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Et si l'amour c'était aimer ?

Note: 4.27/5
(4.27/5 pour 15 avis)

Roman-photo à l'eau de rose (avec un peu de vitriol).


Absurde Auteurs complets BD à offrir Best-of des 20 ans du site Bichromie Fabcaro Les petits éditeurs indépendants Les prix lecteurs BDTheque 2017 One-shots, le best-of

Sandrine et Henri coulent des jours paisibles dans leur villa luxueuse. Henri est un patron de startup épanoui et dynamique et Sandrine l'admire. Mais hélas la vie n'est pas un long fleuve tranquille... Un beau jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, un brun ténébreux livreur à domicile et chanteur de rock à ses heures perdues. Une idylle merveilleuse va alors se nouer entre eux. Mais la vie est-elle toujours du côté de l'amour ? Les sentiments purs et absolus ne sont-ils pas qu'une feuille morte emportée par le vent ? Un arc-en-ciel ne finit-il pas toujours par disparaître derrière les nuages ? Un hommage appuyé aux romans-photos et à tout ce que l'amour a pu inspirer pour vendre du papier aux amateurs et amatrices de roman à l’eau de rose. Si vous pensiez avoir fait le tour de la question sur ce genre de littérature, laissez-nous vous soumettre l'idée qu'on peut aller encore un peu plus loin, grâce à Fabcaro.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Novembre 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?

17/11/2017 | Noirdésir
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Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yann135

Mais que c’est bon cette BD ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Pas pouffé dans mon coin, non non, je me suis bien esclaffé à la découverte des nombreux gags saugrenus complétement décalés ! un vrai rire quoi ! C’est complétement dingue ! L’absurdité des situations est gérée de main de maitre par Fabcaro. C’est jouissif ! Le rythme est soutenu ! Au moins un gag par page. C’est simple et efficace. Bien évidemment le dessin est un peu figé ! C’est la marque de l’auteur ! Mais c’est parfait pour appuyer le côté caricatural et burlesque des situations. Côté narration, c’est jubilatoire. A prendre au deuxième degré bien évidemment. Pour résumer mes sentiments, je dirais comme le grand philosophe belge Mac Arthur … pute borgne ! voilà tout est dit ! Cette parodie de romans photos est à déguster comme un petit bonbon sucré ! Je me suis régalé. Question existentielle qui me taraude … et si l’amour c’était aimer manger de la macédoine ?

11/04/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Ce qui est drôle, avec Fabcaro, c'est que c'est à chaque fois la même recette que l'album précédent et pourtant, c'est toujours plus barré et plus drôle. Pour l'instant, de ceux que j'ai lus, je trouve que Et si l'amour, c'était aimer ? est son point culminant dans l'absurde et dans le rire. Le décalage entre ses dessins figés, au trait sérieux voire limite austère, et ses dialogues ridicules, pseudo-philosophiques et toujours hilarants atteint un joli degré de perfection. Je ne sais pas si c'est moi qui m'habitue et savoure davantage l'humour de Fabcaro à chaque album, ou si c'est effectivement chacun de ses albums qui révèle une maîtrise de l'absurde toujours plus forte (pourtant, je ne les lis pas dans l'ordre de parution), mais là, vraiment, j'ai trouvé ça absolument génial. A chaque page, Fabcaro atteint une forme d'équilibre de l'excès (si j'ose dire) très étonnant, finalement assez difficile à décrire de manière juste. C'est n'importe quoi, c'est carrément too much, c'est grotesque et débile, mais il y a un sens de la mesure et du timing comique vraiment exceptionnel, qui crée une alchimie irrésistible. Le dessin est terriblement efficace, avec ses plans fixes en contradiction avec les dialogues (les personnages décrivant ce qu'ils voient et que, donc, le spectateur ne voit pas). Très paradoxale, comme tout l'art de Fabcaro, il y a là une science du plan juste à la fois très cinématographique (on imagine les personnages parler face caméra - c'est sans doute plus télévisuel à la Kaamelott que cinématographique -, on les entend même dans notre tête) et pas du tout (une absence totale de montage qui créerait un film chiant au possible si on en tentait une adaptation littérale). En fait, Fabcaro, c'est ça : l'art du paradoxe poussé à l'extrême. C'est tellement bête, mais pensé de manière tellement intelligente. C'est aussi complexe que ça a l'air simple. C'est ridicule voire bouffon, mais en même temps, le ton extrêmement pince-sans-rire de l'ensemble donne à la BD une élégance et une finesse inattendues. Bref, c'est tout et son extrême. Il n'y a pas vraiment de mots pour décrire ça. Bref, c'est du Fabcaro.

