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La Fille dans l'écran

Note: 3.73/5
(3.73/5 pour 11 avis)

Coline, 22 ans vit en France et souffre de troubles anxieux qui l'ont isolée du monde. Hébergée à la campagne chez ses grands-parents, elle rêve de devenir illustratrice. Ses recherches d'inspiration la conduisent à contacter Marley, une photographe installée à Montréal.


Gays et lesbiennes Hébergé chez ses grands-parents La BD au féminin Les prix lecteurs BDTheque 2019

Deux filles que tout opposent, prennent contact sur internet pour ensuite faire connaissance dans la « vraie vie ». Elles seront submergées par des sentiments troublants. Coline, 22 ans vit en France et souffre de troubles anxieux qui l'ont isolée du monde. Hébergée à la campagne chez ses grands-parents, elle rêve de devenir illustratrice. Ses recherches d'inspiration la conduisent à contacter Marley, une photographe installée à Montréal. De son côté, Marley, 28 ans vit au Québec a abandonné sa passion pour la photo pour se laisser porter par sa vie montréalaise trépidante. Elle a un job alimentaire, un amoureux québécois et un quotidien rythmé par des sorties. Les messages de Coline vont réveiller en elle un réel besoin d'authenticité. Coline et Marley vont tisser un lien capable de surmonter la distance et le décalage horaire et qui se révèlera de plus en plus dense jusqu’à la rencontre en France …

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Fille dans l'écran © Marabout 2019

16/01/2019 | gruizzli
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L'avatar du posteur Noirdésir

Une histoire d’amour simple, presque gentille, mais sans être niaiseuse, voilà pour le résumé de l’intrigue, qui voit deux jeunes femmes se rencontrer par hasard sur le net, commencer à nouer une relation à distance (l’une vit en France, l’autre au Canada), pour finir par tomber folle amoureuses l’une de l’autre. Les deux autrices se sont partagées le travail, et sont assez complémentaires (au niveau du dessin, mais aussi du ton employé), et l’histoire se laisse lire agréablement. Mais elle m’a moins marqué que la plupart des lecteurs précédents. D’abord parce qu’il y a des longueurs. Ensuite parce que c’est très linéaire, on sent, on sait dès les premières pages comment cela va finir, et ce manque de surprise accentue ces longueurs évoquées précédemment. Une histoire sympa, sans plus pour moi, qui manque d’aspérités. Mais je conçois que d’autres y trouvent davantage leur compte.

22/04/2022 (modifier)
L'avatar du posteur gaspardfait

J'ai lu cette BD car j'avais adoré Goupil ou face de Lou Lubie. Encore un gros coup de cœur pour moi ! On commence la BD en connaissant presque déjà la conclusion de l'histoire, la couverture étant assez explicite, donc ça n'est finalement pas tant le dénouement qui est intrigant, mais le parcours qui mènent les deux protagonistes à se rencontrer. On s'attache instantanément aux deux personnages, qu'on a envie de voir sortir de leurs routines et de leurs brides, pour enfin s'épanouir. Le concept de la BD est que les histoires des deux personnages sont racontées en même temps; l'une en France, l'autre au Québec; l'une sur les pages de gauche, l'autre sur les pages de droite. Chaque personnage est dessinée par une auteure différente. Il y a donc un vrai travail sur le dessin pour que les histoires s'entremêlent. Gros coup de cœur pour le dessin, qui comme dans Goupil ou face, est truffé de petites perles d'ingéniosité: les pages de gauche interagissent avec les pages de droite; le jeu des couleurs participe intégralement à l'histoire... Bref, je recommande vraiment !

