Après Notes pour une histoire de guerre, bd de Gipi primée lors du festival d’Angoulême 2006, j’avais à cœur de découvrir un autre album de cet auteur, ce fut "S."…
"S." est un album assez bizarre par sa mise en place car j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir... jusqu'au moins la moitié de l'histoire où, réflexion après réflexion je me suis aperçu du génie de Gipi dans cette capacité à nous imprégner du quotidien de ses personnages.
"S." met en scène l’enfance de l’auteur et sa relation avec son père dont le lecteur découvre également des moments de la vie qui ont marqué ce dernier. "S.", c’est aussi une démonstration de l’absurdité de la guerre, thème apparemment cher à Gipi pour lequel on mesure à quel point ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie l’a touché à tout jamais.
Graphiquement, ce n’est pas le genre de dessin que j’affectionne particulièrement. Cependant, j’aime beaucoup le découpage et la mise en couleurs en aquarelle de Gipi.
Hommage à sa famille et notamment à son père, "S." à travers le témoignage de l’auteur nous emmène dans l’absurdité de la guerre et nous interroge sur les relations entre fils et père.
La lecture de "S." est assez difficile car il faut vraiment entrer « dedans », elle pourrait rebuter de nombreux lecteurs impatients de connaître le dénouement et qui cherchent une bd divertissante. Pour ma part, je garde un souvenir impérissable de cette lecture. Un album touchant et intelligent finalement...
Très belle histoire que cette complainte des landes perdues.
Dufaux s’essaye à l’ heroïc fantasy qu’il accompagne de poésie celtique. Certes, il ne renouvelle pas le genre, mais c’est joliment raconté dans un univers nordique rarement évoqué en bd. Evidemment pour ce style d’histoire le dessinateur de Thorgal et ses très beaux entrelacs, paraît tout indiqué ; même si d’habitude je ne suis pas un grand fan de son trait en ce qui concerne les humains (préférez les Chninkels), c’est sa patte qui m’as permis de m’attacher autant aux personnages de Seamus et de la belle et fragile Sioban. Et c’est effectivement ce qui fait la force de cette série (une de plus) ; ces personnages. En conséquence, j’ai beaucoup apprécié le second cycle qui permet de retrouver ces derniers pour une histoire, il est vrai, moins fascinante, mais qui reste dans la continuité de ce qui a déjà été lu. Le premier cycle seul m’aurait laissé une impression d’inachevé.
Pour la suite, Dufaux a visiblement complètement changé d’histoire ( et de dessinateur ). Pas encore eu l’occasion d’y jeter un œil…
Enfin ! Voici mon gros coup de cœur de cette année ! J’ai nommé : « Le voyage des pères » !
David Ratte, l’auteur de cette nouvelle série, nous présente un récit fort original et très humoristique. L’histoire se déroule au premier siècle avant Jésus-Christ et met en scène des hommes qui cherchent après leurs fils (d’une trentaine d’années tout de même !). Ces derniers sont partis accompagner un certain messie dont le nom est… Jésus…
Dès les premières pages, le ton est donné : ce sera une série amusante ! Hilarante par ses situations (Ah la fameuse visite chez le « guerrier » !) et aussi par ses dialogues assez crus et savoureux comme cet extrait de voix off repris en quatrième de couverture : « Je ne sais pas ce que ce type, ce Jésus, a bien pu leur raconter. Toujours est-il que quand il est parti, ils l'ont tous suivi comme un seul homme. Avec Zébédée on en est resté comme deux ronds de flan. »
Ces passages humoristiques sont entrecoupés de séquences riches en émotions notamment à travers les moments de solitude de l’un des pères et de certains commentaires des jeunes femmes.
J’adore les personnages de cette série ! Bon, on a le droit sans surprise au héros principal râleur et au bon cœur mais aussi, à plein de protagonistes attachants aux caractères bien trempés !
La mise en page aérée est très plaisante à contempler, la mise en couleurs également avec ses tons pastels. A propos de cette dernière, il est assez curieux de constater que les arrières-plans ne disposent pas d’encrage.
Finalement, « Le voyage des pères » est une bd au scénario original, très agréable à feuilleter et pleine de fraîcheur. J’attends avec impatience le prochain tome !
Meme si ça ne va pas aussi loin dans l'humour noir que je le voudrais (Il ne faut pas oublier que c'est pour les enfants), j'aime beaucoup cette série.
Les situations entre la famille Ducroc et leurs fils adoptifs ou encore celle avec leurs voisin me font bien marrer. Les plats imaginaires sont bien trouvés. Le dessin de Fournier n'est pas aussi bien que d'habitude, mais ça ce laisse lire.
