Ce diptyque est lié à Le Sursis mais n’a rien d’une suite.
Toujours sur fond de 2ème guerre mondiale, Gibrat nous emmène cette fois au cœur du Paris occupé pour vivre la cavale d’une jeune résistante, Jeanne, accompagnée par un cambrioleur sans scrupules, François.
Ici, la sensibilité et l’amour sont moins présents et ont laissé davantage de place à l’action et aux rebondissements. La narration est toujours excellente mais la fin n’est pas au niveau de ce qui avait été fait dans le premier cycle.
Au niveau du dessin, rien à redire, il est toujours de très grande qualité et même si les visages féminins de Gibrat se ressemblent beaucoup, ils sont toujours de toute beauté. Le Paris occupé est également tout aussi réussi que le petit village du sud de la France.
Peut-être un peu en-deça de Le Sursis, l
"Le Vol du Corbeau" reste un excellent diptyque à posséder !
Sur fond de 2ème guerre mondiale, Gibrat nous conte une histoire magnifique de sensibilité et d’amour.
Un jeune homme appelé pour partir à la guerre va sauter du train qui l’emmène et revenir dans son village en ne tenant au courant que sa tante. Par un coup de chance, le train duquel il s’est enfuit à été bombardé et il est donc considéré comme mort. Il va alors vivre caché et passer ses journées à observer Cécile, dont il est amoureux.
Tout au long des 2 albums, la narration est excellente, on vit caché avec Julien et le récit nous amène jusqu’à une fin inattendue (même si le titre nous aiguille).
Le dessin est vraiment superbe. Le personnage de Cécile est tout simplement magnifique, ses traits sont tout en beauté. L’ambiance du petit village de sud de la France est également parfaitement rendue.
Un superbe diptyque à posséder absolument !
Une véritable rareté que ce Mr "Sait-Tout".
Et pourtant, il laisse encore un certain souvenir dans la mémoire des "anciens" lecteurs de l'hebdo Pilote.
C'est en effet dans le n° 105 du 26 Octobre 1961 que les lecteurs -forts amusés- découvrent ce personnage autant sentencieux que loufoque. Une dizaine de récits complets paraîtront ainsi, occasionnellement, jusqu'au n° 309 du 23 Septembre 1965.
Sacré duo que celui formé par Goscinny (que je ne vous présente plus) et Martial (Tony Laflamme, La famille Bottafoin). J'ai ressenti une vraie connivence d'auteurs à la lecture de ces "vieilles" pages qui -l'air de rien- n'ont pas pris une ride. Il faut, bien sûr, essayer de se replonger dans l'humour du début des années 60 ; encore gentillet et politiquement correct.
Mais, n'empêche, Goscinny était un sacré conteur et n'avait pas son pareil pour donner quelques coups de pieds aux "bien pensants" de l'époque.
Avec eux, j'ai passé de vrais bons moments à revivre certains faits historiques ici transformés en "morceaux de bravoure" où l'humour remplace allègrement la sériosité du sujet.
46 ans plus tard, c'est toujours aussi frais, pétillant, hilarant parfois ; et ce grâce au style graphique de Martial qui -par un trait clair et bien lisible- a vraiment la patte pour créer des expressions scéniques bien relevées par l'écriture de Goscinny.
Du beau travail, ancien certes, mais toujours "d'actualité".
J'apprécie beaucoup.
Je n’avais pas été attiré par « Toxic Planet », la première série de Ratte, mais là en voyant cet album, on sent tout de suite quelque chose qui s’en dégage.
Et quand on plonge dans la lecture, on a un vrai plaisir, on ressent un vent de fraîcheur. Tout dans cet album joue sur l’originalité du thème abordé : 3 pères recherchent leurs enfants qui ont tout abandonné pour suivre un certain Jésus de Nazareth et pour devenir ses apôtres, afin de les ramener à la raison. Voilà un postulat sur lequel Ratte a réussi à produire un scénario amusant et prenant où on va suivre les aventures de ces anciens à travers toute la Galilée. Les dialogues sont croustillants, les situations rocambolesques et l’auteur agrémente son récit de nombreux anachronismes qui donnent un humour très plaisant.
