Les derniers avis (9709 avis)

Couverture de la série L'Homme gribouillé
L'Homme gribouillé

Le mot qui me vient après cette lecture: quelle maîtrise! Le rythme de l'intrigue (complexe mais toujours lisible et compréhensible, un sacré tour de force) nous emporte tout du long. Due de s'arrêter... Et puis visuellement, y a pas à tergiverser, c'est beau. Merci aux auteurs, ils nous ont fait un beau cadeau.

16/01/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Fille dans l'écran
La Fille dans l'écran

Ahlala ... Ahlala ... Comment passer à côté de cette BD et de cette couverture ? Comment faire pour ne pas lire ce qui semble être une belle histoire d'amour à deux mains ? Évidemment que je n'ai pas tenu plus de dix secondes, évidemment que ça m'a plu, et bien évidemment je vous la recommande. Cette BD c'est un concentré de tout ce que j'aime, et j'aurais du mal à faire une critique qui ne sera pas trop dithyrambique. Déjà, je dois souligner que l'objet en lui-même est très bon : un beau pavé à belle couverture. Mais également dans l'idée de base du livre : faire une histoire à deux mains en alternant les pages. C'est une belle idée qui peut vite capoter faute d'un traitement bien suivi. Et là, je dois reconnaitre que le duo d'auteure à fonctionné à merveille. C'est finement réalisé dans le dessin tout comme dans la pagination. Les pages se répondent en faisant écho du même moment, du même ressenti ou de la différence entre les deux protagonistes. Je pourrais multiplier les exemples, mais rien que dans l'idée des smileys qui parsèment l’œuvre et qui sont différents selon la personne qui les tape, je trouve ça brillant. L'une utilisant des smileys personnels voire carrément obscurs pour les autres rendant à merveille le caractère plus renfermé et artistique, tandis que la deuxième reste dans des smileys conventionnels soulignant autant sa bonhomie que son conformisme non-voulu. A ce niveau là, je dois m'attarder sur les dessins, puisqu'un duo d'auteures signifie un duo de dessinatrices. Et je dois bien reconnaître que les deux styles se marient à merveille, entre le noir et blanc et la couleur, un dessin qui semble s'étirer dans les cases avec des petits détails tandis que l'autre a un style plus cartoon et moins détaillé, sachant pourtant se faire précis lorsqu'il le faut (et notamment dans les paysages). Le mariage des deux se fait tout naturellement, et rien qu'en relisant cet avis je suis déjà en train de remarquer d'autres détails dans le dessin. Comme quoi, il y aurait encore à en dire. Et puis l'histoire, quoi !! Une belle histoire d'amour ... Faut vraiment que je justifie encore ? Bon, dans les grandes lignes c'est une histoire d'amour avec quelques touches d'originalité dans le scénario (notamment le fait que POUR UNE FOIS on n'insiste pas du tout sur le caractère homosexuel de la relation, ce qui fait un bien fou ! D'ailleurs à aucun moment il n'est fait mention du terme "Lesbienne"). Mais dans les détails il y a quelques petites notions éveillant encore plus mon intérêt, comme le fait que quasiment toutes les interactions des filles vont passer par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux si souvent conspués. Mais sans faire de condamnation unilatérale, on a enfin le droit ici à une histoire qui montre que toute cette technologie peut aussi rapprocher les êtres humains, et cela d'autant plus lorsque l'on se sent facilement mal à l'aise en public. C'est tout simple et bête comme idée, mais ça fait plaisir à lire. Je rajouterais que ENFIN on a une histoire qui se finit bien ET qui traite d'homosexualité ! (peut-être la fin de la fatalité pour ces couples !) Alors certes, on pourra taxer cette histoire de fleur bleue rose bonbon, d'une fin trop happy end (même la maman sévère semble bien prendre le choix de carrière), mais ça fait du bien. Nom de dieu que ça fait du bien que enfin ça se passe bien, et ça ne semble pas incohérent pour un sou. C'est agréable et frais, bourré d'idées géniales (et je me répète, mais dans la mise en page et les cadrages j'ai déniché pas mal de pépites), une histoire qui est à la fois très jolie et tout à fait dans ce que je voulais lire ... Oui, c'est du bon et je l'assume totalement. De la douceur dans ce monde, un peu de poésie et de l'amour. Je dis oui, mille fois oui. Je ne peux que la recommander chaudement, ce petit coup de cœur de début d'année !

