Complainte des landes perdues

Note: 3.23/5
(3.23/5 pour 48 avis)

Sioban est l'héritière des terres de l'Eruin Dulea sur lesquelles règne en tyran la mage Bedlam. Voir aussi : La Complainte des landes perdues - Les chevaliers du pardon La Complainte des landes perdues - Les sorcières


BoDoï Jean Dufaux

Loup Blanc, roi de Sudenne et père de Sioban fut vaincu par le mage Bedlam à la grande bataille de Nyr Lynch. Depuis ce temps là, le mage est craint par tout le monde. Sa puissance est grande mais sa cruauté l'est plus encore. Lorsque ses hommes passent, toute vie trépasse. Même la terre se meurt sous les foulées de leurs chevaux. Un homme arrive et espère pourtant pouvoir faire changer les choses afin que puisse s'élever à nouveau la complainte des landes perdues. Sioban n'est pas fille à se laisser dompter par un être maléfique. Sera-t-elle suffisamment rebelle pour que son royaume retrouve sa beauté et sa paix d'antan?

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1993
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Complainte des landes perdues
Les notes (48)
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13/10/2001 | Fubuki
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L'avatar du posteur Noirdésir

Le prolifique Dufaux se lance au milieu des années 1990 dans une série qui semble surfer sur le succès de Thorgal (les premières planches auraient très bien pu inaugurer un album du célèbre viking). Mais il s’écarte assez rapidement du modèle, tout en n’abusant pas trop de son péché mignon – le fantastique – pour relever la sauce. Il tente même quelques passages humoristiques (avec la guerre entre le cuistot et le Ouki – personnage un peu inspiré d’une bestiole de La Quête de l'Oiseau du Temps je trouve !). Et c’est plutôt une bonne idée. Reste qu’il n’a pas su ici sortir d’un récit ultra classique, et qu’il y manque des surprises pour renouveler un genre passablement encombré. Les quatre albums se laissent lire, mais l’histoire se laisse oublier tout aussi facilement hélas (une récente relecture a dû raviver les souvenirs estompés des précédentes). Par ailleurs, le deuxième diptyque m’a paru moins intéressant que le premier – qui peut se suffire et justifie seul un achat je pense (pour les amoureux du genre qui ne recherchent pas trop de surprise). Aux côtés de Dufaux, c’est Rosinski qui officie au dessin. C’est par Thorgal qu’il a atteint la célébrité, c’est dire si le bonhomme maitrise le sujet, avec un thème assez proche de cette « Complainte des landes perdues ». Pourtant, son trait est légèrement différent de celui qu’il utilise pour sa collaboration avec Van Hamme, plus gras, avec une colorisation aussi différente. Mais de toute façon, c’est du très bon et beau travail ! Même si je l’ai trouvé un peu moins appliqué que d’habitude parfois.

08/10/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Je viens juste de relire l’intégrale (fort belle par ailleurs) de La Complainte des Landes perdues. Et l’impression que m’a laissée la série est contrastée. Cet univers médiéval-fantastique brumeux, d’inspiration celtique, est tout à fait réussi. Il regorge de mythes et de légendes tout en proposant un visuel de grande qualité. Il faut dire que Gregorz Rosinski aux crayons ! Côté intrigue, Dufaux nous fait de l’archi-classique. Soyons clairs, les deux cycles sont agréables et se lisent avec plaisir mais l’histoire générale manque vraiment d’ambition et d’originalité. Les personnages sont manichéens et les rebondissements sont sans surprise. De plus, Dufaux « pompe » allègrement de nombreux éléments de son récit, ce qui accentue un coté « déjà vu » prononcé. C’est dommage car je pense que La Complainte des Landes perdues aurait pu être une grande série. Cependant, les cycles suivants (Les Chevaliers du Pardon et Les Sorcières) relancent l’intérêt de la série tout en la développant. Je la conseille tout de même aux amateurs de fantasy et de médiéval-fantastique.