Je me demande comment aurait été la série si c'était une bd plus adulte.
Au delà du fait qu'il n'y aura certainement jamais de suite à ce prologue, je tenais à mettre un avis pour ce tome : superbe, dense, unique, détaillé .....
Je suis en admiration devant le travail fournit par Lidwine, peut être que celà lui en demandait trop...
Enfin quoiqu'il en soit, si je ne met pas 5 pour raison d'abandon de la série, cette BD occupe une belle place dans ma collection et dans mon coeur.
Waouh ! Voila ce que j’ai dit en arrivant à la fin du 2ème tome.
Ce polar commence de manière classique. Dans une ambiance Italienne, on suit un ancien flic, nouvellement détective privé, embauché par un père pour retrouver le tueur de sa fille, qui n’est certainement pas l’homme qui a avoué.
On va alors découvrir qu’il s’agit d’un tueur en série qui opère dans un cimetière et qui recoud les blessures de ces victimes. Le déroulement du 1er tome est un peu convenu et la fin est un peu rapide voir un peu « facile ».
Puis vient le deuxième tome qui emmène le détective au plus proche du tueur et au plus profond de lui-même, par un fait que je ne révèlerai pas. Il va alors emprunter un chemin de non-retour au cœur de la Russie, terre d’origine du criminel, et par la même au coeur de son être.
Crippa réussit parfaitement à retranscrire toutes les pensées, les dérives et les craintes de Nero. Il en est de même pour l’atmosphère chaleureuse de l’Italie qui est alors remplacée par la froideur de la Russie et les personnages qu’il va alors rencontrer correspondent à la dureté de ce pays.
La narration est parfaite, l’avancée par à-coups correspond bien au déroulement d’une enquête et la psychologie de Nero est parfaitement retranscrite par la voix-off.
Mutti met en place un graphisme réaliste comme il sait le faire. Le trait est de qualité, et les décors mettent parfaitement dans l’ambiance de la vieille Italie ou de la glaciale Russie. Un grand coup de chapeau à Bussacchini pour sa mise en couleur « directe » qui réussie un rendu sans faille des différentes ambiances.
Le 1er tome était déjà très plaisant, mais il lui manquait un point d’originalité dans le déroulement, mais avec le 2ème tome, on entre dans un récit plus complet qui nous emmène au plus profond du personnage de Nero.
Les Eternels, la dernière création de Neil Gaiman? Non, la reprise d'un groupe de héros crées il y a plus de trente ans par le légendaire Jack Kirby.
Kirby n'avait pas son pareil pour dessiner toutes sortes de créatures qu'elles soient terrestres ou cosmiques, il était également doué pour inventer toutes sortes d'engins farfelus, qu'ils soient roulants, flottants ou volants (le Fantasticar c'est de lui).
Evidemment le grand Jack s'en est donné à coeur joie avec les FF en dessinant toutes sortes de bidules pour Mr Fantastic, il s'est également éclaté quand il a crée le shield et son improbable QG volant...
Etablir un Curriculum de l'artiste serait épuisant et surtout présomptueux de ma part, impossible de tout savoir des coups de crayon de Kirby. Je dirai juste pour lui rendre hommage qu'il y a des gens qui innovent et d'autres qui créent. Kirby faisait incontestablement partie des créatifs.
Au milieu des années 1970, Jack Kirby donne vie aux Eternels, son imagination explose, n'étant restreint par aucune limite humaine, l'artiste va laisser libre cours à tous ses délires. Le résultat est... surprenant.
La série ne marche pas du feu de dieu et fini par s'arrêter, mais les Eternels font désormais partie de l'univers Marvel, ils apparaissent depuis de façon épisodiques à l'occasion de certaines grandes sagas...
Aujourd'hui Neil gaiman et John Romita Jr reprennent le flambeau du maître et relancent les Eternels...
Personnellement, j'ai toujours aimé les histoires de héros de l'ombre, de personnages sombres genre Daredevil, luttant dans la crasse des bas-fonds. Pour ce qui est des histoires d'ampleur cosmiques je suis souvent moins emballé, cependant quand la qualité est au rendez-vous, pourquoi pas?