03/04/2022 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ju

Je m’aperçois que je n’ai pas avisé cette bd que j’avais découverte grâce au site et lue il y a maintenant presque deux ans. J’étais persuadé de l’avoir fait, et je répare cet oubli de ce pas. “La Fille dans l’écran” est une très belle histoire, d’amour et d’acceptation de soi et de l’autre. Nous suivons l’histoire de Coline, jeune illustratrice qui est en France et qui cherche à se faire publier ,et de Marley, qui habite au Québec avec son mec, travaille dans un café et, occasionnellement, fait de la photo, sa première passion qu’elle a fini par délaisser. Les deux voient leur chemin se croiser, et, petit à petit, vont se lier et se pousser l’une et l’autre à se surpasser et à retrouver le moral, et à vivre de ce qui leur plaît. J’ai beaucoup aimé cette histoire pour deux raisons principales : 1° Cette histoire d’amour n’est pas niaise pour un sou, est plutôt mignonne et, surtout, n’est pas “que” une histoire d’amour. C’est aussi une ode à la confiance en soi, à l’acceptation de ses sentiments et au droit que l’on a à faire ce qui nous rend heureux. Car on se rend compte que les deux sont au final assez malheureuses dans leur vie et arrivent à s’en sortir en acceptant les conseils de l’autre. On les voit aller de mieux en mieux au fur et à mesure et ça fait vraiment plaisir. La complicité entre les deux est très bien rendue, et même les scènes de “dispute” ne m’ont parues ni gênantes ni niaises. Les sentiments des deux protagonistes sont bien exprimés, et je me suis attaché aux deux. 2° Le travail de Manon Desvaux et de Lou Lubie à quatre mains est assez bluffant. J’avais déjà lu “Magasin Général” qui était un travail à deux auteurs, où Loisel et Tripp superposaient leur trait. Ici, c’est encore différent car les deux autrices ont chacun leur personnage et leur page, et fonctionnent en alternance : une page pour Manon Desvaux et Coline, et une page pour Lou Lubie et pour Marley. Le risque aurait été d’avoir un récit haché et peu linéaire mais ce n’est pas du tout le cas. Au contraire, j’ai trouvé ma lecture très agréable. Les particularités de chacune des deux sont bien montrées, et soulignées par la colorisation (noir et blanc pour Desvaux et en couleur pour Lubie). Mais on garde une vraie cohérence et une vraie continuité dans l’histoire. Côté style de dessin, j’ai beaucoup aimé le trait de Manon Desvaux, autrice que je découvrais à cette occasion. Je le trouve très esthétique, esthétique accentuée par le noir et blanc. J’ai un peu moins aimé le trait de Lou Lubie, alors que je l’ai apprécié dans “Goupil ou Face”. Peut-être souffre-t-il un peu, à mes yeux, de la comparaison avec celui de Manon Desvaux, pour lequel j’ai vraiment eu un coup de cœur. Mais très honnêtement, Lou Lubie maîtrise son sujet, c’est très bien réalisé et c’est plus une affaire de goût personnel de ma part. Globalement, cet ouvrage est aussi un bel objet graphique. Un vrai coup de coeur auquel je ne m’attendais pas forcément, et que je retranscris donc sur ce site, avec du retard certes, mais mieux vaut tard que jamais.

28/02/2022 (modifier)
Par Lamat
Note: 4/5
L'avatar du posteur Lamat

Vu la note que j'ai attribuée, vous vous doutez bien que j'ai aimé. Je vais juste apporter mon grain de sel à toutes les critiques déjà publiées : - Oui le début est un peu longuet mais ça pose les personnages. - La couverture spoile la découverte de l'histoire mais comme je ne l'avais pas bien regardée, j'ai eu le plaisir de découvrir progressivement le déroulement et la conclusion… très happy end mais je ne m'en plains pas : un peu de fraicheur et de romantisme, ça fait du bien parfois. - Allez, je fais mon coming out : je suis strictement hétérosexuel :-) donc j'ai un a priori négatif pour les histoires homosexuelles. Mais là c'est loin d'être le point central de l'histoire donc ça ne m'a pas gêné. Le fait que les deux héroïnes changent de vie après un seul week-end ensemble est quand même peu plausible mais bon, c'est pas une étude scientifique statistique non plus ! - Les 2 auteures font un travail à 4 mains remarquable et surtout très fluide. J'aurais juste aimé un peu plus d'extraits des dessins de Coline (Manon Desveaux) ou dans un petit cahier graphique à la fin.

