C'est une super BD, on a envie de savoir la suite, l'histoire est cohérente et n'est pas totalement délirante. Bref, c'est tout ce que je demande pour apprécier une BD, et quand j'aime une BD je ne peux pas m'arrêter avant d'avoir fini. C'est donc une très bonne BD à mes yeux. L'histoire est à la portée d'un large public et la vie de Lya est assez exceptionnelle. C'est une super BD !!
Désolé si j'ai fait des fautes.
Nous ne sommes qu'au quart de 2024, et voilà déjà un prétendant fort crédible aux palmarès des meilleures BDs de l'année.
Je ne connaissais le travail de scénariste d'Eldiablo qu'au travers de la déjantée mais non moins excellente série Monkey Bizness au coté de Pozla (Que je recommande chaudement d'ailleurs!) et je le découvre donc ici dans une veine un peu plus sérieuse sur ce western. Que dire? Si ce n'est que le scénario est très solide, quasiment parfait et l'histoire captivante. Je ne dévoilerai rien de l'intrigue pour vous laisser le plaisir de lecture et découverte intacte !
Une des grandes forces du livre est peut-être l'une de ses rares petites faiblesses: Le dessin. Il est assez classique (Inspiration Blain, Gaultier et consorts) et sert parfaitement l'histoire. Les personnages sont physiquement charismatiques et bizarrement attachants malgré leurs multiples défauts. Point fort de l'album d'ailleurs, pas de manichéisme puéril ici, beaucoup de nuances dans la personnalité des différents protagonistes. Le dessin est donc un atout majeur pour ce livre mais aussi son petit défaut à mon humble avis. Il se dégage en effet un léger manque de singularité/personnalité. Je pinaille en fait, car pour une première œuvre, Djilian Deroche fait très fort et je ne doute point qu'à plus ou moins long terme il s'émancipera et développera une touche un peu plus personnelle, ce petit truc en plus qui fera la différence.
Autre léger bémol, la couverture n'est pas une totale réussite à mon goût et la fin est attendue et ne surprend pas. Pourtant, fiez-vous à Paul le Poulpe, cet album est déjà un futur Classique.
C'est un livre merveilleux, passionnant et même drôle. J'y ai appris beaucoup et découvert un tas de choses extraordinaires et étonnantes. Une véritable promenade de santé. On prend vraiment conscience de l'importance de protéger la nature et les arbres, en particulier. Cette BD devrait être une lecture obligatoire dans chaque école pour faire comprendre, de manière ludique et captivante, l'enjeu crucial de prendre soin de nos forêts.?
Ayant croisé à plusieurs reprises Katia Even, j'avais entendu parler de son projet en financement participatif. Séduit par l'idée, j'y ai participé, et au bout de quelques mois j'ai reçu mon exemplaire, accompagné de quelques goodies sympathiques.
Et c'est donc avec curiosité que je l'ai lu, confortablement installé. Première constatation : l'objet est beau, élégant, soigné. Katia Even a soigné son lectorat, qui avait largement financé le projet. Ensuite le principe est simple : Marie, ingénieure de son état, se retrouve propulsée dans le temps, à des moments cruciaux pour l'histoire scientifique, sur lesquels elle peut influencer, notamment par le biais du coït. Plutôt concernée par le sujet, elle en prend son parti, en espérant rapidement pouvoir rentrer chez elle, ou du moins rejoindre son petit ami attitré, qui manœuvre la machine à remonter le temps. Dans cette histoire, qui m'a rappelé la (vieille) série télé Code Quantum sur le principe, il ne faut pas chercher de cohérence scientifique, mais plutôt une histoire rigolote, sur un postulat pseudo-scientifique, avec un brin de fond culturel. En effet l'autrice propose dans les bonus quelques précisions sur les hommes illustres croisés, ainsi que leurs inventions ou découvertes.
Il faut savoir tout de même que Katia Even aime bien les récits érotiques, mais ressentait de la frustration, la plupart des récits coquins qu'elle pouvait lire ne comportant pas tout à fait ce qu'elle y cherchait. Elle a donc décidé d'écrire et de dessiner elle-même ce qu'elle voulait y trouver, à savoir des récits légers, truffés de clins d'œil et de références, avec le consentement présent à chaque rapport.
Le récit en lui-même est sympathique, suffisamment enlevé pour qu'on ne s'ennuie pas (chacun des passages de Marie dans une époque précise dure en général une planche, correspondant, je suppose, à quelques minutes. Cette "durée" augmente au fil des volumes, et nous avons des séquences beaucoup plus longues dans le tome 3, par exemple. Les dialogues, essentiellement assurés par l'héroïne, contiennent quelques fulgurances, tout en jouant sur de nombreux jeux de mots coquins, sans être vulgaires. Graphiquement, c'est un peu le même topo : tout en rondeurs, avec un style SD (super-deformed) privilégié, on est devant une BD "mignonne". A noter les très bon boulot de Marina Duclos aux couleurs, qui est systématiquement créditée sur la couverture, avant même le nom de Katia Even.