Le dessin est à la hauteur du scénario, c'est-à-dire tout en légèreté et très bien maîtrisé. Le style général est très agréable. Le vide des décors est amoindri par une excellente colorisation dans des tons plutôt pâles et qui donnent une ambiance très douce.
Cet excellent 1er tome est très prometteur pour la suite, et donne un vrai plaisir à la lecture.
Avant quand on voyait certains musiciens, on disait que c'était de l'artisanat et pas de l'art. Je m'explique :
Cette série me semble dénuée de toute originalité, et se contente d'agrémenter des ingrédients déjà connus dans ce genre chinois. Mais ce qu'elle fait, elle le réussit à merveille. Autant dans le dessin que dans le rythme de l'intrigue, les références historiques ou ésotériques, les décors naturels ou la psychologie des personnages, c'est impeccable, c'est pro, c'est parfait.
C'est pour ça que je dis que c'est de l'excellent artisanat. Les auteurs ont fournit un travail agréable, qui se lit facilement, qui divertit et qui fait rêver d'horizons lointains, et dont on ressort plus léger.
C'est vraiment un très bon produit. De première qualité.
Situations «dramatiques» faisant place aux plus absurdes, jeux de mots subtils succédant aux calembours improbables, clins d’œil complices, contre-pieds malins… En jouant l’alternance du léger au vaseux, du sérieux à la cocasserie ou de l’intelligence à la crétinerie, les auteurs explorent toute la gamme. Premier, second, énième degré, tout est à déguster dans cette parodie d’aventure, récit humoristique extravagant plein de pirates et de rebondissements. Et si la déconne à tout va semble en être le leitmotiv, le scénario tient carrément la route et se révèle même d’une étonnante cohérence et d’une belle richesse. J’adore, en particulier, la «prise d’élan» sur trois, quatre cases voire une planche, quand les auteurs mitonnent discrètement les préparatifs d’une grosse bêtise: on pressent un pire qui finit, pour notre plus grand bonheur, toujours par arriver. Nous ne bouderons pas non plus notre bonus plaisir, quand l’on devinera, ça et là, poindre un ersatz de critique sociale.
Une fois calé dans l’esprit, on prend un pied terrible avec ces trois tomes. Et pas seulement au niveau des zygomatiques. C’est aussi très agréable pour les mirettes. Le trait à la fois rond et incisif est d’une grande expressivité et d’une puissance comique évidente (visez-moi un peu ces trognes aux yeux exorbités et aux dents à rayer le parquet). Soutenu par une colorisation joliment chaleureuse, c’est le complément parfait d’une ambiance qui arrive efficacement à se renouveler d’opus en opus. Pas de lassitude à l’horizon ! Un ensemble aux multiples vertus hilarantes.
Je clos par une citation dénichée sur le site de la série et qui en reflète assez bien l’humeur :
Si j’étais vivant, j’aurais aimé adapter Ratafia en roman. (Robert-Louis Stevenson)
"L'hiver d'un monde" est une série passionnante, surtout sous forme d'intégrale, parce qu'elle montre en direct la progression d'un auteur de BD bourré de talent : Mazan.
Chaque tome marque une étape dans la maîtrise du medium "BD" : le premier tome est attachant quoique plein de maladresses (narration lourde, graphisme encore mal défini), le deuxième marque une nette progression, avec l'introduction de l'univers baroque et très personnel de Mazan, mais il y a encore une petite chose qui manque, un peu trop de recul par rapport à l'histoire. Dans le troisième, on a un Mazan qui maîtrise pleinement sa narration, ses ambiances et son histoire, et on se régale.
"L'hiver d'un monde" est donc une chouette série, d'un auteur discret mais attachant et bourré de talent. Cependant, elle n'est pas facile d'approche, et j'aurais tendance à la conseiller surtout à ceux qui connaissent et aiment déjà Mazan. Pour les autres, je leur conseillerais de commencer par Dans le cochon, tout est bon, qui est son album le plus abouti à ce jour.
J'ai bien aimé cette lecture même si je l'ai trouvée un peu moins originale que Sept psychopathes mais tout aussi bien trouvée.
Le dessin me plait beaucoup. Traits et couleurs sont de belle qualité. On se sent vraiment plongé dans un bel univers heroic-fantasy. Seule la bouille un peu trop "mignonne" de l'un des nains ne me convainc pas tellement.