03/02/2021 (modifier)
Par Franz
Note: 5/5
L'avatar du posteur Franz

Et si la mûre s’est essaimée ? Alors que Sandrine semble comblée, l’apparition de Michel, livreur de macédoine à domicile, la bouleverse au point de remettre immédiatement en question sa vie sentimentale et son foyer. S’inspirant des poses hiératiques des personnages stéréotypés et de la prose cul-cul du roman-photo, Fabcaro s’amuse à parodier la guimauve sentimentale véhiculée après-guerre par l’idéologie américaine. Enfonçant les lieux communs avec le bélier de l’ironie, l’auteur entraîne ses protagonistes dans le ridicule et la loufoquerie, les amenant progressivement au bord du vide de leurs existences. La dernière planche avec le mot « fin » accolé est constituée de trois images presque identiques mais les sourires se figent et les visages s’effacent. Le texte d’accompagnement ne laisse aucun doute : « Tout aura été vain et dérisoire ». Malgré ce pied de nez final répondant à la première planche et bouclant magistralement l’ensemble, la bédé est constamment amusante, riche, surprenante, Fabcaro semblant inventer son histoire à mesure qu’elle est jetée sur le papier. Elle n’en paraît que plus vive, frétillante sous le carcan d’un genre codifié à l’extrême. Il était juste que le roman-photo, après s’être largement inspiré du procédé narratif de la bande dessinée, soit croqué par elle, détourné, moqué et finalement revigoré.

07/10/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

Voici un petit OLNI qui se laisse, ma foi, tout à fait lire. Fabcaro nous replonge dans le roman photo avec un talent certain. L'histoire en elle même est totalement sans intérêt, ça empeste l'eau de rose, mais il use de son talent pour manier les mots et de son inventivité pour nous faire beaucoup rire. Les dialogues sont totalement en décalage avec la mine toujours ultra sérieuse des personnages, et ce décalage est présent tout au long de l'album. J'avoue que ça peut finir par lasser un peu, mais le récit s'arrête au bon moment, avec une conclusion à la hauteur de tout le développement ; c'est-à-dire complétement barrée. On sent que Fabcaro a dû beaucoup s'amuser à faire cet album, et cet amusement est communicatif. Un bien agréable moment de lecture détente.

25/09/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Vue la moyenne des notes ci-alentour, nul besoin n'est de faire de l'explication de texte en ce qui concerne ce nouvel album de Fabcaro. Après "Plus qu'hier, moins que demain", il creuse le sillon des relations de couple en se focalisant cette fois sur une histoire extra-conjugale, entre la femme d'un patron de start-up (tiens, bizarrement, elle n'a pas d'autre existence, il semblerait que Sandrine soit femme au foyer...) et un livreur de macédoine. Le ton est donné dès les premières cases, entre absurde et parodie de romans-photo des années 1970, des soap opéra ou d'autres comédies romantiques. On se marre très vite face aux dialogues surréalistes, aux discours à rallonge ou aux situations complètement décalées. Et toujours avec des plans fixes, des personnages inexpressifs au possible, ce qui ajoute au comique de la situation. Fabcaro, j'en veux, j'en redemande !

18/11/2018 (modifier)
Par karibou
Note: 4/5

Depuis Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro est maintenant fliqué, chaque nouvel album est scruté et attention, faut que l'humour reste au niveau. Eh bien le gars ne se pose pas de questions et assure : on éclate de rire à chaque page et ceux ne voyant que les dessins de romans-photo ringards ne comprennent pas... les pauvres... On peut le relire 1 semaine après, le résultat sera le même. Inspiré des faux documentaires du type "message à caractère informatif" et des pauvres romans à l'eau de rose, c'est plié, succès assuré (pour peu qu'on aime l'humour absurde évidemment). Mais avec le un gros plus : les interludes où les lecteurs discutent du même récit que l'on suit.