Dans le tome 2 Katia Even fait évoluer son concept en faisant voyager également Ben, celui qui est à l'origine des soucis de Marie, et en incluant des femmes scientifiques "oubliées" dans les "hommes" des draps/bras desquels la jeune femme se retrouve. ET les deux voyageurs commencent à entrevoir la trame dont est tissé le temps. Le tome 3 continue sur le même fuseau, si j'ose écrire, et le tome s'achève sur un gros cliffhanger.
On passe un bon petit moment gentiment coquin, avec un peu de culture, ce qui ne fait pas de mal. A noter à la fin de chaque album des illustrations faites par des amis de Katia Even, tous des auteurs professionnels, reprenant Marie dans diverses situations.
L’excellente Revue Dessinée édite régulièrement des albums d’enquêtes approfondies. Dans le cas présent, il s’agit d’un album compilation d’articles parus dans la revue pour l’anniversaire des dix ans.
Dix ans donc d’investigations sur des sujets variés qui touchent les limites de notre planète et ce que nous en faisons. Pour qui connaît la ligne éditoriale de cette revue, on ne s’étonnera pas du sérieux de ces enquêtes dessinées.
Les chapitres sur les scandales des algues vertes, du chlordécone, ou des pétroliers comme Total sont abondamment documentés, tous les faits rapportés sont datés et vérifiables, un journalisme d’investigation rempart et contre pouvoir des lobbys et politiques du profit, à défendre fermement par les temps qui courent.
D’autres, tout aussi nécessaires et éclairants, sont plus des constats scientifiques (‘Suivez le guide’ sur la fonte des glaciers, ou celle du pergélisol ‘Un dégel glaçant’), et un état des lieux de dysfonctionnements de politiques, greenwashing en tête, je pense aux expertises sur les conservations de la biodiversité (‘Le choix du Koala’) et à l’analyse des mesures de compensation carbone (‘Nature à tout prix’) par exemple… et bien d’autres, aussi glaçants.
Bref, de l’utile, du nécessaire, de l’indispensable, qui apporte une pierre de plus dans l’information du citoyen. Une information saine et essentielle dont ma seule crainte est qu’elle ne touche que les convaincus.
À lire, et, pour me faire mentir, surtout à faire lire, à partager, le plus possible, y compris avec les moins motivés...
J’ai oublié de parler de la partie graphique. Chaque sujet est bien illustré et donne envie de lire. Bon, il est vrai que pour un ouvrage collectif, sans doute que chacun trouvera des dessins plus à son goût que d’autres. Car même si ce n’est pas le plus important, ça aide aussi à faire passer le message.
Après son bluffant Soleil mécanique, Lukasz Wojciechowski nous revient avec un album de nouveau illustré à l’Autocad. Mais cette fois, c’est une histoire plus familiale qu’il va narrer puisqu’il s’est directement inspiré des récits de son grand-père, évoquant les souvenirs qu’il avait gardé de son géniteur, Stanislaw, qui en est ici le protagoniste principal. Bien sûr, l’effet de surprise est moins présent que sur le premier, mais d’un point de vue visuel, cela reste toujours étonnant. Autocad est un logiciel de dessin assisté que l’auteur, architecte de formation, a détourné de sa fonction première pour illustrer son récit. Ce qui reviendrait un peu à utiliser un robot-mixeur pour battre des œufs en neige. Une démarche qui rappelle beaucoup celle de Martin Panchaud avec sa « Couleur des choses », publié chez le même éditeur et récompensé du fauve d’or à Angoulême l’an dernier.
Alors bien sûr, quand on feuillette, on peut avoir un mouvement de recul. Ces fines lignes droites hyper minimalistes, hyper millimétrées, ont un aspect froid et pas très engageant pour tout puriste de la bande dessinée, mais il ne faudrait surtout pas s’arrêter à ça, car cet album recèle bien d’autres qualités, notamment son graphisme original. Pour ceux qui ont lu Soleil mécanique, l’effet de surprise sera amoindri mais le parti pris reste toujours aussi fascinant par son audace confinant à la poésie, où les dessins froidement architecturaux, tendance art déco, semblent tisser une passerelle vers un art abstrait empreint d’émotion. On s’habitue très rapidement aux codes de lecture innovants, qui voient les phylactères ne faire qu’un avec les cases.