L'histoire présente pas mal de clichés du genre heroic-fantasy mais est prenante et bien construite.
J'ai vraiment bien accroché sur les deux tiers du récit. Le recrutement est joliment amené, avec des personnages qui s'entrecroisent avant de se regrouper tous. Pas un recrutement totalement linéaire, quoi. Et puis l'objectif de la mission est sympathique et donne vraiment envie de voir son déroulement.
J'ai commencé à être un peu déçu quand l'un des personnages a disparu un peu trop tôt à mon goût : j'avais ressenti la même frustration dans Sept psychopathes car une fois de plus, c'était un personnage que j'aurais aimé voir plongé au coeur de l'action.
Puis j'ai trouvé le final très légèrement confus, avec un rythme un brin hésitant tel que j'ai vaguement décroché. C'est cette conclusion qui ne m'a qu'à moitié convaincu qui m'a fait hésiter à trouver cet album franchement bon, mais cela reste une très bonne lecture, tout à fait plaisante et bien faite.
Aborder l'histoire de Jésus Christ en imaginant la quête de trois pères de ses apôtres à la recherche de leur progéniture pour les ramener à la maison, voilà qui est original. Et l'essai est transformé car c'est aussi très drôle et très plaisant à lire.
Le dessin de David Ratte me plait nettement plus que dans Toxic planet, son unique autre oeuvre actuellement parue. Son trait et ses personnages me font un peu penser à ceux d'Olivier Pont (Où le regard ne porte pas...). J'y trouve une vraie aisance et un style tout à fait appréciable. Hormis ses décors un peu vides parfois, je lui reprocherais uniquement son encrage trop fin, semblable à un encrage au stylo noir. Il est d'autant plus fin qu'il est régulièrement dissimulé par la colorisation informatique qui semble "passer par dessus". Mais cette dernière étant de tout à fait bonne qualité, je n'ai pas trop été gêné par ce fait d'ordinaire rebutant à mes yeux.
Quant à l'histoire, elle est vraiment bien. Partant d'un postulat amusant dès le départ, elle aligne ensuite les bons moments dans une intrigue qui avance bien et qui est assez prenante.
Côté humour, l'auteur joue avec efficacité de la tactique qu'on retrouve aussi dans la série TV Kaamelott : le décalage entre une époque historique bien précise et réaliste et des dialogues complètement modernes et souvent assez crus. Ces dialogues sont vraiment drôles et les situations qui vont avec tout à fait cocasses.
Bref, voilà là une très bonne idée de scénario traitée avec beaucoup de qualité et d'humour. Une série très plaisante à lire dont j'attends la suite dès que possible.
Après la première série, Aldébaran et sa suite, Bételgeuse, un petit peu moins bien que la première, c’est avec intérêt que je lus le 1er tome de la série "Antarès". L’histoire prend un peu de temps à se mettre en route comme pour les 2 autres séries, à ceci près que la série Bételgeuse n’a vraiment d’intérêt que sur les 2 derniers tomes.
Mais j’aime particulièrement ce tome car on découvre Kim sous un autre jour que celui vu auparavant : plus centré sur elle-même et son secret… On s’attend à des événements intéressants peut-être liés à la Mantrisse. Je dois avouer que j’ai particulièrement aimé la description de la terre même si elle allonge le récit, elle était attendue car à force d’entendre « lien avec la terre », on se demandait s'il nous la montrerait un jour. Sur les prochains tomes, je m’attends personnellement à des allusions même lointaines avec Kenya, en effet, l’un des personnages qui se trouve sur "Antarès" y fait allusion et les phénomènes bizarres se passant sur Antarès ne semble n'avoir rien à voir avec la Mantrisse contrairement à Bételgeuse mais peut-être avec l’extraterrestre ou avec Kenya ?
