La Vengeance du Comte Skarbek

Note: 3.64/5
(3.64/5 pour 47 avis)

1843. Un procès retentissant dans le monde de la peinture s'ouvre à Paris. La presse se déchaîne et titre à la Une : "Northbrook, le célèbre marchand d'art, serait-il un escroc ?" Le comte Skarbek, riche homme d'affaires polonais, aurait prouvé à ses deux plus importants clients que celui-ci abusait de leur confiance.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Milieux artistiques Paris Peinture et tableaux en bande dessinée Procès

1843. Un procès retentissant dans le monde de la peinture s'ouvre à Paris. La presse se déchaîne et titre à la Une : "Northbrook, le célèbre marchand d'art, serait-il un escroc ?" Le comte Skarbek, riche homme d'affaires polonais, aurait prouvé à ses deux plus importants clients que celui-ci abusait de leur confiance. Le comte Mieszko Skarbeck, énigmatique et riche noble polonais, vient de s'installer à Paris pour quelques mois avec Violette, sa très belle et très dévouée servante noire. Ses premières visites sont pour le banquier Ferrat et le prospère marchand d'art d'origine anglaise, Daniel Northbrook. Plusieurs artistes doivent la célébrité de Northbrook : parmi eux, Louis Paulus, jeune peintre surnommé "deux mains d'or" et trop tôt disparu, dont il affirme détenir toutes les toiles et pour lesquelles il a signé un accord de vente exclusif avec les industriels Courselle et Maussard. Le comte aimerait connaître Magdalène, le troublant modèle de la plupart des tableaux.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2004
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série La Vengeance du Comte Skarbek
Les notes (47)
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10/01/2004 | ThePatrick
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L'avatar du posteur Agecanonix

Ce qui frappe d'emblée en ouvrant ces 2 albums, c'est le visuel absolument éblouissant. Sur le moment, je n'ai pas reconnu tout de suite le graphisme de Rosinski parce qu'il utilise le style peinture qu'il destine habituellement aux couvertures de Thorgal ; mais alors qu'est-ce que c'est beau ! Après, il ne faut pas que ce visuel soit l'arbre qui cache la forêt, le scénario doit être aussi à la hauteur, et de ce côté, il faut reconnaître que Sente s'en sort bien. Il fait une approche d'un XIXème siècle en tout point conforme, avec une inspiration assez appuyée du Comte de Monte Cristo où il sème plusieurs indices clins d'oeil ; c'est en quelque sorte un hommage assez brillant. Mais c'est aussi un récit abordé dans le style des grands romanciers classiques de ce siècle, qui cultivaient la fibre feuilletoniste, tels Eugène Sue, Ponson du Terrail, Paul Féval, Michel Zévaco... et même Victor Hugo, où les coups de théâtre et les rebondissements étaient légion car destinés à des lecteurs avides de sensations. Le dosage peinture (dans le tome 1) et aventure maritime (dans le tome 2) est impeccable, bref c'est du bel ouvrage, en dépit d'un côté un peu trop verbeux par endroits et de quelques détails invraisemblables.

15/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Que c'est bon la BD quand c'est bien fichu comme ce diptyque. D'accord il y a Rosinski, donc forcément me direz vous c'est facile d'apprécier. Mais quel trait, quelles couleurs et directes s'il vous plaît. Vous l'aurez compris je suis assez fan de ce dessin surtout quand il est mis au service d'une telle histoire. Dans ma jeunesse j'ai dévoré A. Dumas, pas tout parce que le bougre écrivait ou faisait écrire beaucoup, mais quand même un bon paquet. Alors voir une histoire qui par une mise en abîme assez bien trouvée nous conte la genèse de "Le Comte de Monte Cristo", ça me fait bien plaisir. Le scénario est suffisamment malin pour se construire à la manière des feuilletons du XIX ème siècle, avec des rebondissements et réussir a mêler scènes de prétoire, abordage de pirates et ateliers de peintres à Montmartre. A tous les points de vue nous avons donc là du grand art et je recommande très chaudement la lecture.

11/10/2014 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Un très joli diptyque découvert hier en médiathèque. Déjà le graphisme est somptueux. N'ayant pas fait attention aux auteurs en prenant en main les livres, j'ai mis deux planches avant de m'apercevoir du travail du géniteur de Thorgal. Et qu'est ce que c'est bien fait, bon rendu, un écrin de luxe pour une histoire qui, si elle est plaisante et aborde la thématique de la vengeance avec suffisamment de rebondissements, reste assez prévisible malgré tout (mais rendant hommage à une œuvre existante, quoi de plus normal me direz vous). Très beau malgré tout, une BD que je relirai, de temps à autres....