Pour contrebalancer cette « sécheresse » graphique, Wojciechowski réussit à produire un récit extrêmement accessible, profondément humain, à partir d’une histoire familiale tragique. Stanislaw, personnage en apparence insignifiant et docile alors qu’il vient d’être embauché par le bureau d’étude où bosse son oncle, est aussi le narrateur. Après le travail, il traine sa solitude dans les quartiers mal famés de Berlin. On le voit alors en proie à des accès de violence, lui le Polonais expatrié et confronté au racisme en pleine montée du nazisme, évoquée en filigrane dans l’histoire. Au fil des pages, le lecteur va découvrir que ces colères incontrôlables s’expliquent par un traumatisme profond et incurable remontant à l’enfance, et là selon l’expression consacrée, c’est la petite histoire dans la grande Histoire… avec des références explicites au « Cabinet du docteur Caligari » et au « Golem » deux films expressionnistes allemands de 1920 exerçant une grande fascination sur Stanislaw, peut-être par leur côté visionnaire. Dans le premier, il est question de tyrannie et d’obéissance aveugle des foules à l’autorité. Le second raconte l'histoire d'un rabbin qui conçoit un monstre dans l'espoir d'en faire son serviteur mais aussi le sauveur de la communauté juive…
Et puis il y a cette balle de fusil « Dum Dum », qui a donné son nom au titre, et a participé au fameux traumatisme de ce dernier, un mot-leitmotiv dont la sonorité mécanique imprime sa rythmique au récit, renvoyant à cette « ligne droite et nette », guidée « par la main ferme et assurée du technicien » dévoué à l’ordre d’un système. Ce système même qui participera à l’avènement du régime hitlérien, même si dans le contexte évoqué, on n’en voit que les prémices…
Mais au milieu de ces lignes droites, les blessures de Stanislaw font tache, dans tous les sens du terme. Au fur et à mesure de ses errances dans Berlin, les coups qu’il a reçus au visage deviennent plus visibles. Ces « taches », dessinées au pinceau, sans règle, apparaissent comme une menace pour les lignes millimétrées de l’architecte et leur bel ordonnancement. Symbolisant les émotions, en contrepoint de la froideur et l’insensibilité du trait sans défauts, elles vont tenter de s’imposer tout au long de la narration, telle une métaphore des souffrances muettes de Stan qui finiront par se révéler tragiquement au lecteur.
Malgré son aridité apparente, « Dum Dum », tout comme son prédécesseur, est un ouvrage d’une grande richesse. Contre toute attente, Lukasz Wojciechowski a fait jaillir de son Autocad un onirisme émotionnel empreint d’une grande pudeur qui nous touche au plus profond de l’âme. Il nous propose un récit assez glaçant qui pourra facilement supporter plusieurs lectures pour en saisir toutes les subtilités. Derrière l’exercice de style, il y a un vrai fond qui nous oblige à questionner notre humanité, dès lors que le désir d’ordre du collectif tend à primer sur les individualités. Et ce n’est peut-être pas un hasard si l’auteur a su si bien exprimer tout cela, lui-même ayant le même métier que son aïeul, dont il livre parallèlement un bel hommage.
A la différence de Mac Arthur, c'est le dessinateur (ou un style graphique singulier) qui occasionne mes achats impulsifs, très rarement un scénariste ou le sujet du bouquin. Et cette BD ne déroge pas à la règle, puisqu'il a juste fallu que je découvre le nom de Jean-Baptiste Andreae pour que je reparte avec l'album sous le bras.
J'attendais avec impatience le retour d'Andreae après son magnifique Azimut et je n'ai pas été déçu. Une explosion d'inventivité. Son dessin est toujours aussi féerique, ses couleurs merveilleuses et sa mise en page dynamique.
Un dépaysement total.
Fabien Vehlmann nous propose un conte sombre et légèrement horrifique avec une pointe d'humour et de bons jeux de mots qui m'a mis en appétit. Ce tome est une entrée consistante en la matière et il appelle une suite à cette régalade.
Oui, je me suis pourléché les babines dans cette cuisine des ogres. Les personnages sont savoureux, tantôt pimentés, tantôt tièdes ou encore saignants. Un monde fabuleux et cruel où on n'y mange pas du gigot d'agneau, les enfants sont au menu. On peut se faire émincer, ficeler ou engraisser pour les gargantuesques festins des maîtres des lieux.
La recette de cette BD ne sera pas à une table étoilée, elle manque un peu de gras et de sel. De plus, la fin ne m'a pas enfariné, mais une lecture qui m'a rassasié et c'est bien là le principal. Je reviendrai avec plaisir à la table de ces deux chefs.
