Commando colonial

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 14 avis)

Madagascar, 1942. Le major Antoine Robillard et le premier maître Maurice Rivière débarquent clandestinement sur l’île soumise à l’influence pétainiste. Leur mission : prendre contact avec Michepin, un notable local, et tenter de convaincre les sympathisants gaullistes de rejoindre la France libre. ..


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale L'Océan indien Le Colonialisme Madagascar et ses environs Poisson Pilote [Seconde Guerre mondiale] Les Campagnes d'Afrique et de Moyen-Orient

Madagascar, 1942. Le major Antoine Robillard et le premier maître Maurice Rivière débarquent clandestinement sur l’île soumise à l’influence pétainiste. Leur mission : prendre contact avec Michepin, un notable local, et tenter de convaincre les sympathisants gaullistes de rejoindre la France libre. Mais la rencontre tourne court. Les colons jouent la carte de la prudence, hésitant entre les Anglais, les Allemands et les Américains. Robillard et Rivière n’ont plus qu’une chose à faire : quitter Madagascar avant d’être démasqués. Mais la guerre va les rattraper…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Août 2008
Statut histoire Une histoire par tome 3 tomes parus
Couverture de la série Commando colonial
Les notes (14)
Cliquez pour lire les avis

26/08/2008 | iannick
Modifier


Par Jérem
Note: 3/5

Appolo et Brüno nous proposent une série originale sur la Seconde Guerre mondiale. En effet, point ici de France occupée ou de 3ème Reich car toute l’action se situe en Afrique et plus précisément à des endroits plus ou moins éloignés des conflits. Les deux héros sont eux-mêmes deux coloniaux qui tentent de rallier les colonies françaises à De Gaulle. Les trois albums sont très intéressants et plutôt bien documentés. Le trait particulier de Brüno (que j’apprécie de plus en plus) fait parfaitement écho au récit. Le ton est singulier et décalé tout en restant réaliste. L’absurdité de la guerre est sans cesse mise en avant dans cette Afrique happée par un conflit qui ne la concerne pas. J’ai beaucoup aimé Commando colonial mais je trouve que la série s’arrête beaucoup trop brutalement. Difficile de laisser nos deux héros comme ça. J’ai un déplaisant sentiment d’inachevé qui m’empêche de mieux noter la série. A découvrir malgré tout car cette série regorge de qualités.

