Note approximative : 3.5/5
Eh bien moi je l'ai bien aimée cette BD. Je suis conscient qu'elle fait dans le classicisme absolu : on croirait vraiment voir une série télé américaine mise en BD, tous les ingrédients y sont. Mais j'ai trouvé la lecture de ce premier cycle assez prenante, j'ai trouvé les personages plutôt bons et variés, et j'ai beaucoup aimé le dénouement de l'intrigue. L'idée est bonne et bien menée.
Le graphisme, pour sa part, est très classique dans le genre réaliste et propre sur soi. Je l'ai trouvé plutôt bon et agréable. Je déplore juste certaines cases que je trouve ratées et que j'aurais aimé voir l'auteur refaire avant publication : je pense à quelques visages déformés ou moches et surtout à une vue du port de plaisance dans le tome 2 où la perspective est complètement ratée.
Bref, une bonne voire très bonne lecture, même si cela reste du pur divertissement.
Une sacrée bonne vieille série qui débute dans l'hebdo "Bravo" n° 5 de 1943 pour s'y terminer dans le n° 15 de 1944.
Pas récent, hein ?... Et c'était en couleurs -(je possède ces "vieux machins" et le "Rayon U" y paraissait en une page semaine)- chose rare car nous étions alors en pleine seconde guerre mondiale et le papier, encore plus la quadrichromie, étaient choses rares.
Curieuse histoire aussi que ce "Rayon U".
A l'époque, en 1943, Jacobs travaillait sur "Flash Gordon" dont les planches ne lui parvinrent plus suite à l'entrée en guerre des Etats-Unis.
Il crée alors ce qui sera sa vraie première BD, ce fameux "rayon". Mais Flash Gordon était fortement apprécié du lectorat et la direction de "Bravo" avait souhaité une certaine continuité de style.
Jacobs s'inspire alors fortement de "Flash Gordon" et crée une histoire qui, d'emblée, fera conserver le lectorat. Jacobs crée ou réinvente des décors fantastiques, fait preuve d'une grande originalité dans le développement du scénario et -surtout- bénéficie d'un encrage en quadrichromie assez "magique".
Enorme succès de départ. Jacobs va alors quitter la ligne conductrice de "Flash Gordon" qui lui avait été quasi imposée, faire évoluer le scénario -au départ un peu convenu- vers celui de la recherche d'un métal radioactif.
"Le Rayon U" ?... il préfigure par ses idées, ses personnages aussi, ce qui sera la grande oeuvre de Jacobs : Blake et Mortimer. Curieux d'ailleurs : c'est fou le nombre de gens qui croient vraiment que ces deux personnages interviennent dans l'album !...
"Le Rayon U" ?.. une sorte d'oeuvre de commande transformée "en cours de route", novatrice par ses idées, en très très bonne place dans les préférés de mes collections.
Vraiment très très bien !...
Cote perso : 4,5/5.
Cette série ne compte encore qu'un seul tome. Le scénariste m'a admis que les ventes n'avaient pas été à la hauteur des espérances mais que rien n'était définitif. Je ne regrette pas pour autant mon achat tant l'album est digne d'intérêt.
Pour un tome d’ouverture, Nadir offre vraiment beaucoup de choses. Plusieurs embuscades et une bataille homérique avant la mi-album… Le lecteur n’est pas trompé sur la marchandise, ça bastonne !
La 2ème partie laisse les massacres de coté pour nous permettre de suivre le déclin de l’ancien guerrier à travers des contrées dures et violentes. J'ai aimé le ton sombre, réaliste et sans concessions lorsqu’il s’agit de décrire le déchéance de Kriff. On est loin de l’esprit enfantin des "Lanfeust". Nadir est un récit sérieux où le second degré n’a pas beaucoup de place.
Le scénario aborde des thématiques intéressante telles que la vanité des honneurs, la fragilité des acquis et celle de la destinée humaine en général.
Graphiquement, c’est pour moi une réussite. Josic offre des planches captivantes en mélangeant les techniques et en mariant habilement encrage et colorisation informatique. J’ai dû stopper la lecture plusieurs fois pour contempler certaines cases. Le dessinateur a mis ses pinceaux au service de la trame en alourdissant judicieusement l’atmosphère durant la chute progressive du héros.
