Après un excellent Sept psychopathes, j'ai décidé d'acheter le 2ème tome de cette collection. Je n'ai pas du tout été déçu et même agréablement surpris par ce "7 voleurs". Je ne suis pas fan d'heroic fantasy mais là j'ai passé un agréable moment de lecture.
Le dessin est superbe, bien détaillé et les couleurs vraiment attrayantes, c'est très bon au niveau graphique. Les personnages dégagent tous un certain charisme, de plus la relation entre les 7 voleurs est excellente.
Il y a aussi beaucoup d'humour entre l'archer alcoolique et le voleur.
Le scénario est sans doute classique mais très efficace.
Bref, un excellent album et j'attends la suite de cette collection 7.
Très beau diptyque, pour un 200 ème avis j'aurai pu tomber sur pire !!!
Gibrat s'avère être un auteur complet et talentueux.
Le scénario, mélange de beaucoup de thèmes, est mené de mains de maître. La vie d'un village lors de la seconde guerre avec ses personnages antagonistes auquels se créer une histoire d'amour et des amitiés, ressemble à un reportage tant celà parait documenté et réaliste.
La lecture de ces deux tomes se fait en totale immersion, on est rapidement happé par l'histoire et l'on n'en sort qu'à la fin, heureux d'avoir découvert une si belle histoire.
Le dessin est superbe, en couleurs directes. Le seul défaut trouvé est pourtant sur cette partie (défaut d'impression ?) : j'ai trouvé étrange le fait que les pommettes et le bout des nez des personnages soient souvent rouges... comme si tout le monde carburait au gibolin à longueur de journée.
A lire absolument, surtout par les plus jeunes afin de connaître un peu mieux une période qu'ils n'ont pas connu.
Ben j'aime beaucoup.
C'est original autant le dessin que l'univers et les codes de comportement.
L'intrigue démarre bien, ce n'est jamais qu'une histoire d'amour impossible du genre Roméo et Juliette au pays du Gothique mais ça fonctionne bien.
Mais je le répète c'est vraiment l'univers qui est une chouette découverte
Comment on devient vampire ou goule ou loup-garou, etc... le fait de rajeunir, des références à des personnages célèbres qui, replacés dans ce contexte, sont absolument délicieuses.
A lire;
Mais attention âmes sensibles... C'est noir, crade, noir, gore, noir, immoral, noir.
J’ai appris l’abandon de cette série alors que je recherchais le 2ème tome. Mais l’ambiance du 1er m’avait tellement marqué que je me le suis tout de même procuré et j’ai également pu profiter du story-board du 3ème tome, qui aurait du clôturer le 1er cycle, fourni par François Baranger sur son site internet.
Ce qui marque et qui peut bloquer à l’ouverture de ces albums, c’est le traitement graphique fortement assisté par ordinateur. On en retrouve les défauts classiques, c'est-à-dire des poses souvent artificielles et des visages inexpressifs voire figés. Mais quand cet outil est bien utilisé, il peut être d’un très grand secours pour réaliser des ambiances lourdes, oppressantes, pour réussir des jeux de lumières impossibles avec une mise en couleur « directe » et ici c’est parfaitement le cas. La maîtrise de l’outil apporte un plus sur les décors extérieurs très fouillés où l’auteur a joué avec l’éclairage du soleil ou de la lune, mais également sur les décors intérieurs où seuls quelques traits de lumière parviennent à rentrer par quelques petites fenêtres ou par quelques petits interstices. Il y a également une petite différence de traitement des couleurs entre le 1er tome, où elles paraissaient plus lisses, et le second tome qui donne un effet moins informatique, plus « artisanal », qui, à mon avis, renforce encore l’atmosphère lourde de cette série.
L’ambiance inscrite par le dessin s’explique à la lecture du récit. On va suivre la jeune June Hackett qui doit revoir sa mère après 12 ans de conflit et de séparation, qui est partie vivre dans un manoir abandonné au fin fond de la Nouvelle-Angleterre. Après un accueil des plus froid dans le petit village proche du manoir, elle va se mettre en quête de sa mère. Elle va alors découvrir tous les mystères que cachent ses ancêtres, ce que renferme ce manoir, et à quoi correspondent ses horribles cauchemars. On entre alors de plein fouet dans un thriller fantastique parfaitement réussi, où la narration et le traitement en huis clos nous mènent par le bout de nez sans que l’on ne puisse sortir du récit une seule seconde.
