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La Tristesse de l'éléphant

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 7 avis)

C'est l'histoire d'un garçon qui s'appelle Louis. Louis est un peu rondouillard, il est la plupart du temps le souffre douleur des autres.


Cirque & Saltimbanques La BD au féminin Problèmes de poids

Louis est un peu rondouillard, il est la plupart du temps le souffre douleur des autres. Les seuls bons moments que connait Louis, sont ceux qu'il passe dans le cirque Marcos. Clara, magnifique, qui au gré des retours du cirque dans la ville devient sa confidente, son amie, son amante...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Janvier 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Tristesse de l'éléphant
Les notes (7)
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11/02/2016 | SkAmby
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Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Je me retrouve dans les autres avis… « La Tristesse de l'éléphant » débute comme une histoire d’amour classique, naïve (voire mièvre) et à ce titre se rapproche plutôt du genre « conte pour enfant »… pourtant la vie étant ce qu’elle est, l’histoire prend un tournant beaucoup plus sombre sur la deuxième moitié de l’album, avec un dénouement que j’ai trouvé très joli. Le dessin de Nina Jacqmin est très réussi, le style « crayons de couleur » colle parfaitement au ton de l’histoire, et les touches de bleu et surtout de rouge ajoutent vraiment du cachet à l’ensemble. Un chouette moment de lecture…

11/02/2018 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Une belle BD, surtout au sens visuel du terme. C'est très bien dessiné, avec une patte graphique qui fait plaisir. Le jeu simple des couleurs renforce le dessin, et j'ai été vraiment charmé par l'ambiance que l'ensemble confère au récit, à la frontière des vieilles photos et d'un dessin naïf. Le scénario est le "point faible", misant sur la simplicité pour mieux nous charmer. L'histoire n'est pas des plus originales, mais elle a le mérite de nous embarquer sans problèmes pour nous déposer à la fin avec un petit sourire aux lèvres. C'est simple et c'est beau, avec des petites trouvailles pleines de poésie (notamment le mot merveilleux qu'elle lui écrit). J'ai vraiment apprécié, même si ça ne sera jamais le genre de BD qui me marquera le plus. Bref, simple et beau, efficace et prenant, peut-on vraiment s'arrêter au scénario classique pour ne pas la recommander ? Je ne pense pas.

22/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Certes, le scénario n’est pas forcément des plus élaborés, et certains pourront lui reprocher parfois du simplisme, voire de la mièvrerie. Mais ce serait injuste je pense, car l’histoire d’amour entre Clara et Louis évite ces travers, en partie en transcendant leurs personnages : c’est presque une allégorie, une vision intemporelle des histoires d’amour (qui finissent mal, en général, comme on le sait). De plus, c’est un album qui me semble plus adapté et destiné aux plus jeunes – même si je l’ai trouvé sympa (je ne lui aurais peut-être mis que trois étoiles si je n’avais pas tenu compte du public visé). C’est un album qui peut être accompagné de la lecture de Coeur de pierre pour certains aspects, et pour évoquer auprès des plus jeunes les mystères de l’amour. Mais « La tristesse de l’éléphant » est plus riche, puisque d’autres thèmes sont abordés : l’acceptation des différences (Louis est obèse, orphelin), le passage à l’âge adulte… On y retrouve presque, la cruauté en moins, certains aspects du « Freaks » de Tod Browning, dont l’intrigue se déroulait aussi dans le monde des forains. Le gros plus de cet album, c’est l’aspect graphique, franchement réussi. En effet, le dessin de Nina Jacqmin est très chouette, simple, avec un trait relativement fin et discret, et une colorisation très belle. C’est noir ou gris, très sombre, mais cela fait ressortir les jaillissements de bleu, mais surtout de rouge, qui apparaissent pour pointer le bonheur – et qui disparaissent peu à peu vers la fin, effectivement très triste !

13/05/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

« La Tristesse de l’éléphant », c’est l’histoire d’un amour pur entre deux enfants, Louis l’orphelin grassouillet et Clara la jeune et jolie circassienne, un amour qui ne fera que se renforcer avec les années. Mais c’est aussi l’histoire d’une complicité entre ce dernier et l’éléphant Pégase dressé par Clara, deux êtres très différents mais avec beaucoup de points communs : un aspect hors-norme et balourd doublé d’un caractère solitaire dicté par les circonstances, dans le cas de Louis le fait d’être rejeté par les autres gamins de l’orphelinat. C’est un récit assez touchant et plein de tendresse que nous propose ici Nicolas Antona. Ce quadragénaire signe ici son premier scénario de bande dessinée, tout comme Nina Jacqmin, jeune dessinatrice belge qui l’accompagne de ses pinceaux délicats. Son trait rond et sa technique au fusain, limitée au bleu et rouge pour ce qui est des couleurs, viennent souligner le côté intemporel voire presque désuet de l’objet. D’un point de vue graphique, c’est assez unique, et le simple fait de feuilleter le livre retient immédiatement l’attention. L’atmosphère qui s’en dégage fait qu’on ne peut s’empêcher de penser au cinéma expressionniste des années 20-30. L’histoire en elle-même est extrêmement simple, avec peut-être un goût de déjà vu, et s’apparenterait aisément à un conte poétique destiné à tous les publics. Même si indiscutablement le propos est sincère, certains pourront toutefois y déplorer une certaine naïveté à la limite du mièvre. De même, si l’ensemble est traité avec pudeur, le pathos de certains passages s’avère redondant. Pourtant, les deux points forts, à savoir le style graphique et la tonalité poétique, méritent le détour.

