Un très bon scénario qui tient bien la route comme souvent avec Van Hamme, des dessins et des couleurs retransmettant remarquablement l’atmosphère du western à cette époque. On passe un très bon moment de lecture pour ce one shot dont on aurait aimé qu’il se prolonge de 1 ou 2 volumes supplémentaires.
A conseiller.
C'est du Léo. Si vous connaissez les Mondes d'Aldébaran, Bételgeuse ou encore Kenya, il y a de fortes chances que vous appréciiez cette série.
C'est effectivement l'histoire d'un Mountie solitaire de la Royal Canadian Police. Et la série se termine bien pour lui. Pas d'évolution ou presque de l'aspect sentimental du personnage. Côté dessin, n'espérez pas la précision type Gunnm, Vae Victis, ou encore Le Scorpion. Nân nân nân, ça reste du Leo. Les attitudes sont cependant suffisamment bien dessinées. L'intrigue est classiquement intuitive pour apprécier ce qui pourrait être un côté E.P.Jacobsien. du scénario, mais sans la longueur de texte. C'est plaisant à lire, solide dans l'histoire. C'est presque dommage que l'auteur ait, semble-t-il, arrêté cette série.
Sincèrement, tout comme pour les autres séries de l'auteur, dès que j'ai commencé le premier tome j'ai dévoré le suivant jusqu'à finir la série.
Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème !
Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour.
O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18.
Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot
Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût.
« Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
J'aime vraiment bien Tony Corso. Surtout pour les dessins. Rien qu'à voir les plages ensoleillées, les ruelles de Saint-tropez, on se sent bien. Contrairement à ce qu'on pouvait craindre l'histoire n'est pas trop prévisible. Bon ce n'est pas non plus une histoire extraordinaire mais elle est suffisamment bien écrite pour que j'en tire un certain plaisir et que même j'aie envie de les relire. Et on a vraiment envie d'en savoir plus sur le passé de Tony.
Je suis impatient de lire le troisième tome.
Honnêtement, ce n'est pas facile de parler d'un livre lorsque l'on connaît, au moins par le biais du forum de BDP, l'auteur.
Cette bande dessinée est basée sur les problèmes géopolitiques récents, que Pierre Paul maîtrise parfaitement. Même si les premières pages sont très bavardes, il instaure une atmosphère voire un climat hyper réaliste où apparaît un mystérieux personnage (le messie « One ») qui lui, l'est un peu moins. C'est peut-être là où réside la faiblesse du scénario : l'adhésion un peu trop facile aux idées messianiques. Mais si on part de ce postulat de base, l'histoire, ou plutôt l'intrigue tient debout : une enquête journalistique menée par Michael D. Yauch (décidément, les journalistes ont le vent en poupe ces temps ci : Thomas Silane, Rafales, ...).
Même si le dessin ne m'a guère convaincu, j'ai aimé cette bande dessinée originale ; et c'est sans hésitation aucune que j'achèterai le prochain volume.
Un détail pour finir, même si Kathleen Peltz prend des douches accompagnées (ah ! la fameuse page 36 !), n'aurait-elle qu'une seule et même tenue en 4 ans ? En effet, la belle traverse l'album (flash back compris) avec toujours la même jupe et le même pull-over (sauf évidement à la page 35 où elle doit être plus à l'aise pour... enfin, vous verrez.)
Imbroglio politico-financier sur fonds de perte des valeurs, bref un thème d'une actualité criante.
« Le 21ème siècle sera spirituel ou ne le sera pas » disait Malraux, Pierre Paul Verelst en livre là son interprétation toute personnelle.
A lire évidemment.
Une vraie petite merveille graphique et scénaristique !
L'histoire que nous propose Françoise-Sylvie Pauly nous plonge avec délectation dans l'histoire du personnage qui inspira Dracula à Bram Stoker.
Les bases du scénario, avant tout historique, sont un habile remaniement des textes existants sur le prince valaque, le tout vu par le biais de son épouse.
La liaison avec le phénomène de vampirisme est digne d'un roman gothique fin 19e, épaulée par un habile mélange entre des oeuvres phares du genre (Dracula, bien sûr, mais aussi Carmilla de Le Fanu).