16/01/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Malaterre
Malaterre

Une très bonne bande dessinée qui me donne bien envie de lire les autres œuvres de cet auteur que je n'ai pas lues. Autant je fus déçu par son Pereira prétend, autant j'ai trouvé que ce Malaterre était captivant. Les deux points forts sont clairement le dessin et le personnage de Gabriel. Le dessin, tout d'abord, est non seulement un des styles de dessins que j'aime le plus, mais il est maîtrisé de main de maître par Gomont. C'est dynamique, expressif et les couleurs sont excellentes. Ensuite, le personnage de Gabriel est effectivement un personnage intéressant même s'il est au final assez détestable, notamment dans la manière dont il traite ses enfants. Le scénario est prenant et bien maîtrisé du début jusqu'à la fin. Pour moi un des meilleurs albums sortis en 2018.

13/01/2019 (modifier)
Couverture de la série Frnck
Frnck

Frnck, c’est vraiment de la bonne bd estampillée « Spirou » ! Le héros, jeune adolescent maladroit bien ancré dans son époque et déconnecté de la nature (dont, comme bien d’autres, il n’a d’ailleurs que faire, tant que les pizzas continuent de pousser dans les congel) est le genre de personnage auquel on s’attache et/ou on s’identifie en fonction de notre âge. Parfait pour une une bande dessinée trans-générationnelle, susceptible de toucher un très large public ! Le pitch ? Notre jeune Franck va se retrouvé plongé (au propre comme au figuré) dans un univers préhistorique décalé. Un univers qui tient autant de notre préhistoire que de l’image qu’un enfant naïf peut s’en faire, et avec des petits suppléments gratuits bien rigolos (les autochtones n’ont, par exemple, pas encore inventé les voyelles au début de cette aventure, d’où le titre de la série ceci dit en passant). Le rythme ne faiblit jamais et chaque tome nous offre au moins une très bonne idée. L’absence de voyelles dans les dialogues du premier tome est un régal pour le lecteur, obligé de pratiquer une gymnastique intellectuelle et ludique. Le plus étonnant étant que ce n’est finalement pas si compliqué que cela de comprendre ces dialogues. Le deuxième tome vaut son pesant d’arachides pour l’apparition d’étranges prédateurs charmeurs à longues incisives. Un passage d’anthologie qui m’aura amusé au plus haut point. Le troisième tome est peut-être le moins marquant mais lui aussi nous offre quelques chouettes passages. Enfin, le quatrième et dernier tome de ce qui n’est, je l’espère du moins, qu’un premier cycle nous prouve que les auteurs avaient pensé à tout ! La boucle se boucle parfaitement. Dieu que ce scénario a bien été fignolé ! C’est juste parfait avec une conclusion qui ne nous frustrerait pas d’une fin véritable s’il ne devait pas y avoir d’autres cycles… mais qui ne ferme pas la porte à de nouvelles aventures. Ça, c’est de la fin de cycle ! Et plus d’un scénariste devrait en prendre de la graine, quand je vois les prétendues ‘fins de cycle’ qu’on nous sert parfois !! Côté dessin, rien à redire non plus. C’est du bon trait bien dans la tradition de l’éditeur pour ce type d’histoire mêlant humour et aventure. La colorisation vive mais pas criarde ne fait que renforcer ce sentiment que nous sommes en terrain de connaissance (si du moins, comme moi, vous avez été élevé à grands verres de jus pressé de magazines de Spirou). Avec « Louca », « Frnck » est pour moi la meilleure série sortie ces dernières années par Dupuis, capable de séduire un très large public tout en respectant la ligne éditoriale ancestrale. Du tout bon, je vous dis !

02/02/2017 (MAJ le 11/01/2019) (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout
Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout

Dix ans après "le journal d'un ingénu", Emile Bravo nous revient avec ce premier volume d'une tragicomédie humaniste prévue en quatre volumes. J'avais un peu peur, avant de lire cet opus, de faire une overdose d'un Spirou chez les Allemands après l'album de Bravo et celui de Schwartz & Yann, qui datent certes, mais j'avoue avoir cessé d'acheter la série mère et ses dérivés '"Spirou, vu par..." depuis quelques années vu la médiocrité des albums édités. Avec "L'espoir malgré tout", j'ai eu l'agréable surprise de retrouver un Spirou comme je l'aime: intrépide, souvent naïf (son discours pacifiste est parfois trop appuyé par E. Bravo) mais surtout l'auteur nous a dépeint ici un Fantasio fantasque, roublard, lâche et fuyant qui prend littéralement le dessus sur son compère dans cet opus. Sacré personnage que ce Fantasio qui est capable d'adopter toutes les postures pour arriver à ses fins! Emile Bravo a, de ce point de vue, réussi à faire d'un personnage secondaire un personnage incontournable de cette aventure (la dernière page le prouve). Emile Bravo, à travers cet album, n'a de cesse de rendre hommage ouvertement aux auteurs de la ligne claire, notamment à Hergé avec un Spirou déguisé en Tintin. J'ai adoré cet album qui balaye à la fois la seconde guerre mondiale, l'histoire de la Belgique avec son exode, son occupation ("le Soir volé"), ses antagonismes entre Wallons et Flamands, mais aussi ses héros anonymes comme le père Anselme et les amours de jeunesse. Un récit dense, riche et passionnant que nous offre là un Emile Bravo, en très grande forme. J'ajoute que le dessin est excellent. Très bonne lecture.