18/12/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

Encore Brüno ? Encore Apollo ? Difficile de passer après l’un lorsqu’on adore l’ensemble de ses œuvres et de son style unique aux pinceaux et d’ignorer l’autre lorsqu’on se remémore que les deux auteurs ont livré un Biotope atypique et original… Commando Colonial c’est un peu comme ces nouvelles séries télévisées que sont « 6 Feet Under » ou « Breaking Bad », vous savez, le genre de trucs dont on regarde sans grande saveur les premiers épisodes en se demandant pourquoi un tel engouement existe et qui vous agrippent pour ne plus vous lâcher…. Premier et non des moindres compliments, Commando Colonial m’a rappelé ce pourquoi j’aimais tant gamin et même encore aujourd’hui les albums de Tintin : le dépaysement géographique et une certaine idée de l’aventure… Des trois tomes actuellement disponibles et lisibles individuellement comme des one-shots complets, le lecteur est transporté d’un pays exotique à un autre avec toute la saveur que peut lui apporter le trait si atypique et racé d’un Brüno qui n’a eu de cesse d’en améliorer le contexte depuis… Mais de quoi ça peut bien parler ? Malgré le titre qui peut rappeler tristement « la république bananière », il s’agit d’une vision tout à fait décalée mais réaliste de l’action anti-nazie portée par la résistance de De Gaulle à travers deux officiers d’origines différentes mais au service de la France côté résistance ou agents secrets c’est selon. Si le premier tome reste de facture assez classique permettant d’introduire nos deux protagonistes sur l’ile de Madagascar afin de fédérer les troupes en terre inconnue et encore vierge de tout conflit, il permet également de mesurer la guerre de façon originale vue par Apollo : il peut subsister quelques salauds mais la guerre divise autant qu’elle rapproche. On peut y lire un subtil message sur le comment du pourquoi de la guerre qui sera bien plus développé dans le chef d’œuvre de cette courte série : « Le Loup Gris de la Désolation » qui renvoie autant à Jules Verne avec son Capitaine Nemo allemand qu’à Hergé avec cette île mystérieuse gouvernée par un Portugais exilé. Le dernier tome qui hélas restera sans séquelles suite au désintérêt injustifié de l’éditeur comme des lecteurs emmène nos héros dans une Eden orientale où le temps ne semble avoir de prise malgré la guerre jusqu’à l’arrivée d’une faction allemande…. Tout aussi savoureux… Les récits sont rythmés soufflant le chaud comme le froid sur des actions collégiales et ménageant des rythmes apaisés dans le trouble apparent. Le Major Robillard rompu à l’éducation stricte anglaise et aux devoirs militaires contraste agréablement avec le marin Rivière, homme d’action épris de liberté et bons mots d’homme bourru mais éminemment loyal. Toute l’absurdité de la guerre se tient là dans des récits non seulement d’aventure mais d’introspection résolument philanthropes. L’humour décalé et discret reste très subtil et on ne s’ennuie jamais à lire ces aventures d’un autre temps dans un cadre atypique ce qui rend la lecture de ce fameux commando colonial tout à fait indispensable. Le point culminant se situe dans les échanges de réflexions entre ennemis courtois sur le sous-marin comme on pourra le lire dans le second tome. Même si on peut considérer l’ensemble comme une trilogie parfaitement aboutie, il est d’autant plus regrettable de s’imaginer que les aventures de ce duo ne se prolongeront pas davantage mais que cela ne vous dissuade pas de lire et acquérir l’ensemble d’une œuvre méconnue mais de grande qualité permettant d’offrir un regard tout à fait juste et moderne sur la Seconde Guerre Mondiale. Une œuvre indispensable de plus au crédit de Brüno appuyé une fois de plus par les couleurs fantastiques de Laurence Croix pour une belle invitation au voyage, entre Tintin et Corto Maltese….

18/11/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Excellent ! C’est bien simple, tout m’a plu dans cette série. Les différentes histoires sont certes assez classiques, mais rondement menées, et surtout possèdent un background historique diablement intéressant. La France est tombée aux mains des nazis et le maréchal Pétain règne. Mais la résistance s’organise, et pas que dans l’hexagone. Cette série nous raconte les aventures d’un commando binôme parcourant les colonies françaises pour essayer de rallier les « gaullistes » à la France libre. Les opérations sont souvent délicates et nos deux hommes finissent toujours pas se fourrer dans des situations pas possibles. Le second tome m’a notamment beaucoup plu. Il est dépourvu de manichéisme et propose une brochette de personnages intéressants. Les conversations entre le major Antoine Robillard et le capitaine du sous-marin allemand m’ont fasciné. Le dessin élégant de Brüno (Inner City Blues, Biotope) sied parfaitement au récit, et les belles couleurs contribuent au dépaysement. Une réussite. J’espère que les auteurs n’en ont pas fini avec cette série !