Si on ajoute la très belle couverture et le charisme de Kriff, qui rappelle le Léonidas de 300, on obtient une série bien lancée et qui promet.
Mais cet album n'est pas exempt de défauts :
Déjà, pour faire tenir autant d'éléments sur 46 pages, Dragan a dû opérer quelques coupes dans le scénario et les transitions sont assez abruptes. Rien de bien méchant cependant.
Les batailles peuvent paraître un tantinet brouillonnes, le dessinateur ayant privilégié une approche large. Il balaye le champ de bataille grâce à des extraits évocateurs mais choisis sans réel souci de continuité.
Enfin le dessin ne sera pas du goût de tous. On remarque quelques défauts au niveau des proportions anatomiques.
Je recommande.
J'ai certainement dû lire "Valérian" il y a plus de 20 ans, mais depuis j'ai lu tellement de BD que je ne me souvenais plus de cette série.
J'avais remarqué dans BDT que cette série était la série SF de référence pour tout amateur de ce type de BD.
Cette semaine je suis tombé sur l'intégrale volume 1 à la librairie, celle ci comprend les 3 premiers tomes ainsi que des "bonus". Je n'ai pas hésité et j'ai investi sur le champ.
Evidemment je n'ai pas attendu avant de lire ces trois histoires.
Ma première impression fut évidente : on retrouve beaucoup d'éléments de Valérian dans les séries actuelles. J'ai été même surpris en débutant l'intégrale d'apprendre (la démonstration est claire) l'influence de Valérian dans le film Star Wars.
Le dessin a pris un coup de vieux, certaines cases n'ont pas de décor, les couleurs manquent de graduation, et lorsque les personnages sont en arrière-plan, ils n'ont pas la finesse, ni même les proportions adéquates.
Mais il suffit de resituer ces BD dans l'Histoire de la BD et de se rappeler qu'elles ont été éditées il y a plus de 35 ans !!! Après lecture, on se dit que globalement elles se lisent avec grand plaisir et que l'esprit visionnaire des auteurs marche encore de nos jours.
Je continuerai à investir sur les prochaines intégrales car Valérian semble vraiment être la série de base SF pour la BD. Normalement la note basculera vers un 5, mais par principe je vais attendre la lecture des tomes suivants.
Pour résumer rapidement les 3 premiers tomes, les personnages sont bien mis en place, on remarque les progrès au niveau dessin déjà entre le tome 1 et 2.
Pour ceux qui n'ont pas cette série, la sortie des intégrales permettra de corriger le tir.
29/07/08 : après la lecture de la seconde intégrale : je ne change rien à l'avis car les tomes 4 à 6 ne tranchent pas avec les premiers tomes.
Courtney Crumrin, un comics superbe.
Avant de lire Courtney, j'ai d'abord du vaincre une (très stupide) répulsion vis à vis du noir et blanc. J'avoue que l'aspect visuel, le côté en mettre plein la vue avec des couleurs qui pètent, j'y était très sensible. Mais voilà, quand, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque de m'a ville, je suis tombé sur les tomes de "Courtney Crumrin", je n'ai pu m'empêcher de les dévorer d'une traite, ni, lorsqu'une intégral regroupant les tome 1 a 3 est apparue chez mon libraire, de l'acheter de suite.
Le dessin de Ted Naifeh est splendide, expressif, il retranscrit parfaitement les humeurs et les ambiances de l'histoire, je suis tombé sous le charme de ce trait.
Quant à l'histoire, les aventures de cette jeune sorcière farouche, indépendante, et prompte a péter plus haut que son cul lorsqu'elle se compare a ces parents et ses camarades de classe sont attachants, magiques, ce qui est plus que normal lorsque l'on parle d'une sorcière et de tout le petit monde qui gravite autour d'elle, gobelins, chats parlants, et monstres qui finalement, font se poser la question de savoir qui sont les véritables méchants dans l'histoire. D'entrée de jeu, tout manichéisme est évité, bref, de la belle ouvrage.
J'ai été attirée par la couverture de cet album, puis j'ai aimé les dessins tout en rondeur aux couleurs très vives.