Un 4 étoiles un peu généreux, mais un très beau conte que je ne peux que conseiller aux amoureux du genre.
Coup de cœur (ou de foie si vous préférez).
Beaucoup d'avis contrastés autour de cette BD. Personnellement, je me suis attaché à cette géante et sa trajectoire dans ce monde moyenâgeux fictif.
Les auteurs ont réussi à créer une esthétique colorée de style naïf qui sied au conte.
Bien-sûr beaucoup de sujets tels que la femme, la liberté, la famille, le couple, le savoir sont abordés de manieres inégales mais dans l'ensemble il n'y a pas de fausse note. Le récit se tient, l'intrigue avance, les thèmes ne se répètent pas bêtement.
Si la perspective de lecture d'un conte initiatique teinté de féminisme ne vous rebute pas, allez-y en confiance.
Brillant.
Je m’attendais à quelque chose de plutôt sympa de la part de l’auteur de Mortel Imprévu que j’avais bien apprécié à l’époque, mais je dois avouer que cet album a largement dépassé mes attentes. J'ai tout simplement adoré et pris un plaisir énorme à le lire et le regarder.
Je ne connaissais pas le personnage historique Julie d'Aubigny (dite Julie Maupin//Mademoiselle de Maupin) dont parle cette histoire.
Je ne connaissais pas non plus le roman original dont est adapté cette Bande Dessinée, mais eu égard à la très grande qualité de cette dernière, je ne doute point que le roman a fourni des bases d'écritures solides sur lesquelles a pu s’appuyer notre auteur.
Nous suivrons donc ici le destin d’une femme hors du commun (Duelliste (épéiste), Cantatrice, Actrice) qui se refusera ce futur prédestiné de "femme de" pour une vie folle et débridée riche d’aventures, d’affirmation de soi et d’amours assumé(e)s. Une vie romanesque à souhait en somme.
L’histoire est donc haletante, sans temps mort au fil des presque 120 pages. Véritable bonne trouvaille et probablement issue du roman, l’histoire débute par la rencontre improbable entre Julie et le diable en personne (Méphistophélès). Celui-ci accompagnera notre héroïne tout au long du récit, tentant subtilement (ou pas) de lui voler son âme (Il remettra ça avec Faust peu de temps après!).
L’histoire va donc être régulièrement rythmée par les discussions entre l’héroïne et le diable (mais pas que !), véritables joutes verbales parfois en écho/parallèle de vrais duels à l’épée.
Pour soutenir cette histoire, "Dominique Monféry" propose un dessin vif, enlevé et élégant à ravir, conforme à cette magnifique couverture.
Formidable en tout point, dans le fond et dans la forme. Courrez l'acheter! De l'Aventure avec un grand A.
Très étrange ce récit. A un point tel que je me suis dit à un moment de ma lecture que je ne savais pas trop ce que l’autrice voulait me raconter… mais qu’elle me le racontait vachement bien !
En partant d’un personnage d’une femme d’âge mûr échouée sur une île déserte, en proposant un graphisme très personnel et extrêmement coloré, Marie Spénale nous parle de l’amour, du sentiment amoureux, du désir, de la passion et du confort, du temps qui use tout. Annie, son personnage, se lance dans de longs monologues durant lesquels on découvre son passé de couple, la routine dans laquelle elle s’est finalement retrouvée enfermée, elle qui rêvait d’aventure. Elle qui rêvait d’aventures mais qui angoisse sur son île, qui galère à se construire un abri. Elle qui semblait satisfaite d’un amour routinier redécouvre le désir (de plaire autant que d’aimer). L’élément déclencheur : non seulement cet échouage mais aussi et surtout la rencontre avec un jeune homme. Celui-ci ne prononçant pas le moindre mot, Annie se sert de cette relation pour pratiquer sa propre psychanalyse… tout en voyant en lui un objet de désir, une douce parenthèse, une fuite en amour. Un nouveau départ ?
Ce récit est très personnel, tant par son aspect graphique (il faut aimer le rose et les couleurs flashantes) que par les réflexions tenues. Le symbolisme est omniprésent et prête à interprétations de la part du lecteur. C’est très clairement le genre de livre que je n’aurais jamais acheté sur la seule base de sa couverture et de son synopsis. Mais c’est une lecture que je ne regrette pas. J’ai trouvé le personnage d’Annie très touchant et le traitement du sujet désarçonnant mais encore accessible et intéressant.
Vraiment pas mal du tout, en définitive.
