrat. Seul reproche : s’il aborde beaucoup de sujets, il n’en approfondit réellement aucun. On reste à la surface des choses, dans la légèreté et l’insouciance. C’était le but mais à mes yeux d’adulte, c’est sans doute là que se niche le petit manque qui m’empêche d’accorder plus de 3 étoiles à l’album. A lire !
L'Apocalypse selon Magda
La voilà la bonne surprise de ce début d'année ! Avec cet album de près de 200 pages, Chloé Vollmer-Lo au scénario et Carole Maurel au dessin m'ont scotchées sans que je parviennent à le lâcher. Deux auteures que je découvre mais que je vais suivre avec attention après une si belle première collaboration. A première vue on se dit qu'on va partir sur un sentier bien balisé avec une fin du monde annoncée, avec un an à savoir quoi faire de ses derniers jours... Sauf que l'album s'ouvre sur LA nouvelle : cette fin du monde n'aura pas lieu... et que la jeune Magda que nous allons suivre tout au long de l'album ne semble pas participer à la joie collective qui s'est emparée de la population à cette annonce. Commence alors le flash back de cette année écoulée, où Magda va vivre sa "dernière année". J'ai vraiment apprécié la façon dont est traitée cette dernière année, par le prisme d'une jeune fille qui, à peine devenue une femme se voit fermer toute porte d'avenir. J'ai trouvé que la psychologie de Magda et de son entourage était vraiment bien amenée et donnait toute la force à cette histoire, ce qui se ressent énormément dans la narration. On suit ses questionnements et ses choix face à cet inéluctable non-avenir, le tout de façon "évidente", que ce soit face à sa famille ou à ses amis. Et puis il y a le dessin et la colorisation de Carole Maurel qui se fondent parfaitement à ce récit pour lui donner cette certaine nonchalance et cette ambiance si particulière. Son coup de crayon aiguisé pour retranscrire parfaitement les expressions de ces jeunes, allié à un découpage et des cadrages très aérés font merveille pour imposer cette atmosphère si singulière qui fait la réussite de cette BD. Et puis il y a cette fin, que je ne vous dévoilerai forcément pas, mais qui claque comme comme une coup de revolver et finit d'asseoir la force de cet album. Une bonne claque comme je les aime ! Un très bon album à mon gout dont je ne peux que chaudement recommander la lecture !
Enola et les animaux extraordinaires
Alors, là, voici une très belle série jeunesse les amis ! Elle dispose de nombreux atouts ; d'abord Joris Chamblain, déjà auteur des "Carnets de Cerise" et de "Sorcières, sorcières", des séries qui ont déjà un chouette petit succès, au moins critique. Avec "Enola", il continue sur sa lancée, cette histoire d'une vétérinaire/psychologue pour animaux extraordinaires est certes assez basique dans la littérature pour enfants actuelle, mais il fallait trouver le bon angle, et aussi la bonne illustratrice. Le bon angle, c'est ce côté moderne et en même temps intemporel, qui place la fillette dans notre époque sans vraiment y être, mais avec un ton résolument moderne. Joris Chamblain a aussi fait le choix de construire tous ces récits de la même manière : tandis qu'elle s'occupe d'un animal fantastique, une sous-intrigue propice à des gags simples, Enola est appelée au chevet d'un autre animal, ce qui constitue l'histoire principale. Simple, mais très efficace. Le tome 2 est construit selon le même schéma, avec des licornes. La bonne illustratrice c'est Lucile Thibaudier, déjà à l'oeuvre sur "Sorcières, sorcières", qui affine encore son trait pour nous livrer des planches presque envoûtantes, avec une mise en couleurs magnifique, qui souligne à loisir son dessin si fin. J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre ces aventures d'Enola, et nul doute que les petites filles primo-lectrices (et les garçons aussi, pourquoi pas) en auront aussi, j'ai testé. A vous maintenant.
Santiago
Les Westerns pour de rire comme on dit par ici, je suis grand fan. Le sujet n'est pas si étrange que cela car on en dénombre pas mal en franco-belge couramment comme le décevant Al Crane (à mes yeux) et le très chouette Z comme don Diego. Ici c'était pourtant mal parti dès le départ. N'étant pas un grand fan du dessin de B-Gnet que je trouve parfois réussi comme brouillon, j'ai eu du mal à lire cette grande histoire à déguster par tranches de tortillas ou petites scénettes de 2 à 6 pages mais il y a une certaine consistance dans le déroulement certes classique de cette bande de desperados bien "cassos" et puis et puis.... C'est venu d'un coup comme ça et ça ne m'a plus lâché du reste de toute cette BD.... Quoi donc ? L'avais je oublié depuis les œuvres de Fabcaro et Fabrice Erre mais c'est le rire tout simplement !!!! Parce qu'autant vous le dire tout de suite, Santiago ce n'est pas très intello mais c'est franchement tellement absurde que je me suis surpris de sourire et de rire des situations improbables et des bons jeux de mots. Le talent de B-Gnet est d'avoir écrit un scénario simple et éculé avec une bande de desperados qui accumulent les gaffes sous la tutelle du terrrrrrrrible Santiago peu aidé par un sosie du sergent Garcia qui va vous exploser les côtes, le bien nommé Pablo. Quelques références hilarantes sur la Petite Maison dans la Prairie, les codes des films de Sergio Leone un peu chamboulés et l'introduction de Chico euh pardon Jessica soit une demoiselle dans la bande achèveront ces 96 pages qui connaissent peu de baisses de régime vers un final anthologique en guise de miroir.... On ajoute au tout une jolie colorisation et on emballe le tout dans un chouette petit livre bien réalisé comme souvent chez cet éditeur et c'est parti pour 96 pages hilarantes dont vous vous féliciterez l'acquisition ! D'ors et déjà culte ! Il me fallait bien une œuvre d'exception pour mon 500ème avis sur le site marron ! <3