L'histoire non dénuée d'humour, est très poétique. (L'idée de la fabrique artisanale de nuages m'a vraiment plu).
Mes enfants l'ont appréciée et je la leur ai lu avec plaisir.
BD que j'ai achetée par curiosité, je l'ai vu plusieurs fois chez mon libraire en parcourant les rayons sans jamais avoir le déclic, puis finalement, je l'ai achetée, et bien mal m'en a pris, puisqu'il a fallu que je me procure au plus vite le second tome.
Dessin à mi-chemin entre le franco-belge et le manga, vu le nom de la collection, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, et je trouve le trait de Mony Chan très plaisant justement, il retranscrit bien les scènes d'action, exprime une belle palette d'humeurs, bref rien a redire.
Le scénario est accrocheur, les cliffhangers en fin de tome contribuant a donné envie de savoir ce qu'il ce passe après, même si personnellement, l'intrigue et le sort des personnages a suffi à capter mon attention.
Excellente BD, d'entrée, je dois dire que la couverture ne m'a pas séduit plus que cela, mais l'intervention de l'auteur dans "un monde de bulles" m'a amené à m'intéresser a cette série.
N'y allons pas par quatre chemins, la note que je donne a cette BD est suffisamment éloquente, je trouve que cette BD est magnifique. Dessin froid, détaillé, décors choisis et travaillés avec soin, une pure merveille, d'autant plus remarquable pour un premier album.
Le scénario est tout aussi intriguant, mélange de modernité et de mythologie grecque, personnellement j'adore cette ambiance, une héroïne intéressante, et qui est a la hauteur de la cité d'Antés, représentation parfaite de la solitude au milieu d'une gigantesque cité.
Bref, une excellente surprise, j'attends avec impatience le tome 2, même si les auteurs souhaitent se démarquer du traditionnel format de 54 planches et viser plus long, ce qui augure d'avance d'une longue (et dure) attente.
Formidable succession d'histoires courtes qui permettent à Goscinny de prouver une fois de plus son immense talent d'auteur comique.
Comme le dit L'Ymagier, Mr Sait-Tout est une sorte de caricature de ce brave "Oncle Paul" qui officiait dans le journal Spirou. Ici, les auteurs nous rappellent à chaque dernière image de ces petit récits d'où Mr Sait-Tout nous fait profiter de son érudition, ce qui insiste bien sur le fait que son interprétation de l'Histoire n'engage que lui.
Et d'Histoire, il en est souvent question, Goscinny nous régale de ces délicieux anachronismes qu'il savait si bien employer dans Astérix, menés à un rythme trépidant et des dialogues qui font mouche, le scénariste exploite à fond chacun des thèmes abordés par son personnage principal comme ressort humoristique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est irrésistible.
Sans aller très loin, le premier récit de l'album, l'invention de l'école par Charlemagne, est à se rouler par terre tellement il est hilarant. Chaque élément est imprévisible, la finesse d'analyse est remarquable et des détails qui appartiennent à notre quotidien donnent une épaisseur humaine et une intelligence indéniable à une oeuvre attachante et sans prétention.
Le dessin de Martial sert tout cela avec énergie et savoir-faire, d'un trait bon enfant qui reste peut-être un peu trop sage, mais se révèle toujours lisible et efficace. Vu la diversité des thèmes abordés, il ne se laisse pas aller à la facilité et il donne vie avec un certain panache à l'univers de Mr Sait-Tout.
Une oeuvre totalement oubliée dont il ne faut absolument pas se priver, pour qui peut l'avoir entre ses mains. C'est du meilleur Goscinny, associé à un dessinateur de talent, Martial, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux auteurs tiennent leurs promesses.
Une série délirante qui ressemble souvent à un cartoon. Le duo est totalement disjoncté et Mortadel est bien drôle avec ses déguisements. Le scénario est une suite de péripéties amusantes qui fait souvent rire. Les gags sont bien trouvés.
Le dessin va très bien avec la série. Dommage que ça ne soit pas très connu dans la francophonie.