Pour finir, le style de Leo est particulier mais représentatif, je trouve, de la race humaine, à la fois au niveau du physique et des réactions (sentiments et actions...). Les tares autant que les qualités sont selon moi tout du moins très bien représentés. Ne vous déplaise je pense que les passages « romantiques » dans tous les albums de Leo mettent du réel à l’action, même si je dois avouer qu’à la longue c’est un peu saoûlant…
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Le Vol du Corbeau
Ce diptyque est lié à Le Sursis mais n’a rien d’une suite. Toujours sur fond de 2ème guerre mondiale, Gibrat nous emmène cette fois au cœur du Paris occupé pour vivre la cavale d’une jeune résistante, Jeanne, accompagnée par un cambrioleur sans scrupules, François. Ici, la sensibilité et l’amour sont moins présents et ont laissé davantage de place à l’action et aux rebondissements. La narration est toujours excellente mais la fin n’est pas au niveau de ce qui avait été fait dans le premier cycle. Au niveau du dessin, rien à redire, il est toujours de très grande qualité et même si les visages féminins de Gibrat se ressemblent beaucoup, ils sont toujours de toute beauté. Le Paris occupé est également tout aussi réussi que le petit village du sud de la France. Peut-être un peu en-deça de Le Sursis, l "Le Vol du Corbeau" reste un excellent diptyque à posséder !
Le Sursis
Sur fond de 2ème guerre mondiale, Gibrat nous conte une histoire magnifique de sensibilité et d’amour. Un jeune homme appelé pour partir à la guerre va sauter du train qui l’emmène et revenir dans son village en ne tenant au courant que sa tante. Par un coup de chance, le train duquel il s’est enfuit à été bombardé et il est donc considéré comme mort. Il va alors vivre caché et passer ses journées à observer Cécile, dont il est amoureux. Tout au long des 2 albums, la narration est excellente, on vit caché avec Julien et le récit nous amène jusqu’à une fin inattendue (même si le titre nous aiguille). Le dessin est vraiment superbe. Le personnage de Cécile est tout simplement magnifique, ses traits sont tout en beauté. L’ambiance du petit village de sud de la France est également parfaitement rendue. Un superbe diptyque à posséder absolument !
Les Divagations de Mr Sait-Tout
Une véritable rareté que ce Mr "Sait-Tout". Et pourtant, il laisse encore un certain souvenir dans la mémoire des "anciens" lecteurs de l'hebdo Pilote. C'est en effet dans le n° 105 du 26 Octobre 1961 que les lecteurs -forts amusés- découvrent ce personnage autant sentencieux que loufoque. Une dizaine de récits complets paraîtront ainsi, occasionnellement, jusqu'au n° 309 du 23 Septembre 1965. Sacré duo que celui formé par Goscinny (que je ne vous présente plus) et Martial (Tony Laflamme, La famille Bottafoin). J'ai ressenti une vraie connivence d'auteurs à la lecture de ces "vieilles" pages qui -l'air de rien- n'ont pas pris une ride. Il faut, bien sûr, essayer de se replonger dans l'humour du début des années 60 ; encore gentillet et politiquement correct. Mais, n'empêche, Goscinny était un sacré conteur et n'avait pas son pareil pour donner quelques coups de pieds aux "bien pensants" de l'époque. Avec eux, j'ai passé de vrais bons moments à revivre certains faits historiques ici transformés en "morceaux de bravoure" où l'humour remplace allègrement la sériosité du sujet. 46 ans plus tard, c'est toujours aussi frais, pétillant, hilarant parfois ; et ce grâce au style graphique de Martial qui -par un trait clair et bien lisible- a vraiment la patte pour créer des expressions scéniques bien relevées par l'écriture de Goscinny. Du beau travail, ancien certes, mais toujours "d'actualité". J'apprécie beaucoup.
Le Voyage des Pères
Je n’avais pas été attiré par « Toxic Planet », la première série de Ratte, mais là en voyant cet album, on sent tout de suite quelque chose qui s’en dégage. Et quand on plonge dans la lecture, on a un vrai plaisir, on ressent un vent de fraîcheur. Tout dans cet album joue sur l’originalité du thème abordé : 3 pères recherchent leurs enfants qui ont tout abandonné pour suivre un certain Jésus de Nazareth et pour devenir ses apôtres, afin de les ramener à la raison. Voilà un postulat sur lequel Ratte a réussi à produire un scénario amusant et prenant où on va suivre les aventures de ces anciens à travers toute la Galilée. Les dialogues sont croustillants, les situations rocambolesques et l’auteur agrémente son récit de nombreux anachronismes qui donnent un humour très plaisant. Le dessin est à la hauteur du scénario, c'est-à-dire tout en légèreté et très bien maîtrisé. Le style général est très agréable. Le vide des décors est amoindri par une excellente colorisation dans des tons plutôt pâles et qui donnent une ambiance très douce. Cet excellent 1er tome est très prometteur pour la suite, et donne un vrai plaisir à la lecture.
