Les derniers avis (32287 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Valentine et Valentin
Valentine et Valentin

Très mignon ! J'ai vraiment été touché et amusé par cette BD jeunesse. Le dessin est simple mais tout à fait charmant. L'histoire est très gentille, adorable même, je dirais. Mignon est le mot qui convient le mieux à l'ensemble. Un récit sur un amour de jeunesse où tout coule de source, tout est frais, tout amène le sourire et la tendresse. Très bonne petite lecture pour petits et grands.

22/09/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série L'Etoile du soldat
L'Etoile du soldat

Fan de Réné Follet, j'ai acheté l'étoile du soldat scénarisé par Christophe de Ponfilly (mort en 2006). René Follet retrouve une nouvelle fois la Russie (voir Les Aventures d'Ivan Zourine éditées aux ronds dans l'O) mais à une époque plus récente, une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, celle de l'occupation de l'Afghanistan par les troupes soviétiques. A travers Nikolaï, nous vivons la période du service militaire des jeunes appelés dans la glorieuse armée Rouge, leurs malaises et leur mal de vivre. La peur au ventre, Nikolai se retrouve dans un monde étranger avec les moudjahiddines du peuple, le commandant Massoud et des gradés soviétiques dépassés par les évènements. Evidemment, à la lecture de cette bande dessinée, on ne peut que songer au Photographe ou encore à La Guerre d'Alan. Un formidable témoignage sur une sale guerre, une de plus.

22/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Lumières de l'Amalou
Les Lumières de l'Amalou

Oufti !.... Très très bon !... Le postulat ?... un chêne qui se meurt et, au travers de sa fin annoncée, un monde qui va disparaître. Et puis, une curieuse communauté de transparents et de furets qui d'amis, puis ennemis, se sont à nouveau réunis pour sauver le Monde. Pas grand chose à se mettre sous la dent pour une série qui s'annonce assez limpide ?... QUE DU CONTRAIRE !... Gibelin a vraiment mitonné une oeuvre à part, une de ces rares séries où l'on se sent bien à sa lecture, une série qu'il fait vraiment plaisir de découvrir, attachante, simple dans son concept mais dont quasi chaque page donne envie de découvrir la suivante. Les scénarios sont clairs, précis, et les développements amenés de l'histoire -de cette grande fable plutôt- tireraient des soupirs d'envie à pas mal de scénaristes qui, déjà, peinent après un premier tome. Mais s'il n'y avait que ça !... Tout est bellement "mis en musique" par le graphisme de Claire Wendling. Son trait stylisé peut paraître simple, mais il ne l'est pas. C'est riche, doté d'un réel dynamisme, tout à fait de concert et de concept avec les histoires. Un excellent duo d'auteurs pour un long conte lyrique à déguster sans retenue. Un plaisir d'auteurs qui m'a fait -vraiment- plaisir.

22/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Hard Boiled
Hard Boiled

Pas mal du tout. Que oui !... Le postulat est assez convenu : un enquêteur en assurances qui pourchasse escrocs et malfrats dans la zone urbaine de Los Angeles. Un mec curieux d'ailleurs : sans aucun sentiment et qui détruit tout sur son passage. Jusqu'au jour où il va se rendre compte qu'il est un androïde. Et là, le scénario de départ prend une toute autre direction. Mais s'il n'y avait que cela : "Hard Boiled" vaut surtout, pour une très grande part, par le graphisme de Darrow. De grandes planches ultra soignées, au dessin précis, pointilleux, dont les cases (peu nombreuses par planche d'ailleurs) sont remplies de très nombreux détails qui forcent à une première lecture approfondie (ou à une seconde après une première lecture "normale"). C'est ce que j'ai d'ailleurs fait : lire les deux histoires puis, à mon aise, les reprendre en "auscultant" les cases. Et je peux vous dire qu'il y en a des choses à découvrir. In fine : je ne voudrais pas oublier de mentionner la palette de couleurs de Claude Legris. Ses choix chromatiques aident vraiment à une meilleure compréhension des "images". C'est vous dire !... Ca a 17 ans et ça ne les paraît pas. Et je parie qu'en relisant un jour les deux tomes -ce que je ferai- j'y trouverai encore des choses qui m'ont échappé. Vraiment très bon.

