Valérian - Shingouzlooz.Inc

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 7 avis)

À la suite d'une malencontreuse partie de cartes, les shingouz perdent la propriété de leur société, La Shingouzlouz.Inc. Or il se trouve que cette société, à cause d'une approximation dans l'interprétation des lois intergalactiques, est détentrice de la Terre ! Valérian – par ailleurs très préoccupé par sa future retraite d'agent spatio-temporel – et Laureline doivent rattraper cette bourde et convaincre le nouveau propriétaire, un certain Sha-Oo, « l'Assoifeur de monde », de la restituer à Galaxity.


À la suite d'une malencontreuse partie de cartes, les shingouz perdent la propriété de leur société, La Shingouzlouz.Inc. Or il se trouve que cette société, à cause d'une approximation dans l'interprétation des lois intergalactiques, est détentrice de la Terre ! Valérian – par ailleurs très préoccupé par sa future retraite d'agent spatio-temporel – et Laureline doivent rattraper cette bourde et convaincre le nouveau propriétaire, un certain Sha-Oo, « l'Assoifeur de monde », de la restituer à Galaxity.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Septembre 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Valérian - Shingouzlooz.Inc
Les notes (7)
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14/10/2017 | Bouriket
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Personnellement, je n'ai lu qu'une dizaine de tomes de Valérian. J'avais trouvé la série sympathique et qu'elle avait des qualités, mais sans plus. Elle ne fait pas partie de mon panthéon personnel contrairement à plein d'autres lecteurs de BD et je n'ai vraiment pas envie de lire les tomes que je n'ai pas lus parce que je me suis arrêté à peu près où plusieurs fans trouvent que la série commence à décliner. J'ai trouvé dans ce one-shot ce que j'ai bien aimé dans la série mère : un bon dessin, un mélange d'aventure et d'humour, des bonnes idées et la belle Laureline ! Voila seulement si je trouve qu'il y a des choses intéressantes dans ce récit et qu'il y a des retournements de situations bien pensés, je n'ai pas réussi à trouver l'histoire passionnante. Cela se lit bien et ça fait bien passer le temps, mais ce n'est pas un truc que j'aurais envie de lire plusieurs fois. En gros, pour moi c'est un bon divertissement qui ne me semble pas exceptionnel malgré des qualités. Comme la série-mère en somme !

29/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Contrairement à « Valérian - L'Armure du Jakolass », cet album respecte scrupuleusement l’esprit de la série mère… et c’est un peu là où elle pêche, à mes yeux. Comprenons-nous bien : si les deux auteurs décidaient de reprendre Valérian, ce ‘premier’ tome serait une belle promesse pour l’avenir. Mais ici, nous sommes dans le cadre d’un hommage. Et dans ce cadre, j’attends que la vision des auteurs soit un peu décalée par rapport à ce que la série nous a déjà proposé dans le passé. Donc, voilà, pour moi, « Valérian - Shingouzlooz.Inc » est un bon album de Valérian. Facile à lire, rythmé, très bien dessiné, offrant ce qu’il faut d’exotisme, d’aventure et d’humour pour s’inscrire pleinement dans la continuité de la série, cet album séduira un large public. Il est certes un peu prévisible mais … Mais ce n’est pas vraiment ce que j’attends d’un album ‘hommage’, les auteurs n’ayant à mes yeux pas assez apporté de leur propre univers pour sortir la série originale de ses repères. Je suis donc un peu déçu… alors que j’aurais été charmé s’il s’était agi d’une reprise de la série originelle.

27/02/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Valérian ne faisait pas partie de mes lectures ou héros préféré de bd. C’est ainsi et on pourrait le regretter mais au vu du flop récent monumental du film de Luc Besson au cinéma, on se dit qu’il ne fait pas l’unanimité comme Tintin ou Astérix, pas de regret par conséquence. J’ai rien loupé. Bien sûr, la mode actuelle est de surfer sur la vague des bd d’antan et de reprendre en ajoutant une touche moderne sans rien trahir le travail accompli à l’origine. Entre Achille Talon, Spirou ou Michel Vaillant ou encore Bob Morane, voici Valérian et sa partenaire Laureline qui sont retouchés. Sur le récit, j’ai trouvé que Valérian faisait du surplace en réparant une machine alors que l’aventure était plutôt réservée à la délicieuse Laureline. C’est un choix audacieux que de l’avoir laissé sur la touche d’autant qu’il se passe quand même des choses assez marrantes. Quelle revanche quand même alors que ce personnage secondaire aurait dû disparaitre après le premier épisode et qu’il a fallu une réaction des lecteurs du journal Pilote pour la sauver. C’est dire sur le sexisme qui régnait en maître sur la bd. Mais bon. Il y a certes une touche d’humour et de modernité car on n’aurait jamais parlé des RTT du temps de Christin et Mézières. Le dessin colle bien à cet univers particulier où il y a tout de même de bonnes trouvailles. On passe un agréable moment de lecture et le peuple n’en veut pas plus (sauf qu’au cinéma, cela ne prend pas). Il y a également des thèmes d’actualité comme l’argent caché dans les paradis fiscaux qui font d’ailleurs la Une de tous les quotidiens de la planète à l’occasion des "Paradise Papers". Visionnaire comme œuvre !

