L'Eté Diabolik

Note: 4/5
(4/5 pour 11 avis)

Angoulême 2017 : Fauve Polar SNCF Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours…


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Angoulême 2017 : les gagnants ! Angoulême : récapitulatif des séries primées Consensus sur une BD Dargaud Histoires d'espions Les prix lecteurs BDTheque 2016 One-shots, le best-of

Un agent secret sorti de nulle part, un accident dramatique, une fille troublante et la disparition de son père, le tout en deux jours… Pour Antoine, 15 ans, l'été 1967 sera celui de toutes les découvertes. Mais si Antoine ne devait trouver la réponse à l'ensemble de ces événements que bien des années plus tard ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Janvier 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Eté Diabolik
Les notes (11)
Cliquez pour lire les avis

18/01/2016 | herve
Modifier


Belle surprise cette oeuvre. Evidemment, c'est les couleurs, l'esthétique, qui frappent et enchantent la lecture. C'est tout moderne et tellement rétro. Quelle maîtrise! Et puis au final, l'histoire tient plus ou moins la route. Les personnages sont certes un peu superficiels, mais difficile de décrire des psychologies plus complexes sur autant de protagonistes en un one-shot. Perso, je trouve le job de directeur d'usine du père tellement improbable, ou encore les retrouvailles en deuxième partie un peu capilotracté... Mais la narration et l'enchainement des scènes est juste parfaite. Donc laissons nous aller à ce court voyage dans les sixties.

14/11/2018 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Je n'ai pas lu l'album issu de la précédente collaboration entre ces 2 auteurs, et c'est donc avec cet été diabolik que je découvre leur univers. Le style graphique est déstabilisant de prime abord mais je m'y suis très vite fait. C'est très original et plutôt plaisant, c'est surtout très lisible et le coté patchwork psychédélique de couleurs colle super bien à l'époque de l'histoire. Bonne surprise du coté du visuel donc. Deuxième bonne surprise, j'ai immédiatement accroché à l'histoire. La touche polar - espionnage m'a tout de suite parlé. C'est bien amené, car presque inattendu en fait. On vient de finir un match de tennis entre ados et on se retrouve avec deux espions et une course poursuite en voiture. Ça lance super bien l'histoire, on a envie de connaître le fin mot de tout ça. Que se cache t-il derrière les silences du père ? Qui est vraiment le second homme, monsieur De Noé ? J'aime cette ambiance énigmatique qui règne autour de ces questions et le climat de suspicion qui s'instaure est bien efficace. A coté de ça, le quotidien de notre jeune héros vient alimenter le reste du récit et donner un peu de profondeur au personnage et à l'histoire. On passe de la relation d'Antoine avec la petite américaine, qui est rigolote à suivre (on se demande à quel moment il va se la faire), à son amitié naissante avec Erik, qui ne semble pas très profonde et pas très sincère. Tout ça aide à situer le contexte du récit, l'état d'esprit des uns et des autres, mais ça nous éloigne parfois un peu de la partie espionnage pure. Avec le recul je dirais que c'est sans doute une bonne chose car chaque péripétie liée à notre histoire d'espion se fait languir, et cette mise en situation est importante. Mais au moment de la lecture, j'étais surtout pressé de savoir ce qui allait arriver, et pas pressé de savoir si les deux ados allait encore se promener, aller à la plage ou fumer une clope l'après midi. La fin du premier chapitre arrive brutalement et m'a surpris. J'avais presque l'impression d'être coupé dans mon élan. Le deuxième chapitre, plus court, apporte les réponses nécessaires, et elles sont plutôt satisfaisantes, mais je crois que la fin abrupte de la première partie m'a un peu frustré. Tout ça pour dire qu'en refermant le livre je ne savais pas encore si j'avais trouvé cette histoire pas mal, ou franchement bien. En tout cas, ça m'a plu et le souvenir qu'il m'en reste quelques temps après me donne très envie de relire l'été diabolik.