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Dans les yeux de Lya
C'est une super BD, on a envie de savoir la suite, l'histoire est cohérente et n'est pas totalement délirante. Bref, c'est tout ce que je demande pour apprécier une BD, et quand j'aime une BD je ne peux pas m'arrêter avant d'avoir fini. C'est donc une très bonne BD à mes yeux. L'histoire est à la portée d'un large public et la vie de Lya est assez exceptionnelle. C'est une super BD !! Désolé si j'ai fait des fautes.
Carcajou
Nous ne sommes qu'au quart de 2024, et voilà déjà un prétendant fort crédible aux palmarès des meilleures BDs de l'année. Je ne connaissais le travail de scénariste d'Eldiablo qu'au travers de la déjantée mais non moins excellente série Monkey Bizness au coté de Pozla (Que je recommande chaudement d'ailleurs!) et je le découvre donc ici dans une veine un peu plus sérieuse sur ce western. Que dire? Si ce n'est que le scénario est très solide, quasiment parfait et l'histoire captivante. Je ne dévoilerai rien de l'intrigue pour vous laisser le plaisir de lecture et découverte intacte ! Une des grandes forces du livre est peut-être l'une de ses rares petites faiblesses: Le dessin. Il est assez classique (Inspiration Blain, Gaultier et consorts) et sert parfaitement l'histoire. Les personnages sont physiquement charismatiques et bizarrement attachants malgré leurs multiples défauts. Point fort de l'album d'ailleurs, pas de manichéisme puéril ici, beaucoup de nuances dans la personnalité des différents protagonistes. Le dessin est donc un atout majeur pour ce livre mais aussi son petit défaut à mon humble avis. Il se dégage en effet un léger manque de singularité/personnalité. Je pinaille en fait, car pour une première œuvre, Djilian Deroche fait très fort et je ne doute point qu'à plus ou moins long terme il s'émancipera et développera une touche un peu plus personnelle, ce petit truc en plus qui fera la différence. Autre léger bémol, la couverture n'est pas une totale réussite à mon goût et la fin est attendue et ne surprend pas. Pourtant, fiez-vous à Paul le Poulpe, cet album est déjà un futur Classique.
La Vie secrète des arbres
C'est un livre merveilleux, passionnant et même drôle. J'y ai appris beaucoup et découvert un tas de choses extraordinaires et étonnantes. Une véritable promenade de santé. On prend vraiment conscience de l'importance de protéger la nature et les arbres, en particulier. Cette BD devrait être une lecture obligatoire dans chaque école pour faire comprendre, de manière ludique et captivante, l'enjeu crucial de prendre soin de nos forêts.?
Le Petit derrière de l'Histoire
Ayant croisé à plusieurs reprises Katia Even, j'avais entendu parler de son projet en financement participatif. Séduit par l'idée, j'y ai participé, et au bout de quelques mois j'ai reçu mon exemplaire, accompagné de quelques goodies sympathiques. Et c'est donc avec curiosité que je l'ai lu, confortablement installé. Première constatation : l'objet est beau, élégant, soigné. Katia Even a soigné son lectorat, qui avait largement financé le projet. Ensuite le principe est simple : Marie, ingénieure de son état, se retrouve propulsée dans le temps, à des moments cruciaux pour l'histoire scientifique, sur lesquels elle peut influencer, notamment par le biais du coït. Plutôt concernée par le sujet, elle en prend son parti, en espérant rapidement pouvoir rentrer chez elle, ou du moins rejoindre son petit ami attitré, qui manœuvre la machine à remonter le temps. Dans cette histoire, qui m'a rappelé la (vieille) série télé Code Quantum sur le principe, il ne faut pas chercher de cohérence scientifique, mais plutôt une histoire rigolote, sur un postulat pseudo-scientifique, avec un brin de fond culturel. En effet l'autrice propose dans les bonus quelques précisions sur les hommes illustres croisés, ainsi que leurs inventions ou découvertes. Il faut savoir tout de même que Katia Even aime bien les récits érotiques, mais ressentait de la frustration, la plupart des récits coquins qu'elle pouvait lire ne comportant pas tout à fait ce qu'elle y cherchait. Elle a donc décidé d'écrire et de dessiner elle-même ce qu'elle voulait y trouver, à savoir des récits légers, truffés de clins d'œil et de références, avec le consentement présent à chaque rapport. Le récit en lui-même est sympathique, suffisamment enlevé pour qu'on ne s'ennuie pas (chacun des passages de Marie dans une époque précise dure en général une planche, correspondant, je suppose, à quelques minutes. Cette "durée" augmente au fil des volumes, et nous avons des séquences beaucoup plus longues dans le tome 3, par exemple. Les dialogues, essentiellement assurés par l'héroïne, contiennent quelques fulgurances, tout en jouant sur de nombreux jeux de mots coquins, sans être vulgaires. Graphiquement, c'est un peu le même topo : tout en rondeurs, avec un style SD (super-deformed) privilégié, on est devant une BD "mignonne". A noter les très bon boulot de Marina Duclos aux couleurs, qui est systématiquement créditée sur la couverture, avant même le nom de Katia Even. Dans le tome 2 Katia Even fait évoluer son concept en faisant voyager également Ben, celui qui est à l'origine des soucis de Marie, et en incluant des femmes scientifiques "oubliées" dans les "hommes" des draps/bras desquels la jeune femme se retrouve. ET les deux voyageurs commencent à entrevoir la trame dont est tissé le temps. Le tome 3 continue sur le même fuseau, si j'ose écrire, et le tome s'achève sur un gros cliffhanger. On passe un bon petit moment gentiment coquin, avec un peu de culture, ce qui ne fait pas de mal. A noter à la fin de chaque album des illustrations faites par des amis de Katia Even, tous des auteurs professionnels, reprenant Marie dans diverses situations.