22/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Le Mercenaire
Le Mercenaire

Ce "mercenaire" est l'oeuvre de Segrelles, un peintre et illustrateur espagnol reconnu. Le "mercenaire" ?... c'est un univers fantastique où un guerrier se déplace dans des cités fabuleuses sur le dos d'un dragon volant. Mais il porte bien son nom, ce guerrier, car il travaille pour le plus offrant. Curieux, au départ, car j'ai cru avoir affaire à une sorte de "sous Arzach" de Moebius. Bien que le postulat de départ y ressemble fort, j'ai surtout été attiré par le graphisme. Et là, je dois reconnaître que c'est costaud !... Segrelles travaille de main de maître une technique à l'huile qui offre ainsi de splendides planches qui attirent vraiment l'oeil. C'est tout "simplement" beau. C'est vrai aussi que le graphisme supplante les divers scénarios et leurs développements, mais cette beauté réelle des "images" fait que je n'ai pas trop pris garde au textuel. Grand "dessinateur", Segrelles ?... Oh que oui !... Grand scénariste ?... Plutôt un bon conteur. Mais l'ensemble forme une véritable oeuvre de grand attrait, à classer dans les toutes bonnes BDs de ce style. Ce que j'ai fait !...

22/09/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Vilebrequin
Vilebrequin

Ah, cela aura pris le temps avant que je puisse acheter et lire la bonne édition de cet album. Mais c'est enfin chose faite. Et cela m'a bien plu. Cet album n'est pas vraiment l'indispensable que j'aurais espéré, mais c'est une très belle oeuvre, au graphisme excellent et au sujet et au traitement original. Le dessin a vraiment une jolie touche de personnalité et de maîtrise technique. Chaque case ou presque est traité avec art, beauté et originalité. Et il est vrai que les planches en vis-à-vis, tant évoquées dans l'Affaire Vilebrequin, sont de belles oeuvres d'art et fonctionnent joliment ensemble. C'est beau à regarder, plaisant à lire et il y a ce petit quelque chose en plus qui peut vous faire apprécier cette oeuvre juste pour son graphisme. Mais le scénario n'est pas en reste. Original, fin, amusant, j'ai craint un moment qu'il se contente de raconter en voix-off le quotidien des nuits de cambriole du sieur Vilebrequin, comme un inventaire à la Prévert de ses anecdotes et pensées intimes sur son métier et sur sa vie. Mais même si cette partie là du récit occupe la majorité des pages et lie tout ensemble, elle laisse aussi la place à une voire deux réelles intrigues. Une petite sous-intrigue sur la façon dont Vilebrequin cache sa vie secrète à sa famille, et une plus grosse qui va mettre le héros dans une fâcheuse posture et intriguer le lecteur. L'ensemble du scénario est bien trouvé, original, plaisant et ne manque pas d'humour. Il lui manque peut-être quelque chose qui le rendrait vraiment captivant et marquant, mais c'est en tout cas une BD que je relirais sans doute avec plaisir le moment venu. Dans tous les cas, c'est bien là un album qui méritait le buzz que son Affaire a entraîné dans le petit monde de la BD.

22/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Chaabi
Chaabi

Voila, après avoir lu le début de cette série, j’hésitais entre mettre 3 ou 4, puis après avoir laissé reposer, je me suis rendu compte de toute la profondeur du récit … Marazano nous emmène au plus profond de l’Inde où on apprend la mort de Chaabi, un jeune chef révolutionnaire qui était un réel espoir pour tout un peuple qui voit ses enfants exploités par un gouvernement sans scrupules. On va alors plonger dans le passé pour comprendre comment l’enfant Chaabi a pu devenir un leader aussi charismatique de la rébellion. Le récit est dur, il nous montre sans détour l’injustice qui peut régner dans ce pays et principalement l’exploitation du travail des enfants issus de parents pas assez fortunés pour les élever. Le fond est juste et ne laisse vraiment pas indifférent, c’est le gros point fort du scénario. Ce qui m’a fait hésiter sur ma note, c’est la narration : elle n’est pas toujours très fluide avec quelques longueurs et raconter l’histoire sous forme d’un énorme flash-back ne sert pas au mieux toute la dureté qui se dégage du récit. La partie graphique est plutôt bonne même si on peut voir quelques défauts de jeunesse sur la réalisation des visages et sur les scènes d’action un peu confuses. Les décors sont un peu grossiers et souvent vides, même s’ils correspondent aux lieux parcourus. Une mention spéciale sur la mise en couleur qui permet d’ancrer le scénario dans la réalité. Malgré les quelques défauts de réalisation de cet album, on ne peut qu’être touché par le sujet traité et on a envie de connaître l’évolution de Chaabi dans sa quête de justice.