28/10/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Avis sur le tome 1 : C’est toujours un plaisir de retrouver le trait si particulier de Brunö. Je suis un inconditionnel de ses productions et "Commando colonial" ne m’a pas déçu. Le style de Brunö est trompeur car il met son trait simple et si caractéristique au service de récits souvent noirs comme c’est le cas ici. Appollo lève un coin du voile sur une partie de la guerre 40-45 qui m’était totalement inconnue, à savoir la lutte franco-française entre gaullistes et pétainistes pour tenter de rallier Madagascar chacun à leur cause. L’humour n’est pas de mise. Le propos ne s’y prête pas non plus. Les amateurs de grandes batailles seront déçus. Le récit se présente comme une lutte d’influences pour acquérir un pays à sa cause. Evidemment rien ne va se passer comme prévu... une histoire intéressante vue sous un angle inédit. Je rapprocherai cet album à La Décimation, un autre album de Brunö paru dans la collection comix des éditions La Cycliste. A noter que ce tome forme une histoire complète. Album conseillé (mais je manque d'objectivité)... Avis sur les tomes 2 et 3 : Chaque album présente une histoire complète, seule la présence de nos deux lascars fait office de lien entre les tomes. Il s’agit à chaque fois d’une mission qui est confiée à Antoine et Maurice dans les terres d’outre mer. Alors que l’action du tome 1 se déroulait à Madagascar, celle du second se déroule en partie sur une petite île perdue au milieu du canal du Mozambique. Dans le tome 3, on remonte l’Afrique pour atterrir dans le désert algérien. Dans ces opus, l’action tient davantage le haut du pavé. Les rencontres iconoclastes de notre duo ne font qu’ajouter de l’exotisme dans un contexte qui l’est nettement moins. Le ton ironique se mêle à des propos acerbes qui s’accentuent dans le tome 3. C’est une bonne lecture avec des personnages hauts en couleurs dans un contexte peu visité en bd. A quand le tome 4 ?

08/09/2008 (MAJ le 29/05/2012) (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est intéressant de voir ce qu'ont fait les français des colonies pendant que la France était sous le joug du maréchal Pétain lui-même sous la coupe des nazis. On ne parle pas beaucoup de cela généralement quand on évoque la Seconde Guerre Mondiale. La collection Poisson Pilote m'a rarement déçu ces dernières années avec un concept de dessin plutôt simple mais lisible et surtout un scénario basé sur des thèmes sérieux. Les dialogues sont savoureux comme dans un film d'Audiard ou de Lautner. Une mise en scène simple mais efficace. J'ai beaucoup aimé le troisième tome qui nous entraîne aux portes du Sahara dans l'Algérie française. J'avais trouvé le premier tome un peu confus et au ton beaucoup trop léger. Bref, une série qui va en s'améliorant.

28/05/2011 (modifier)
Par Ubrald
Note: 3/5

Beaucoup d'exotisme, une certaine sensualité, dans le dessin et les histoires de cette série originale. La seconde guerre mondiale revisitée par deux auteurs créoles animant un attachant duo des Forces Françaises Libres, Antoine & Maurice, tout aussi îlien. Leurs missions se succèdent dans des contextes & des terrains variés qui sont très en marge des lieux « communs » de la Seconde Guerre Mondiale habituellement exposés. Une certaine constance dans la qualité de la série, les trois tomes se lisent avec plaisir. Il ne s'agit pas de simples missions ou enquêtes, une part importante est laissée à la psychologie des personnages et des situations. C'est d'ailleurs, pour ma part, le point frappant de cette BD : avec un dessin "minimaliste" (pas de détails réalistes sur les expressions de visage façon Blueberry avec rides, plis, froncements etc.) et beaucoup de silences (de nombreuses cases sans bulles), les deux auteurs parviennent paradoxalement à exprimer de façon très claire les pensées, le ressenti des protagonistes, leurs personnalités, la tension ambiante. Tout est en retenue, avec intensité ... Quelques pointes romanesques par moment, quelque peu façon, allez j'ose ;), Pratt à la Koinsky. Note 3.7/5