Au final, je trouve extrêmement dommage que cette série soit abandonnée mais j’ai quand même pu profiter du story-board du 3ème tome (tout à fait exploitable) pour savoir où nous emmenait Baranger. Je conseille donc fortement la lecture de cette série et même son achat pour soutenir cet auteur au grand talent.
Une histoire assez difficile d'accès.
Le postulat ?... Un homme qui a perdu la mémoire et ne sait même plus son nom. Un seul élément d'identification éventuel : une étiquette sur son blouson avec la mention "Perramus". L'homme se cherche mais essaie aussi de comprendre les éléments de la vie qui l'entoure.
C'est tout ?... c'est tout...
OUI MAIS !...
Cette histoire est peut-être la seule a avoir été créée et -surtout- publiée en Argentine, alors sous la coupe d'une junte militaire où il ne faisait vraiment pas très bon d'attaquer le régime en place.
Et pourtant, les auteurs l'ont fait. Le récit est rempli de références et de situations -c'est vrai difficiles de compréhension pour les "non initiés"-.
Les auteurs vont également faire intervenir des personnages très connus -et aussi médiatisés- de cette époque : Henry Kissinger (n° 2 des USA à l'époque), Juan Peron, l'écrivain Jorge Borges.
Plus qu'un descriptif de cette recherche de la mémoire, "Perramus" est aussi une ode à la quête de la liberté, de la vérité surtout. Heureusement, les dirigeants de cette junte n'ont pas compris ce cri lancé par les auteurs, cette sorte de soif de faire connaître l'Argentine martyrisée d'alors (il faut dire que leur histoire se passe dans un pays d'Amérique du Sud non cité).
Tant mieux pour Sasturain et Breccia. Ils ont osé lancer un énorme cri d'alarme au monde. Et même si ce cri d'alors n'a pas été -et de loin- entendu par tous, cette oeuvre se résume quand même en des termes qui parfois sont très difficiles à ne pas être censurés : "avoir osé"... Et c'est tout à leur honneur...
Un premier tome qui sent la série "culte". Une bédé réjouissante, pas prise de tête, bourrée de finesse... que demander de plus ! Ah, oui, un joli dessin et de jolies couleurs en plus. Certes, on ne peut nier qu'il flotte un petit parfum de De Cape et de Crocs dans les aventures de Célestin, mais c'est justement le parfum que j'adore.
Une excellente découverte, en espérant juste que le second tome soit à la hauteur du premier.
Quand l’écriture délicate de Pierre Loti rencontre la beauté du trait de Franck Bourgeron, c’est une oeuvre d’une force émotionnelle rare qui naît. Une bande dessinée puissante et bouleversante. C’est Aziyadé.
Cette adaptation du roman autobiographique éponyme est une remarquable réussite. Avec un talent empreint de retenue, l’auteur livre une composition émouvante et d’une grande justesse. Et il n’est pas nécessaire d’avoir lu l’original pour ressentir puis admirer la fidélité et la maestria avec lesquelles il transcrit la fièvre de l’écrivain. Ce sont peu de pages qu’il faut au récit pour vous empoigner. Happé par cette histoire d’amour enflammé et interdit, entre un Loti en marin anglais et Aziyadé la magnifique musulmane, on se laisse d'abord envahir par une profonde mélancolie douce amère. Puis l’on cède encore, un peu plus investi, compagnon des attentes angoissées du héros, ami dans ses escapades nocturnes, spectateur indiscret de ses étreintes langoureuses, puis, avec lui, se réveiller alangui et heureux aux matins apaisés. Et maintenant au-delà, quand l’empathie se fait entière, on écoute, on plaint ou l’on pleure avec cet homme qui se cherche, qui crie intérieurement son mal, désespéré et dévoré par cette passion qu’il découvre de plus en plus extrême et qu’il sent, qu’il sait inéluctablement vouée à se perdre.