Et il y a incontestablement de la qualité dans cette histoire. Le scénario de Gaiman est aux petits oignons. Bien sûr il ne faut pas s'attendre à une histoire personnelle comme Black Orchid par exemple... on est dans l'univers Marvel et cela se sent. L'histoire s'annonce riche et complexe, tout en opérant une longue mise en place de l'intrigue, Gaiman présente longuement les différents personnages, les Eternels, les Déviants, les Divins Celestes... J'ai eu beaucoup de plaisir a en retrouver certains, j'ai apprécié la délicatesse de Gaiman vis à vis de certains héros, j'ai aimé le respect de Gaiman pour les anciens lecteurs, j'ai adoré le fait que Gaiman -par petites touches discrètes- fasse sentir qu'il connaît très bien l'univers Marvel... enfin j'ai surtout aimé que cette histoire soit aisément accessible pour les nouveaux venus.
Ce n'est pas une série qui cherche vainement à rendre hommage à Kirby et ses Eternels, c'est une série qui retrouve une vraie seconde jeunesse, une série qui réinvente certains personnages sans les dénaturer, c'est surtout une série qui s'avère passionnante, ce qui finalement est un bel hommage. Les Eternels ont été exhumés avec panache par un conteur qui n'en manque pas.
Dans cette aventure riche en évènements, beaucoup de personnages sont présents, si Ikaris et Makkari tiennent logiquement la vedette, Circé fait une entrée des plus réussies, je n'aimais pas ce personnage manipulateur avant, je la retrouve ici sous un jour surprenant. En ce qui concerne les personnages plus classiques, on notera une apparition importante d'Iron-Man, une apparition qui nous fait comprendre au passage que cette histoire se déroule après Civil War.
Je ne vais pas m'étendre plus sur cette histoire, Iron-Man étant un parfait élément de transition pour passer aux dessins. John Romita Jr, un artiste à la longévité impressionnante, est sur le point de détronner son père pour la postérité... Le style de Romita Jr est particulier, si son trait rugueux est loin de faire l'unanimité, même le plus grand de ses détracteurs est obligé d'admettre que John Romita Jr sait illustrer le dynamisme comme personne, et il marque durablement les personnages de son empreinte quand il les dessine, ceux qui ont eu l'occasion de lire le désormais iconique DareDevil - L'Homme sans peur le savent bien.
Plus haut je parlais d'Iron-Man, il faut voir l'allure d'Iron-Man dans cette histoire, il est vraiment très impressionnant!
Et quel bonheur en voyant les Celestes. Entre autres, une double page particulièrement marquante leur est consacrée, on les voit marcher, faisant fuir les plus fantastiques créatures... c'est beau. On peut dire que John Romita Jr s'est surpassé!
Ce premier tome dépasse mes espérances, je m'attendais à du métaphysique mou, j'ai été agréablement surpris par une BD qui va à cent à l'heure! La suite dira si l'on tient là un Must Have, franchement c'est en bonne voie...
JJJ
Que voilà une épatante interprétation de la vie de Landru. Première chose qui frappe dès les premières planches : le dessin de l'auteur dans son noir et blanc habituel mais prenant le temps de pauses sur l'action, très cinématographique. Cela produit une lecture facile, et finalement pas très longue vu le nombre de pages. A l'ouverture, on est plongé directement dans le procès où Landru clame qu'il n'a tué personne. Là où on pouvait attendre une sorte de récit des faits connus et adaptés sous différents aspects parmi lesquels la télévision et le théâtre, Chabouté prend cette phrase de déni pour point de départ afin d'échafauder une intrigue façon "et s'il disait la vérité ?".
Et on peut dire que l'auteur arrive à produire quelque chose de tout à fait crédible. Bien des points ont leur explication, une de ses "proies" Fernande qu'il n'a pas tué par exemple. Même si le faisceau de pièces à charge est assez conséquent, cette version pourrait faire douter les personnes qui ne croient pas à la thèse officielle. Landru ne serait qu'une victime d'une justice française qui peut se tromper, elle l'a fait à de nombreuses reprises. La guillotine emportera les secrets de l'intrigant personnage dans sa tête tombée dans un panier d'osier. La plupart des faits se déroulent pendant la première guerre mondiale, on aimerait croire à cette romanesque histoire de Chabouté. Le personnage de Landru est devenu mythique, un des premiers tueurs en série de l'Histoire, du moins française, parfait gentleman, galant et séducteur, avec une face obscure qui glaça d'effroi la société. On peut penser que dans ce contexte, son exécution était inévitable.
Le grand prix RTL est tout à fait mérité, de même que les bons avis en général émis par la critique, ajoutez-y le mien.
Excellente série, avec deux personnages originaux. Clarke et Kubrick sont des pauvres types utilisés par leurs supérieurs pour toutes sortes de tâches ingrates, ou prétendument faciles. Pauvres types mais bons bougres, les deux compères sont bien loin d'être de simples prétextes pour placer des gags.