15/05/2011 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

Avec la surproduction actuelle, il est rare de découvrir un tel petit bijou. Commando colonial fait partie de ces œuvres qui nous enthousiasment grandement. Plutôt déçu par la production Poisson Pilote de ces dernières années (les Clara Pilpoile ou autre commissaire Crémèr à éviter), cette série m’a réconcilié avec la collection. Le scénariste Appollo situe son action dans les colonies. Après son excellent La Grippe Coloniale, il signe un très bon scénario sur un pan de l’histoire peu connue en France : le ralliement de Madagascar à la France libre du Général De Gaulle. On louera la précision presque documentaire de cette histoire… La situation politique malgache est très bien décrite ; on y cerne assez vite les Pétainistes, les colons conservateurs, les résistants de la dernière heure, les néo-indépendantistes... Le duo de héros est très réussi, on a même envie d’en savoir plus sur eux ; en cela, le tome 2 nous apporte quelques nouveaux éléments… Au dessin, Brüno fait du bon « boulot », avec un nombre de couleur relativement réduit. On notera l’omniprésence de ce fond de page orange dans le tome 1, (bleu dans le tome 2, l'action se passe principalement en mer) qui caractérise finalement assez bien l'atmosphère de Madagascar. De plus, on peut apprécier toute la virtuosité du dessin de Brüno dans les scènes d’action et notamment lors des batailles aériennes… Au final, une vraie réussite ; le tome 2 confirmant ce coup d'essai. Dans celui-ci, les auteurs jouent à fond la carte de l'humanisme entre soldats, malgré la guerre… On verra même l'officier français "sympathiser" avec son homologue allemand qui dirige le sous-marin. Le troisième opus, bien qu'un peu moins bon que les précédents, est cependant de très bonne qualité. On est content de retrouver les deux soldats de la France Libre dans un récit qui fait penser à certains films de guerre comme un taxi pour Tobrouk ou encore de l’or pour les braves. La découverte de fort Thélème est l’occasion pour les deux soldats de découvrir une sorte d’ilot de tranquillité au milieu du tumulte guerrier. Ce fort est peuplé de personnages particulièrement atypiques comme ce Marseillais à la fausse bonhommie. Les scènes d’action sont particulièrement bien dessinées grâce à un style ligne claire modernisée. Le travail sur les couleurs est, comme dans les premiers tomes, soigneusement étudié et très bien pensé baignant chaque page dans un coloris particulier. Cette série commence à se tailler une très belle réputation dans le microcosme bédéistique.

22/07/2009 (MAJ le 12/11/2010) (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Après la lecture du tome 1 : Difficile de ne pas se laisser tenter quand on a déjà acheté et lu la série Biotope. Avec "Commando Colonial", on change de registre, fini la fiction, on revient sur terre avec un récit pseudo historique. Le dessin chatoyant ne cache pas le sérieux du scénario : en effet, il ne s'agit pas d'une comédie même si certains personnages approchent de la caricature. L'histoire est rythmée et bouclée en 1 tome, les personnages n'ont pas le temps de se reposer !!! Les 2 protagonistes principaux sont relativement attachants. J'ai vraiment envie de connaitre la suite de leurs aventures. J'attends la confirmation sur le prochain tome. 12/04/2010 : effet transformé et passage de la note à 4/5. Cette série a de la profondeur et de l'originalité. J'apprécie plus particulièrement le développement des personnalités. Le dessin est excellent malgré sa simplicité. Chaque tome peut se lire indépendamment. Vivement la suite.

30/09/2008 (MAJ le 13/04/2010) (modifier)
Par sejy
Note: 4/5
L'avatar du posteur sejy