08/04/2016 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5

Ca faisait bien 10 ans que je n'avais plus ouvert et relu le premier cycle de la complainte. Quel plaisir de retrouver cette belle aventure pleine de poésie, d'imagination, de rêve, de magie, de légendes, de maléfices,... Impossible de s'ennuyer lors de la lecture, toute la verve de Dufaux est présente à travers ces 4 tomes sans oublier les excellents dessins de Rosinski. S'ajoute à cela, une galerie de personnages attachants (Sioban, le Ouki, Seamus) et diaboliques (Blackmore, Obla, Gerfaut,...) sur des décors brumeux, pluvieux de l'île d'Eruin Dulea qui donnent à cette série une ambiance très particulière avec pas mal de tension et retournement de situation. Un classique incontournable (pour ma part)!

05/12/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Si j'avais du donner mon avis au moment de la sortie de cette série en 1993, nul doute que ma note aurait été supérieure. Parce que oui cette histoire m'a fait rêver, grâce à elle, j'ai pu connaitre des aventures ancrées dans la "celtitude"; sans doute est ce en lien avec mes origines et le fait que depuis tout petit j'entendais des histoires tirées ou inspirées de la légende arthurienne. Ici il n'en est pas franchement question, encore que, et la dose de fantastique est suffisamment présente pour réjouir l'amateur que j'étais et suis encore. Alors à l'époque j'ai beaucoup aimé, avec une préférence pour Sioban et Blackmore, les deux opus suivants m'ayant moins accroché. Quelques années plus tard on se retrouve à donner son avis, alors forcément une relecture s'impose. Avant cela j'avais jeté un oeil sur les avis précédents et je les trouvais ma foi fort sévères. Aie, aie, je dois avouer que je ne donne pas totalement tort au Grand A. Oui il y a du pompage, le personnage du Ouki rappelle furieusement un certain Fourreux, les chevaliers du pardon ont un air de chevaliers Jedi. Sur le dessin de Rosinski je ne serais cependant pas aussi sévère, ce ne sont pas certaines planches de Thorgal, mais soyons juste le gars maîtrise tout de même son affaire (les ambiances brumeuses sont assez réussies). Malgré ces réticences cette Complainte des landes perdues reste un immanquable de la BD de cette époque même si cela n'atteint pas la qualité d'autres séries du genre médiéval-fantastique-héroic fantasy.

29/12/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 3/5

Avis portant sur les deux premiers tomes seulement. C'est sympa mais peu prenant. Dans le thème héroic-fantasy ça ne vaut pas La quête de l'oiseau du temps ou Thorgal. Le dessin de Rosinski pourrait être plus travaillé et les couleurs sont fades, il a quand même fait nettement mieux sur Thorgal. L'histoire sans être follement originale est pas mal du tout, j'adore l'héroic fantasy donc j'adhère facilement à ce type d'univers et d'aventure. Je déplore cependant qu'elle ne soit pas suffisamment développée, et la fin de ce premier cycle est particulièrement bâclée, avec un combat final vite expédié. Les personnages eux mêmes sont insuffisamment approfondis (en particulier Seamus qui semble important mais se révèle au final très secondaire dans ce cycle) et l'héroïne n'est pas spécialement attachante. Le ouki qui est la seule créature merveilleuse de cette bédé sert strictement à rien si ce n'est mettre un peu d'humour, alors que l'on aurait pu espérer un rôle plus conséquent et que les planches consacrées au cuisinier lui courant après aurait pu servir à autre chose surtout qu'elles font une rupture de ton assez mal venue. En revanche l'humour fonctionne mieux avec le personnage, réussi, de Droop, soldat s'improvisant poète pour tenter de séduire une dame de la cour. Sinon Blackmore constitue un méchant assez classique mais très classe et j'ai personnellement été surpris par la révélation finale à son égard, alors que c'était assez évident quand on y pense... Les flashbacks explicatifs sont également très intéressants. 3,5/5