13/04/2021 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Bien mené cet exercice à quatre mains, chacune des autrices prenant la page à tour de rôle avec son style et son personnage. La narration demeure malgré tout fluide et lisible. L'esthétique de l'oeuvre se fond harmonieusement avec le monde des personnages et leur personnalité. D'ailleurs tout ceci est si bien fait que j'ai cru à une double-autobiographie semi-romancée... Pourquoi que 3 / 5 alors?... Et bien j'ai trouvé la mise en route de l'histoire un peu longuette à se développer mais surtout, l'histoire est tellement prévisible ou simpliste, qu'il m'a manqué ce petit grain de folie surprenante ou de tragique insurmontable nécessaire à une grande oeuvre!

07/09/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une histoire d'amour sympathique...et puis c'est tout. Le récit se lit bien, les deux héroïnes sont un peu attachantes, mais à aucun moment je n'ai trouvé que le récit était passionnant. Malgré des moments que j'ai trouvé touchants, la relation entre les deux héroïnes ne m'a pas trop passionné. Ce qui était surtout intéressant pour moi c'est comment les deux auteures ont pu raconter une histoire à quatre main de manière cohérente. Leurs styles de dessins vont très bien ensemble et ça se voit très bien dans les pages qu'elles ont dessinées ensemble. Un autre coté positif est qu'on montre une relation homosexuelle de manière tout à fait normale sans qu'on insiste là-dessus (j'en ai un peu marre des auteurs qui s'auto-congratulent parce qu'ils ont mis des LGBT dans leurs récits et souvent ces personnages ont peu de personnalité en dehors de leurs orientations sexuelles). Le ton est moderne et plusieurs jeunes risquent de se reconnaître dans la vie et le comportement des deux jeunes femmes. En gros, un one-shot pas mauvais en ce qui me concerne, mais qui ne m'a pas captivé. Je ne le mettrai donc pas dans mes immanquables, mais je comprends que d'autres lecteurs aient plus apprécié le récit que moi.

15/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai apprécié dans cet ouvrage la manière avec laquelle les deux auteures ont réalisé ce travail à 4 mains. Sur la majorité de l'album, elles ont dessiné une planche sur deux, mettant à chaque fois en scène leur propre personnage vivant sa vie de son côté et répondant aux messages de l'autre. Et sur certaines planches, quand les héroïnes se rencontrent enfin, elles mélangent leurs styles dans des planches communes. J'ai aussi apprécié l'idée qu'elles ont chacune apporté leurs idées au fur et à mesure du déroulé de l'histoire, rendant ainsi plus vivant et personnel l'ensemble. Cette histoire, ceci étant dit, m'a seulement à moitié convaincu. J'ai bien aimé sa part d'originalité, la légère candeur qui s'en dégage, et quelques moments assez touchants vers la fin. Mais j'ai trouvé également que l'attachement des deux héroïnes était très précipité et qu'elles se jetaient très vite dans une relation mutuelle intense dès les premiers échanges de mail puis de messagerie. Dès le début, elles donnent l'impression d'être toutes les deux fascinées et accro à l'autre. J'ai trouvé que ça sonnait un peu faux, même si cela reste relativement envisageable. Disons qu'il m'a manqué cette montée en tension et cette accroche des sentiments qui aurait fait que moi aussi je me serais laissé emporté par cette relation qui s'est créée entre elles. Mais outre ce regret, j'ai quand même trouvé la lecture plaisante et l'exercice à quatre mains bien mené pour un rendu qui sort plutôt du lot et vaut le coup d'oeil.