06/11/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

J'ai ri les filles et les gars. Si on m'avait dit un jour que je me marrerais sur un "Valérian " je ne l'aurais pas cru. Ce sont les albums de messieurs Christin et Mezière qui ont participé de ma culture de bédéphile et particulièrement dans le domaine de la SF. J'en vois qui se marrent mais il faut bien commencer par quelque chose. Si je me laissais transporter par nos deux héros en des terres inconnues, par contre il est vrai que la grosse marrade, la poilade n'étaient pas l'atout principal de la série mère. Aussi quelle bonne idée d'avoir donné les clefs de la boutique à W. Lupano. En d'autres occasions, qu'il n'est pas besoin de rappeler ici, il a su nous faire sinon rire du moins sourire plus que de raison. Si vous avez lu d'autres de mes avis vous comprendrez aisément que pour moi il n'est nul besoin de m’appesantir sur le travail de M.Lauffray, j'attends juste de le voir un de ces jours dessiner une véritable histoire de SF. Les deux premières pages du présent album parlent d'elles mêmes. J'en redemande.

21/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Mises à part diverses anecdotes et les inspirations qu’elle a suscitées, je n’ai jamais lu Valérian et n’en connais que le film écrit et réalisé par Luc Besson. Cela m’a au moins permis de juger l’album en lui-même sans avoir besoin de me référer sans cesse au matériau d’origine en cherchant les points de divergences, ce que j’aurai trouvé mieux ou moins bon. N’y allons pas par quatre chemins, je me suis beaucoup amusé. Je m’attendais à un space opera ou du moins à ce que le gros du récit soit tourné vers le space opera, j’ai lu une bd humoristique sur fond de SF. C’est une histoire d’imbroglio juridique où les shingouz ont encore merdé. Cette clique de créatures gaffeuses qui ne manquent pas de malice pour arnaquer le chaland, que je trouvais déjà extrêmement sympathiques dans le film, s’est retrouvée par un heureux hasard en possession de la planète Terre avant que la roue de la fortune ne tourne et que les droits de propriétés ne tombent entre les mains d’un autre charognard boursicoteur. Cette idée de capitalisme étendue et jusqu’au boutisme dans la SF m’a toujours fait sourire quand elle est traitée avec un humour ironique ou absurde comme ici. Une idée selon laquelle on puisse jouer en bourse de façon tout à fait légale avec des planètes et leurs ressources naturelles (ceux qui ont vu Oblivion, H2G2...), en négligeant la vie des créatures autochtones rangées dans la colonne des dégâts collatéraux. On touche à l’humour d’un Terry Gilliam dans Brazil et de façon plus similaire le film Jupiter Ascending, où l’héroïne interprétée par Mila Kunis se retrouve propriétaire d’un amas de planètes dont la Terre mais doit en passer par l’administration et ses longues files et heures d’attente pour valider ses titres de propriété. La drôlerie de la situation n’en est pas moins alarmante car on parle de choses virtuelles qui ont des conséquences graves sur le réel lorsqu’elles échappent à tout contrôle. Heureusement qu’il y a donc Valérian et Laureline nos deux super agents spatio-temporel pour tenter de résoudre ce schmilblick. Le premier tente de harponner un gros poisson de la finance, au sens propre comme au figuré (l’humour de Lupano encore une fois se fait pinçant à propos des paradis fiscaux), tandis que la seconde apporte la touche d’action qu’on est en droit d’attendre. D’ailleurs même si je n’ai pas trop apprécié la différence de traitement entre les protagonistes, Valérian passant pour un gros bêta la majorité du temps, la manière dont Laureline est mise en avant m’a bien plu en revanche. C’est elle qui prend les devants et monte au front tandis que c’est le héros masculin qui reste en arrière pour une fois. Les auteurs s’en tirent proprement avec un scénario qui ne s’emmêle pas les fils dans le piège du paradoxe temporel qui donne lieu à des incohérences qui ont tendance à me faire griller un fusible. Non ça se tient, c’est cohérent, sans gras rajouté, j’ai eu un peu peur que ce « petit cri de Higgs » n’aboutisse à rien mais on devrait toujours se rappeler du principe du fusil de Tchekhov. Cela se conclu sur un running gag des repris de justice shingouz, toujours dans les mauvais comme les bons coups (sans spoiler, est-ce volontaire de la part des auteurs ou non, j’ai ri comme une baleine sur la façon dont ils se foutent de Prometheus). Une histoire riche en péripéties pour un stand alone servi par des graphismes qualité full HD. Mathieu Lauffray apporte sa science des grands décors en pleine ou double page, il sait varier les registres entre mimiques comiques du quatuor Valérian / Shingouz, et partie musclée chaud patate avec Laureline qui se traîne monsieur Albert (MDR la 4L spatio-temporelle ! ça vaut bien la cabine téléphonique du Docteur Who). Il y a quelques pages gratuites sur Laureline qui se fait tour à tour figure féministe et icône/objet/bombe sexuelle (c’est Red Sonja en gros plan ? ), du bonbon pour les yeux. Peu importe si c’est du pur fan service, j’ai tout pris sans déplaisir : du mania de l’eau Sha-Oo inspiré par le ventripotent baron Harkonnen du cycle de Dune, au « Yoda shingouz » (big up du dessinateur qui se rappelle ses jeunes années où il illustrait les comics Star Wars pour l’éditeur Dark Horse ? Ou gentil retour de bâton à l’encontre de G. Lucas qui ne s’était pas gêné pour pomper ses idées chez Christin et Mézières tel un vil marsouin cosmique ? ). On pourrait juste lui reprocher de recycler les mêmes figures pour ses personnages : Valérian ayant la même tête que John Silver / Jack Stanton, et Vivan Hasting / Laureen pour Laureline. Mission accomplie donc. Agents Valérian et Laureline au rapport, monsieur !