Miam, miam ! Ça y’ en a de la bonne bande dessinée là missié… Que personne ne s’énerve ! L’occasion était irrésistible. Trop pour ne pas céder à une petite provoc facile en ravivant notre souvenir du langage cliché que prêtait aux autochtones colonisés l’un des pères de la ligne claire. Mais c’était surtout l’opportunité d’évoquer l’œuvre de ce même papa. Car en parcourant Commando colonial, il m’est difficile d’ignorer ce picotement nostalgique, cette agréable sensation, l’impression de replonger dans un récit à la façon Hergé ou condisciple. Oui ma bonne dame ! Son dessin attachant, sa lecture limpide et son histoire foisonnante font de cette série un vrai divertissement, de la cuisine populaire comme on savait en mijoter dans le temps ! La gratifiant d’une vision moderne, d’une approche beaucoup plus originale, et tout en demeurant les fidèles légataires d’un incontestable classicisme, Bruno et Apollo se réapproprient définitivement cette tradition franco-belge. La Seconde Guerre mondiale… Madagascar… Regard posé sur l’océan Indien, plus tard vers l’Antarctique, la scénographie dégage un point de vue tout de suite plus exotique. En marge des boucheries de l’Europe, le cadre faussement calme et récréatif semble avoir laissé cette saloperie sur le pas de la porte lorsque débarquent clandestinement Maurice et Anselme. Un duo attachant aux motivations quelque peu divergentes, dont les origines créoles et l’obligation militaire les embringuent dans un conflit qui ne semble pas entièrement le leur. Pourtant, ils sont bien là, avec une mission : convaincre les sympathisants gaullistes locaux de se rallier à la France libre. La tâche va s’avérer plus ardue que prévu et les péripéties mouvementées vont s’enchaîner… Entre empoignades explosives et mitraillages en règle, appétits mercantiles et velléités indépendantistes, huis clos sous-marin oppressant ou manoeuvres politiques sournoises avec leur lot de volte vestes à rendre jaloux un Brachetti au meilleur de son art, le scénario déploie son sérieux, son rythme trépidant et sa virilité [mode Juvet on] où sont les feeeemmes ? [mode Juvet off]. Une représentation savoureuse de l’aventure avec un grand A, étoffée d’une relecture humaniste contemporaine plus réaliste. Ici, pas de héros, mais des hommes quelquefois héroïques. Et si l’essentiel se déguste avant tout dans l’abondance de situations palpitantes et l’alternance d’intrigues, la profondeur de l’histoire triomphe par la galerie de personnages qu’elle délivre, leurs échanges souvent ambigus et le romantisme désabusé qui s’en dégage. La trajectoire de nos deux protagonistes croisera celles d’autres gens rattrapés par la guerre. D’autres individus, indécis, engagés ou bien indifférents, qui, invariablement, auront des choix à faire. Une étonnante collection de portraits humains, tiraillés entre ce que le devoir et la morale exigent, ce que les circonstances proposent et ce que l’intérêt revendique. Au final, une fiction dense, dynamique et captivante qui ne s’affranchit jamais des contraintes de la fidélité historique et se risque à maintes reprises sur les sentiers de l’humour et du cynisme. Une aventure plus que crédible dont la narration habile et fluide s’appuie sur la pertinence d’un trait ultra dépouillé et un sens du mouvement exacerbé. Cette ligne économe, enjouée et tout en rondeur, exalte également une douceur, une résonnance mélancolique qui soulage la gravité et fournit son équilibre à l’œuvre. C’est enfin le moment où il ne faut pas oublier de citer Laurence Croix, la « barbouilleuse », et en profiter, au passage, pour féliciter le génie qui lui a offert ses premiers crayons de couleur. Quel talent ! Quelle inspiration ! Sa colorisation simple ou parfois plus stylisée libère des rendus somptueux et des ambiances totalement immersives. Un must. Commando colonial montre qu’il existe encore des choses à dire sur la guerre et d’autres façons de la raconter, nous délivrant quelques sursauts de mémoire intelligemment enrobés d’un réel plaisir bédéphile.

28/02/2010 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un album assez (d)étonnant. C’est d’abord un dessin au trait faussement comique. Hé oui, on pourrait croire que l’on va suivre une aventure humoristique alors qu’il n’en n’est rien. Le scénariste m’a emmené sur les rives de Madagascar en 1942. Débarqués incognito, deux hommes –deux militaires- ont pour mission de contacter les riches colons de l’île de se « tourner » vers de Gaulle au lieu du régime de Vichy. Pas marrant tout ça car cette histoire prend ses racines dans les débuts de ce qui sera la décolonisation, ce avec la Seconde Guerre mondiale pour décor. Appollo, quand même, a dû faire pas mal de recherches car le postulat et ses développements sont vraiment précis et documentés. Et c’est ce qui est attirant dans cet opus : le combiné scénario sérieux/dessin faussement marrant fonctionne très bien. La mise en page, volontairement « standard », est nette et sans bavures. Par moments, d’ailleurs, j’ai cru me retrouver dans un « Tintin » tant la trame et le graphisme y ont un air de parenté. Tout ça pour : un bon album, assez novateur dans son style général et qui –surtout- montre un des nombreux côtés de l’Histoire rarement abordés en BD.

29/04/2009 (modifier)