Le Sabre et l'épée
Avant quand on voyait certains musiciens, on disait que c'était de l'artisanat et pas de l'art. Je m'explique : Cette série me semble dénuée de toute originalité, et se contente d'agrémenter des ingrédients déjà connus dans ce genre chinois. Mais ce qu'elle fait, elle le réussit à merveille. Autant dans le dessin que dans le rythme de l'intrigue, les références historiques ou ésotériques, les décors naturels ou la psychologie des personnages, c'est impeccable, c'est pro, c'est parfait. C'est pour ça que je dis que c'est de l'excellent artisanat. Les auteurs ont fournit un travail agréable, qui se lit facilement, qui divertit et qui fait rêver d'horizons lointains, et dont on ressort plus léger. C'est vraiment un très bon produit. De première qualité.
Ratafia
Situations «dramatiques» faisant place aux plus absurdes, jeux de mots subtils succédant aux calembours improbables, clins d’œil complices, contre-pieds malins… En jouant l’alternance du léger au vaseux, du sérieux à la cocasserie ou de l’intelligence à la crétinerie, les auteurs explorent toute la gamme. Premier, second, énième degré, tout est à déguster dans cette parodie d’aventure, récit humoristique extravagant plein de pirates et de rebondissements. Et si la déconne à tout va semble en être le leitmotiv, le scénario tient carrément la route et se révèle même d’une étonnante cohérence et d’une belle richesse. J’adore, en particulier, la «prise d’élan» sur trois, quatre cases voire une planche, quand les auteurs mitonnent discrètement les préparatifs d’une grosse bêtise: on pressent un pire qui finit, pour notre plus grand bonheur, toujours par arriver. Nous ne bouderons pas non plus notre bonus plaisir, quand l’on devinera, ça et là, poindre un ersatz de critique sociale. Une fois calé dans l’esprit, on prend un pied terrible avec ces trois tomes. Et pas seulement au niveau des zygomatiques. C’est aussi très agréable pour les mirettes. Le trait à la fois rond et incisif est d’une grande expressivité et d’une puissance comique évidente (visez-moi un peu ces trognes aux yeux exorbités et aux dents à rayer le parquet). Soutenu par une colorisation joliment chaleureuse, c’est le complément parfait d’une ambiance qui arrive efficacement à se renouveler d’opus en opus. Pas de lassitude à l’horizon ! Un ensemble aux multiples vertus hilarantes. Je clos par une citation dénichée sur le site de la série et qui en reflète assez bien l’humeur : Si j’étais vivant, j’aurais aimé adapter Ratafia en roman. (Robert-Louis Stevenson)
L'Hiver d'un monde
"L'hiver d'un monde" est une série passionnante, surtout sous forme d'intégrale, parce qu'elle montre en direct la progression d'un auteur de BD bourré de talent : Mazan. Chaque tome marque une étape dans la maîtrise du medium "BD" : le premier tome est attachant quoique plein de maladresses (narration lourde, graphisme encore mal défini), le deuxième marque une nette progression, avec l'introduction de l'univers baroque et très personnel de Mazan, mais il y a encore une petite chose qui manque, un peu trop de recul par rapport à l'histoire. Dans le troisième, on a un Mazan qui maîtrise pleinement sa narration, ses ambiances et son histoire, et on se régale. "L'hiver d'un monde" est donc une chouette série, d'un auteur discret mais attachant et bourré de talent. Cependant, elle n'est pas facile d'approche, et j'aurais tendance à la conseiller surtout à ceux qui connaissent et aiment déjà Mazan. Pour les autres, je leur conseillerais de commencer par Dans le cochon, tout est bon, qui est son album le plus abouti à ce jour.
