Un petit plaisir coupable cet album, pas bien profond mais plutôt réussi dans le genre.
Du comics de super-héros qui dénote un peu dans la production Marvel, le fond reste le même mais la forme diffère légèrement. Ici ça se veut plus « adulte » dans le rendu, il y a des morts (beaucoup), du sang et un poil de sexe.
Le scénario est léger (voir trop), il laisse la part belle à de nombreuses scènes de baston, ça m’a amusé de voir qu’il était deux scénaristes !! Malgré tout, ça reste agréable à lire, une histoire anecdotique mais relativement bien construite et surtout bien dessinée.
En fait c’est là l’attrait principal de l’œuvre, le graphisme somptueux et le ton qui change de la production classique des X-men.
On va pas se mentir c’est basique et bourrin mais tout à fait recommandable pour les amateurs d’action. J’aime bien le personnage de Domino et le tout est rehaussé par quelques pointes d’humour de notre héroïne (Razorfist, le montant du pactole …).
J’ai trouvé les personnages bien traités, qui tout comme le lecteur, succombent à leurs pulsions.
3,5
J'avais lu l'album il y a quelques temps mais j'ai eu l'occasion de le relire puisque l'intégrale de Fables le contient désormais. Et j'ai eu un bon moment de lecture à nouveau en relisant ces différentes histoires, qui sont franchement disparates mais très agréables à lire !
Reprenant la trame des milles une nuits, la narratrice va raconter plusieurs histoires en lien avec le comics Fables (même si celui-ci peut être lu indépendamment) et donne quelques explications sur les personnages : d'où ils viennent, leurs histoires préalables, etc …
Ce qui m'a étonné, c'est que j'en avais un souvenir plus optimiste. Au final, c'est surtout sombre dans bien des cas : l'histoire de Gobe-Mouche est dramatique, celle sur la sirène ne se finit pas vraiment bien, l'histoire de Blanche-Neige est tout de même sordide… C'est cruel et glauque par moment, mais heureusement il y a aussi des histoires plus légères comme celles des tourtes de Noël.
L'un des intérêts de la BD est aussi, et clairement, le fait que chacune soit dessinée par une autre personne. C'est un mélange de genre assez disparate, chaque auteur ayant une patte personnelle qui colle assez bien au ton du récit. L'ensemble est éclectique mais intéressant, les visuels changeants accrochent l'œil et j'ai beaucoup apprécié certains dessinateurs.
Pour ma part, c'est une bonne BD qui contient des histoires surprenantes et sympathiques, souvent jouant sur les codes des contes classiques, et une très bonne introduction à l'univers de Fables. Pour ceux qui le connaissent déjà, c'est aussi une bonne plongée dans les débuts de personnages que l'on connait déjà, et c'est très agréable d'y retourner quelques temps.
J'ai acheté cette série que je voulais lire depuis un long moment et j'ai été étonné comme rarement en lisant les différents volumes. Ça, pour du polar, c'est du bon polar !
La série est surprenante et c'est son plus gros point fort : je n'avais aucune idée de l’endroit où la série voulait m'emmener alors que les tomes défilaient. Commençant comme une reprise de Charles Manson, nous parlons rapidement d'amérindiens et de la question de la nation indienne, puis le tout parle également de cinéma et de la célébrité, entrecoupé de réflexions sur l'identité. Dis comme ça, on aurait une impression de fourre-tout qui n'a pas vraiment de sens, mais je n'ai jamais eu l'impression que l'histoire était forcée, ni dans ses thématiques ni dans son histoire.
Si quelques facilités existent dans le scénario, j'ai surtout trouvé que l'ensemble se tenait et était cohérent. Il y a une vraie enquête qui est passionnante et la personnalité de ce Warren est mystérieuse jusqu'au bout. J'ai trouvé les critiques justes, les différents aspects de l'histoire parfaitement bien imbriquées et l'ensemble maitrisé dans sa narration. C'est une histoire qui m'a entrainée, avec beaucoup de noirceur que je n'attendais pas d'un tel récit, et une conclusion parfaite : ni heureuse ni malheureuse, elle permets de remettre tout en perspective et de se reposer des questions.
C'est surtout ce que j'ai vu sur la lecture : les questionnements soulevés par les gestes de chacun et ce que cela développe. La question de l'appropriation culturelle, de l'impact de l'art, des combats politiques, du fanatisme mais aussi l'identité de chacun et la construction de celle-ci. Je pense que même en connaissant la fin, le déroulé est suffisamment riche de sens et de proposition pour redonner gout à une lecture. C'est le genre de BD que je pense relire pour en tirer de nouveau des réflexions.