08/01/2019 (modifier)
Par Colmagdo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ile errante
L'Ile errante

J’ai été enthousiasmé par ce manga dès les premières pages. Pas d’aventures extraordinaires, de héros sur-vitaminés, d’as de l’aviation. Aidé par un graphisme soigné et maîtrisé, accompagné par un grand souci du détail (superbe Swordfish), l’histoire se déroule sur un rythme calme, d'une grande poésie, un peu lente, certes, mais permettant de profiter du dessin. Il s’agit d’une tranche de vie basée sur une recherche un peu vaine, peut-être une idée fixe, où l’action compte moins que l’atmosphère, en compagnie d’une « héroïne » charismatique à souhait. C’est une histoire où l’on respire le vent du large.

08/01/2019 (modifier)
Couverture de la série Macaroni !
Macaroni !

Pas si courant en bd, le scénario est très bien construit, équilibré... Je dirais mature. Ce qui trouve son explication d'ailleurs par le petit texte en fin de bd, qui comporte un historique de la décantation du scénario. En général je ne suis pas un grand fana des textes "explicatifs" sur la construction du projet en fin bd, dans ce cas précis c'est particulièrement intéressant. Un dessin et une colorisation qui construisent l'histoire à merveille. Vivement recommandé.

05/01/2019 (modifier)
Couverture de la série Les Guerres silencieuses
Les Guerres silencieuses

J’ai beaucoup aimé cette lecture, sorte de mise en abîme dans laquelle l’auteur se met autant en scène qu’il illustre le service militaire de son père. Cette structure originale apporte une thématique supplémentaire à l’album puisqu’outre l’aspect historique, celui-ci traite finalement et également de l’angoisse de l’écrivain… et permet de comparer deux époques, l’une durant laquelle on n’avait pas vraiment l’occasion de se poser des questions et l’autre durant laquelle on finit par douter de tout. Enfin, le lecteur un tant soit peu attentif ne manquera pas de remarquer tout le travail de construction réalisé par Jaime Martin au cours de la réalisation de cet album. Ce dernier n’hésite pas à montrer les modifications qu’il apporte au récit suite à ses interrogations face à l’intérêt de la seule évocation du service militaire de son père. Rien que pour cet aspect, cet album est déjà intéressant… mais cet aspect seul ne justifie pas bien entendu l’épaisseur de l’objet. Car le coeur même du récit, c’est son champ historique avec l’évocation d’une guerre moderne oubliée. Ce récit est vivant, touchant par bien des aspects, édifiants par d’autres. Il montre tout le décalage qui peut exister entre une situation réelle et la manière dont les faits sont relayés que ce soit dans les médias ou au travers de nos cours d’histoire. Vient ensuite la relation père-fils. Une relation que j’ai senti évoluer au fil du récit. Au début, Jaime Martin semble prendre ce sujet de bd (le service militaire de son père, donc) en désespoir de cause, craignant de tomber sur une histoire sans intérêt. Mais, au fil des pages, j’ai senti son regard se changer, comme s’il découvrait un tout autre père que celui qu’il connaissait. En nait une forme de respect mais aussi une source de questionnements et un motif au dialogue. Et alors que son père semblait profondément le saouler en début de récit, Jaime Martin recherchera de plus en plus son contact au fil du récit. Enfin, le dessin, très propre, très lisible de Jaime Martin assure une lecture aisée et immersive. L’apport de photographies ancre encore un peu plus ce récit dans la réalité. A ma première lecture, je m’étais contenté d’un « pas mal ». Une récente relecture m’incite à pousser un cran de plus.