28/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

J’ai essayé mais même en tentant de dégager des aspects positifs ou de trouver des circonstances atténuantes, il m’a été difficile d’apprécier pleinement cette série. Complainte des landes perdues sort en 1993 et va perdurer sur quatre albums jusqu’en 1998. Dans les années 90 la Fantasy est à bout de souffle, « Willow » sorti en 1988 est le dernier vrai bon film et il faudra attendre 2001 et la trilogie du Seigneur des Anneaux pour relancer le genre. En littérature ce n’est pas mieux, le début de la décennie est moribond, en France la nouvelle vague portée par les romans de George R.R. Martin et Robin Hobb n’a pas encore atteinte nos côtes. La Complainte a eu le mérite de persévérer dans un genre qui n’était clairement plus à la mode à l’époque. « Faute de grives, on mange des merles » comme on dit, c’est peut être l’une des raisons du succès de la série ajoutée au fait qu’elle soit portée par deux grands noms : Gregorz Rosinski qui fait le boulot, et Jean Dufaux qui, à défaut de faire preuve d’originalité sait comment conter une histoire. Cette saga possède pourtant quelques charmes, notamment visuels avec tout un décor celte irlandais très prononcé, les paysages de brumes laissent souvent rêveurs ainsi que la célèbre Chaussée des Géants qui est presque redessinée à l’identique (j’ai parlé du manque criant d’originalité). Mais au moins c’est plutôt beau. Si seulement le scénario pouvait faire preuve d’un peu plus de subtilité quand il cite des références du genre, mais non, on ne parlera même pas d’inspiration mais carrément disons-le, d’un honteux copier-coller. Et vas-y que je te place une créature de La Quête de l'Oiseau du Temps, et vas-y que je te mets du mythe arthurien avec la duperie d’Uther Pendragon… On ne ressent pas la patte personnelle du scénariste. Ou bien des fois ce sont des ellipses qui n’ont pas lieu d’être. Un élément qui pour moi était crucial dans la compréhension de l’histoire mais n’est pas évoqué, c’est en quoi la lignée des rois de Sudenne est aussi importante au point qu’une gamine orpheline issue justement de cette lignée puisse déclencher par sa simple existence une guerre de pouvoir pour le contrôle des terres d’Eruin Dulea alors qu’elle n’a ni argent ni armée ni terres, rien. Le sang des Sudenne serait-il d’essence divine ? On ne sait pas, ils règnent depuis toujours sur cette terre, point. Sinon, le manichéisme ambiant ne me dérange pas en général, j’ai une zone de confort assez large, mais là franchement c’est exacerbé au-delà de ce que je peux supporter. Le méchant souverain despotique et diabolique qui a du sang de bâtard (impur forcément…) vivant dans un château qui a littéralement l’apparence d’une tête de mort… vive le cliché quoi. J’évoquais le manque de crédibilité : le maître d’armes dans le tome 2 qui n’est pas capable de rivaliser physiquement avec un bossu maigrelet, aidé en plus par ses soldats. On se demande s’il y a eu relecture du scénario définitif tellement tout cela semble foireux. Le personnage du Ouki qui représente ce que j'appelle le sidekick comique, c’est-à-dire un personnage qui sert de caution humoristique, est complètement inapproprié et en décalage avec ce type de récit au ton résolument sombre. Le Ouki en fait c’est le Fourreux de la Quête de l’Oiseau du Temps et pas seulement reconnaissable à son aspect graphique (remarquez encore une fois le pompage sans originalité), sauf que la Quête s’inscrivant dans une Heroic Fantasy burlesque, cette créature cabotine y a toute sa place, mais ce n’est pas le cas ici. Le Ouki se révèle être un Jar-Jar Binks, un ratage complet. Je suis franchement déçu, sans en attendre quelques choses d’exceptionnelle, j’espérais au moins passer un moment agréable. Je précise quand même être allé au bout de cette tétralogie. Le deuxième cycle est plus surprenant déjà avec pas mal de suspens et une tension dramatique qui m’a bien tenu en haleine. Pour cela je ne baisse pas davantage ma note.

24/11/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En lisant les avis des autres posteurs, je m'aperçois que beaucoup qualifient cette série d' heroïc fantasy; je ne suis pas tout à fait d'accord, pour moi, c'est plutôt du médiéval fantastique. Dufaux dirige cette saga comme étant directement inspirée des légendes anglo-saxonnes d'avant la chrétienté. Encore une fois, il a le don de créer une atmosphère envoûtante grâce à sa plume pleine de vie et de passions; ici, il n'est pas soumis à l'obligation historique et peut librement brasser plusieurs thèmes, en s'appuyant sur la mythologie celtique des îles britanniques, au coeur d'un Moyen Age obscur et très ancien. C'est aussi une histoire de pouvoir, de malédiction et d'amour contrarié. Rosinski, délaissant Thorgal, illustre tout l'enchantement, le souffle fantastique et la folie de certains personnages qui imprègnent cette série, mais il le fait hélas sans trop de conviction, car plus préoccupé par sa série principale que par celle-ci qu'il a dû accepter par amitié pour Dufaux et pour sortir un peu de sa routine sur Thorgal. Son dessin n'atteint pas ici la qualité de cette dernière. Aussi, quand Delaby débarque au nouveau cycle, il écrase tout et n'a aucun mal à faire oublier la prestation modeste de Rosinski. Une série ensorcelante qui probablement l'était encore plus à sa création car depuis, beaucoup d'autres dans le même genre sont passées, elle ne m'a d'ailleurs pas emballé plus que ça, mais peut-être faudrait-il que je la relise, ma note pourra alors évoluer, qui sait ?