C'est surtout leur malchance ou leurs états d'âme qui leur valent de se fourrer dans les pires guêpiers, ce qui ne manque jamais de présenter des situations piquantes. Les deux "héros" sont vraiment sympathiques et humains, et Font ne manque pas d'imagination pour mettre en scène des situations de science-fiction et présenter des histoires fines et drôles. Les récits sont courts (six à huit planches, ils sont parfois liés entre eux), parfaitement troussés, menés tambour battant avec des dialogues impeccables.
Mais ce qui est aussi original, c'est le traitement de cette série comique avec un graphisme réaliste. Graphisme magnifique, formidablement précis et détaillé, illustrant avec perfection un univers de science-fiction. Le dessin est souple et élégant, ne se laissant jamais aller à de la virtuosité gratuite, et conjugué à une mise en page dynamique, il met bien en valeur les scénarios de l'auteur.
Bref, une curiosité à ne pas manquer, c'est original et maîtrisé, sans prétention et drôle, donc très très fréquentable.
Et hop ! Encore un excellent album des éditions Futuropolis !
Depuis sa renaissance en 2004, cet éditeur nous propose des titres qui sont la plupart du temps en « décalage » par rapport aux autres bd qui apparaissent sur les bacs des librairies. A mon avis, le catalogue des éditions Futuropolis peut se résumer en deux catégories assez distinctes : une avec des bd plus ou moins d’actualité et engagées comme Un homme est mort, La Mémoire dans les poches ou Le sourire du clown, et l’autre qui nous présente des albums assez décalés et poétiques comme La Volupté, Le Dernier modèle ou le Journal d'un fantôme. "La ligne de fuite" fait incontestablement partie de cette deuxième catégorie.
Les auteurs, Christophe Dabitch et Benjamin Flao, nous proposent une bd qui mélange la fiction et la réalité. L’histoire met en scène un jeune poète amateur, Adrien, à la recherche d’Arthur Rimbaud.
Je ne vous dévoilerai pas le début de ce récit qui met en place des personnages et des situations qui ont réellement existé à la fin du XIXème siècle comme le rappelle le mini dossier de fin d’album. Ainsi, le lecteur découvrira le peintre Verlaine et un journal relativement connu à cette époque qui fera scandale.
J’ai énormément apprécié les moments assez farfelus et de solitude du personnage principal (Adrien). Le lecteur peut le voir douter, se laisser aller dans ses délires, exploser de joie en récitant les vers de Rimbaud, se faire arnaquer (surtout dans les transports en commun…)… Bref, les auteurs présentent un (anti ?)héros très attachant et très vivant qui nous emmène avec grande curiosité et le sourire aux lèvres dans ses péripéties (et surtout ses rêveries) assez dingues, et qui me réconcilie avec la poésie (j’avais horreur de cette « matière » qu’on nous imposait en classe…). Il faut dire aussi que j’adore le traitement graphique de "La ligne de fuite"…
Je ne sais pas vraiment si le scénariste était ami avec Benjamin Flao et par conséquent si le dessin fut confié « naturellement » à ce dernier ou si Christophe Dabitch a eu l’immense chance de se voir proposer ce dessinateur pour concevoir cette bd, toujours est-il que ce style convient parfaitement à cette histoire. Comment peut-il en être autrement lorsque le lecteur s’aperçoit que le traitement graphique est en majeure partie fait en aquarelle ? Cette technique est, à mon avis, le procédé attitré lorsqu’il s’agit de mettre des illustrations qui accompagnent un poème et ce bougre de Flao l’exploite parfaitement en y faisant varier les ambiances ! (Allez voir les pleines pages !).
Le coup de crayon de Benjamin est magnifique ! Il est plein de dynamisme ! J’ai également apprécié la variété des cadrages et les longs passages de silence où les expressions des personnages, bien rendues par l’auteur, suffisent amplement à nous donner des frissons.
"La ligne de fuite" est une bd qui m’a réconcilié avec la poésie, genre littéraire que je détestais pendant ma période collégienne (j’en avais marre de réciter ces « choses » !). Le coup de génie de cet album fut de m’avoir fait m'intéresser au personnage et aux vers d’Arthur Rimbaud en mettant en scène des faits réels de cette période. Le dessin réalisé par Benjamin Floa est magnifique et m’a beaucoup motivé à feuilleter cette bd.
Bien que je sois une brêle en poésie et en rédaction (au vu des commentaires de certains forumeurs à propos de mes avis), je le dis haut et fort après avoir lu « la ligne de fuite » : la poésie, c’est bien !