Sept voleurs
J'ai bien aimé cette lecture même si je l'ai trouvée un peu moins originale que Sept psychopathes mais tout aussi bien trouvée. Le dessin me plait beaucoup. Traits et couleurs sont de belle qualité. On se sent vraiment plongé dans un bel univers heroic-fantasy. Seule la bouille un peu trop "mignonne" de l'un des nains ne me convainc pas tellement. L'histoire présente pas mal de clichés du genre heroic-fantasy mais est prenante et bien construite. J'ai vraiment bien accroché sur les deux tiers du récit. Le recrutement est joliment amené, avec des personnages qui s'entrecroisent avant de se regrouper tous. Pas un recrutement totalement linéaire, quoi. Et puis l'objectif de la mission est sympathique et donne vraiment envie de voir son déroulement. J'ai commencé à être un peu déçu quand l'un des personnages a disparu un peu trop tôt à mon goût : j'avais ressenti la même frustration dans Sept psychopathes car une fois de plus, c'était un personnage que j'aurais aimé voir plongé au coeur de l'action. Puis j'ai trouvé le final très légèrement confus, avec un rythme un brin hésitant tel que j'ai vaguement décroché. C'est cette conclusion qui ne m'a qu'à moitié convaincu qui m'a fait hésiter à trouver cet album franchement bon, mais cela reste une très bonne lecture, tout à fait plaisante et bien faite.
Le Voyage des Pères
Aborder l'histoire de Jésus Christ en imaginant la quête de trois pères de ses apôtres à la recherche de leur progéniture pour les ramener à la maison, voilà qui est original. Et l'essai est transformé car c'est aussi très drôle et très plaisant à lire. Le dessin de David Ratte me plait nettement plus que dans Toxic planet, son unique autre oeuvre actuellement parue. Son trait et ses personnages me font un peu penser à ceux d'Olivier Pont (Où le regard ne porte pas...). J'y trouve une vraie aisance et un style tout à fait appréciable. Hormis ses décors un peu vides parfois, je lui reprocherais uniquement son encrage trop fin, semblable à un encrage au stylo noir. Il est d'autant plus fin qu'il est régulièrement dissimulé par la colorisation informatique qui semble "passer par dessus". Mais cette dernière étant de tout à fait bonne qualité, je n'ai pas trop été gêné par ce fait d'ordinaire rebutant à mes yeux. Quant à l'histoire, elle est vraiment bien. Partant d'un postulat amusant dès le départ, elle aligne ensuite les bons moments dans une intrigue qui avance bien et qui est assez prenante. Côté humour, l'auteur joue avec efficacité de la tactique qu'on retrouve aussi dans la série TV Kaamelott : le décalage entre une époque historique bien précise et réaliste et des dialogues complètement modernes et souvent assez crus. Ces dialogues sont vraiment drôles et les situations qui vont avec tout à fait cocasses. Bref, voilà là une très bonne idée de scénario traitée avec beaucoup de qualité et d'humour. Une série très plaisante à lire dont j'attends la suite dès que possible.
Antarès
Après la première série, Aldébaran et sa suite, Bételgeuse, un petit peu moins bien que la première, c’est avec intérêt que je lus le 1er tome de la série "Antarès". L’histoire prend un peu de temps à se mettre en route comme pour les 2 autres séries, à ceci près que la série Bételgeuse n’a vraiment d’intérêt que sur les 2 derniers tomes. Mais j’aime particulièrement ce tome car on découvre Kim sous un autre jour que celui vu auparavant : plus centré sur elle-même et son secret… On s’attend à des événements intéressants peut-être liés à la Mantrisse. Je dois avouer que j’ai particulièrement aimé la description de la terre même si elle allonge le récit, elle était attendue car à force d’entendre « lien avec la terre », on se demandait s'il nous la montrerait un jour. Sur les prochains tomes, je m’attends personnellement à des allusions même lointaines avec Kenya, en effet, l’un des personnages qui se trouve sur "Antarès" y fait allusion et les phénomènes bizarres se passant sur Antarès ne semble n'avoir rien à voir avec la Mantrisse contrairement à Bételgeuse mais peut-être avec l’extraterrestre ou avec Kenya ? Pour finir, le style de Leo est particulier mais représentatif, je trouve, de la race humaine, à la fois au niveau du physique et des réactions (sentiments et actions...). Les tares autant que les qualités sont selon moi tout du moins très bien représentés. Ne vous déplaise je pense que les passages « romantiques » dans tous les albums de Leo mettent du réel à l’action, même si je dois avouer qu’à la longue c’est un peu saoûlant…