18/03/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

C’est le genre de bd que je n’aurais pas forcément lu car ce n’est pas trop mon style au premier abord. C’est là que ce site est toujours aussi intéressant car il nous fait découvrir des titres divers loin de la zone de confort. Bien m’en a pris car cette oeuvre est une véritable pépite. J’ai adoré cette lecture forte émouvante. Pourtant, c’est une histoire triste comme son titre l’indique. On est tout de suite touché par ce qui arrive à ce garçon orphelin prénommé Louis. On a presque tous vécu cela quand on est trop petit ou trop gros ou encore trop intelligent. La norme et la cruauté sont sans égale. Il n’y a point de compassion ou de solidarité. C’est ainsi en ce monde. Cependant, l’amour ne s’arrête pas au physique et c’est là que cela devient intéressant. Pour autant, quand on connait le bonheur, il peut être de courte durée. On peut être également toujours rattrapé par la méchanceté des autres. Au niveau du dessin, j’ai été séduit par la douceur du trait qui va à merveille avec ce type de récit. L’univers du cirque est bien retranscrit. J’ai bien aimé également les quelques touches de couleurs. Et dire que c’est la première œuvre de ces deux nouveaux auteurs ! Bravo car c’est magnifique ! Pour tout dire, ce n’est point une lecture dite revitalisante. Cependant, c’est aussi cela la vie et non un long fleuve tranquille.

21/02/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

La Tristesse de l'éléphant est un bel album. Cette love story d'une gentillesse extrême touchera certainement les jeunes lecteurs. Les anciens, eux, risquent de trouver ici un goût de déjà-lu assez prononcé mais la simplicité et la douceur qui s'en dégagent ne peuvent laisser totalement indifférent. A titre personnel, ce qui m'aura le plus plu dans cet album, c'est le trait de Nina Jacqmin et le choix aussi audacieux que judicieux qu'elle fait de la couleur. Le trait d'abord, rond et riche, soigné, dont semble se dégager une âme d'enfant, m'a séduit par son caractère atypique. On le croirait sorti d'un livre illustré destiné aux plus jeunes mais il dispose du dynamisme nécessaire à la bande dessinée, souvent grâce à des cadrages bien pensés et à des compositions de planches harmonieuses. L'usage de la couleur, ensuite, avec cette dominance de gris dans lequel viennent s'inviter comme autant d'éclairs de bonheur des couleurs primaires. Rouges et bleus éclatent comme des bulles d'oxygène, les planches s'illuminent alors en parfait harmonie avec cet univers du cirque. Un bel album, donc. A titre personnel, j'aurais apprécié un peu plus d'originalité au niveau du scénario mais je ne regrette certainement pas mon achat. Je relirai encore souvent cette histoire et ouvrirai encore plus souvent ce livre pour admirer le doux trait de Nina Jacqmin.

03/02/2017 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Coup de cœur, coup de cœur... En réalité, je dois être super sensible à certaines histoires puisque celle-ci m'a fait verser littéralement quelques larmes... Est ce que c'est ça un coup de cœur ? En tout cas, si ça touche, c'est que quelque chose passe. J'ai toujours le besoin d'avoir entre les mains un bel album qui par sa qualité en tant qu'objet me permet d'apprécier encore plus la qualité de l'histoire. La tristesse de l'éléphant est un album souple, ce qui est en général un mauvais point. Mais lorsqu'on ouvre ce livre, ses pages sont tellement agréable à tourner qu'on oublie sa nature souple, l'impression est tout de même sur du 150g, imprimé en quadrichromie. Un beau livre. Le dessin crayonné est doux, il pose les bases d'une histoire sobre, tout en nuances. Il permet d'entrer dans cette histoire tout en douceur. Je me répète mais ce mot qualifie vraiment l'ensemble. Quant à cette quadrichromie, c'est très beau, elle crée des contrastes saisissants et apporte une luminosité à des moments propices. On n'en use, ni abuse de façon superflue. L'histoire est celle de Louis, un garçon vivant à l'orphelinat. Sa carrure ronde, son tempérament "bonne pâte" font de lui ''l’éléphant''. Il essuie régulièrement moqueries et mauvais tours. Il est le souffre douleur parfait pour ses camarades. Celui qui subit sans rien dire. Les rares moments d’échappatoires pour Louis sont conditionnés par la venue du cirque de Marcos et de la petite Clara. Une histoire très touchante qui aborde des sujets sensibles et délicats comme le harcèlement, l'isolement et la maladie mais aussi l'amour et le courage. Si vous aimez les belles histoires touchantes, celles qui font mouche sans artifices, qui caressent le cœur pour mieux le retourner, il faut lire "La tristesse de l’éléphant".

11/02/2016 (modifier)