Depuis La Fille dans l'écran je suis assidument Lou Lubie et ses publications, qui m'intéressent toutes autant qu'elles soient et même si Lou Lubie explore divers sujets toujours différents. Son talent de vulgarisation m'avait captivé dans Goupil ou face, mais elle fait encore plus fort avec cet album, que j'ai lu juste après avoir fini Fables et qui porte sur la même thématique : les contes de fées.
J'ai personnellement un grand attrait pour les contes (la plupart sans fée) et j'ai beaucoup de vieux recueils à la maison. J'aime les contes paysans, les contes paillards, les contes merveilleux etc ... Mais pour autant, j'ai rarement vu de Disney, la plupart des grands classiques m'étant inconnu. J'ai souvent une vision décalée de la plupart des gens sur les contes, nourris plus à la Petite sirène de Andersen qu'a son adaptation.
Si je digresse autant sur moi, c'est que j'ai retrouvé dans cet ouvrage la synthèse parfaite de ce que j'ai découvert avec le temps : comment Disney a façonné un imaginaire et l'a cloisonné à ses propres représentations, comment les contes évoluent et sont représentatifs de la société (et du conteur), mais aussi ce qu'ils contiennent, pourquoi ils sont si important pour nous.
Là où la BD est géniale, c'est qu'on a en permanence des présentations de contes (parfois des différentes versions) puis des considérations et commentaires entre. On aura un aperçu historique, psychologique (et les critiques qu'on peut émettre dessus d'ailleurs), sociale, sociétale de toute la richesse des contes. Pour ma part, j'en connaissais déjà une partie mais je suis ravi de voir cette mise en lumière d'une façon aussi simple et efficace. Lou Lubie a un dessin qui convient à merveille à la vulgarisation dans ce style. C'est clair, lisible et extrèmement bien mis en scène. L'humour fait mouche autant dans les dialogues que dans les mises en scène.
Ce que j'apprécie encore plus et m'a fait discerner le coup de cœur, c'est l'édition du bouzin qui est sublime : la tranche dorée, la couverture épaisse qui donne l'impression de ressortir un vieux livre de contes de fées perdus dans la bibliothèque de grand-mère. Une édition qui attire l’œil et vaut franchement le détour. C'est un très bel objet qu'on a envie d'avoir, et c'est pour cela que je l'ai glissé dans mon calendrier de l'avent. Un achat que je ne regrette pas !
Pour ma part, je suis toujours aussi content de lire des BD de Lou Lubie et Comme un oiseau dans un bocal — Portraits de surdoués m'attends sur ma pile à lire. Une auteure que je recommande !
Note : 3,5/5
Dans les aventures de Lapinot, Richard est un personnage moteur essentiel au récit et à l'ambiance, mais il est aussi rendu suffisamment agaçant pour n'avoir pas été trop motivé à lire cette série sur lui seul avant de tomber sur les albums chez des amis.
S'agissant de pattes de mouche, ils se lisent vite mais je suis sorti de chacun d'eux avec le sourire. Richard y est moins exubérant mais il garde toujours son côté piquant et gentiment agaçant. C'est surtout sa grande capacité à mettre les choses du quotidien en perspective qui fait ici sa force : ne se laissant jamais faire par les conventions, il joue (volontairement ou non) les idiots pour renverser les situations et mettre ses interlocuteurs mal à l'aise face à l'évidence mêlée de naïveté et d'espièglerie de ses arguments. Cela donne lieu à des dialogues et des situations très drôles et en même temps suffisamment intelligente pour faire un peu réfléchir.
Là où je n'arrive pas à me satisfaire pleinement de cette série, c'est à cause du format si petit des albums Patte de Mouche : j'ai besoin de plus de consistance, d'une lecture pour longue pour me satisfaire. Mais comme j'ai pu lire les différents albums dans la foulée, je me dis que plusieurs de ces histoires regroupées dans un plus gros album au format 48cc, et peut-être colorisées par Brigitte Findakly au passage, ça me plairait beaucoup.
Note réelle : 3,5/5
Alors qu'il m'avait attiré dès sa sortie, ce n'est que 6 ans plus tard que j'ai enfin lu cet album. J'aime la série Valérian, j'aime les scénarios de Lupano, j'aime le dessin de Lauffray : tout était fait pour me plaire ici.
Et effectivement, je suis très vite entré dans cette histoire.
Le graphisme de Lauffray y est moins impressionnant que dans ses séries les plus marquantes, mais il s'est très bien approprié l'univers de l'agent spatio-temporel et on croirait souvent lire une version simplement un peu plus réaliste des planches de Mézières. C'est chouette à lire et à regarder.
L'histoire aussi est sympa. La côté couillon de Valérian lui-même est un peu trop appuyé mais ses aventures et celles en parallèle d'une Laureline très fidèle à son personnage sont prenantes et amusantes, comme dans un bon album de la série originelle.