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Après Notes pour une histoire de guerre, bd de Gipi primée lors du festival d’Angoulême 2006, j’avais à cœur de découvrir un autre album de cet auteur, ce fut "S."… "S." est un album assez bizarre par sa mise en place car j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir... jusqu'au moins la moitié de l'histoire où, réflexion après réflexion je me suis aperçu du génie de Gipi dans cette capacité à nous imprégner du quotidien de ses personnages. "S." met en scène l’enfance de l’auteur et sa relation avec son père dont le lecteur découvre également des moments de la vie qui ont marqué ce dernier. "S.", c’est aussi une démonstration de l’absurdité de la guerre, thème apparemment cher à Gipi pour lequel on mesure à quel point ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie l’a touché à tout jamais. Graphiquement, ce n’est pas le genre de dessin que j’affectionne particulièrement. Cependant, j’aime beaucoup le découpage et la mise en couleurs en aquarelle de Gipi. Hommage à sa famille et notamment à son père, "S." à travers le témoignage de l’auteur nous emmène dans l’absurdité de la guerre et nous interroge sur les relations entre fils et père. La lecture de "S." est assez difficile car il faut vraiment entrer « dedans », elle pourrait rebuter de nombreux lecteurs impatients de connaître le dénouement et qui cherchent une bd divertissante. Pour ma part, je garde un souvenir impérissable de cette lecture. Un album touchant et intelligent finalement...
Complainte des landes perdues
Très belle histoire que cette complainte des landes perdues. Dufaux s’essaye à l’ heroïc fantasy qu’il accompagne de poésie celtique. Certes, il ne renouvelle pas le genre, mais c’est joliment raconté dans un univers nordique rarement évoqué en bd. Evidemment pour ce style d’histoire le dessinateur de Thorgal et ses très beaux entrelacs, paraît tout indiqué ; même si d’habitude je ne suis pas un grand fan de son trait en ce qui concerne les humains (préférez les Chninkels), c’est sa patte qui m’as permis de m’attacher autant aux personnages de Seamus et de la belle et fragile Sioban. Et c’est effectivement ce qui fait la force de cette série (une de plus) ; ces personnages. En conséquence, j’ai beaucoup apprécié le second cycle qui permet de retrouver ces derniers pour une histoire, il est vrai, moins fascinante, mais qui reste dans la continuité de ce qui a déjà été lu. Le premier cycle seul m’aurait laissé une impression d’inachevé. Pour la suite, Dufaux a visiblement complètement changé d’histoire ( et de dessinateur ). Pas encore eu l’occasion d’y jeter un œil…
Le Voyage des Pères
Enfin ! Voici mon gros coup de cœur de cette année ! J’ai nommé : « Le voyage des pères » ! David Ratte, l’auteur de cette nouvelle série, nous présente un récit fort original et très humoristique. L’histoire se déroule au premier siècle avant Jésus-Christ et met en scène des hommes qui cherchent après leurs fils (d’une trentaine d’années tout de même !). Ces derniers sont partis accompagner un certain messie dont le nom est… Jésus… Dès les premières pages, le ton est donné : ce sera une série amusante ! Hilarante par ses situations (Ah la fameuse visite chez le « guerrier » !) et aussi par ses dialogues assez crus et savoureux comme cet extrait de voix off repris en quatrième de couverture : « Je ne sais pas ce que ce type, ce Jésus, a bien pu leur raconter. Toujours est-il que quand il est parti, ils l'ont tous suivi comme un seul homme. Avec Zébédée on en est resté comme deux ronds de flan. » Ces passages humoristiques sont entrecoupés de séquences riches en émotions notamment à travers les moments de solitude de l’un des pères et de certains commentaires des jeunes femmes. J’adore les personnages de cette série ! Bon, on a le droit sans surprise au héros principal râleur et au bon cœur mais aussi, à plein de protagonistes attachants aux caractères bien trempés ! La mise en page aérée est très plaisante à contempler, la mise en couleurs également avec ses tons pastels. A propos de cette dernière, il est assez curieux de constater que les arrières-plans ne disposent pas d’encrage. Finalement, « Le voyage des pères » est une bd au scénario original, très agréable à feuilleter et pleine de fraîcheur. J’attends avec impatience le prochain tome !
Les Crannibales
Meme si ça ne va pas aussi loin dans l'humour noir que je le voudrais (Il ne faut pas oublier que c'est pour les enfants), j'aime beaucoup cette série. Les situations entre la famille Ducroc et leurs fils adoptifs ou encore celle avec leurs voisin me font bien marrer. Les plats imaginaires sont bien trouvés. Le dessin de Fournier n'est pas aussi bien que d'habitude, mais ça ce laisse lire. Je me demande comment aurait été la série si c'était une bd plus adulte.