Vertige - 10 ans d'enquêtes sur la crise écologique et climatique
L’excellente Revue Dessinée édite régulièrement des albums d’enquêtes approfondies. Dans le cas présent, il s’agit d’un album compilation d’articles parus dans la revue pour l’anniversaire des dix ans. Dix ans donc d’investigations sur des sujets variés qui touchent les limites de notre planète et ce que nous en faisons. Pour qui connaît la ligne éditoriale de cette revue, on ne s’étonnera pas du sérieux de ces enquêtes dessinées. Les chapitres sur les scandales des algues vertes, du chlordécone, ou des pétroliers comme Total sont abondamment documentés, tous les faits rapportés sont datés et vérifiables, un journalisme d’investigation rempart et contre pouvoir des lobbys et politiques du profit, à défendre fermement par les temps qui courent. D’autres, tout aussi nécessaires et éclairants, sont plus des constats scientifiques (‘Suivez le guide’ sur la fonte des glaciers, ou celle du pergélisol ‘Un dégel glaçant’), et un état des lieux de dysfonctionnements de politiques, greenwashing en tête, je pense aux expertises sur les conservations de la biodiversité (‘Le choix du Koala’) et à l’analyse des mesures de compensation carbone (‘Nature à tout prix’) par exemple… et bien d’autres, aussi glaçants. Bref, de l’utile, du nécessaire, de l’indispensable, qui apporte une pierre de plus dans l’information du citoyen. Une information saine et essentielle dont ma seule crainte est qu’elle ne touche que les convaincus. À lire, et, pour me faire mentir, surtout à faire lire, à partager, le plus possible, y compris avec les moins motivés... J’ai oublié de parler de la partie graphique. Chaque sujet est bien illustré et donne envie de lire. Bon, il est vrai que pour un ouvrage collectif, sans doute que chacun trouvera des dessins plus à son goût que d’autres. Car même si ce n’est pas le plus important, ça aide aussi à faire passer le message.
Dum Dum
Après son bluffant Soleil mécanique, Lukasz Wojciechowski nous revient avec un album de nouveau illustré à l’Autocad. Mais cette fois, c’est une histoire plus familiale qu’il va narrer puisqu’il s’est directement inspiré des récits de son grand-père, évoquant les souvenirs qu’il avait gardé de son géniteur, Stanislaw, qui en est ici le protagoniste principal. Bien sûr, l’effet de surprise est moins présent que sur le premier, mais d’un point de vue visuel, cela reste toujours étonnant. Autocad est un logiciel de dessin assisté que l’auteur, architecte de formation, a détourné de sa fonction première pour illustrer son récit. Ce qui reviendrait un peu à utiliser un robot-mixeur pour battre des œufs en neige. Une démarche qui rappelle beaucoup celle de Martin Panchaud avec sa « Couleur des choses », publié chez le même éditeur et récompensé du fauve d’or à Angoulême l’an dernier. Alors bien sûr, quand on feuillette, on peut avoir un mouvement de recul. Ces fines lignes droites hyper minimalistes, hyper millimétrées, ont un aspect froid et pas très engageant pour tout puriste de la bande dessinée, mais il ne faudrait surtout pas s’arrêter à ça, car cet album recèle bien d’autres qualités, notamment son graphisme original. Pour ceux qui ont lu Soleil mécanique, l’effet de surprise sera amoindri mais le parti pris reste toujours aussi fascinant par son audace confinant à la poésie, où les dessins froidement architecturaux, tendance art déco, semblent tisser une passerelle vers un art abstrait empreint d’émotion. On s’habitue très rapidement aux codes de lecture innovants, qui voient les phylactères ne faire qu’un avec les cases. Pour contrebalancer cette « sécheresse » graphique, Wojciechowski réussit à produire un récit extrêmement accessible, profondément humain, à partir d’une histoire familiale tragique. Stanislaw, personnage en apparence insignifiant et docile alors qu’il vient d’être embauché par le bureau d’étude où bosse son oncle, est aussi le narrateur. Après le travail, il traine sa solitude dans les quartiers mal famés de Berlin. On le voit alors en proie à des accès de violence, lui le Polonais expatrié et confronté au racisme en pleine montée du nazisme, évoquée en