La plume poétique et sensible de Loti nous accompagne tout au long du récit par un fil conducteur, écho narrateur de ses pensées et par les correspondances qu’il entretenait avec sa famille et ses amis. Elle est le catalyseur de cet agréable déferlement de sentiments et si elle s’avère être le cœur de cette oeuvre, le graphisme de Bourgeron lui offre une âme. Une autre profondeur qui dévoile ce que les quelques mots encore impuissants n’ont pas réussi à dire.
Son style si particulier, saisissable entre mille, est ici somptueux et tellement évocateur. Un crayonné simple et dynamique qui donne vie à des personnages aux courbes généreuses. De fines griffures, ombrages maîtrisés qui renforcent les émotions. Des cadrages verticaux qui ouvrent l’espace ou des plans rapprochés soudain complices. Des ambiances subtiles et enchanteresses. Et des couleurs. Ah, ces couleurs ! Sobres, mais si belles. Une trichromie déclinée en nuances pastel. Le jaune d’un soleil éclatant, qui fait ressentir la chaleur et respirer les parfums d’une « Stamboul » envoûtante. Le bleu de nuits interminables chargées de désirs sensuels ou esquisses d’un chagrin lancinant. Le rouge des plaisirs défendus, le rouge de la passion, le rouge du sang.
Cet album au romantisme dramatique est un véritable crève-cœur, et j’ai pris tant de plaisir à me sentir si triste…
Je ne sais pas si il est objectif de poster un avis en l'état car je n'ai lu que la première édition avec son problème de pagination.
Et pourtant j'ai pris un énorme plaisir à lire ce one-shot.
J'ai adoré le scénario et la fluidité des thèmes abordés. C'est finement pensé, élaboré, les "démonstrations" sont à la fois comiques et pleines de bon sens.
Ce livre regorge de fraicheur et d'originalité.
J'investirai sur la bonne édition afin d'apprécier cette oeuvre à sa juste valeur, car il est vrai que la partie graphique est en l'état le point faible du récit.
Zoo, quelle merveille !!
Voilà une question sur laquelle d’innombrables artistes de toutes les époques se sont penchés :
Comment représenter la lumière ?
Et bien Frank y répond d’une manière magnifique et magique ! La lumière et son lot de mystère, d’enchantements.
Zoo, c’est d’abord des dessins.
Des dessins absolument splendides (chaque planche donne envie d’être encadrée),
avant d’être une histoire sensible, peuplée de personnages particuliers, mystérieux eux aussi.
Une histoire construite autour de grands thèmes universels :
La guerre, l’amour, la colère, la création artistique, la cruauté, la compassion
Vivement le troisième tome
qui sort en novembre
et que j’attend impatiemment !
Avec ce diptyque, Rosinski montre tout le talent qu’il possède.
En effet, dès la première ouverture on ne peut qu’être enchanté par la beauté des planches qu’il a réalisées. Entièrement réalisée au pinceau, chaque case a été exécutée comme un tableau et le résultat est vraiment à la hauteur. L’ambiance parisienne est parfaite, certains intérieures sont somptueux, la représentation du tribunal très réaliste et les scènes d’attaques navales sont à couper le souffle.
Je me permettrai quand même 2 petites remarques : certaines cases semblent moins appliquées que d’autres principalement lorsqu’il y a des visages en deuxième plan, et quelques couleurs utilisées semblent trop éclatantes et rompent avec le côté réaliste principalement pour les vues de l’île des pirates.
Au niveau de l’histoire, on va suivre le retour à la vie d’un peintre, Louis Paulus, que tout le monde croyait mort, et qui va tout faire pour se venger des personnes qui ont exploité son travail onze années plus tôt. Le fonctionnement du récit se fera autour du tribunal en utilisant de long flash-backs avec beaucoup de voix-off et très peu de dialogue. La narration fait que l’on se sent spectateur et que l’on prend l’intrigue avec un peu de distance mais les rebondissements du second tome, bien qu’un peu convenus et attendus, redonnent de l’intérêt.
Cette série est à posséder ne serait-ce que pour le travail de Rosinski, et même si le scénario a quelques faiblesses, on passe un très bon moment à la lecture.