Le dernier loup d'Oz
Au delà du fait qu'il n'y aura certainement jamais de suite à ce prologue, je tenais à mettre un avis pour ce tome : superbe, dense, unique, détaillé ..... Je suis en admiration devant le travail fournit par Lidwine, peut être que celà lui en demandait trop... Enfin quoiqu'il en soit, si je ne met pas 5 pour raison d'abandon de la série, cette BD occupe une belle place dans ma collection et dans mon coeur.
Nero
Waouh ! Voila ce que j’ai dit en arrivant à la fin du 2ème tome. Ce polar commence de manière classique. Dans une ambiance Italienne, on suit un ancien flic, nouvellement détective privé, embauché par un père pour retrouver le tueur de sa fille, qui n’est certainement pas l’homme qui a avoué. On va alors découvrir qu’il s’agit d’un tueur en série qui opère dans un cimetière et qui recoud les blessures de ces victimes. Le déroulement du 1er tome est un peu convenu et la fin est un peu rapide voir un peu « facile ». Puis vient le deuxième tome qui emmène le détective au plus proche du tueur et au plus profond de lui-même, par un fait que je ne révèlerai pas. Il va alors emprunter un chemin de non-retour au cœur de la Russie, terre d’origine du criminel, et par la même au coeur de son être. Crippa réussit parfaitement à retranscrire toutes les pensées, les dérives et les craintes de Nero. Il en est de même pour l’atmosphère chaleureuse de l’Italie qui est alors remplacée par la froideur de la Russie et les personnages qu’il va alors rencontrer correspondent à la dureté de ce pays. La narration est parfaite, l’avancée par à-coups correspond bien au déroulement d’une enquête et la psychologie de Nero est parfaitement retranscrite par la voix-off. Mutti met en place un graphisme réaliste comme il sait le faire. Le trait est de qualité, et les décors mettent parfaitement dans l’ambiance de la vieille Italie ou de la glaciale Russie. Un grand coup de chapeau à Bussacchini pour sa mise en couleur « directe » qui réussie un rendu sans faille des différentes ambiances. Le 1er tome était déjà très plaisant, mais il lui manquait un point d’originalité dans le déroulement, mais avec le 2ème tome, on entre dans un récit plus complet qui nous emmène au plus profond du personnage de Nero.
Les Eternels - Dessein intelligent
Les Eternels, la dernière création de Neil Gaiman? Non, la reprise d'un groupe de héros crées il y a plus de trente ans par le légendaire Jack Kirby. Kirby n'avait pas son pareil pour dessiner toutes sortes de créatures qu'elles soient terrestres ou cosmiques, il était également doué pour inventer toutes sortes d'engins farfelus, qu'ils soient roulants, flottants ou volants (le Fantasticar c'est de lui). Evidemment le grand Jack s'en est donné à coeur joie avec les FF en dessinant toutes sortes de bidules pour Mr Fantastic, il s'est également éclaté quand il a crée le shield et son improbable QG volant... Etablir un Curriculum de l'artiste serait épuisant et surtout présomptueux de ma part, impossible de tout savoir des coups de crayon de Kirby. Je dirai juste pour lui rendre hommage qu'il y a des gens qui innovent et d'autres qui créent. Kirby faisait incontestablement partie des créatifs. Au milieu des années 1970, Jack Kirby donne vie aux Eternels, son imagination explose, n'étant restreint par aucune limite humaine, l'artiste va laisser libre cours à tous ses délires. Le résultat est... surprenant. La série ne marche pas du feu de dieu et fini par s'arrêter, mais les Eternels font désormais partie de l'univers Marvel, ils apparaissent depuis de façon épisodiques à l'occasion de certaines grandes sagas... Aujourd'hui Neil gaiman et John Romita Jr reprennent le flambeau du maître et relancent les Eternels... Personnellement, j'ai toujours aimé les histoires de héros de l'ombre, de personnages sombres genre Daredevil, luttant dans la crasse des bas-fonds. Pour ce qui est des histoires d'ampleur cosmiques je suis souvent moins emballé, cependant quand la qualité est au rendez-vous, pourquoi pas? Et il y a incontestablement de la qualité dans cette histoire. Le scénario de Gaiman est aux petits oignons. Bien sûr il ne faut pas s'attendre à une histoire personnelle comme Black Orchid par exemple... on est dans l'univers Marvel et cela se sent. L'histoire s'annonce riche et complexe, tout en opérant une longue mise en place de l'intrigue, Gaiman