Mon dernier jour au Vietnam (Last Day in Vietnam)

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 8 avis)

"Chacune des histoires de ce livre a été choisie parmi un certain nombre de rencontres avec des gens inoubliables que j'ai connu durant les années où j'étais en rapport avec l'armée."


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Autobiographie Dark Horse Comics Documentaires Indochine La Guerre de Corée Les Guerres d'Indochine et du Vietnam Will Eisner (1917-2005)

Will Eisner raconte ses souvenirs de Corée et du Vietnam, où il s'ent rendu en tant qu'éditeur d'un magazine publié par l'armée américaine. 6 histoires vraies où il est moins question de prouesses guerrières que de combats intérieurs. (d'après le résumé de Delcourt) - Un soldat qui est resté planqué pendant toute la guerre doit comme dernièere mission escorter un journaliste. - Tous les Dimanche soir, Goerges se saoule et demande un transfert pour une unité combattante. Ses camarages l'aident en douce en allant déchirer sa demande avant qu'elle ne soit lue par le chef. Et autres petites histoires ou anecdotes, alternant avec des photos.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2001
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Mon dernier jour au Vietnam
Les notes (8)
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14/05/2004 | Thorn
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Par sloane
Note: 4/5
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Avec cet avis je vais à l'encontre de mes petits camarades, en effet j'ai trouvé cet opus de W. Eisner vraiment intéressant. Je ne m'attarderai pas sur le dessin qui est toujours aussi maitrisé et que je trouve personnellement très fluide. De plus ici il adopte un point de vue narratif particulièrement efficace, à savoir qu'on a l'impression de suivre un documentaire filmé qui laisse la parole aux différents protagonistes sans intervention extérieure. Ici se sont les petites histoires dans la grande que j'ai trouvées particulièrement originales. Ici c'est Eisner le journaliste, l'observateur qui au travers de ces quelques situations arrive à nous montrer les états d'âmes d'hommes pris dans la tourmente de situations qu'ils n'ont pas choisi et dans lesquelles ils se trouvent pris, se débattent du mieux qu'ils peuvent. En ne portant aucun jugement, en exposant simplement les faits, Eisner arrive avec ces différentes saynètes à nous montrer toute l'absurdité de la guerre où qu'elle ait lieu. Il fait appel à notre intelligence de lecteur pour se faire une opinion sans vouloir nous assener sa vérité. Un album à redécouvrir ou à découvrir, il est essentiel pour aider à comprendre le guerre mais aussi les détours de l'âme humaine.

19/02/2015 (modifier)
Par Chalybs
Note: 3/5

Je ne suis pas d’accord avec les lecteurs précédents. Will Eisner, que je ne connaissais pas avant, livre à mon avis un album intéressant et décalé. L’approche utilisée par l’auteur sort de l’ordinaire. Plutôt que de suivre un héros fictif en vue extérieure, nous découvrons ces histoires aux travers des yeux de Will Eisner, comme si nous étions lui. Du coup, les personnages principaux peuplant cette BD changent à chaque histoire, puisque Will Eisner s’écarte de lui-même en ne se représentant pas en situation. De cette façon, Will Eisner essaie de nous livrer une histoire sans critique, objective, tel qu’il l’a vécue lui-même et telle que nous aurions pu la voir. Ainsi, libre à chacun de se faire son opinion. Revers de la médaille, Will Eisner a essayé a priori de rester complètement impartial, ne prenant pas parti, donnant cette impression de détachement et livrant un album légèrement déshumanisé, tellement Will Eisner évite d’y mettre ses propres émotions. Aucun commentaire, aucun texte complémentaire ne vient nous aider à appréhender ces évènements au cours de la lecture. Et c’est ici que prennent toute l’importance des premières lignes que Will Eisner a écrites en tant qu’introduction de cet ouvrage. Il nous donne le contexte, il nous explique d’où sort ce livre, il s’y livre avec ses sentiments. A nous par la suite de faire le lien entre son intro et son développement. Personnellement, ce que j’ai compris c’est que Will Eisner, contrairement à ce que peut laisser croire la lecture des courtes scénettes, a été profondément touché par ce qu’il raconte. Il faut profiter de cette mise en situation, nous replonger dans l’horreur de l’époque, dans ce que l’on a pu apprendre à l’école. Certes, L’album ici n’est pas un album d’aventure, de guerre, d’action. Les historiettes en paraitraient banales, inutiles, vides de sens. Pourtant, on y découvre la désillusion des hommes, le décalage de la perception que peut induire l’exposition prolongée à la guerre et à l’horreur avec ce chasseur Américain, engagé dans l’armée, maltraité par son père étant jeune et ne s’apercevant même plus de la défaillance de son jugement et de ses actes alors qu’il « s'amuse » à viser une pauvre vieille femme en train de ramasser du bois sur la colline en face ; comme cet homme trahi par une belle Vietnamienne mais succombant à nouveau ; comme ce pauvre George pour qui on aura tout fait et qui finit explosé dans un dépôt de munitions. Le décalage des situations en devient navrant d’absurdité. Et cela représentante bien la guerre à mon sens. L’absurdité. Pour moi, "Mon dernier jour au Vietnam" donne un aperçu nouveau de la guerre, un angle de vision et une approche inhabituelle. Et j’ai trouvé cela intéressant. Concernant le dessin, bien que l’album ne soit pas si ancien (2001), Eisner prend encore un parti décalé avec un graphisme des vieux journaux de l’époque. Un noir et blanc "pixelisé" avec des gros points, qui au premier regard choque et on se dit houlàlà, que c’est moche. Et puis finalement pour moi, la composition, le dynamisme, la précision du trait ont pris le dessus et j’ai occulté cette première impression négative. Le dessin pour ma part a joué pleinement son rôle. Cet album, surprenant demande à mon avis une mise en condition particulière pour être lu. Surtout, les quelques lignes d’introduction doivent absolument être lues si l’on ne veut pas passer à coté de cet album et de son approche inédite.

