L'Etoile du soldat

Note: 3.11/5
(3.11/5 pour 9 avis)

Alors que la Russie est encore soviétique, un jeune Russe, Nikolaï, est contraint d’effectuer son service militaire en Afghanistan, occupé à cette époque par les troupes de l’URSS, en guerre ouverte avec la résistance afghane. Fait prisonnier par une unité de la guerilla, le jeune homme aura l’opportunité de découvrir le vrai visage de ceux qu’il combat – et du même coup de réviser ses convictions de façon radicale.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Afghanistan Vu au cinéma

Cet album mis en images par René Follet fait écho au film de fiction qui porte le même titre, L'Étoile du Soldat, que Christophe de Ponfilly, juste avant sa disparition, venait d'achever à partir de l'un de ses propres scénarios.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Août 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série L'Etoile du soldat © Casterman 2007
Les notes
Note: 3.11/5
(3.11/5 pour 9 avis)
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22/09/2007 | herve
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L'avatar du posteur Noirdésir

Christophe de Ponfilly s’inspire de son expérience de terrain, en tant que grand reporter en Afghanistan pour cet album, dont l’action se déroule au temps de l’occupation soviétique. Je pensais au départ suivre une sorte de biopic sur le commandant Massoud mais, même s’il apparait au détour d’une case, il n’en est rien. Nous suivons juste quelques semaines de la vie d’un soldat russe, plutôt réfractaire à la base, et qui est fait prisonnier par un groupe de Moudjahidines, groupe que suit de Ponfilly. Si la lecture n’est pas désagréable ni inintéressante, j’en attendais davantage. En particulier le contexte aurait pu être davantage creusé, et « l’intrigue » elle-même, puisque ce n’est pas un documentaire, manque de densité. Le dessin de Follet est globalement bon, très classique. J’émettrais plus de réserve concernant la colorisation, un peu trop baveuse, pas toujours à mon goût. Note réelle 2,5/5.

05/04/2023 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
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Il est vraiment dommage que sur ce oneshot le dessin soit aussi vieillot, j'ai eu l'impression de lire une BD des années 70. Outre ceci que je considère comme un gros défaut il reste le sujet qui nous emmènent en Afghanistan en plein pendant l'occupation, ou se qui tentait de l'être, de ce pays par l'armée Russe. Les infos sont de premières mains car au scénario nous avons C. De Ponfilly grand journaliste et grand connaisseur du peuple Afghan. Alors d’où vient ce sentiment qui me laisse un peu mitigé à l'issue de ma lecture. Il n'en demeure pas moins que le sujet, le thème et le fait d'apporter un témoignage sur un pays en guerre, quel que soit le prisme, est une démarche qu'il faut saluer, aussi je conseille la lecture. Si l'ensemble est un peu maladroit, il mérite cependant d'y jeter un œil.

04/07/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Il est vrai que le dessin fait un peu vieillot alors que la bande dessinée a été publié en 2007. Je suis toujours surpris de voir de telles différences dans le traitement d'une oeuvre récente à l'autre. Par contre, le sujet reste intemporel à savoir la destinée d'une jeune homme entraîné malgré lui dans un conflit qui le dépasse. En réalité, il va comprendre que l'ennemi n'est pas un démon. Il s'agit d'aborder le conflit afghan sous l'angle d'un jeune soldat russe contraint d'effectuer son service militaire. Cette bd est également le témoignage d'un journaliste qui a bien connu la région. C'est tiré d'une histoire vraie ce qui renforce le caractère émouvant. Malgré toutes les faiblesses et les maladresses de cette bd qui fait un peu poésie de guerre, cela mérite une lecture pour nous souvenir que les conflits entraînent bien des ambiguïtés.