Sur la grande majorité de l'album, j'ai pris un réel plaisir à lire cet album, mais j'ai hélas été un peu déçu par les toutes dernières pages qui m'ont paru un peu plus embrouillées : il y a différents développements de la conclusion que je n'ai pas bien saisis et que j'ai trouvés superflus.
C'est ce qui m'empêche de réellement considérer l'album comme franchement bien et qui mitige un peu mon avis. Mais pour le reste, c'est très sympa.
C’est une sorte d’hommage au polar noir, tout en n’étant ni très poisseux ni hard-boiled. L’intrigue en tout cas est assez rythmée, sans pour autant que cela pétarade à tout va.
Idem pour les dialogues. J’ai un temps cru à des joutes à la Audiard. Mais en fait non, malgré quelques petits échanges entre Jonathan Lassiter (assureur à la vie rangée voire minable, viré de son boulot, larguée par sa copine, dépouillé par un pickpocket) et Edward (truand de haut vol habitué au faste). En tout cas ces dialogues dynamisent l’intrigue.
Stalner parvient à rendre crédible son histoire, et la rencontre entre deux types que tout oppose, mais qui tous les deux, pour des raisons différentes, cherchent un nouveau départ. La quasi complicité qui nait entre les deux hommes est aussi improbable que leur rencontre, mais ça fonctionne ici.
Le cynisme, le bagout et l’expérience d’Edward m’avait fait attendre quelque chose de plus « incroyable » pour le bouquet final de son plan, mais après tout là aussi ça reste possible, et tout se finit dans un calme apaisant, comme si les deux hommes refermaient une parenthèse.
Comme pour "Bertille et Bertille", Stalner n’use que diverses nuances de gris (nuances pas trop marquées d’ailleurs), agrémentées de quelques rares touches de rouge (plus rares ici). Son dessin très classique et réaliste, est vraiment très agréable en tout cas.
Une lecture très sympathique.
Note réelle 3,5/5.
Je découvre ce personnage qu'on pourrait imaginer tiré d'un roman, la biographie de Phoolan Devi, une femme au parcours hors norme. De son enfance à sa sortie de prison.
Un récit ancré dans une Inde où la caste de naissance joue un rôle majeur sur son avenir et si en plus vous êtes une fille, vous accumulez les difficultés dans ce monde patriarcal. Et Phoolan est de basse caste.
On va suivre le destin tragique de cette femme d'exception, elle sera mariée à onze ans et violée par son mari plus âgé de 20 ans. Le début d'une vie qui fera d'elle, après bien des péripéties, la Robin des bois de l'Inde et elle aura pour moteur la vengeance, les hommes qui lui ont fait du mal doivent payer.
Un récit violent qui met en avant la dimension humaine des personnages et qui retranscrit la rudesse de la vie dans cette Inde des années 70/80.
Une narration captivante qui n'occulte aucune des atrocités que Phoolan a dû endurer.
Je regrette seulement que l'album passe sous silence son parcours de députée.
Graphiquement, un trait lisible et expressif, du classique mais très efficace accompagné de très jolies couleurs.
Une lecture instructive que je recommande.
J’étais plus que circonspect lorsque j’ai appris que les éditions Dupuis tentaient de relancer Gaston Lagaffe. D’abord parce qu’à ma connaissance Franquin lui-même ne le souhaitait pas vraiment. Ensuite parce que, contrairement à Spirou, c’était vraiment une série « personnelle » (même si quelques potes comme Delporte l’avaient aidé pour « confectionner » quelques gags).
Mais bon, je me suis quand même fendu d’un achat dès sa sortie, « pour voir », et aussi parce que le gag publié par Delaf dans La Galerie des Gaffes était franchement bluffant. Ce gag est d’ailleurs repris dans cet album, et se révèle sans doute l’un des plus fidèles au style d’humour de Franquin. Celui-là pourrait sans doute tromper beaucoup de spécialistes du génial belge, pour la montée en tension et la chute, et aussi pour le dessin.
A propos du dessin justement, je dois dire que c’est là où Delaf réussit le plus son pari sur la durée. On peut certes déceler quelques raideurs, quelques petits détails un peu moins fluides, mais Delaf ne trahit clairement pas le modèle. Et se rapprocher à ce point du dessin de Franquin, c’est franchement épatant.
Pour le reste, Delaf a conservé tous les personnages de Franquin. Il les a d’ailleurs tous convoqués dès les premières pages, que ce soit les collègues/souffres douleur de bureau, Longtarin, De Mesmaeker ou les copains d’en face ou d’ailleurs, ses animaux hystériques, son attirail improbable (la boule de bowling, la boîte de Petite chimie amusante, le Gaston-latex, le tacot antédiluvien, etc.). Et sa vision très très personnelle du travail, ainsi que sa passion pour les inventions (aussi innovantes qu’inutiles et désastreuses au final). Le lecteur amateur de l’univers imaginé par Franquin n'est pas dépaysé. Delaf alterne avec Fantasio et Prunelle pour diriger/subir Gaston (usant donc des deux « périodes » – il les fait même apparaitre en même temps sur la fin). Il ajoute même Spirou, Spip et le Marsupilami sur quelques pages : cet empilement pas forcément utile est un peu artificiel je trouve, comme le sont les références appuyées au génie de Franquin.