05/07/2018 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Dans le même esprit que Zaï Zaï Zaï Zaï que j'avais adoré, Fabcaro fait une nouvelle fois mouche avec son humour absurde. Des dialogues irréels et tellement décalés qui me font marrer, j'adore. Il a une façon hyper efficace de détourner des scènes banales en les saupoudrant de dialogues basés sur des clichés et des absurdités, souvent hors contexte. Cette recette fonctionne vraiment bien pour le plus grand plaisir des zygomatiques. Le style roman photo qui accompagne cette histoire à l'eau de rose est lui aussi excellent. Bref du tout bon. Cela dit, je crois que j'en attendais un peu plus, et visiblement un peu trop. L'avis de Mac Arthur notamment me faisais espérer des fous rires encore plus gros que ceux que j'avais eus à la lecture de Zaï Zaï Zaï Zaï. Ce ne fut pas le cas et j'ai préféré et plus rigolé avec cet autre album. Du coup j'ai aimé cet album qui est franchement pas mal, et chaudement recommandé dans tous les cas !

24/05/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

Le meilleur album de Fabcaro que j'ai lu jusqu'à présent. Cet album me fait penser à 'Gilles la Jungle' qui lui aussi parodiait les romans photos avec un dessin réaliste, des personnages qui ont toujours un visage sérieux et un humour très con quoique si Gilles parodiait Tarzan, ici on a droit à une parodie des histoires romantiques du genre que l'on retrouve dans des trucs comme Les feux de l'amour. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant rigolé en lisant une bande dessinée. Franchement il y a même plusieurs pages où je riais à chaque case tellement j'étais embarqué dans le délire et l'humour de l'auteur. L'humour ne m'a pas semblé lourd du tout et l'auteur arrête son histoire avant que la qualité des gags baisse. Un bon moment de détendre.

19/04/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Pute borgne, qu’ai-je ri devant ces inepties facétieuses emplies d’une sage folie sauvage aux suaves effluves d’un matin embrumé de café et de macédoine. Bon ! Plus sérieusement, Fabcaro nous sert là encore un grand, un très grand cru. Peut-être même l’album de lui que je préfère. Le décalage entre un dessin figé de visages inexpressifs et les propos absurdes et décalés juste ce qu’il faut est irrésistiblement hilarant. C’est vraiment génialement con, avec des passages d’anthologie (dont une discussion téléphonique, mon dieu, j’en pisse de rire rien que d’y repenser). En fait, je ne sais pas quoi dire sinon : lisez le, lisez le, lisez le. C’est absurde, c’est con mais c’est tellement jouissif. Et si je vous dis que la seconde partie de l’album est un peu moins drôle que la première, cela signifie que je n’ai plus ri qu’une à deux fois par page, contrairement au début de l’album où quasiment chaque case me faisait pouffer. Ceux qui connaissent Fabcaro : pas besoin d’essayer de vous convaincre. Les autres : si l’aspect de l’album peut rebuter (couverture moche, album peu épais, dessin peu avenant), ne vous arrêtez pas à cette impression. Ce n’est pas de l’underground obscur compréhensible que d’initié. L’humour de Fabcaro est accessible à tous… pourvu que l’absurde ne vous effraie pas et que vous n’ayez pas peur de rire comme une baleine en lisant une bande dessinée.

22/03/2018 (modifier)
Par Steril
Note: 4/5

Allez hop... 4 étoiles aussi pour la première bd qui ne me tombe pas des mains après 10 pages depuis des lustres. C'est à la fois tellement vrai et tellement décalé et loufoque. Tellement con et si intelligent. Les textes sont excellents, j'ai vraiment ri de bon coeur à plusieurs reprises et apprécié la subtilité toute en lourdeur de l'auteur... Ca donne vraiment envie de découvrir le reste de sa production. Merci à lui pour cet excellent moment.

13/03/2018 (modifier)