présente longuement les différents personnages, les Eternels, les Déviants, les Divins Celestes... J'ai eu beaucoup de plaisir a en retrouver certains, j'ai apprécié la délicatesse de Gaiman vis à vis de certains héros, j'ai aimé le respect de Gaiman pour les anciens lecteurs, j'ai adoré le fait que Gaiman -par petites touches discrètes- fasse sentir qu'il connaît très bien l'univers Marvel... enfin j'ai surtout aimé que cette histoire soit aisément accessible pour les nouveaux venus. Ce n'est pas une série qui cherche vainement à rendre hommage à Kirby et ses Eternels, c'est une série qui retrouve une vraie seconde jeunesse, une série qui réinvente certains personnages sans les dénaturer, c'est surtout une série qui s'avère passionnante, ce qui finalement est un bel hommage. Les Eternels ont été exhumés avec panache par un conteur qui n'en manque pas. Dans cette aventure riche en évènements, beaucoup de personnages sont présents, si Ikaris et Makkari tiennent logiquement la vedette, Circé fait une entrée des plus réussies, je n'aimais pas ce personnage manipulateur avant, je la retrouve ici sous un jour surprenant. En ce qui concerne les personnages plus classiques, on notera une apparition importante d'Iron-Man, une apparition qui nous fait comprendre au passage que cette histoire se déroule après Civil War. Je ne vais pas m'étendre plus sur cette histoire, Iron-Man étant un parfait élément de transition pour passer aux dessins. John Romita Jr, un artiste à la longévité impressionnante, est sur le point de détronner son père pour la postérité... Le style de Romita Jr est particulier, si son trait rugueux est loin de faire l'unanimité, même le plus grand de ses détracteurs est obligé d'admettre que John Romita Jr sait illustrer le dynamisme comme personne, et il marque durablement les personnages de son empreinte quand il les dessine, ceux qui ont eu l'occasion de lire le désormais iconique DareDevil - L'Homme sans peur le savent bien. Plus haut je parlais d'Iron-Man, il faut voir l'allure d'Iron-Man dans cette histoire, il est vraiment très impressionnant! Et quel bonheur en voyant les Celestes. Entre autres, une double page particulièrement marquante leur est consacrée, on les voit marcher, faisant fuir les plus fantastiques créatures... c'est beau. On peut dire que John Romita Jr s'est surpassé! Ce premier tome dépasse mes espérances, je m'attendais à du métaphysique mou, j'ai été agréablement surpris par une BD qui va à cent à l'heure! La suite dira si l'on tient là un Must Have, franchement c'est en bonne voie... JJJ
Henri Désiré Landru
Que voilà une épatante interprétation de la vie de Landru. Première chose qui frappe dès les premières planches : le dessin de l'auteur dans son noir et blanc habituel mais prenant le temps de pauses sur l'action, très cinématographique. Cela produit une lecture facile, et finalement pas très longue vu le nombre de pages. A l'ouverture, on est plongé directement dans le procès où Landru clame qu'il n'a tué personne. Là où on pouvait attendre une sorte de récit des faits connus et adaptés sous différents aspects parmi lesquels la télévision et le théâtre, Chabouté prend cette phrase de déni pour point de départ afin d'échafauder une intrigue façon "et s'il disait la vérité ?". Et on peut dire que l'auteur arrive à produire quelque chose de tout à fait crédible. Bien des points ont leur explication, une de ses "proies" Fernande qu'il n'a pas tué par exemple. Même si le faisceau de pièces à charge est assez conséquent, cette version pourrait faire douter les personnes qui ne croient pas à la thèse officielle. Landru ne serait qu'une victime d'une justice française qui peut se tromper, elle l'a fait à de nombreuses reprises. La guillotine emportera les secrets de l'intrigant personnage dans sa tête tombée dans un panier d'osier. La plupart des faits se déroulent pendant la première guerre mondiale, on aimerait croire à cette romanesque histoire de Chabouté. Le personnage de Landru est devenu mythique, un des premiers tueurs en série de l'Histoire, du moins française, parfait gentleman, galant et séducteur, avec une face obscure qui glaça d'effroi la société. On peut penser que dans ce contexte, son exécution était inévitable. Le grand prix RTL est tout à fait mérité, de même que les bons avis en général émis par la critique, ajoutez-y le mien.