Bon, ceci dit, reste la mécanique des gags, ultime défi à relever par Delaf. Et quel défi, tant « Gaston Lagaffe » est la série qui m’a fait le plus rire au cours des multiples relectures de cette série des plus cultes.
Si je dois faire le bilan de cette lecture, je dirais que c’est un album plutôt réussi, avec pas mal de gags drôles, la lecture est globalement très agréable.
Mais je trouve que la grande majorité des gags, même s’ils sont amusants, ne sont pas exactement sur la même longueur d’onde utilisée par Franquin en son temps. Il y a une rupture de ton par rapport au Gaston initial – même si cette rupture n’est pas énorme.
Delaf a changé aussi le format de Franquin sur la fin, avec une histoire longue (qu’un gag ponctue sur chaque fin de page). Hérésie ? Je ne sais pas. Je dirais plutôt que c'est une fausse bonne idée, car ça casse le rythme habituel et la force qu’avaient les gags de Franquin, qui arrivaient très vite, très fort, avant qu’on ne passe à autre chose.
Au final, c’est un album intéressant en lui-même. S’il ne trahit pas l’œuvre d’origine, il s’en écarte quand même, et se situe clairement en dessous de la création de Franquin.
Note réelle 3,5/5.
Je voulais poster l'avis sur "Fables" pour finir l'année avec cette série qui m'aura pris un temps incroyablement long à lire. C'est qu'il faut se les manger, les dix volumes de l'intégrale qui s'étalent sur près d'un millier de pages !
Je ne peux pas vraiment faire de critique de cette Bd sans parler de Sandman et de Transmetropolitan, deux autres séries fleuves de la collection Vertigo que j'ai eu l'occasion de lire. Et je dois noter que des trois séries, c'est bien "Fables" qui parait la plus faible. Si je dis cela, c'est que la série a une conclusion particulièrement étrange, sorte de fin hâtive qui ne ferme pas tout. Cette fin, qui reste bien en tête par rapport au reste du récit, donne une tonalité assez amère à la série, puisque nous restons dessus, mais elle ne doit pas non plus nous faire oublier les qualités de celle-ci. Essayons d'être objectif !
La grande force des séries fleuves dans ce genre, c'est la multiplicité de personnages qui se croisent, permettant de raconter moult histoires à travers moult interactions. C'est bien sur le cas ici, avec Blanche, Bigby, Pinocchio, Blue boy, le roi Cole, etc ... Chacun a un caractère facilement identifiable, des interactions dynamiques qui enrichissent l'ensemble. Le souci ne vient pas de là, mais de l'histoire en elle-même. Si j'ai beaucoup apprécié la première partie, une histoire de fuite face à un empire, l'arrivée de l'ennemi et la guerre de Fableville, c'est pour son rythme. L'ensemble est agrémenté de nombreuses histoires flashback, c'est agréable, on voit comment ça va évoluer.
Mais tout à coup, l'empire est défait et la suite arrive. Très bien, et ? Eh bien … Je pense que l'auteur ne savait pas vraiment. On a une trame autour de la famille de Bigby, une trame autour de Blanche et quelques petites histoires parallèle. Le tout semble se construire progressivement mais la moitié ne sera jamais réellement conclu. J'ai regretté les choix de l'auteur, mais je pense qu'il n'a pas eu l'ingéniosité pour relancer sa série après la première phase. Dommage, l'animosité Blanche-Rose aurait pu servir de lien mais elle apparait bien trop tard.
Le tout se finit sur une fin de Fableville trop rapide à mon goût, de nombreux personnages meurent en deux cases sans que l'on ne s'en émeuve, d'autres disparaissent presque complètement du récit. Les choix sont malheureux, je trouve.
Mais l'ensemble reste de bonne facture. C'est le genre de lecture fleuve qu'on apprécie dans le temps, retrouvant des personnages au fur et à mesure dans un univers qui se construit, se développe et se révèle. J'ai une sympathie pour une bonne partie du récit et je veux rester sur cette note positive dans ma critique, même si la fin m'a franchement déplu. Et même déçu, je dirais.