01/11/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Quand les souvenirs de vacances d'un garçon dans les années 60 viennent côtoyer le récit d'espionnage : voilà une idée originale. Alexandre Clérisse utilise pour cet album un style graphique très proche de celui de Souvenirs de l'empire de l'atome et je l'aime beaucoup. Il s'adapte parfaitement à un récit dans la fin des années 60, entre pureté esthétique du style Atome et quelques séquences plus psychédéliques. C'est beau, plein de personnalité et agréable à lire. L'histoire est particulièrement originale, si ce n'est totalement dans son contenu au moins dans la façon dont elle est racontée. Car elle se présente en deux parties. La première relate le récit des vacances du héros en 1967 telle qu'il s'en souvient 20 ans plus tard. Cette période a été marquée par différents événements étranges et surtout la disparition mystérieuse de son père. La seconde partie ensuite se passe encore quelques années plus tard quand le héros a recueilli quelques nouveaux indices pour expliquer ce qui a bien pu se passer à l'époque et nous dévoile la trame de l'énigme qui se révèle à la fois intime et plus policière. C'est très bien foutu et très sympa à lire et à découvrir. J'ai eu un tout petit peu de mal à m'attacher au héros et à son entourage mais ce sera le seul léger défaut que je trouverai à cette très bonne BD.

29/09/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Je n'avais pas trop aimé le seul album de ce duo d'auteurs que j'avais lu (le dessin était bien, mais le scénario ennuyeux), mais les bonnes notes sur cet album m'ont donné envie de le lire et je ne suis pas du tout déçu ! C'est l'un des meilleurs albums sortis cette année jusqu'à présent. L'histoire mélange plusieurs genres et j'ai vite trouvé le scénario prenant. Je n'ai pas pu m'arrêter tellement je voulais savoir la solution aux trucs mystérieux qui se passaient et je ne suis pas du tout déçu par les révélations finales. Le scénario est intelligent et bien construit quoiqu'il y ait encore un détail dont je ne suis pas certain si j'ai bien compris ou non, mais ce n'est pas grave. J'aime aussi le rôle de Diabolik dans cette histoire, mais je ne veux pas en dire plus. Le dessin est encore une fois excellent et j'adore quand le dessinateur fait du psychédélique. Ça sent vraiment les années 60 et c'est un excellent travail.

11/06/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

C'est le premier album que je lis de ces auteurs et je dois dire que c'est une belle surprise. C'est l'univers graphique tout à fait original qui m'a d'abord interpellé. Les dessins aux couleurs psychédéliques sont superbes et imposent une ambiance très « sixties » délicieusement rétro. Le trait d'Alexandre Clérisse est fluide et dynamique et apporte une jolie singularité dans la production actuelle. Le scénario n'est pas en reste. Smolderen fait feu de tout bois en proposant une histoire complexe, pleine de rebondissements, qui mélange espionnage, thriller et récit d'initiation. Et ça fonctionne ! Difficile de lâcher l’Été Diabolik avant la fin. Le scénariste navigue habilement entre les deux époques de son récit. Petit bémol, j'ai trouvé que certains pans de l'intrigue étaient vraiment trop gros. Je ne m'étends pas pour ne pas spoiler. Rien de gênant cependant. Je ne peux qu'encourager la découverte de ce bel album. Un très agréable moment de lecture !