08/03/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5

Avec les nombreux avis élogieux postés sur la BDthèque je ne vais pas être très original en disant que La Vengeance du Comte Skarbek est un très beau diptyque , surtout en ce qui concerne le dessin. Comment ne pas être envouté par la beauté des somptueux dessins de Grzegorz Rosinski? Ceux-ci sont tout simplement parfaits. Les couleurs sont tellement belles que c'est un régal pour les yeux. En ce qui concerne le scénario j'ai également été emballé par cette histoire aux multiples rebondissements . Il est vrai que j'ai toujours adoré les histoires de vengeance, mais celle-ci m'a encore plus interpellé que les autres que j'ai pu lire ou voir au cinéma. Bien sûr ce n'est plus un secret que le scénario d'Yves Sente est inspiré du célèbre roman d'Alexandre Dumas , j'ai nommé Le Comte de Monte-Cristo. D'ailleurs outre une similitude du scénario , il y a des références explicites. Je ne vais en citer qu'une seule à savoir l'île du Mont Cristobald . Il faut avouer que c'est assez proche du titre du roman d'Alexandre Dumas. Je voulais également signaler que la bande dessinée me permet souvent de combler quelques lacunes en culture générale . Avec ce récit j'ai appris qu'Alexandre Dumas utilisait des "nègres" pour élaborer la plupart de ses oeuvres et qu'il était donc si je peux m'exprimer ainsi le Paul Loup Sulitzer du XIXème siècle. Pour conclure je vais juste dire bravo aux auteurs et espérer que mon avis (ainsi que les autres postés avant le mien) inciteront les personnes qui n'ont pas encore lu cette superbe histoire à se ruer chez leur libraire.

23/04/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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Ne boudons pas notre plaisir : une série avec Rosinski aux pinceaux de bout en bout et qui tient en 2 tomes, c'est du tout bon ! Surtout que la trame de fonds qu'il utilise flirte avec quelques uns de mes sujets de prédilection : la peinture ; le XIXe ; les pirates. Autre point intéressant, c'est le jeu qu'Yves Sente introduit dans la construction de son scénario ; il manie les rebondissements en jongleur hors pair pour donner à son récit ce côté épique, dont il se moque en même temps en ridiculisant d'une certaine manière Alexandre Dumas. Pirouette scénaristique à double tranchant, mais que j'ai trouvé efficace pour ce qui me concerne. Alors, certains pourront reprocher à cette histoire d'aller de Charybde et Scylla et que cet enchaînement de rebondissements est de trop, j'y ai pour ma part trouvé un nouveau clin d’œil au goût du lectorat du XIXe pour le roman d'aventure édité en feuilleton dans les nombreux journaux de l'époque. Si cette série avait traînée en longueur, je ne dis pas que cela aurait pu lasser, mais là, ça tient en 2 tomes, et c'est très bien comme ça. Rosinski quant à lui s'en donne à cœur joie et fait chauffer sa palette pour nous proposer des planches toutes plus hallucinantes les unes que les autres quand on sait le temps que représente de travailler à la couleur directe. Autre clin d'oeil d'ailleurs à son sujet et à cette période qui reste pour moi la plus riche concernant l'histoire de l'art. Alors, oui ces deux albums composant cette courte série n'ont pas usurpés les très bonnes notes et appréciations reçues ; je ne peux qu'en conseiller chaudement la lecture.

29/03/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
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Raaa mais qu’est-ce que c’est beau ! Rosinski est vraiment au sommet de son art, chaque case est une peinture à l’huile magnifique, très détaillée et aux couleurs lumineuses. Vraiment les mots me manquent pour exprimer mon ressenti. L’histoire m’a aussi beaucoup plu. Je ne suis pas spécialement familier avec l’histoire du comte de Monte-Cristo à laquelle cet album fait apparemment référence, mais cela n’a pas du tout affecté mon plaisir de lecture. J’ai trouvé l’intrigue passionnante et parfaitement narrée, même si certaines planches sont un poil chargées textuellement. Il faut aussi être friand de retournements de situations inattendus. En finissant le premier tome on se dit que l’histoire est pliée, mais le second tome présente les faits sous un angle complètement nouveau, avant de nous reprendre par surprise sur la fin ! Un diptyque passionnant, et puis bon sang quel dessin !