15/06/2013 (modifier)
Par jul
Note: 4/5

Une série assez classique de Rosinsky mais cette fois il transpose son style dans une Irlande (ou Ecosse) moyenâgeuse et imaginaire. Et sur un grand format, plus classieux que les albums de Thorgal. Rien à dire de vraiment particulier sur cette série sinon que c'est très fort, très réussis. L'ambiance celtique brumeuse de ces landes perdues est superbement rendue, plus homogène que les éléments de Thorgal par exemple. Ce que je veux dire c'est que n'avons pas affaire ici à un vaisseau spatial ou à des voyages dans le temps qui viennent "s'incruster". C'est plus classique mais dans le bon sens du terme. Les couleurs sont douces, envoûtantes ( surtout celles en exterieur, dans les fameuses landes perdues, les intérieurs sont plus communes). Sioban est un bon personnage d’héroïne ainsi que Blackmore, très "Luciférien". Dame Gerfaut également. Elle ressemble beaucoup à la sorcière maléfique de la belle au boit dormant. Et puis son fils surtout : un odieux personnage, lâche, cruel, laid et repoussant (quoique malheureux je crois). On retrouve là beaucoup de caractéristiques de personnages de Thorgal (Volsung de Nichor, Breck Zarith... ). On est en terrain connu. Donc une très belle série, influencé par beaucoup de choses mais pas de manière gênante. C'est limpide, extrêmement soigné et gracieux, ça manque peut-être un peu de folie et d'originalité mais le résultat en impose quand même grâce au talent de Rosinsky (aucune faute de goût) et au très beau scénario de Dufaux. De plus les couvertures sont vraiment superbes.

12/05/2013 (modifier)
Par pewi
Note: 2/5

Les éléments de scénario qui se déploient au début m'avaient paru très prometteurs lorsque (il y a 19 ans déjà !) j'ai mis le nez dans le premier tome. À tel point que je ne me souviens pas avoir remarqué, à l'époque, les hideuses colorisations de certaines cases. (Je trouve que Rosinski est bien meilleur dans le noir et blanc, la preuve en est Le Grand Pouvoir du Chninkel première édition.) Alors, en croisant la suite dans ma bibliothèque favorite, je me suis léché les babines. Ce fut une très grande déception. Le récit m'a paru très convenu, le scénario développe une intrigue sans originalité et le dessin n'est pas toujours agréable. Restent tout de même deux points positifs : le running gag avec le ouki, qui m'a paru original et bien mené et le fourmillement de bonnes idées de scenarii potentiels dans cet univers de fantasy.

13/05/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5

J’ai lu la série il y a un moment, d’ailleurs je l’avais achetée sur l‘insistance de ma libraire et la réputation des auteurs, mon avis se fera sur quelques souvenirs, dont le plus marquant est celui d’un ennui lattant tout au long de l’histoire, avec des personnages peu attachants et insipides, portés par un scénario ultra classique. J’ai quand même bien aimé Ouki, mais c’est certainement la seule chose que j’ai appréciée. Comme pour être en phase avec ce scénario très moyen, le dessin de Rosinski est le pire qu’il ait fait, les couleurs sont moches et jetées sur le papier à coup de vulgaires aplats, seules les couvertures sont bien meilleures. Si je reconnais le style de l’auteur je n’y vois ni son talent ni la classe qu’il a donnée à ses autres séries, ce n’est pourtant pas sa première production, ce qui est étonnant. En trois mots : classique, ennuyeux, médiocre.

08/02/2012 (modifier)