26/01/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai pratiquement le même avis que Mac Arthur sauf que j'aime bien le trait de Follet qui est très représentatif de la bande dessinée réaliste que j'aime et je trouve que son style est toujours aussi dynamique, même si cela fait un peu vieillot. Le gros problème du scénario est que non seulement j'ai eu plus l'impression de ne voir qu'une suite de scènes qu'un vrai scénario, c'est qu'en plus je n'ai ressenti aucune émotion. Les personnages m'ont laissé indifférent ainsi que des évènements présents dans l'album qui habituellement m'aurait fait pleurer car je suis émotif, mais là rien du tout. J'ai tout de même appris quelques trucs sur cette guerre, mais c'est peu pour sauver l'album.

18/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici une œuvre sans aucun doute sincère et profondément humaine, mais qui m’aura laissé dubitatif au final. Dubitatif, pour deux raisons : La première raison est la narration et la construction assez maladroites de Christophe de Ponfilly. L’auteur n’est pas un habitué de la bande dessinée, et cela se ressent. L’histoire est plutôt décousue, la narration est poussive. L’ensemble manque de « vie ». Pourtant, cette évocation de la guerre en Afghanistan, au travers du parcours d’un jeune soldat soviétique envoyé sur le front remplir son service militaire, est intéressante. …. Est bien documenté (et pour cause, puisque ce récit à l’air d’être véridique, et l’auteur était correspondant de guerre), il aborde des sujets sensibles et intéressants (rapports entre les peuples, émergence du radicalisme islamiste due trop souvent à l’ignorance (dans les deux camps), ou encore démotivation des soldats soviétiques face à un conflit dont ils n’ont que faire). La seconde raison provient du dessin de Réné Follet. Il n’est pas mauvais en soi, mais ne correspond pas à mes goûts personnels. Je le trouve peu stable et très brouillon. Il manque de netteté, de précision. Et si cela s’avère secondaire dans certains cas, lorsqu’un album se veut documentaire, témoignage, et regroupe autant de personnages, ce manque de précision se révèle (à mes yeux toujours) très dommageable. De plus, la colorisation, plutôt terne et sombre, accentue encore ce sentiment de confusion. Je m’en voudrais cependant de trop critiquer cet album, car, comme je l’ai dit, je l’ai trouvé sincère et profondément humain. Les intensions de auteurs étaient on ne peut plus louables, leurs propos sont intéressants et le fait de s’attacher à l’être humain (quel que soit sa race ou sa couleur et dans une optique de tolérance) dans un conflit d’état est une démarche que je ne peux qu’apprécier. D’un point de vue artistique, je ne peux que dire : « bof ». Mais que cela ne vous empêche pas de jeter un œil à cet album. Ses auteurs avaient vraiment quelque chose d’intéressant à raconter, mais ils étaient malheureusement trop peu pourvus en la maîtrise technique nécessaire à cet art délicat qu’est celui de la bande dessinée.

30/07/2009 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
L'avatar du posteur montane

Cet album aborde une thématique déjà étudiée au cinéma par Jean Renoir dans "la grande illusion" ou Spielberg dans "la liste de Schindler"; dans une guerre, il n'y a pas les bons d'un coté et les mauvais de l'autre, mais des gens de qualités et de valeur de part et d'autre du front que la guerre ne permet pas de rapprocher, ou très peu. C'est ce que découvrira un jeune Russe passionné de chant qui avec se retrouver bien malgré lui en Afghanistan pour y accomplir son service militaire. Vite dégouté par les moeurs de l'armée rouge, il sera finalement capturé par la rébellion Afghane, ce qui sera pour lui l'occasion inattendue de découvrir une communauté avec laquelle il semble avoir plus de points commun qu'avec les siens. Une communauté de combattants avec laquelle il retrouve le gout du chant et de la contemplation qui sied parfaitement à ce soldat avec une âme de poète. Traitre parmi les siens, jamais complètement adopté par les afghans pour qui il reste malgré tout un infidèle, il restera isolé sans véritable communauté d'appartenance et finira tragiquement. Avant cela il rencontrera un Français qui n'est autre que le scénariste de cet album, lui aussi décédé depuis, et qui semble raconter une histoire qu'il a lui même entendue ou vécue lors de ses nombreux voyages dans un pays qui compte parmi les plus pauvres de la planète. Le trait de René Follet est toujours aussi vif et superbe. Dommage que les couleurs ne soient pas à la hauteur de celle des 2 albums Terreur. On a aussi le sentiment que l'auteur était limité dans la pagination, ce qui le contraint à multiplier parfois les petites cases sur une seule et même planche. Au final une belle histoire, sur un thème universel, et située dans un pays, qui aujourd'hui encore demeure dans l'actualité.