Donc voila, Fables n'est pas la meilleure série de comics que j'ai lue, loin s'en faut, elle n'arrive pas à atteindre les sommets de Sandman par exemple, mais sait distraire et divertir son public. Et ça, ça me suffit déjà assez pour mettre une bonne note !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
X-Force - Sexe + violence
Un petit plaisir coupable cet album, pas bien profond mais plutôt réussi dans le genre. Du comics de super-héros qui dénote un peu dans la production Marvel, le fond reste le même mais la forme diffère légèrement. Ici ça se veut plus « adulte » dans le rendu, il y a des morts (beaucoup), du sang et un poil de sexe. Le scénario est léger (voir trop), il laisse la part belle à de nombreuses scènes de baston, ça m’a amusé de voir qu’il était deux scénaristes !! Malgré tout, ça reste agréable à lire, une histoire anecdotique mais relativement bien construite et surtout bien dessinée. En fait c’est là l’attrait principal de l’œuvre, le graphisme somptueux et le ton qui change de la production classique des X-men. On va pas se mentir c’est basique et bourrin mais tout à fait recommandable pour les amateurs d’action. J’aime bien le personnage de Domino et le tout est rehaussé par quelques pointes d’humour de notre héroïne (Razorfist, le montant du pactole …). J’ai trouvé les personnages bien traités, qui tout comme le lecteur, succombent à leurs pulsions. 3,5
Fables - 1001 Nuits de Neige
J'avais lu l'album il y a quelques temps mais j'ai eu l'occasion de le relire puisque l'intégrale de Fables le contient désormais. Et j'ai eu un bon moment de lecture à nouveau en relisant ces différentes histoires, qui sont franchement disparates mais très agréables à lire ! Reprenant la trame des milles une nuits, la narratrice va raconter plusieurs histoires en lien avec le comics Fables (même si celui-ci peut être lu indépendamment) et donne quelques explications sur les personnages : d'où ils viennent, leurs histoires préalables, etc … Ce qui m'a étonné, c'est que j'en avais un souvenir plus optimiste. Au final, c'est surtout sombre dans bien des cas : l'histoire de Gobe-Mouche est dramatique, celle sur la sirène ne se finit pas vraiment bien, l'histoire de Blanche-Neige est tout de même sordide… C'est cruel et glauque par moment, mais heureusement il y a aussi des histoires plus légères comme celles des tourtes de Noël. L'un des intérêts de la BD est aussi, et clairement, le fait que chacune soit dessinée par une autre personne. C'est un mélange de genre assez disparate, chaque auteur ayant une patte personnelle qui colle assez bien au ton du récit. L'ensemble est éclectique mais intéressant, les visuels changeants accrochent l'œil et j'ai beaucoup apprécié certains dessinateurs. Pour ma part, c'est une bonne BD qui contient des histoires surprenantes et sympathiques, souvent jouant sur les codes des contes classiques, et une très bonne introduction à l'univers de Fables. Pour ceux qui le connaissent déjà, c'est aussi une bonne plongée dans les débuts de personnages que l'on connait déjà, et c'est très agréable d'y retourner quelques temps.
L'Esprit de Warren
J'ai acheté cette série que je voulais lire depuis un long moment et j'ai été étonné comme rarement en lisant les différents volumes. Ça, pour du polar, c'est du bon polar ! La série est surprenante et c'est son plus gros point fort : je n'avais aucune idée de l’endroit où la série voulait m'emmener alors que les tomes défilaient. Commençant comme une reprise de Charles Manson, nous parlons rapidement d'amérindiens et de la question de la nation indienne, puis le tout parle également de cinéma et de la célébrité, entrecoupé de réflexions sur l'identité. Dis comme ça, on aurait une impression de fourre-tout qui n'a pas vraiment de sens, mais je n'ai jamais eu l'impression que l'histoire était forcée, ni dans ses thématiques ni dans son histoire. Si quelques facilités existent dans le scénario, j'ai surtout trouvé que l'ensemble se tenait et était cohérent. Il y a une vraie enquête qui est passionnante et la personnalité de ce Warren est mystérieuse jusqu'au bout. J'ai trouvé les critiques justes, les différents aspects de l'histoire parfaitement bien imbriquées et l'ensemble maitrisé dans sa narration. C'est une histoire qui m'a entrainée, avec beaucoup de noirceur que je n'attendais pas d'un tel récit, et une conclusion parfaite : ni heureuse ni malheureuse, elle permets de remettre tout en perspective et de se reposer des questions. C'est surtout ce que j'ai vu sur la lecture : les questionnements soulevés par les gestes de chacun et ce que cela développe. La question de l'appropriation culturelle, de l'impact de l'art, des combats politiques, du fanatisme mais aussi l'identité de chacun et la construction de celle-ci. Je pense que même en connaissant la fin, le déroulé est suffisamment riche de sens et de proposition pour redonner gout à une lecture. C'est le genre de BD que je pense relire pour en tirer de nouveau des réflexions.