21/09/2007 (modifier)
Par sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Biotope
Biotope

Une bande dessinée très originale. Déjà, le scénario. Il fallait oser le mélange de genres. Flics noirs funky très tarentinesques parachutés sur une planète forestière isolée à l’autre bout de la galaxie et confinés, pour les besoins d’une enquête, dans une station de recherche scientifique ultra aseptisée. Le décor est planté pour une ambiance SF exotique assez pesante et aux accents kitsch qui ravivent l’envie de visionner mes anciennes VHS de Cosmos 99. L’intrigue, au premier abord plutôt classique, se met en place au rythme alangui des investigations de nos trois protagonistes et s’avère très vite captivante. Un tempo qui, loin de procurer l’ennui, installe efficacement une atmosphère de malaise claustrophobe puis, ex abrupto, s’accélère franchement, basculant du polar en huis clos vers l’empoignade écolo révolutionnaire sanglante. Effet de surprise plaisant et réussi. Le style graphique, ensuite. J’ai trouvé cette œuvre d’un incroyable esthétisme. C’est, à mon avis, son atout majeur. Une ligne claire, simple et enjouée qui, loin d’une pseudo crédibilité scientifique que lui procurerait un trait réaliste, prend le contre-pied du genre. Un décalage opposant au catastrophisme ambiant une fraîcheur et une légèreté qui scellent l’harmonie de l’ensemble. Des décors relativement dépouillés offrent une impression de vide visuel qui accentue l’idée d’isolement et finit par donner le vertige. La mise en couleurs est remarquable d’inspiration. Elle souffle la moiteur de cette forêt immense, renforce l’aspect figé et glacé de cette station oppressante et intensifie ou adoucit à l'envie les différentes scènes de bruit et de fureur. C’est superbe ! Merci aux auteurs pour cette excellente série en deux tomes. Un bi au top ! …désolé

20/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Le Trône d'argile
Le Trône d'argile

J'avais hésité à me lancer dans une nouvelle série historique de peur qu'elle soit difficile à suivre comme c'est souvent le cas. Mais finalement, après les 2 premiers tomes, on ne peut qu'être conquis. Je ne suis pas historien et je dois dire que mes connaissances dans ce domaine sont plutôt limitées mais tout me paraît être très fidèle à l'époque traitée. France Richemond qui elle est une vraie historienne, apporte toute sa connaissance sur la fin de la guerre de Cent Ans, et Nicolas Jarry utilise sa maîtrise de la BD pour faire une adaptation vivante et captivante. L'ensemble est très bien équilibré et se lit assez facilement sans qu'on se perde trop dans les multiples personnages. La mise en image est également très réussie, avec beaucoup de détails sur les personnages, les habits et les décors. Le côté "moyenâgeux" est parfaitement retranscrit par le dessin et par quelques subtilités techniques, comme les phylactères à fond jauni dans le 2ème tome. Une excellente série historique que l’on n’attendait pas chez un éditeur comme Delcourt, mais elle fera date à coup sûr !

20/09/2007 (modifier)
Par sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Football Football
Football Football

Pratiquant de type canapéiste acharné et télévisuel confirmé, j’ai, comme tous les aficionados de ma fratrie, des avis sur tout et rien concernant le monde du ballon rond. Et quand il s’agit de les confronter dans d’amicales réunions sensiblement houblonnées, je dois avouer que cela tourne souvent à un concours de décibels, cacophonie désastreuse aux accents philosophiques plus qu’improbables et à l’efficacité douteuse. Alors, quel n’est pas mon plaisir quand je découvre football football, sorte de «tables de la loi» du grand messie Guillaume. Celui qui détient la vérité. Celui qui dessine tout haut exactement ce que je pense tout bas et que je gueule confusément tout fort. Dans le secret des Dieux du football, il nous apporte une bénéfique lumière aux vertus hilarantes. Une succession de planches ou de strips pseudo pédagogiques qui sont autant de réponses à un courrier des lecteurs franchement fantaisiste. Sous un dessin nerveux aux airs faussement mal dégrossis, mais finalement très expressif, on se régale de chacun des gags et anecdotes. Aucun ne tombe à côté. C’est toujours très décalé, réellement désopilant, inventif, d’un délicieux cynisme et mine de rien, d’une véritable subtilité. On sent transparaître toute la connaissance et l’affection de l’auteur pour ce sport. Si l’on apprécie d’autant mieux cet album quand on est un «spécialiste» au fait de l’actualité, le novice y trouvera tout de même satisfaction, goûtant quelques sympathiques parenthèses ou clins d’oeil musicaux, littéraires et cinématographiques. (98, air connu) Et une... et deux... et quatre étoiles... La lala la la lalalalalala lala la la...

20/09/2007 (modifier)