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Sept voleurs
Après un excellent Sept psychopathes, j'ai décidé d'acheter le 2ème tome de cette collection. Je n'ai pas du tout été déçu et même agréablement surpris par ce "7 voleurs". Je ne suis pas fan d'heroic fantasy mais là j'ai passé un agréable moment de lecture. Le dessin est superbe, bien détaillé et les couleurs vraiment attrayantes, c'est très bon au niveau graphique. Les personnages dégagent tous un certain charisme, de plus la relation entre les 7 voleurs est excellente. Il y a aussi beaucoup d'humour entre l'archer alcoolique et le voleur. Le scénario est sans doute classique mais très efficace. Bref, un excellent album et j'attends la suite de cette collection 7.
Le Sursis
Très beau diptyque, pour un 200 ème avis j'aurai pu tomber sur pire !!! Gibrat s'avère être un auteur complet et talentueux. Le scénario, mélange de beaucoup de thèmes, est mené de mains de maître. La vie d'un village lors de la seconde guerre avec ses personnages antagonistes auquels se créer une histoire d'amour et des amitiés, ressemble à un reportage tant celà parait documenté et réaliste. La lecture de ces deux tomes se fait en totale immersion, on est rapidement happé par l'histoire et l'on n'en sort qu'à la fin, heureux d'avoir découvert une si belle histoire. Le dessin est superbe, en couleurs directes. Le seul défaut trouvé est pourtant sur cette partie (défaut d'impression ?) : j'ai trouvé étrange le fait que les pommettes et le bout des nez des personnages soient souvent rouges... comme si tout le monde carburait au gibolin à longueur de journée. A lire absolument, surtout par les plus jeunes afin de connaître un peu mieux une période qu'ils n'ont pas connu.
Requiem - Chevalier Vampire
Ben j'aime beaucoup. C'est original autant le dessin que l'univers et les codes de comportement. L'intrigue démarre bien, ce n'est jamais qu'une histoire d'amour impossible du genre Roméo et Juliette au pays du Gothique mais ça fonctionne bien. Mais je le répète c'est vraiment l'univers qui est une chouette découverte Comment on devient vampire ou goule ou loup-garou, etc... le fait de rajeunir, des références à des personnages célèbres qui, replacés dans ce contexte, sont absolument délicieuses. A lire; Mais attention âmes sensibles... C'est noir, crade, noir, gore, noir, immoral, noir.
Freaks Agency
J’ai appris l’abandon de cette série alors que je recherchais le 2ème tome. Mais l’ambiance du 1er m’avait tellement marqué que je me le suis tout de même procuré et j’ai également pu profiter du story-board du 3ème tome, qui aurait du clôturer le 1er cycle, fourni par François Baranger sur son site internet. Ce qui marque et qui peut bloquer à l’ouverture de ces albums, c’est le traitement graphique fortement assisté par ordinateur. On en retrouve les défauts classiques, c'est-à-dire des poses souvent artificielles et des visages inexpressifs voire figés. Mais quand cet outil est bien utilisé, il peut être d’un très grand secours pour réaliser des ambiances lourdes, oppressantes, pour réussir des jeux de lumières impossibles avec une mise en couleur « directe » et ici c’est parfaitement le cas. La maîtrise de l’outil apporte un plus sur les décors extérieurs très fouillés où l’auteur a joué avec l’éclairage du soleil ou de la lune, mais également sur les décors intérieurs où seuls quelques traits de lumière parviennent à rentrer par quelques petites fenêtres ou par quelques petits interstices. Il y a également une petite différence de traitement des couleurs entre le 1er tome, où elles paraissaient plus lisses, et le second tome qui donne un effet moins informatique, plus « artisanal », qui, à mon avis, renforce encore l’atmosphère lourde de cette série. L’ambiance inscrite par le dessin s’explique à la lecture du récit. On va suivre la jeune June Hackett qui doit revoir sa mère après 12 ans de conflit et de séparation, qui est partie vivre dans un manoir abandonné au fin fond de la Nouvelle-Angleterre. Après un accueil des plus froid dans le petit village proche du manoir, elle va se mettre en quête de sa mère. Elle va alors découvrir tous les mystères que cachent ses ancêtres, ce que renferme ce manoir, et à quoi correspondent ses horribles cauchemars. On entre alors de plein fouet dans un thriller fantastique parfaitement réussi, où la narration et le traitement en huis clos nous mènent par le bout de nez sans que l’on ne puisse sortir du récit une seule seconde. Au final, je trouve extrêmement dommage que cette série soit abandonnée mais j’ai quand même pu profiter du story-board du 3ème tome (tout à fait exploitable) pour savoir où nous emmenait Baranger. Je conseille donc fortement la lecture de cette série et même son achat pour soutenir cet auteur au grand talent.