19/05/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J’ai abordé cette lecture avec beaucoup de recul. Il faut dire que j’étais l’un des rares lecteurs à ne pas avoir aimé Souvenirs de l'empire de l'atome des mêmes auteurs dont l’œuvre avait fait l’effet d’une bombe. Le style graphique est le même mais le récit est totalement différent. Et je ne sais pas ce qui s’est passé au juste, le résultat est que cela m’a plu contre toute attente. J’ai cru d’abord à un miracle inexpliqué. Comme j’ai perdu la foi, je pense que cela doit avoir des explications plus scientifiques à défaut d’être diaboliques. A l’inverse, je me rappelle avoir été enthousiasmé par une œuvre comme Daytripper (au jour le jour) pour ensuite être plutôt déçu par les publications ultérieures des mêmes auteurs. Aimer une œuvre est quelque chose qui ne se commande pas à l’avance. Un auteur qu’on aime bien peut nous décevoir et inversement. Les choses ne sont jamais figées à l’avance. On ne peut pas alors affirmer que tel posteur persiste à lire des choses qu’il n’aime pas ou inversement. C’est également cela la richesse de la bande dessinée. Oui, j’ai été véritablement surpris par cet été diabolik car entraîné par cette histoire à rebondissements. On va vivre l’été 1967 avec les yeux d’un adolescent qui découvre l’amour sous l’œil bienveillant d’un père assez mystérieux qui va finir par disparaître de sa vie. On aura droit à une explication 20 ans plus tard au regard de petits détails qui ont été parsemés. Il y a juste un épisode qui me titille à savoir celui du cascadeur qui trouve la mort dans un accident de voiture sur la corniche. Etait-ce un trompe l’œil ou un faux indice ? Et puis, le personnage d’Erik était-il aussi indispensable derrière sa superficialité ? Autant de questions que l’on peut se poser. En tout cas, c’est une réussite aussi bien scénaristique que graphique avec une belle ambiance des années 60 qui nous est restituée pour notre plus grand plaisir. Au-delà du polar d’espionnage, on aura droit à une belle quête dans l’intimité.

03/05/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Encore une très belle réussite que nous proposent Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse ! Après Souvenirs de l'empire de l'atome que j'avais déjà énormément apprécié pour son originalité et ses qualités tant graphiques que scénaristiques, nos deux comparses changent de registre pour passer de la SF au thriller/espionnage. Si le genre n'a rien à voir, le savoir faire est toujours au rendez-vous ! Toujours dans son registre graphique si particulier, Alexandre Clérisse impose ses couleurs et ses lignes, toujours aussi savamment, mais toujours en harmonie et en parfait accord avec le récit. Il sait lui donner corps et imposer ce contraste remarquable entre ce fond tragique et noir concocté par Thierry Smolderen et la palette qu'il utilise. C'est beau, intelligent, subtilement dosé et distillé, en utilisant l'Histoire à bon escient : un thriller servi sur un écrin comme j'aimerais en découvrir plus souvent !

19/03/2016 (modifier)
Par bab
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur bab

Le festival d'Angoulême a ses défauts, mais aussi ses qualités, dont une des moindres est de me faire découvrir des pépites de lectures comme cet "Eté Diabolik". Ce petit roman graphique est super bien ficelé au scénario. C'est plein de références (que les auteurs ont choisis de présenter en fin d'ouvrage), le rythme est parfaitement maitrisé, et pour un polar c'est important. Les informations sont données juste comme il faut, et le tout déroule une histoire haletante qui nous tient en haleine jusqu'aux dernières pages. Au dessin, j'ai trouvé ça très bien fait. Ce style un peu retro moderne insuffle une ambiance particulière à cette histoire sur fond d'espionnage. Les couleurs vives apportent une lumière particulière, contre point parfait d'un récit dur et sombre. A lire sans hésitation.

29/02/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

Une bd assez magique. J'avais beaucoup apprécié Souvenirs de l'empire de l'atome et on retrouve dans celle-ci la patte des auteurs. Ce que j'apprécie particulièrement, c'est l'ambiance vaguement inquiétante qui se dégage, comme un léger décalage par rapport à ce qui serait normé. Toutes les pièces du puzzle s'assemblent avec logique et aussi avec surprise. Outre la beauté graphique de l'album je trouve les dessins "intelligents", dans les choix, la construction, le stylisme et l'ambiance. Impeccable.

21/02/2016 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Au cours de l'été 67, la vie d'Antoine, 15 ans, va passer de l’insouciance à l'inexplicable. Qui est vraiment son père? Et qui est le père d'Erik, son adversaire de tennis devenu son ami? Quelles vérités se cachent derrière l'étrange comportement de leurs paternels? Pourquoi l'un a-t-il tenté d'agresser l'autre et pourquoi en est-il mort? L'été Diabolik est un bel objet qui marie avec classe la culture populaire (le fumetti), le design, le psychédélisme, le roman d'initiation et le récit d'espionnage sur fond de guerre froide. De l'album se dégage un charme suranné assumé par ses auteurs qui livrent un roman graphique à l'intrigue aussi retorse que solide.

19/01/2016 (modifier)