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Note approximative : 3.5/5 Eh bien moi je l'ai bien aimée cette BD. Je suis conscient qu'elle fait dans le classicisme absolu : on croirait vraiment voir une série télé américaine mise en BD, tous les ingrédients y sont. Mais j'ai trouvé la lecture de ce premier cycle assez prenante, j'ai trouvé les personages plutôt bons et variés, et j'ai beaucoup aimé le dénouement de l'intrigue. L'idée est bonne et bien menée. Le graphisme, pour sa part, est très classique dans le genre réaliste et propre sur soi. Je l'ai trouvé plutôt bon et agréable. Je déplore juste certaines cases que je trouve ratées et que j'aurais aimé voir l'auteur refaire avant publication : je pense à quelques visages déformés ou moches et surtout à une vue du port de plaisance dans le tome 2 où la perspective est complètement ratée. Bref, une bonne voire très bonne lecture, même si cela reste du pur divertissement.
Avant Blake et Mortimer (Le Rayon U)
Une sacrée bonne vieille série qui débute dans l'hebdo "Bravo" n° 5 de 1943 pour s'y terminer dans le n° 15 de 1944. Pas récent, hein ?... Et c'était en couleurs -(je possède ces "vieux machins" et le "Rayon U" y paraissait en une page semaine)- chose rare car nous étions alors en pleine seconde guerre mondiale et le papier, encore plus la quadrichromie, étaient choses rares. Curieuse histoire aussi que ce "Rayon U". A l'époque, en 1943, Jacobs travaillait sur "Flash Gordon" dont les planches ne lui parvinrent plus suite à l'entrée en guerre des Etats-Unis. Il crée alors ce qui sera sa vraie première BD, ce fameux "rayon". Mais Flash Gordon était fortement apprécié du lectorat et la direction de "Bravo" avait souhaité une certaine continuité de style. Jacobs s'inspire alors fortement de "Flash Gordon" et crée une histoire qui, d'emblée, fera conserver le lectorat. Jacobs crée ou réinvente des décors fantastiques, fait preuve d'une grande originalité dans le développement du scénario et -surtout- bénéficie d'un encrage en quadrichromie assez "magique". Enorme succès de départ. Jacobs va alors quitter la ligne conductrice de "Flash Gordon" qui lui avait été quasi imposée, faire évoluer le scénario -au départ un peu convenu- vers celui de la recherche d'un métal radioactif. "Le Rayon U" ?... il préfigure par ses idées, ses personnages aussi, ce qui sera la grande oeuvre de Jacobs : Blake et Mortimer. Curieux d'ailleurs : c'est fou le nombre de gens qui croient vraiment que ces deux personnages interviennent dans l'album !... "Le Rayon U" ?.. une sorte d'oeuvre de commande transformée "en cours de route", novatrice par ses idées, en très très bonne place dans les préférés de mes collections. Vraiment très très bien !... Cote perso : 4,5/5.
La Chute du Dragon Noir
Cette série ne compte encore qu'un seul tome. Le scénariste m'a admis que les ventes n'avaient pas été à la hauteur des espérances mais que rien n'était définitif. Je ne regrette pas pour autant mon achat tant l'album est digne d'intérêt. Pour un tome d’ouverture, Nadir offre vraiment beaucoup de choses. Plusieurs embuscades et une bataille homérique avant la mi-album… Le lecteur n’est pas trompé sur la marchandise, ça bastonne ! La 2ème partie laisse les massacres de coté pour nous permettre de suivre le déclin de l’ancien guerrier à travers des contrées dures et violentes. J'ai aimé le ton sombre, réaliste et sans concessions lorsqu’il s’agit de décrire le déchéance de Kriff. On est loin de l’esprit enfantin des "Lanfeust". Nadir est un récit sérieux où le second degré n’a pas beaucoup de place. Le scénario aborde des thématiques intéressante telles que la vanité des honneurs, la fragilité des acquis et celle de la destinée humaine en général. Graphiquement, c’est pour moi une réussite. Josic offre des planches captivantes en mélangeant les techniques et en mariant habilement encrage et colorisation informatique. J’ai dû stopper la lecture plusieurs fois pour contempler certaines cases. Le dessinateur a mis ses pinceaux au service de la trame en alourdissant judicieusement l’atmosphère durant la chute progressive du héros. Si on ajoute la très belle couverture et le charisme de Kriff, qui rappelle le Léonidas de 300, on obtient une série bien lancée et qui promet. Mais cet album n'est pas exempt de défauts : Déjà, pour faire tenir autant d'éléments sur 46 pages, Dragan a dû opérer quelques coupes dans le scénario et les transitions sont assez abruptes. Rien de bien méchant cependant. Les batailles peuvent paraître un tantinet brouillonnes, le dessinateur ayant privilégié une approche large. Il balaye le champ de bataille grâce à des extraits évocateurs mais choisis sans réel souci de continuité. Enfin le dessin ne sera pas du goût de tous. On remarque quelques défauts au niveau des proportions anatomiques. Je recommande.