Et à la fin, ils meurent
Depuis La Fille dans l'écran je suis assidument Lou Lubie et ses publications, qui m'intéressent toutes autant qu'elles soient et même si Lou Lubie explore divers sujets toujours différents. Son talent de vulgarisation m'avait captivé dans Goupil ou face, mais elle fait encore plus fort avec cet album, que j'ai lu juste après avoir fini Fables et qui porte sur la même thématique : les contes de fées. J'ai personnellement un grand attrait pour les contes (la plupart sans fée) et j'ai beaucoup de vieux recueils à la maison. J'aime les contes paysans, les contes paillards, les contes merveilleux etc ... Mais pour autant, j'ai rarement vu de Disney, la plupart des grands classiques m'étant inconnu. J'ai souvent une vision décalée de la plupart des gens sur les contes, nourris plus à la Petite sirène de Andersen qu'a son adaptation. Si je digresse autant sur moi, c'est que j'ai retrouvé dans cet ouvrage la synthèse parfaite de ce que j'ai découvert avec le temps : comment Disney a façonné un imaginaire et l'a cloisonné à ses propres représentations, comment les contes évoluent et sont représentatifs de la société (et du conteur), mais aussi ce qu'ils contiennent, pourquoi ils sont si important pour nous. Là où la BD est géniale, c'est qu'on a en permanence des présentations de contes (parfois des différentes versions) puis des considérations et commentaires entre. On aura un aperçu historique, psychologique (et les critiques qu'on peut émettre dessus d'ailleurs), sociale, sociétale de toute la richesse des contes. Pour ma part, j'en connaissais déjà une partie mais je suis ravi de voir cette mise en lumière d'une façon aussi simple et efficace. Lou Lubie a un dessin qui convient à merveille à la vulgarisation dans ce style. C'est clair, lisible et extrèmement bien mis en scène. L'humour fait mouche autant dans les dialogues que dans les mises en scène. Ce que j'apprécie encore plus et m'a fait discerner le coup de cœur, c'est l'édition du bouzin qui est sublime : la tranche dorée, la couverture épaisse qui donne l'impression de ressortir un vieux livre de contes de fées perdus dans la bibliothèque de grand-mère. Une édition qui attire l’œil et vaut franchement le détour. C'est un très bel objet qu'on a envie d'avoir, et c'est pour cela que je l'ai glissé dans mon calendrier de l'avent. Un achat que je ne regrette pas ! Pour ma part, je suis toujours aussi content de lire des BD de Lou Lubie et Comme un oiseau dans un bocal — Portraits de surdoués m'attends sur ma pile à lire. Une auteure que je recommande !
Richard
Note : 3,5/5 Dans les aventures de Lapinot, Richard est un personnage moteur essentiel au récit et à l'ambiance, mais il est aussi rendu suffisamment agaçant pour n'avoir pas été trop motivé à lire cette série sur lui seul avant de tomber sur les albums chez des amis. S'agissant de pattes de mouche, ils se lisent vite mais je suis sorti de chacun d'eux avec le sourire. Richard y est moins exubérant mais il garde toujours son côté piquant et gentiment agaçant. C'est surtout sa grande capacité à mettre les choses du quotidien en perspective qui fait ici sa force : ne se laissant jamais faire par les conventions, il joue (volontairement ou non) les idiots pour renverser les situations et mettre ses interlocuteurs mal à l'aise face à l'évidence mêlée de naïveté et d'espièglerie de ses arguments. Cela donne lieu à des dialogues et des situations très drôles et en même temps suffisamment intelligente pour faire un peu réfléchir. Là où je n'arrive pas à me satisfaire pleinement de cette série, c'est à cause du format si petit des albums Patte de Mouche : j'ai besoin de plus de consistance, d'une lecture pour longue pour me satisfaire. Mais comme j'ai pu lire les différents albums dans la foulée, je me dis que plusieurs de ces histoires regroupées dans un plus gros album au format 48cc, et peut-être colorisées par Brigitte Findakly au passage, ça me plairait beaucoup.
Valérian - Shingouzlooz.Inc
Note réelle : 3,5/5 Alors qu'il m'avait attiré dès sa sortie, ce n'est que 6 ans plus tard que j'ai enfin lu cet album. J'aime la série Valérian, j'aime les scénarios de Lupano, j'aime le dessin de Lauffray : tout était fait pour me plaire ici. Et effectivement, je suis très vite entré dans cette histoire. Le graphisme de Lauffray y est moins impressionnant que dans ses séries les plus marquantes, mais il s'est très bien approprié l'univers de l'agent spatio-temporel et on croirait souvent lire une version simplement un peu plus réaliste des planches de Mézières. C'est chouette à lire et à regarder. L'histoire aussi est sympa. La côté couillon de Valérian lui-même est un peu trop appuyé mais ses aventures et celles en parallèle d'une Laureline très fidèle à son personnage sont prenantes et amusantes, comme dans un bon album de la série originelle. Sur la grande majorité de l'album, j'ai pris un réel plaisir à lire cet album, mais j'ai hélas été un peu déçu par les toutes dernières pages qui m'ont paru un peu plus embrouillées : il y a différents développements de la conclusion que je n'ai pas bien saisis et que j'ai trouvés superflus. C'est ce qui m'empêche de réellement considérer l'album comme franchement bien et qui mitige un peu mon avis. Mais pour le reste, c'est très sympa.