Avis aux amateurs : aucun humour ne transpire de cet album, mais bien un habile mélange de cruauté, de folie et de fantastique.
Au niveau du dessin, je dois avouer que le travail de Croci se bonifie d'albums en albums. Encore hésitant à l'époque de Sècle de Sang, plus maîtrisé à partir d'Auschwitz, son trait torturé et incisif (qui peut parfois rappeler celui de Sorel) arrive aisément à plonger le lecteur en ces heures de ténèbres. La couleur rehausse par ailleurs avec brio ce dessin si particulier.
On sent par ailleurs la présence d'un grand travail de recherche en amont. Tous les lieux évoqués et ayant un lien avec la vie de Vlad Tepes sont d'un réalisme exceptionnel pour qui les a visité (Poïenari, mais aussi Snagov sont exactement tel que les dessine Croci, que ce soit au niveau des proportions, de l'emplacement et de l'aspect visuel).
En bref : avis aux amateurs de fantastique (et de Dracula), vous ne serez pas déçu par ce petit bijou!
J'ai craqué pour les couvertures, puis ayant ouvert le livre, pour l'histoire qui interpelle très vite : impossible de sortir du magasin sans. J'aime beaucoup les flash-backs répétés, d'époques différentes, qui donnent tant de profondeur au récit. Les personnages sont abordés par touches, par flash-back, justement ; de l'opinion générale et superficielle que l'on s'en fait, ils sont de plus en plus cernés avec l'avancée de l'histoire, et étonnent... voire détonnent. Des ambiguïtés naissent. La trame se noue avec beaucoup d'efficacité et de petits rebondissements çà et là donnent encore plus d'intérêt. Les personnages nous paraissent proches de par leurs défauts, leur physique si banal. Mais l'histoire est loin de l'être et la toile tissée ne demande que la suite. Vu la qualité, faudra-t-il l'attendre longtemps :-) ?
Excellent album, on commence à s'habituer pourtant quand on connaît Andréas.
Sur un plan formel, sur le support même de la bd avec des découpages qui collent bien sur toute la largeur des doubles pages de ce format à l'italienne, on est déjà épaté et cette idée sur la "couleur". Vraiment fort.
Alors je n'avais pas complètement saisi le message qu'évoque Ro et pour ça la dernière page tombe un peu à plat à propos de Guggenheim, mais l'histoire en elle-même se lit bien. Il faut bien rester concentré pour faire la part entre le rêve et la réalité
J'adore ce style de bd où le format est réellement exploité sans se contenter d'une "littérature illustrée" et ça mériterait presque un 5 étoiles.
Note approximative : 3.5/5
Une sympathique découverte pour moi que cette série qui, comme Lou ! et Lovely Planet, me rappelle qu'il y a parfois de bien bonnes choses dans la collection Tchô de Glénat.
C'est surtout le dessin qui m'a plu au départ. Enfin plus que le dessin, qui est dans la veine de Zep rond et simple mais efficace, ce sont les couleurs qui m'ont charmé. Sans aucun doute informatiques, elles sont dans des teintes marrons et vertes qui donnent une belle petite ambiance et un vraie esthétisme.
Pour le contenu maintenant, ce sont des gags avec pour héroïnes de sympathiques vieilles dames à l'esprit resté jeune tout en étant bien ancré dans leur génération. Pas vraiment de gags hilarants, juste des sourires la plupart du temps, mais une bonne ambiance, des personnages attachants, une BD assez dense qui se lit avec plaisir.
Tout comme Lola, je trouve que cette Bd a du chien et un caractère bien trempé !
Tout ici est complètement loufoque et déjanté. La mise en page est inventive et les couleurs sont magnifiques. D'habitude je n'aime pas la colorisation informatique, je trouve qu'elle donne un rendu trop souvent fade et impersonnel qui nuit bien souvent au travail de l'auteur (cf. Les Technopères), mais là ce sont elles qui donnent de la profondeur à l'ensemble. C'est vrai que l'on peut ici plus parler de graphisme que de dessin, mais il donne une ambiance très agréable et puis, Lola est tout simplement divine...