Clarke et Kubrick
Excellente série, avec deux personnages originaux. Clarke et Kubrick sont des pauvres types utilisés par leurs supérieurs pour toutes sortes de tâches ingrates, ou prétendument faciles. Pauvres types mais bons bougres, les deux compères sont bien loin d'être de simples prétextes pour placer des gags. C'est surtout leur malchance ou leurs états d'âme qui leur valent de se fourrer dans les pires guêpiers, ce qui ne manque jamais de présenter des situations piquantes. Les deux "héros" sont vraiment sympathiques et humains, et Font ne manque pas d'imagination pour mettre en scène des situations de science-fiction et présenter des histoires fines et drôles. Les récits sont courts (six à huit planches, ils sont parfois liés entre eux), parfaitement troussés, menés tambour battant avec des dialogues impeccables. Mais ce qui est aussi original, c'est le traitement de cette série comique avec un graphisme réaliste. Graphisme magnifique, formidablement précis et détaillé, illustrant avec perfection un univers de science-fiction. Le dessin est souple et élégant, ne se laissant jamais aller à de la virtuosité gratuite, et conjugué à une mise en page dynamique, il met bien en valeur les scénarios de l'auteur. Bref, une curiosité à ne pas manquer, c'est original et maîtrisé, sans prétention et drôle, donc très très fréquentable.
La Ligne de fuite
Et hop ! Encore un excellent album des éditions Futuropolis ! Depuis sa renaissance en 2004, cet éditeur nous propose des titres qui sont la plupart du temps en « décalage » par rapport aux autres bd qui apparaissent sur les bacs des librairies. A mon avis, le catalogue des éditions Futuropolis peut se résumer en deux catégories assez distinctes : une avec des bd plus ou moins d’actualité et engagées comme Un homme est mort, La Mémoire dans les poches ou Le sourire du clown, et l’autre qui nous présente des albums assez décalés et poétiques comme La Volupté, Le Dernier modèle ou le Journal d'un fantôme. "La ligne de fuite" fait incontestablement partie de cette deuxième catégorie. Les auteurs, Christophe Dabitch et Benjamin Flao, nous proposent une bd qui mélange la fiction et la réalité. L’histoire met en scène un jeune poète amateur, Adrien, à la recherche d’Arthur Rimbaud. Je ne vous dévoilerai pas le début de ce récit qui met en place des personnages et des situations qui ont réellement existé à la fin du XIXème siècle comme le rappelle le mini dossier de fin d’album. Ainsi, le lecteur découvrira le peintre Verlaine et un journal relativement connu à cette époque qui fera scandale. J’ai énormément apprécié les moments assez farfelus et de solitude du personnage principal (Adrien). Le lecteur peut le voir douter, se laisser aller dans ses délires, exploser de joie en récitant les vers de Rimbaud, se faire arnaquer (surtout dans les transports en commun…)… Bref, les auteurs présentent un (anti ?)héros très attachant et très vivant qui nous emmène avec grande curiosité et le sourire aux lèvres dans ses péripéties (et surtout ses rêveries) assez dingues, et qui me réconcilie avec la poésie (j’avais horreur de cette « matière » qu’on nous imposait en classe…). Il faut dire aussi que j’adore le traitement graphique de "La ligne de fuite"… Je ne sais pas vraiment si le scénariste était ami avec Benjamin Flao et par conséquent si le dessin fut confié « naturellement » à ce dernier ou si Christophe Dabitch a eu l’immense chance de se voir proposer ce dessinateur pour concevoir cette bd, toujours est-il que ce style convient parfaitement à cette histoire. Comment peut-il en être autrement lorsque le lecteur s’aperçoit que le traitement graphique est en majeure partie fait en aquarelle ? Cette technique est, à mon avis, le procédé attitré lorsqu’il s’agit de mettre des illustrations qui accompagnent un poème et ce bougre de Flao l’exploite parfaitement en y faisant varier les ambiances ! (Allez voir les pleines pages !). Le coup de crayon de Benjamin est magnifique ! Il est plein de dynamisme ! J’ai également apprécié la variété des cadrages et les longs passages de silence où les expressions des personnages, bien rendues par l’auteur, suffisent amplement à nous donner des frissons. "La ligne de fuite" est une bd qui m’a réconcilié avec la poésie, genre littéraire que je détestais pendant ma période collégienne (j’en avais marre de réciter ces « choses » !). Le coup de génie de cet album fut de m’avoir fait m'intéresser au personnage et aux vers d’Arthur Rimbaud en mettant en scène des faits réels de cette période. Le dessin réalisé par Benjamin Floa est magnifique et m’a beaucoup motivé à feuilleter cette bd. Bien que je sois une brêle en poésie et en rédaction (au vu des commentaires de certains forumeurs à propos de mes avis), je le dis haut et fort après avoir lu « la ligne de fuite » : la poésie, c’est bien !