11/09/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

2 auteures, 2 histoires parallèles entre Périgueux en France et Montréal au Canada, et enfin une rencontre. Il est clair que les deux auteures ont dû se coordonner pour ne pas se mêler les pinceaux. Il y avait un vrai défi technique à relever à savoir la création partagée. Je trouve également que le procédé d'une page par héroïne était fort bien trouvé bien qu'il fallait raccrocher à chaque fois le petit bout d'histoire. Pas pratique mais au final, cela se tenait parfaitement avec notament ces interconnections numériques malgré le décalage horaire de six heures. Et puis, ce voyage en France où enfin cela se rejoint. Oui, la démarche est d'une grande intelligence. C'est une bd qui reste proche de la réalité avec des personnages bien ancrés dans un style différent. On va suivre d'ailleurs leur évolution sans aucune mièvrerie. Fraîcheur, sensibilité et émotion seront au rendez-vous. C'est une belle trouvaille assez originale dans le concept.

07/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Clairement, je ne m’attendais pas à autant aimer cet album. Et un grand merci à Gruizzli pour avoir attiré l’attention de Little Miss Giggles dessus, me permettant par ricochet de le découvrir à mon tour. Tout d’abord, la technique du récit à quatre mains est magistralement maîtrisée. Le pari de changer d’auteure à chaque page était pourtant très audacieux mais le rythme narratif n’est jamais perturbé par cette technique. Au contraire, serais-je tenté de dire, il est constamment relancé. A un point tel qu’il m’a été impossible d’interrompre ma lecture avant la dernière page. Ensuite vient le sujet. Cette histoire d’amour qui se dessine lentement, progressivement, sans même que les deux personnages ne s’en rendent compte, nous est racontée avec sensibilité. C’est un récit moderne, jeune et pourtant subtil et mature. Ce contraste entre le modernisme de la forme et la maturité du propos m’a réellement foutu une bonne claque dans la tronche (et dieu que ça fait du bien !) Alors oui, bon, il y a peut-être quelques (rares) raccourcis faciles qui pourraient un peu tempérer mon enthousiasme, un côté « feel good story » parfois un peu trop sucré pour un palais saturé comme le mien… mais je serais hypocrite si je n’avouais pas avoir été profondément touché par cette histoire. C’est une très grosse surprise pour moi, et j’en suis ravi. Lecture hautement recommandée à tout amateur de comédie romantique ! Les autres sont également invité à y jeter un œil attentif, ne fusse que pour la maîtrise technique de cette narration à quatre mains et deux cerveaux.

01/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

Voilà une bien jolie histoire qui met du baume au cœur ! Écrite à quatre mains par Lou Lubie et Manon Desvaux, La fille dans l’écran est l’histoire d’une rencontre par écrans interposés entre deux jeunes filles ; l’une vit en France, gère comme elle peut ses crises d’angoisses et tente de devenir illustratrice. La seconde est exilée au Canada, mène une vie banale et a laissé en chemin ses rêves de photographe. Le concept de raconter en parallèle leurs vies et leurs échanges en alternant une planche dessinée par chaque auteure est original et très bien exploité. L’utilisation des technologies modernes pour communiquer sert plutôt bien la mise en scène, notamment par le biais de trouvailles graphiques et de mises en page originales. Les deux jeunes filles sont attachantes, j’ai aimé leurs caractères et la justesse de leurs réactions. Si j’ai une préférence pour le dessin de Lou Lubie, l’alternance des deux ne m’a pas gênée outre mesure, d’autant plus que Manon Desvaux apporte de la couleur ce qui est plutôt bienvenu. Les deux dessinatrices ont un style résolument moderne ; elles se sont bien trouvées, ce que l’on peut constater dans les planches où leurs dessins se mélangent en s’accordant à la perfection. Bien entendu cette bande dessinée est destinée davantage aux romantiques qui ont envie d’une histoire un peu fleur bleue qu’aux cyniques en recherche de noirceur. Cependant, au-delà de la jolie histoire d’amour, le récit traite aussi des choix que l’on fait dans la vie, et des rêves que l’on laisse de côté ; j’ai pour ma part apprécié cet aspect qui donne du relief à ce qui aurait pu être une banale histoire d’amour. En conclusion, j’ai plongé avec beaucoup de plaisir dans cette bande dessinée que je n’avais plus envie de refermer, et que je relirai sans doute avec beaucoup de plaisir.

11/02/2019 (modifier)