22/11/2010 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Cet album de Will Eisner comporte plusieurs histoires inspirées d'anecdotes collectées par l'auteur, et non pas vécues directement par lui comme peut le laisser croire le descriptif en quatrième de couverture. Les histoires sont entrecoupées de photographies de cette époque au Vietnam, en noir et blanc sur une pleine page A4 au format paysage. La première histoire qui donne son nom à l'album est particulière par sa vision subjective, le lecteur est dans la tête du journaliste de guerre et voit l'action par ses yeux. Son guide est un militaire, un « planqué » qui ne veut pas aller auprès de l'action, surtout quand on voit la tête de zombies des soldats qui sont au combat dans la jungle. Il y a un ton assez étrange et burlesque dans les différentes histoires, cela m'a un peu dérangé, j'ai trouvé que c'était déplacé et pas vraiment dans le ton de ce contexte de guerre. Finalement l'album se lit assez rapidement, il y a une des histoires qui montrent l'ironie de la vie d'un soldat qui une fois saoul écrit une demande de mutation que ses amis s'empressent de déchirer avant que le commandant tombe dessus. Jusqu'au jour où la demande finit par passer...

21/07/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Mon dernier jour au Vietnam est l'une des rares oeuvres de Will Eisner que je n'avais pas lues. Ma libraire me l'avait déconseillée par rapport à d'autres oeuvres plus abouties. Et elle avait incontestablement raison... Heureusement que je l'ai découvert lors d'un emprunt de bibliothèque. L'envie était plus forte que moi car je voulais voir ce que l'auteur avait pu faire loin des quartiers du Bronx. Le sujet semblait passionnant. Or, nous avons droit à de courtes histoires dont la plupart sont pas vraiment charismatiques de ce qu'a pu être la vie des soldats lors de ce conflit. Reste le dessin toujours aussi exceptionnel et cette mise en page moderne. J'ai même l'impression que c'est presque comme un montage de petits bouts pour faire une bd à vendre. Je ne suis pas preneur. Et d'ailleurs pas le seul puisque je viens de découvrir qu'il y a unanimité. Bref, ce grand auteur nous a habitués à beaucoup mieux.

04/07/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Ah ! Déception ! La première histoire est très bien et la mise en scène faite par Eisner (on voit à travers les yeux d'un journaliste) est bien pensée et très bien dessinée. En revanche, les autres histoires ne sont pas du même niveau. Elles se lisent vite et on les oublie assez facilement. De plus, ce n'est pas très touchant. Les soldats manquent un peu de profondeur aussi. On ne voit pas du tout ou Eisner veut en venir. C'est dommage car ça commençait plutot bien.

05/03/2008 (MAJ le 23/05/2008) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Je suis en train de découvrir Will Eisner et j'apprécie réellement son travail, mais ce one-shot sonne creux et ne représente pas un grand intérêt. En effet les histoires courtes parlent surtout de soldats hors des zones de combat, et n'apportent pas grand chose en temps que témoignages. Ces récits sur des planqués (volontaires ou non) ne m'ont vraiment pas touché. Le dessin est bon mais je n'aime pas la colorisation en nuances de gris par petits points noirs. Cet album ne justifie pas l'achat. Il vaut mieux lire d'autres BD de Will Eisner telle Dropsie Avenue.

20/01/2008 (modifier)
Par Pacman
Note: 2/5

On ne peut pas dire que se soit mauvais, mais la lecture de ce recueil de nouvelles n'apporte pas grand chose. C'est très vite lu, et il n'en reste pas grand souvenir. une bd de plus sur cette guerre, toujours décrite, soit dit en passant, vue du coté américain.

07/08/2006 (modifier)
Par Thorn
Note: 2/5

Eisner nous présente ici la guerre du Vietnam telle qu'il l'a vue lui même. Mais au-delà de l'intérêt de ce témoignage, je n'ai pas trouvé cet album extroardinaire. Certes, ce sont des histoires vraies, bien racontées. Et si l'horreur de la guerre ne nous est pas présentée de manière directe (comme par exemple dans la Guerre éternelle, autre "témoignage" d'un américain qui a connu la guerre du vietnam), elle est quand même présente à travers certains regards. Mais probablement pas assez pour qu'on se laisse prendre au jeu, et contrairement à ses récits de quartier new-yorkais où l'ambiance est parfaitement reconstruite, on a un peu l'impression d'être comme ce soldat dont c'est le dernier jour là-bas : on visite, de façon un peu détachée, quelques souvenirs auxquels on ne croit pas vraiment.

14/05/2004 (modifier)