Perramus
Une histoire assez difficile d'accès. Le postulat ?... Un homme qui a perdu la mémoire et ne sait même plus son nom. Un seul élément d'identification éventuel : une étiquette sur son blouson avec la mention "Perramus". L'homme se cherche mais essaie aussi de comprendre les éléments de la vie qui l'entoure. C'est tout ?... c'est tout... OUI MAIS !... Cette histoire est peut-être la seule a avoir été créée et -surtout- publiée en Argentine, alors sous la coupe d'une junte militaire où il ne faisait vraiment pas très bon d'attaquer le régime en place. Et pourtant, les auteurs l'ont fait. Le récit est rempli de références et de situations -c'est vrai difficiles de compréhension pour les "non initiés"-. Les auteurs vont également faire intervenir des personnages très connus -et aussi médiatisés- de cette époque : Henry Kissinger (n° 2 des USA à l'époque), Juan Peron, l'écrivain Jorge Borges. Plus qu'un descriptif de cette recherche de la mémoire, "Perramus" est aussi une ode à la quête de la liberté, de la vérité surtout. Heureusement, les dirigeants de cette junte n'ont pas compris ce cri lancé par les auteurs, cette sorte de soif de faire connaître l'Argentine martyrisée d'alors (il faut dire que leur histoire se passe dans un pays d'Amérique du Sud non cité). Tant mieux pour Sasturain et Breccia. Ils ont osé lancer un énorme cri d'alarme au monde. Et même si ce cri d'alors n'a pas été -et de loin- entendu par tous, cette oeuvre se résume quand même en des termes qui parfois sont très difficiles à ne pas être censurés : "avoir osé"... Et c'est tout à leur honneur...
Célestin Gobe-la-lune
Un premier tome qui sent la série "culte". Une bédé réjouissante, pas prise de tête, bourrée de finesse... que demander de plus ! Ah, oui, un joli dessin et de jolies couleurs en plus. Certes, on ne peut nier qu'il flotte un petit parfum de De Cape et de Crocs dans les aventures de Célestin, mais c'est justement le parfum que j'adore. Une excellente découverte, en espérant juste que le second tome soit à la hauteur du premier.
Aziyadé
Quand l’écriture délicate de Pierre Loti rencontre la beauté du trait de Franck Bourgeron, c’est une oeuvre d’une force émotionnelle rare qui naît. Une bande dessinée puissante et bouleversante. C’est Aziyadé. Cette adaptation du roman autobiographique éponyme est une remarquable réussite. Avec un talent empreint de retenue, l’auteur livre une composition émouvante et d’une grande justesse. Et il n’est pas nécessaire d’avoir lu l’original pour ressentir puis admirer la fidélité et la maestria avec lesquelles il transcrit la fièvre de l’écrivain. Ce sont peu de pages qu’il faut au récit pour vous empoigner. Happé par cette histoire d’amour enflammé et interdit, entre un Loti en marin anglais et Aziyadé la magnifique musulmane, on se laisse d'abord envahir par une profonde mélancolie douce amère. Puis l’on cède encore, un peu plus investi, compagnon des attentes angoissées du héros, ami dans ses escapades nocturnes, spectateur indiscret de ses étreintes langoureuses, puis, avec lui, se réveiller alangui et heureux aux matins apaisés. Et maintenant au-delà, quand l’empathie se fait entière, on écoute, on plaint ou l’on pleure avec cet homme qui se cherche, qui crie intérieurement son mal, désespéré et dévoré par cette passion qu’il découvre de plus en plus extrême et qu’il sent, qu’il sait inéluctablement vouée à se perdre. La plume poétique et sensible de Loti nous accompagne tout au long du récit par un fil conducteur, écho narrateur de ses pensées et par les correspondances qu’il entretenait avec sa famille et ses amis. Elle est le catalyseur de cet agréable déferlement de sentiments et si elle s’avère être le cœur de cette oeuvre, le graphisme de Bourgeron lui offre une âme. Une