13h17 dans la vie de Jonathan Lassiter
C’est une sorte d’hommage au polar noir, tout en n’étant ni très poisseux ni hard-boiled. L’intrigue en tout cas est assez rythmée, sans pour autant que cela pétarade à tout va. Idem pour les dialogues. J’ai un temps cru à des joutes à la Audiard. Mais en fait non, malgré quelques petits échanges entre Jonathan Lassiter (assureur à la vie rangée voire minable, viré de son boulot, larguée par sa copine, dépouillé par un pickpocket) et Edward (truand de haut vol habitué au faste). En tout cas ces dialogues dynamisent l’intrigue. Stalner parvient à rendre crédible son histoire, et la rencontre entre deux types que tout oppose, mais qui tous les deux, pour des raisons différentes, cherchent un nouveau départ. La quasi complicité qui nait entre les deux hommes est aussi improbable que leur rencontre, mais ça fonctionne ici. Le cynisme, le bagout et l’expérience d’Edward m’avait fait attendre quelque chose de plus « incroyable » pour le bouquet final de son plan, mais après tout là aussi ça reste possible, et tout se finit dans un calme apaisant, comme si les deux hommes refermaient une parenthèse. Comme pour "Bertille et Bertille", Stalner n’use que diverses nuances de gris (nuances pas trop marquées d’ailleurs), agrémentées de quelques rares touches de rouge (plus rares ici). Son dessin très classique et réaliste, est vraiment très agréable en tout cas. Une lecture très sympathique. Note réelle 3,5/5.
Phoolan Devi, reine des bandits
Je découvre ce personnage qu'on pourrait imaginer tiré d'un roman, la biographie de Phoolan Devi, une femme au parcours hors norme. De son enfance à sa sortie de prison. Un récit ancré dans une Inde où la caste de naissance joue un rôle majeur sur son avenir et si en plus vous êtes une fille, vous accumulez les difficultés dans ce monde patriarcal. Et Phoolan est de basse caste. On va suivre le destin tragique de cette femme d'exception, elle sera mariée à onze ans et violée par son mari plus âgé de 20 ans. Le début d'une vie qui fera d'elle, après bien des péripéties, la Robin des bois de l'Inde et elle aura pour moteur la vengeance, les hommes qui lui ont fait du mal doivent payer. Un récit violent qui met en avant la dimension humaine des personnages et qui retranscrit la rudesse de la vie dans cette Inde des années 70/80. Une narration captivante qui n'occulte aucune des atrocités que Phoolan a dû endurer. Je regrette seulement que l'album passe sous silence son parcours de députée. Graphiquement, un trait lisible et expressif, du classique mais très efficace accompagné de très jolies couleurs. Une lecture instructive que je recommande.
Gaston Lagaffe (Delaf d'après Franquin)
J’étais plus que circonspect lorsque j’ai appris que les éditions Dupuis tentaient de relancer Gaston Lagaffe. D’abord parce qu’à ma connaissance Franquin lui-même ne le souhaitait pas vraiment. Ensuite parce que, contrairement à Spirou, c’était vraiment une série « personnelle » (même si quelques potes comme Delporte l’avaient aidé pour « confectionner » quelques gags). Mais bon, je me suis quand même fendu d’un achat dès sa sortie, « pour voir », et aussi parce que le gag publié par Delaf dans La Galerie des Gaffes était franchement bluffant. Ce gag est d’ailleurs repris dans cet album, et se révèle sans doute l’un des plus fidèles au style d’humour de Franquin. Celui-là pourrait sans doute tromper beaucoup de spécialistes du génial belge, pour la montée en tension et la chute, et aussi pour le dessin. A propos du dessin justement, je dois dire que c’est là où Delaf réussit le plus son pari sur la durée. On peut certes déceler quelques raideurs, quelques petits détails un peu moins fluides, mais Delaf ne trahit clairement pas le modèle. Et se rapprocher à ce point du dessin de Franquin, c’est franchement épatant. Pour le reste, Delaf a conservé tous les personnages de Franquin. Il les a d’ailleurs tous convoqués dès les premières pages, que ce soit les collègues/souffres douleur de bureau, Longtarin, De Mesmaeker ou les copains d’en face ou d’ailleurs, ses animaux hystériques, son attirail improbable (la boule de bowling, la boîte de Petite chimie amusante, le Gaston-latex, le tacot antédiluvien, etc.). Et sa vision très très personnelle du travail, ainsi que sa passion pour les inventions (aussi innovantes qu’inutiles et désastreuses au final). Le lecteur amateur de l’univers imaginé par Franquin n'est pas dépaysé. Delaf alterne avec Fantasio et Prunelle pour diriger/subir