Valérian
J'ai certainement dû lire "Valérian" il y a plus de 20 ans, mais depuis j'ai lu tellement de BD que je ne me souvenais plus de cette série. J'avais remarqué dans BDT que cette série était la série SF de référence pour tout amateur de ce type de BD. Cette semaine je suis tombé sur l'intégrale volume 1 à la librairie, celle ci comprend les 3 premiers tomes ainsi que des "bonus". Je n'ai pas hésité et j'ai investi sur le champ. Evidemment je n'ai pas attendu avant de lire ces trois histoires. Ma première impression fut évidente : on retrouve beaucoup d'éléments de Valérian dans les séries actuelles. J'ai été même surpris en débutant l'intégrale d'apprendre (la démonstration est claire) l'influence de Valérian dans le film Star Wars. Le dessin a pris un coup de vieux, certaines cases n'ont pas de décor, les couleurs manquent de graduation, et lorsque les personnages sont en arrière-plan, ils n'ont pas la finesse, ni même les proportions adéquates. Mais il suffit de resituer ces BD dans l'Histoire de la BD et de se rappeler qu'elles ont été éditées il y a plus de 35 ans !!! Après lecture, on se dit que globalement elles se lisent avec grand plaisir et que l'esprit visionnaire des auteurs marche encore de nos jours. Je continuerai à investir sur les prochaines intégrales car Valérian semble vraiment être la série de base SF pour la BD. Normalement la note basculera vers un 5, mais par principe je vais attendre la lecture des tomes suivants. Pour résumer rapidement les 3 premiers tomes, les personnages sont bien mis en place, on remarque les progrès au niveau dessin déjà entre le tome 1 et 2. Pour ceux qui n'ont pas cette série, la sortie des intégrales permettra de corriger le tir. 29/07/08 : après la lecture de la seconde intégrale : je ne change rien à l'avis car les tomes 4 à 6 ne tranchent pas avec les premiers tomes.
Courtney Crumrin
Courtney Crumrin, un comics superbe. Avant de lire Courtney, j'ai d'abord du vaincre une (très stupide) répulsion vis à vis du noir et blanc. J'avoue que l'aspect visuel, le côté en mettre plein la vue avec des couleurs qui pètent, j'y était très sensible. Mais voilà, quand, en parcourant les rayonnages de la bibliothèque de m'a ville, je suis tombé sur les tomes de "Courtney Crumrin", je n'ai pu m'empêcher de les dévorer d'une traite, ni, lorsqu'une intégral regroupant les tome 1 a 3 est apparue chez mon libraire, de l'acheter de suite. Le dessin de Ted Naifeh est splendide, expressif, il retranscrit parfaitement les humeurs et les ambiances de l'histoire, je suis tombé sous le charme de ce trait. Quant à l'histoire, les aventures de cette jeune sorcière farouche, indépendante, et prompte a péter plus haut que son cul lorsqu'elle se compare a ces parents et ses camarades de classe sont attachants, magiques, ce qui est plus que normal lorsque l'on parle d'une sorcière et de tout le petit monde qui gravite autour d'elle, gobelins, chats parlants, et monstres qui finalement, font se poser la question de savoir qui sont les véritables méchants dans l'histoire. D'entrée de jeu, tout manichéisme est évité, bref, de la belle ouvrage.