30/01/2013 (modifier)
Par Chéreau
Note: 3/5 Coups de coeur expiré

Encore un album découvert grâce à BDtheque et à son astucieux système de comparaison avec les autres inscrits. Et cette fois ci, contrairement à quelques autres, la satisfaction est globalement au rendez-vous. Mon 3/5 est proche d'un 3,5/5. J'ai passé un bon moment de lecture. Je n'ai pas boudé mon plaisir. Mais je ne mettrai pas 4. Cet hommage assumé au comte de Monte-Cristo est bien monté, bien rodé. Le scénario ne laisse rien au hasard. C'est presque trop professionnel : les rebondissements sont à la page où on les attend, presque prévisibles une fois qu'on a compris la mécanique générale de l'histoire, les 3 ou 4 scènes dénudées obligatoires sont toutes là, à intervalles hygiéniquement respectés. On a l'impression d'assister à l'exercice d'école d'un étudiant en BD particulièrement brillant, qui aurait bien étudié tout son Van Hamme. Je ne lance pas le nom au hasard et les ressemblances (jusqu'au choix d'une histoire en deux tomes !) ne sont sans doute pas fortuites : Yves Sente est le continuateur de Van Hamme sur la série Thorgal, dont le premier dessinateur fut Grzegorz Rosinski, dessinateur de la Vengeance du comte Skarbek... Malgré tout, le charme opère, même si quelques faiblesses dans le déroulement du procès ou quelques passages dialogués un peu confus m'ont fait tiquer. L'histoire aurait sans doute gagné à occuper une vingtaine de pages de plus, pour laisser les personnages s'installer davantage, ouvrir quelques fausses pistes et masquer sous davantage de chair le squelette de l'intrigue. Un mot sur le dessin, superbe, souple, jouant sur les contrastes de lumière et de couleur, mais qui peut dérouter les amateurs de ligne claire. On retrouve le Rosinski peintre, que laissent deviner les somptueuses couvertures de Thorgal. Bref, un coup de cœur, oui. Mais pas un récit inoubliable. Un bon moment, une lecture à recommander. Mais à lire dans le même esprit de détente amusée que lorsqu'on aborde un Largo Winch.

21/10/2012 (modifier)

‘La vengeance du comte Skarbek’ est un diptyque prenant, riche en suspense, rebondissements et autres révélations. L’on pourrait certes reprocher à l’intrigue que les coups de théâtre sont un peu trop nombreux, trop prévisibles et trop gros, mais l’ensemble reste franchement maîtrisé. D’un point de vue graphique, c’est tout simplement magnifique !!! J’ai eu la chance de me voir offrir l’édition intégrale. Ce très bel ouvrage met parfaitement en valeur le travail de Rosinski. Bref, un bon 3,5/5.

31/03/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5

Comme vous le suggère ma note, je ne suis pas entièrement convaincu par la collaboration de Sente et Rosinsky père. Il est clair que cette BD est bien enrobée sous le dessin attrayant du talentueux dessinateur, mais qui devient amère quand on goutte au scénario. Le postulat est pourtant intéressant. Un peintre qui a du fuir la capitale quelques années auparavant revient pour se venger. Certes la vengeance n'est pas en soi un élément nouveau, mais la tournure qu'elle prend ici se fera au contraire à la lumière de la justice. En effet, le coup du tribunal est bien pensé; mais bien que l'idée soit audacieuse, la réalisation est à la traine. Comme le dit Altaïr, la narration nuit considérablement au dynamisme de l'ensemble. La multiplication des voies off enferme cette BD dans un rythme assez lent. Certes les flashbacks sont nombreux et l'histoire reposent sur ce procédé, mais c'est très maladroit dans l'ensemble. Passons aussi sur les ficelles inutiles, comme le fait d'introduire Chopin dans cette histoire (j'étais déjà à moitié certain de l'identité du fameux cousin bien avant la fin du premier tome), ou encore des insinuations très lourdingues sur la prétendue paternité du fameux roman de Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, auquel ce diptyque se veut être un hommage flamboyant. Je ne jugerai pas du plagiat possible puisque mes souvenirs du roman remontent un âge peu avancé, à cet âge où le roman susdit n'est pas d'un attrait farouche. Quant aux ficelles de l'histoire, elles sont bien trop visibles, et l'on anticipe bien trop souvent les futures dires de l'accusateur. Je terminerai par un mot sur le dessin de Rosinsky. Bien différent de ses réalisations sur Thorgal, il est dans un premier temps très agréable à contempler. Pourtant, avec le temps, et je ne saurais dire réellement pourquoi, il m'est apparu fade et sans saveur. Moi qui pensais en ouvrant le premier tome me régaler avec le graphisme, j'ai été déçu. Les faciès manquent d'expression, et le tout, sans donner l'impression d'être figé, manque de dynamisme. Au final, c'est une lecture décevante. Pas catastrophique, mais pas non plus suffisamment intéressant ni surprenant pour m'encourager à lire les pages suivantes. Ca se laisse lire mais le plaisir n'est pas là. Note finale: 2.5

28/03/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Wouah ! Marrante, cette façon d’inverser les rôles ! En effet, le scénario s’inspire du Comte de Monte Christo, mais les auteurs parviennent à suggérer le contraire. C’est habillement joué, et cette manière de faire est tellement étonnante que j’ai accepté ce postulat avec plaisir alors que j’aurais plutôt été enclin à rejeter le scénario pour cause de plagiat. De plus, le récit s’avère, à la lecture, bien construit. Certains passages qui me semblaient inutilement exagérés se sont en définitive révélés logiques. Les retournements de situation sont fréquents et, hormis un dernier que je trouve inutile, enrichissent agréablement le récit. Mais le gros point fort de la série, c’est son dessin. Rosinski œuvre en couleurs directes avec une richesse de détail et une sensualité dans ses personnages tels que je n’ai jamais pu lâcher le récit. Dieu que sa Magdalène est belle ! L’ensemble est franchement pas mal bien quoiqu’un peu bavard par moment et bien que je n’ai pas apprécie un dernier retournement de situation que je juge inutile et exagéré.

17/03/2010 (modifier)