14/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Depuis mon avis sur le Larcenet, j'ai lu une bonne partie de la série d'origine, et j'avise donc un nouvel album dans lequel elle est revisitée. Plus que d'une série, cela ressemble plutôt à des one-shot hommage. Enfin bon. Là où Larcenet jouait essentiellement sur un humour parodique, avec son dessin caractéristique, le duo Lupano/Lauffray joue sur d'autres registres. Le dessin de Lauffray est très différent, et très bon: il se lâche d'ailleurs sur les formes de Laureline (déjà une des plus belles femmes du 9ème art): il est du coup plus proche du trait de Mézières que ne l'était Larcenet, et reste plus sur la réserve que dans ses collaboration avec Dorison. Si Lupano joue aussi l'humour, c'est de façon moins tranchée que Larcenet aussi, avec évidement l'utilisation de personnages qui apportaient déjà cette touche d'humour de mauvaise fois, à savoir les Shingouz. La lecture de cet album est sympa, même si j'attendais sans doute davantage de ce duo, en particulier de Lupano. Si certains passages sont vraiment réussis, j'ai presque préféré la version de Larcenet. Mais les deux albums sont bien fichus, et peuvent plaire même à ceux qui n'ont pas connu la série mère (et/ou qui comme moi ne verrons pas la version médiatisée de Besson). Note réelle 3,5/5

14/10/2017 (modifier)
Par Bouriket
Note: 4/5
L'avatar du posteur Bouriket

Autant le dire tout de suite, je n'avais jamais entendu parler de Valérian avant le battage fait autour du film de Besson que, par ailleurs, je ne suis pas allé voir. J'ai donc abordé ce one-shot sans connaissance ni a priori sur les personnage et le potentiel de l'histoire, attiré par le duo d'auteurs aux commandes. Je me suis régalé. Wilfrid Lupano nous offre un scénario délirant, dans lequel Valérian et Laureline vont tomber de Charybde en Scylla galactique, bien aidé en cela par leurs amis les Shingouz. L'action rebondit perpétuellement, c'est drôle, vif et surprenant. Mathieu Lauffray est fidèle à lui-même, avec un trait des plus dynamique, toujours très vivant, même si cette parodie est probablement moins propice au grandiose que d'autres séries (Long John Silver pour n'en citer qu'une). J'ai sans doute manqué quelques références, mais cela n'est absolument pas gênant et ne gâche en rien le plaisir ressenti à la lecture de cet opus. Mon seul regret étant qu'il n'appelle pas de suite. Je recommande fortement la lecture. Sur le tome de Larcenet L’album souffre de la comparaison avec le suivant (que j’ai lu avant donc). C’est un pastiche sympathique mais le trait un peu gras et caricatural de Larcenet ne flatte pas autant mes rétines que celui de Lauffray. Idem pour l’humour qui est un peu plus lourd. Bref, deux albums, deux style différents. J’en ai trouvé un génial et l’autre seulement sympathique. En dessous, même si très correct pour ce genre de reprise.

14/10/2017 (modifier)