La Fabrique de Nuages (Les Nuages)
J'ai été attirée par la couverture de cet album, puis j'ai aimé les dessins tout en rondeur aux couleurs très vives. L'histoire non dénuée d'humour, est très poétique. (L'idée de la fabrique artisanale de nuages m'a vraiment plu). Mes enfants l'ont appréciée et je la leur ai lu avec plaisir.
Cross Fire
BD que j'ai achetée par curiosité, je l'ai vu plusieurs fois chez mon libraire en parcourant les rayons sans jamais avoir le déclic, puis finalement, je l'ai achetée, et bien mal m'en a pris, puisqu'il a fallu que je me procure au plus vite le second tome. Dessin à mi-chemin entre le franco-belge et le manga, vu le nom de la collection, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, et je trouve le trait de Mony Chan très plaisant justement, il retranscrit bien les scènes d'action, exprime une belle palette d'humeurs, bref rien a redire. Le scénario est accrocheur, les cliffhangers en fin de tome contribuant a donné envie de savoir ce qu'il ce passe après, même si personnellement, l'intrigue et le sort des personnages a suffi à capter mon attention.
Hel
Excellente BD, d'entrée, je dois dire que la couverture ne m'a pas séduit plus que cela, mais l'intervention de l'auteur dans "un monde de bulles" m'a amené à m'intéresser a cette série. N'y allons pas par quatre chemins, la note que je donne a cette BD est suffisamment éloquente, je trouve que cette BD est magnifique. Dessin froid, détaillé, décors choisis et travaillés avec soin, une pure merveille, d'autant plus remarquable pour un premier album. Le scénario est tout aussi intriguant, mélange de modernité et de mythologie grecque, personnellement j'adore cette ambiance, une héroïne intéressante, et qui est a la hauteur de la cité d'Antés, représentation parfaite de la solitude au milieu d'une gigantesque cité. Bref, une excellente surprise, j'attends avec impatience le tome 2, même si les auteurs souhaitent se démarquer du traditionnel format de 54 planches et viser plus long, ce qui augure d'avance d'une longue (et dure) attente.
Les Divagations de Mr Sait-Tout
Formidable succession d'histoires courtes qui permettent à Goscinny de prouver une fois de plus son immense talent d'auteur comique. Comme le dit L'Ymagier, Mr Sait-Tout est une sorte de caricature de ce brave "Oncle Paul" qui officiait dans le journal Spirou. Ici, les auteurs nous rappellent à chaque dernière image de ces petit récits d'où Mr Sait-Tout nous fait profiter de son érudition, ce qui insiste bien sur le fait que son interprétation de l'Histoire n'engage que lui. Et d'Histoire, il en est souvent question, Goscinny nous régale de ces délicieux anachronismes qu'il savait si bien employer dans Astérix, menés à un rythme trépidant et des dialogues qui font mouche, le scénariste exploite à fond chacun des thèmes abordés par son personnage principal comme ressort humoristique, et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est irrésistible. Sans aller très loin, le premier récit de l'album, l'invention de l'école par Charlemagne, est à se rouler par terre tellement il est hilarant. Chaque élément est imprévisible, la finesse d'analyse est remarquable et des détails qui appartiennent à notre quotidien donnent une épaisseur humaine et une intelligence indéniable à une oeuvre attachante et sans prétention. Le dessin de Martial sert tout cela avec énergie et savoir-faire, d'un trait bon enfant qui reste peut-être un peu trop sage, mais se révèle toujours lisible et efficace. Vu la diversité des thèmes abordés, il ne se laisse pas aller à la facilité et il donne vie avec un certain panache à l'univers de Mr Sait-Tout. Une oeuvre totalement oubliée dont il ne faut absolument pas se priver, pour qui peut l'avoir entre ses mains. C'est du meilleur Goscinny, associé à un dessinateur de talent, Martial, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les deux auteurs tiennent leurs promesses.
Mortadel et Filemon
Une série délirante qui ressemble souvent à un cartoon. Le duo est totalement disjoncté et Mortadel est bien drôle avec ses déguisements. Le scénario est une suite de péripéties amusantes qui fait souvent rire. Les gags sont bien trouvés. Le dessin va très bien avec la série. Dommage que ça ne soit pas très connu dans la francophonie.