22/07/2009 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

L'Afghanistan est un pays magnifique, qui depuis longtemps attiré les convoitises. Aujourd'hui les Etats-Unis, hier les Talibans, avant-hier les Soviétiques. C’est à cette époque que Christophe de Ponfilly, s'est rendu sur place, accompagnant un parti de montagnards en guerre contre l'Armée Rouge. Il croisera la route de Nikolaï, un jeune soldat russe embarqué bien malgré lui dans cette guerre horrible (comme toutes les guerres). René Follet est un survivant d'un âge d'or de la bande dessinée, mais il a encore un trait sûr, et son coup de coeur pour l'histoire de ce jeune Russe nous montre qu'il est encore capable de mener à bien un beau projet. Ses pages sont pleines de dynamisme, de vie malgré le parfum de mort qui plane sur le pays afghan. C'est avec horreur que l'on suit ce récit de guerre, émaillé d'anecdotes abominables (les crabes vivants emprisonnés dans le ventre recousu des prisonniers, brrrr), mais aussi de moment d'une humanité universelle. Un bel album, que j'ai trouvé cependant un peu verbeux par moments. Note finale : 3,5/5.

15/06/2008 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
L'avatar du posteur cac

Dès les premières pages, j'ai pensé à un autre témoignage des conflits en Afghanistan, celui de Didier Lefèvre sur Le Photographe, sauf qu'ici j'ai eu beaucoup plus de mal avec le dessin de René Follet, total inconnu pour ma part, que celui de Guibert. Ca m'a un peu gâché la plaisir au début tant je le trouve vieux par son aspect, les visages se ressemblent beaucoup ce qui ne facilite pas le suivi de l'action, même si je reconnais sur d'autres points qu'il est très bien réalisé, les chevaux par exemple sont simplement beaux. Tout comme Didier Lefèvre reporter qui racontait son périple dans ce pays, Christophe de Ponfilly est mort jeune. Mais ici ce n'est pas un récit à la première personne, ni un carnet de voyages, ce qui le rend complètement différent. Nikolai est un jeune russe qui doit partir au front dans la guerre que l'on connaît du début des années 1980. Il se fait capturer et devient en quelque sorte adopté par ces gens qu'il combattait. Comme je l'ai précisé, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, mais l'appréciation positive s'est améliorée petit à petit. C'est un bon plaidoyer pour la paix façon "A l'ouest, rien de nouveau" sur l'absurdité d'un conflit. L'auteur est témoin secondaire de cette histoire qui malgré son aspect impossible semble bien être un fait avéré. La fin est en cela trop tragique pour n'être que fictive.

09/12/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
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Fan de Réné Follet, j'ai acheté l'étoile du soldat scénarisé par Christophe de Ponfilly (mort en 2006). René Follet retrouve une nouvelle fois la Russie (voir Les Aventures d'Ivan Zourine éditées aux ronds dans l'O) mais à une époque plus récente, une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, celle de l'occupation de l'Afghanistan par les troupes soviétiques. A travers Nikolaï, nous vivons la période du service militaire des jeunes appelés dans la glorieuse armée Rouge, leurs malaises et leur mal de vivre. La peur au ventre, Nikolai se retrouve dans un monde étranger avec les moudjahiddines du peuple, le commandant Massoud et des gradés soviétiques dépassés par les évènements. Evidemment, à la lecture de cette bande dessinée, on ne peut que songer au Photographe ou encore à La Guerre d'Alan. Un formidable témoignage sur une sale guerre, une de plus.

22/09/2007 (modifier)