filigrane dans l’histoire. Au fil des pages, le lecteur va découvrir que ces colères incontrôlables s’expliquent par un traumatisme profond et incurable remontant à l’enfance, et là selon l’expression consacrée, c’est la petite histoire dans la grande Histoire… avec des références explicites au « Cabinet du docteur Caligari » et au « Golem » deux films expressionnistes allemands de 1920 exerçant une grande fascination sur Stanislaw, peut-être par leur côté visionnaire. Dans le premier, il est question de tyrannie et d’obéissance aveugle des foules à l’autorité. Le second raconte l'histoire d'un rabbin qui conçoit un monstre dans l'espoir d'en faire son serviteur mais aussi le sauveur de la communauté juive… Et puis il y a cette balle de fusil « Dum Dum », qui a donné son nom au titre, et a participé au fameux traumatisme de ce dernier, un mot-leitmotiv dont la sonorité mécanique imprime sa rythmique au récit, renvoyant à cette « ligne droite et nette », guidée « par la main ferme et assurée du technicien » dévoué à l’ordre d’un système. Ce système même qui participera à l’avènement du régime hitlérien, même si dans le contexte évoqué, on n’en voit que les prémices… Mais au milieu de ces lignes droites, les blessures de Stanislaw font tache, dans tous les sens du terme. Au fur et à mesure de ses errances dans Berlin, les coups qu’il a reçus au visage deviennent plus visibles. Ces « taches », dessinées au pinceau, sans règle, apparaissent comme une menace pour les lignes millimétrées de l’architecte et leur bel ordonnancement. Symbolisant les émotions, en contrepoint de la froideur et l’insensibilité du trait sans défauts, elles vont tenter de s’imposer tout au long de la narration, telle une métaphore des souffrances muettes de Stan qui finiront par se révéler tragiquement au lecteur. Malgré son aridité apparente, « Dum Dum », tout comme son prédécesseur, est un ouvrage d’une grande richesse. Contre toute attente, Lukasz Wojciechowski a fait jaillir de son Autocad un onirisme émotionnel empreint d’une grande pudeur qui nous touche au plus profond de l’âme. Il nous propose un récit assez glaçant qui pourra facilement supporter plusieurs lectures pour en saisir toutes les subtilités. Derrière l’exercice de style, il y a un vrai fond qui nous oblige à questionner notre humanité, dès lors que le désir d’ordre du collectif tend à primer sur les individualités. Et ce n’est peut-être pas un hasard si l’auteur a su si bien exprimer tout cela, lui-même ayant le même métier que son aïeul, dont il livre parallèlement un bel hommage.
La Cuisine des ogres
A la différence de Mac Arthur, c'est le dessinateur (ou un style graphique singulier) qui occasionne mes achats impulsifs, très rarement un scénariste ou le sujet du bouquin. Et cette BD ne déroge pas à la règle, puisqu'il a juste fallu que je découvre le nom de Jean-Baptiste Andreae pour que je reparte avec l'album sous le bras. J'attendais avec impatience le retour d'Andreae après son magnifique Azimut et je n'ai pas été déçu. Une explosion d'inventivité. Son dessin est toujours aussi féerique, ses couleurs merveilleuses et sa mise en page dynamique. Un dépaysement total. Fabien Vehlmann nous propose un conte sombre et légèrement horrifique avec une pointe d'humour et de bons jeux de mots qui m'a mis en appétit. Ce tome est une entrée consistante en la matière et il appelle une suite à cette régalade. Oui, je me suis pourléché les babines dans cette cuisine des ogres. Les personnages sont savoureux, tantôt pimentés, tantôt tièdes ou encore saignants. Un monde fabuleux et cruel où on n'y mange pas du gigot d'agneau, les enfants sont au menu. On peut se faire émincer, ficeler ou engraisser pour les gargantuesques festins des maîtres des lieux. La recette de cette BD ne sera pas à une table étoilée, elle manque un peu de gras et de sel. De plus, la fin ne m'a pas enfariné, mais une lecture qui m'a rassasié et c'est bien là le principal. Je reviendrai avec plaisir à la table de ces deux chefs. Un 4 étoiles un peu généreux, mais un très beau conte que je ne peux que conseiller aux amoureux du genre. Coup de cœur (ou de foie si vous préférez).