Le scénario est vraiment bien ficelé, on glisse tout doucement dans une folie furieuse guidée par une héroïne atypique, sorte de Barbarella pute professionnelle sous acide. Comme vous avez pu le remarquer le speech de ce titre tient sur un timbre-poste et pourrait être digne d'un très mauvaise série B, mais cela rend un truc 300% divertissant et carrément explosif. Le rythme de lecture est soutenu, et on arrive à avoir une réelle empathie pour Lola.
Néanmoins on pourrait se demander le rapport entre l’histoire et la Ferrari prise dans les glaces et si l’apparition de Chirac en Guest-Star était réellement obligatoire, mais en faisant cela je pense qu’Arthur Qwak s’offre une porte de sortie pour faire plus qu’un One Shot. Je doute en effet qu’une Héroïne avec une personnalité aussi forte, et un univers aussi varié en reste là.
Pour la note, j’hésite à lui mettre le statut de culte, est-elle absolument culte, hors du commun, et marquera-t-elle de son empreinte la culture BD ? Si la série continue, je lui mettrai 5/5.
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Western
Un très bon scénario qui tient bien la route comme souvent avec Van Hamme, des dessins et des couleurs retransmettant remarquablement l’atmosphère du western à cette époque. On passe un très bon moment de lecture pour ce one shot dont on aurait aimé qu’il se prolonge de 1 ou 2 volumes supplémentaires. A conseiller.
Trent
C'est du Léo. Si vous connaissez les Mondes d'Aldébaran, Bételgeuse ou encore Kenya, il y a de fortes chances que vous appréciiez cette série. C'est effectivement l'histoire d'un Mountie solitaire de la Royal Canadian Police. Et la série se termine bien pour lui. Pas d'évolution ou presque de l'aspect sentimental du personnage. Côté dessin, n'espérez pas la précision type Gunnm, Vae Victis, ou encore Le Scorpion. Nân nân nân, ça reste du Leo. Les attitudes sont cependant suffisamment bien dessinées. L'intrigue est classiquement intuitive pour apprécier ce qui pourrait être un côté E.P.Jacobsien. du scénario, mais sans la longueur de texte. C'est plaisant à lire, solide dans l'histoire. C'est presque dommage que l'auteur ait, semble-t-il, arrêté cette série. Sincèrement, tout comme pour les autres séries de l'auteur, dès que j'ai commencé le premier tome j'ai dévoré le suivant jusqu'à finir la série.
Le dérisoire
Ne vous fiez pas à la couverture du « Dérisoire » qui est à mon avis ratée et jetez un coup d’œil sur les pages intérieures : à moins d’être allergique à la couleur, vous en prendrez plein la vue dans le sens le plus positif du thème ! Le « Dérisoire » est une BD pleine de poésies. C’est aussi un conte qui reste d’actualité, celle de l’individu qui privilégie son travail à sa vie familiale. C’est l’histoire d’un capitaine solitaire d’un vieux cargo qui découvre peu à peu qu’il existe une vie en dehors de son métier, il rencontre une femme qui l’invite à sortir de son « moule » et à l’occasion l’amour. O. Supiot, habitué à dessiner des BD pour enfants, nous surprend agréablement avec « le dérisoire ». Il nous montre la pleine mesure de son talent de coloriste en réalisant cet album, les planches d’ensemble comme celles des pages 7 et 26 font franchement magnifiques ! Les ambiances changent selon que l’on trouve à l’intérieur du cargo avec les teintes rouilles, dans la forêt à dominante verte et j’en passe… C’est tout simplement de l’art ! Difficile en effet d’imaginer une version noire et blanche car la transition entre le monde maritime et celui extérieur aurait été, à mon avis, ratée dès la page 18. Le livre est publié dans un format inhabituel pour les amateurs de BD mais il est parfaitement adapté à l’histoire et au trait d’O. Supiot Cependant, je regrette dans cet album la qualité inégale de certaines planches comme celle de la page 41 où les décors sont absents et les couleurs un peu trop « flashy » à mon goût. « Le dérisoire » est une BD que tous les bédéphiles se doivent de découvrir ! Si la couleur était une diplomatie, O. Supiot serait certainement un de ses meilleurs ambassadeurs ! Au fait, si vous avez aimé « Le dérisoire », n’hésitez pas à feuilleter Féroce des mêmes auteurs.