20/11/2013 (MAJ le 02/01/2019) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fêtes Himalayennes - Les derniers Kalash
Fêtes Himalayennes - Les derniers Kalash

Cet album, publié à l’occasion de l’exposition « Fêtes Himalayennes, les derniers Kalash » présentée au musée des Confluences à Lyon, raconte les multiples séjours de 2 ethnologues et 1 photographe français chez ce peuple méconnu dans les années 70 et 80. Les trois mille derniers Kalash de l'Himalaya tentent de préserver leur culture et leurs traditions ancestrales, menacées par l'islamisation de la société́ et le monde moderne. On y découvre un peuple simple, souvent illettré, dont la vie est rythmée par les récoltes, l’élevage, et surtout les multiples croyances et célébrations païennes qui ponctuent le calendrier. Il est fascinant d’y retrouver des similarités avec nos célébrations de Noël (les vraies, avant que les chrétiens ne décalent la date de naissance de Jésus pour coïncider avec le solstice d’hiver), la signification originale des cadeaux, de la bouffe, des lumières sur le sapin etc. A noter que l’adage « c’était mieux avant » montre ici ses limites. On retrouve avec fascination (mais aussi un peu de dégout) des traditions quand même bien arriérées (ségrégations des femmes, considérées impures, sacrifice de pauvres bêtes pour apaiser les dieux, chasses aux sorcières). Nos 3 aventuriers ne jugent pas (ou peu) pour autant, et font de leur mieux pour s’intégrer et apprendre la langue et les traditions indigènes. La mise en image d’Hubert Maury (auteur de l’excellent Le Pays des Purs, dans un genre similaire et toujours chez La Boîte à Bulles) est exemplaire. Le dessin est maitrisé et lisible, et agrémenté de superbe photographies et dessins fournis par l’équipe originale (Jean-Yves Loude, Viviane Lièvre et Hervé Nègre), un peu dans le style de la référence du genre photo-dessiné : Le Photographe. Les photos sont superbes, souvent en couleurs, et ajoutent vraiment une dimension émotionnelle au récit (je pense notamment aux portraits magnifiques). Un album fascinant.

02/01/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nana
Nana

Que dire sur ce manga ... Pris d'une impulsion, je me suis procuré l'intégralité des 21 tomes parus à ce jour, et je me les suis dévoré comme des bonbons, mais à petite dose. Je n'ai pas pu les engloutir comme j'aurais voulu. Trop dense, trop d'émotions. Mais j'ai finalement lu jusqu'au bout le dernier tome. Et je suis maintenant comme toutes ces personnes qui attendant depuis dix ans la sortie hypothétique d'une suite. Nana, c'est le manga Shojo par excellence. Et ce genre étant autant connoté, il est assez ardu d'arriver à passer outre les préjugés qu'on accorde aux œuvres s'y rattachant. Mais là, je suis désolé, il n'est pas possible de juger Nana simplement comme un Shojo. Même en considérant qu'il est le meilleur, ce que j'ai déjà entendu plusieurs fois. Non, Nana est bien plus que simplement le meilleur de son genre, si tant est que ce qualificatif n'est pas un poncif usé. Nana est un manga particulièrement excellent, avant tout. Je n'ai pas de souvenir d'avoir lu un autre manga qui m'ait fait pleurer au tome 8 et qui m'a pris ensuite aux tripes. J'ai dévoré l'histoire comme jamais, et pour la première fois j'ai découvert une BD où absolument tous les personnages m'ont plu. Je ne pensais pas dire ça au début, mais chacun des personnages principaux de ce manga est passionnant à suivre, avec tous ses travers et sa vie intime. C'est tout le cœur de l'histoire, entre les personnages et leurs relations. Bien campés, sensibles et humains, on est loin des clichés du genre romantique. Niveau dessin, il faut aimer le style de la dessinatrice, mais une fois qu'on s'y habitue elle sait nous prendre par les sentiments quand il le faut. Le dessin arrive à poser des ambiances noires et sombres, mais aussi légères et amusantes. C'est bien foutu d'un bout à l'autre (et je note que la dessinatrice a un excellent dessin dès le premier tome), et j'ai adoré les derniers tomes et leur ambiance noire. Un régal. Mais surtout, surtout, qu'est-ce que c'est beau ! Je ne saurais dire comment c'est possible, mais l'auteure à réussi à nous faire une histoire d'amour entre deux filles sans qu'on ne puisse parler d'histoire d'amour. Je ne sais ce que c'est, mais il y a entre les deux Nana une alchimie qui se noue et cimente toute l'histoire. Rien que cette histoire d'amitié/amour/fraternité vaut tout le manga. C'est le cœur de toute l'histoire, mais aussi une relation des plus sincères que j'ai lues en manga. Et curieusement réaliste, aussi. Ce manga m'a touché, m'a ému, m'a fait pleurer et m'a suffisamment plu pour que je crois moi aussi que ce manga sera fini un jour. Car une telle histoire ne peut rester inachevée ainsi. Et même si dix ans ont passé sans nouvelle, je continue de penser qu'il y aura une fin. Je l'espère de tout mon coeur.

29/12/2018 (modifier)