Gaston (usant donc des deux « périodes » – il les fait même apparaitre en même temps sur la fin). Il ajoute même Spirou, Spip et le Marsupilami sur quelques pages : cet empilement pas forcément utile est un peu artificiel je trouve, comme le sont les références appuyées au génie de Franquin. Bon, ceci dit, reste la mécanique des gags, ultime défi à relever par Delaf. Et quel défi, tant « Gaston Lagaffe » est la série qui m’a fait le plus rire au cours des multiples relectures de cette série des plus cultes. Si je dois faire le bilan de cette lecture, je dirais que c’est un album plutôt réussi, avec pas mal de gags drôles, la lecture est globalement très agréable. Mais je trouve que la grande majorité des gags, même s’ils sont amusants, ne sont pas exactement sur la même longueur d’onde utilisée par Franquin en son temps. Il y a une rupture de ton par rapport au Gaston initial – même si cette rupture n’est pas énorme. Delaf a changé aussi le format de Franquin sur la fin, avec une histoire longue (qu’un gag ponctue sur chaque fin de page). Hérésie ? Je ne sais pas. Je dirais plutôt que c'est une fausse bonne idée, car ça casse le rythme habituel et la force qu’avaient les gags de Franquin, qui arrivaient très vite, très fort, avant qu’on ne passe à autre chose. Au final, c’est un album intéressant en lui-même. S’il ne trahit pas l’œuvre d’origine, il s’en écarte quand même, et se situe clairement en dessous de la création de Franquin. Note réelle 3,5/5.
Fables
Je voulais poster l'avis sur "Fables" pour finir l'année avec cette série qui m'aura pris un temps incroyablement long à lire. C'est qu'il faut se les manger, les dix volumes de l'intégrale qui s'étalent sur près d'un millier de pages ! Je ne peux pas vraiment faire de critique de cette Bd sans parler de Sandman et de Transmetropolitan, deux autres séries fleuves de la collection Vertigo que j'ai eu l'occasion de lire. Et je dois noter que des trois séries, c'est bien "Fables" qui parait la plus faible. Si je dis cela, c'est que la série a une conclusion particulièrement étrange, sorte de fin hâtive qui ne ferme pas tout. Cette fin, qui reste bien en tête par rapport au reste du récit, donne une tonalité assez amère à la série, puisque nous restons dessus, mais elle ne doit pas non plus nous faire oublier les qualités de celle-ci. Essayons d'être objectif ! La grande force des séries fleuves dans ce genre, c'est la multiplicité de personnages qui se croisent, permettant de raconter moult histoires à travers moult interactions. C'est bien sur le cas ici, avec Blanche, Bigby, Pinocchio, Blue boy, le roi Cole, etc ... Chacun a un caractère facilement identifiable, des interactions dynamiques qui enrichissent l'ensemble. Le souci ne vient pas de là, mais de l'histoire en elle-même. Si j'ai beaucoup apprécié la première partie, une histoire de fuite face à un empire, l'arrivée de l'ennemi et la guerre de Fableville, c'est pour son rythme. L'ensemble est agrémenté de nombreuses histoires flashback, c'est agréable, on voit comment ça va évoluer. Mais tout à coup, l'empire est défait et la suite arrive. Très bien, et ? Eh bien … Je pense que l'auteur ne savait pas vraiment. On a une trame autour de la famille de Bigby, une trame autour de Blanche et quelques petites histoires parallèle. Le tout semble se construire progressivement mais la moitié ne sera jamais réellement conclu. J'ai regretté les choix de l'auteur, mais je pense qu'il n'a pas eu l'ingéniosité pour relancer sa série après la première phase. Dommage, l'animosité Blanche-Rose aurait pu servir de lien mais elle apparait bien trop tard. Le tout se finit sur une fin de Fableville trop rapide à mon goût, de nombreux personnages meurent en deux cases sans que l'on ne s'en émeuve, d'autres disparaissent presque complètement du récit. Les choix sont malheureux, je trouve. Mais l'ensemble reste de bonne facture. C'est le genre de lecture fleuve qu'on apprécie dans le temps, retrouvant des personnages au fur et à mesure dans un univers qui se construit, se développe et se révèle. J'ai une sympathie pour une bonne partie du récit et je veux rester sur cette note positive dans ma critique, même si la fin m'a franchement déplu. Et même déçu, je dirais. Donc voila, Fables n'est pas la meilleure série de comics que j'ai lue, loin s'en faut, elle n'arrive pas à atteindre les sommets de Sandman par exemple, mais sait distraire et divertir son public. Et ça, ça me suffit déjà assez pour mettre une bonne note !