Géante - Histoire de celle qui parcourut le monde à la recherche de la liberté
Beaucoup d'avis contrastés autour de cette BD. Personnellement, je me suis attaché à cette géante et sa trajectoire dans ce monde moyenâgeux fictif. Les auteurs ont réussi à créer une esthétique colorée de style naïf qui sied au conte. Bien-sûr beaucoup de sujets tels que la femme, la liberté, la famille, le couple, le savoir sont abordés de manieres inégales mais dans l'ensemble il n'y a pas de fausse note. Le récit se tient, l'intrigue avance, les thèmes ne se répètent pas bêtement. Si la perspective de lecture d'un conte initiatique teinté de féminisme ne vous rebute pas, allez-y en confiance.
Une pour toutes
Brillant. Je m’attendais à quelque chose de plutôt sympa de la part de l’auteur de Mortel Imprévu que j’avais bien apprécié à l’époque, mais je dois avouer que cet album a largement dépassé mes attentes. J'ai tout simplement adoré et pris un plaisir énorme à le lire et le regarder. Je ne connaissais pas le personnage historique Julie d'Aubigny (dite Julie Maupin//Mademoiselle de Maupin) dont parle cette histoire. Je ne connaissais pas non plus le roman original dont est adapté cette Bande Dessinée, mais eu égard à la très grande qualité de cette dernière, je ne doute point que le roman a fourni des bases d'écritures solides sur lesquelles a pu s’appuyer notre auteur. Nous suivrons donc ici le destin d’une femme hors du commun (Duelliste (épéiste), Cantatrice, Actrice) qui se refusera ce futur prédestiné de "femme de" pour une vie folle et débridée riche d’aventures, d’affirmation de soi et d’amours assumé(e)s. Une vie romanesque à souhait en somme. L’histoire est donc haletante, sans temps mort au fil des presque 120 pages. Véritable bonne trouvaille et probablement issue du roman, l’histoire débute par la rencontre improbable entre Julie et le diable en personne (Méphistophélès). Celui-ci accompagnera notre héroïne tout au long du récit, tentant subtilement (ou pas) de lui voler son âme (Il remettra ça avec Faust peu de temps après!). L’histoire va donc être régulièrement rythmée par les discussions entre l’héroïne et le diable (mais pas que !), véritables joutes verbales parfois en écho/parallèle de vrais duels à l’épée. Pour soutenir cette histoire, "Dominique Monféry" propose un dessin vif, enlevé et élégant à ravir, conforme à cette magnifique couverture. Formidable en tout point, dans le fond et dans la forme. Courrez l'acheter! De l'Aventure avec un grand A.
Il y a longtemps que je t'aime
Très étrange ce récit. A un point tel que je me suis dit à un moment de ma lecture que je ne savais pas trop ce que l’autrice voulait me raconter… mais qu’elle me le racontait vachement bien ! En partant d’un personnage d’une femme d’âge mûr échouée sur une île déserte, en proposant un graphisme très personnel et extrêmement coloré, Marie Spénale nous parle de l’amour, du sentiment amoureux, du désir, de la passion et du confort, du temps qui use tout. Annie, son personnage, se lance dans de longs monologues durant lesquels on découvre son passé de couple, la routine dans laquelle elle s’est finalement retrouvée enfermée, elle qui rêvait d’aventure. Elle qui rêvait d’aventures mais qui angoisse sur son île, qui galère à se construire un abri. Elle qui semblait satisfaite d’un amour routinier redécouvre le désir (de plaire autant que d’aimer). L’élément déclencheur : non seulement cet échouage mais aussi et surtout la rencontre avec un jeune homme. Celui-ci ne prononçant pas le moindre mot, Annie se sert de cette relation pour pratiquer sa propre psychanalyse… tout en voyant en lui un objet de désir, une douce parenthèse, une fuite en amour. Un nouveau départ ? Ce récit est très personnel, tant par son aspect graphique (il faut aimer le rose et les couleurs flashantes) que par les réflexions tenues. Le symbolisme est omniprésent et prête à interprétations de la part du lecteur. C’est très clairement le genre de livre que je n’aurais jamais acheté sur la seule base de sa couverture et de son synopsis. Mais c’est une lecture que je ne regrette pas. J’ai trouvé le personnage d’Annie très touchant et le traitement du sujet désarçonnant mais encore accessible et intéressant. Vraiment pas mal du tout, en définitive.