autre profondeur qui dévoile ce que les quelques mots encore impuissants n’ont pas réussi à dire. Son style si particulier, saisissable entre mille, est ici somptueux et tellement évocateur. Un crayonné simple et dynamique qui donne vie à des personnages aux courbes généreuses. De fines griffures, ombrages maîtrisés qui renforcent les émotions. Des cadrages verticaux qui ouvrent l’espace ou des plans rapprochés soudain complices. Des ambiances subtiles et enchanteresses. Et des couleurs. Ah, ces couleurs ! Sobres, mais si belles. Une trichromie déclinée en nuances pastel. Le jaune d’un soleil éclatant, qui fait ressentir la chaleur et respirer les parfums d’une « Stamboul » envoûtante. Le bleu de nuits interminables chargées de désirs sensuels ou esquisses d’un chagrin lancinant. Le rouge des plaisirs défendus, le rouge de la passion, le rouge du sang. Cet album au romantisme dramatique est un véritable crève-cœur, et j’ai pris tant de plaisir à me sentir si triste…
Vilebrequin
Je ne sais pas si il est objectif de poster un avis en l'état car je n'ai lu que la première édition avec son problème de pagination. Et pourtant j'ai pris un énorme plaisir à lire ce one-shot. J'ai adoré le scénario et la fluidité des thèmes abordés. C'est finement pensé, élaboré, les "démonstrations" sont à la fois comiques et pleines de bon sens. Ce livre regorge de fraicheur et d'originalité. J'investirai sur la bonne édition afin d'apprécier cette oeuvre à sa juste valeur, car il est vrai que la partie graphique est en l'état le point faible du récit.
Zoo
Zoo, quelle merveille !! Voilà une question sur laquelle d’innombrables artistes de toutes les époques se sont penchés : Comment représenter la lumière ? Et bien Frank y répond d’une manière magnifique et magique ! La lumière et son lot de mystère, d’enchantements. Zoo, c’est d’abord des dessins. Des dessins absolument splendides (chaque planche donne envie d’être encadrée), avant d’être une histoire sensible, peuplée de personnages particuliers, mystérieux eux aussi. Une histoire construite autour de grands thèmes universels : La guerre, l’amour, la colère, la création artistique, la cruauté, la compassion Vivement le troisième tome qui sort en novembre et que j’attend impatiemment !
La Vengeance du Comte Skarbek
Avec ce diptyque, Rosinski montre tout le talent qu’il possède. En effet, dès la première ouverture on ne peut qu’être enchanté par la beauté des planches qu’il a réalisées. Entièrement réalisée au pinceau, chaque case a été exécutée comme un tableau et le résultat est vraiment à la hauteur. L’ambiance parisienne est parfaite, certains intérieures sont somptueux, la représentation du tribunal très réaliste et les scènes d’attaques navales sont à couper le souffle. Je me permettrai quand même 2 petites remarques : certaines cases semblent moins appliquées que d’autres principalement lorsqu’il y a des visages en deuxième plan, et quelques couleurs utilisées semblent trop éclatantes et rompent avec le côté réaliste principalement pour les vues de l’île des pirates. Au niveau de l’histoire, on va suivre le retour à la vie d’un peintre, Louis Paulus, que tout le monde croyait mort, et qui va tout faire pour se venger des personnes qui ont exploité son travail onze années plus tôt. Le fonctionnement du récit se fera autour du tribunal en utilisant de long flash-backs avec beaucoup de voix-off et très peu de dialogue. La narration fait que l’on se sent spectateur et que l’on prend l’intrigue avec un peu de distance mais les rebondissements du second tome, bien qu’un peu convenus et attendus, redonnent de l’intérêt. Cette série est à posséder ne serait-ce que pour le travail de Rosinski, et même si le scénario a quelques faiblesses, on passe un très bon moment à la lecture.