Tony Corso
J'aime vraiment bien Tony Corso. Surtout pour les dessins. Rien qu'à voir les plages ensoleillées, les ruelles de Saint-tropez, on se sent bien. Contrairement à ce qu'on pouvait craindre l'histoire n'est pas trop prévisible. Bon ce n'est pas non plus une histoire extraordinaire mais elle est suffisamment bien écrite pour que j'en tire un certain plaisir et que même j'aie envie de les relire. Et on a vraiment envie d'en savoir plus sur le passé de Tony. Je suis impatient de lire le troisième tome.
New-Messiah.com
Honnêtement, ce n'est pas facile de parler d'un livre lorsque l'on connaît, au moins par le biais du forum de BDP, l'auteur. Cette bande dessinée est basée sur les problèmes géopolitiques récents, que Pierre Paul maîtrise parfaitement. Même si les premières pages sont très bavardes, il instaure une atmosphère voire un climat hyper réaliste où apparaît un mystérieux personnage (le messie « One ») qui lui, l'est un peu moins. C'est peut-être là où réside la faiblesse du scénario : l'adhésion un peu trop facile aux idées messianiques. Mais si on part de ce postulat de base, l'histoire, ou plutôt l'intrigue tient debout : une enquête journalistique menée par Michael D. Yauch (décidément, les journalistes ont le vent en poupe ces temps ci : Thomas Silane, Rafales, ...). Même si le dessin ne m'a guère convaincu, j'ai aimé cette bande dessinée originale ; et c'est sans hésitation aucune que j'achèterai le prochain volume. Un détail pour finir, même si Kathleen Peltz prend des douches accompagnées (ah ! la fameuse page 36 !), n'aurait-elle qu'une seule et même tenue en 4 ans ? En effet, la belle traverse l'album (flash back compris) avec toujours la même jupe et le même pull-over (sauf évidement à la page 35 où elle doit être plus à l'aise pour... enfin, vous verrez.) Imbroglio politico-financier sur fonds de perte des valeurs, bref un thème d'une actualité criante. « Le 21ème siècle sera spirituel ou ne le sera pas » disait Malraux, Pierre Paul Verelst en livre là son interprétation toute personnelle. A lire évidemment.
Dracula, le prince valaque Vlad Tepes
Une vraie petite merveille graphique et scénaristique ! L'histoire que nous propose Françoise-Sylvie Pauly nous plonge avec délectation dans l'histoire du personnage qui inspira Dracula à Bram Stoker. Les bases du scénario, avant tout historique, sont un habile remaniement des textes existants sur le prince valaque, le tout vu par le biais de son épouse. La liaison avec le phénomène de vampirisme est digne d'un roman gothique fin 19e, épaulée par un habile mélange entre des oeuvres phares du genre (Dracula, bien sûr, mais aussi Carmilla de Le Fanu). Avis aux amateurs : aucun humour ne transpire de cet album, mais bien un habile mélange de cruauté, de folie et de fantastique. Au niveau du dessin, je dois avouer que le travail de Croci se bonifie d'albums en albums. Encore hésitant à l'époque de Sècle de Sang, plus maîtrisé à partir d'Auschwitz, son trait torturé et incisif (qui peut parfois rappeler celui de Sorel) arrive aisément à plonger le lecteur en ces heures de ténèbres. La couleur rehausse par ailleurs avec brio ce dessin si particulier. On sent par ailleurs la présence d'un grand travail de recherche en amont. Tous les lieux évoqués et ayant un lien avec la vie de Vlad Tepes sont d'un réalisme exceptionnel pour qui les a visité (Poïenari, mais aussi Snagov sont exactement tel que les dessine Croci, que ce soit au niveau des proportions, de l'emplacement et de l'aspect visuel). En bref : avis aux amateurs de fantastique (et de Dracula), vous ne serez pas déçu par ce petit bijou!
La Mémoire dans les poches
J'ai craqué pour les couvertures, puis ayant ouvert le livre, pour l'histoire qui interpelle très vite : impossible de sortir du magasin sans. J'aime beaucoup les flash-backs répétés, d'époques différentes, qui donnent tant de profondeur au récit. Les personnages sont abordés par touches, par flash-back, justement ; de l'opinion générale et superficielle que l'on s'en fait, ils sont de plus en plus cernés avec l'avancée de l'histoire, et étonnent... voire détonnent. Des ambiguïtés naissent. La trame se noue avec beaucoup d'efficacité et de petits rebondissements çà et là donnent encore plus d'intérêt. Les personnages nous paraissent proches de par leurs défauts, leur physique si banal. Mais l'histoire est loin de l'être et la toile tissée ne demande que la suite. Vu la qualité, faudra-t-il l'attendre longtemps :-) ?
Le Triangle Rouge
Excellent album, on commence à s'habituer pourtant quand on connaît Andréas. Sur un plan formel, sur le support même de la bd avec des découpages qui collent bien sur toute la largeur des doubles pages de ce format à l'italienne, on est déjà épaté et cette idée sur la "couleur". Vraiment fort. Alors je n'avais pas complètement saisi le message qu'évoque Ro et pour ça la dernière page tombe un peu à plat à propos de Guggenheim, mais l'histoire en elle-même se lit bien. Il faut bien rester concentré pour faire la part entre le rêve et la réalité J'adore ce style de bd où le format est réellement exploité sans se contenter d'une "littérature illustrée" et ça mériterait presque un 5 étoiles.
Mamette
Note approximative : 3.5/5 Une sympathique découverte pour moi que cette série qui, comme Lou ! et Lovely Planet, me rappelle qu'il y a parfois de bien bonnes choses dans la collection Tchô de Glénat. C'est surtout le dessin qui m'a plu au départ. Enfin plus que le dessin, qui est dans la veine de Zep rond et simple mais efficace, ce sont les couleurs qui m'ont charmé. Sans aucun doute informatiques, elles sont dans des teintes marrons et vertes qui donnent une belle petite ambiance et un vraie esthétisme. Pour le contenu maintenant, ce sont des gags avec pour héroïnes de sympathiques vieilles dames à l'esprit resté jeune tout en étant bien ancré dans leur génération. Pas vraiment de gags hilarants, juste des sourires la plupart du temps, mais une bonne ambiance, des personnages attachants, une BD assez dense qui se lit avec plaisir.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Tout comme Lola, je trouve que cette Bd a du chien et un caractère bien trempé ! Tout ici est complètement loufoque et déjanté. La mise en page est inventive et les couleurs sont magnifiques. D'habitude je n'aime pas la colorisation informatique, je trouve qu'elle donne un rendu trop souvent fade et impersonnel qui nuit bien souvent au travail de l'auteur (cf. Les Technopères), mais là ce sont elles qui donnent de la profondeur à l'ensemble. C'est vrai que l'on peut ici plus parler de graphisme que de dessin, mais il donne une ambiance très agréable et puis, Lola est tout simplement divine... Le scénario est vraiment bien ficelé, on glisse tout doucement dans une folie furieuse guidée par une héroïne atypique, sorte de Barbarella pute professionnelle sous acide. Comme vous avez pu le remarquer le speech de ce titre tient sur un timbre-poste et pourrait être digne d'un très mauvaise série B, mais cela rend un truc 300% divertissant et carrément explosif. Le rythme de lecture est soutenu, et on arrive à avoir une réelle empathie pour Lola. Néanmoins on pourrait se demander le rapport entre l’histoire et la Ferrari prise dans les glaces et si l’apparition de Chirac en Guest-Star était réellement obligatoire, mais en faisant cela je pense qu’Arthur Qwak s’offre une porte de sortie pour faire plus qu’un One Shot. Je doute en effet qu’une Héroïne avec une personnalité aussi forte, et un univers aussi varié en reste là. Pour la note, j’hésite à lui mettre le statut de culte, est-elle absolument culte, hors du commun, et marquera-t-elle de son empreinte la culture BD ? Si la série continue, je lui mettrai 5/5.