Terreur

Note: 3.36/5
(3.36/5 pour 11 avis)

Paris, 1793. Marie Crossholz dirige le musée de cire créé par son père. Contre rétribution, des bourreaux lui permettent de mouler les visages des aristocrates que la Terreur leur a ordonné de guillotiner...


1789 - 1799 : La Révolution Française Napoléon Bonaparte Paris Révolutions françaises Signé

Paris, 1793. Marie Crossholz dirige le musée de cire créé par son père. Contre rétribution, des bourreaux lui permettent de mouler les visages des aristocrates que la Terreur leur a ordonné de guillotiner... Nombreux sont les Parisiens qu'attirent ces «têtes» de décapités. Ce qui les attire aussi, c'est une copie des joyaux de la Couronne de France mystérieusement disparus. Une nuit, ayant entendu des pas, Marie inspecte son musée et constate que la «tête» du comte de Vitray a changé de place. Soudain, elle est agressée par un homme masqué ! Le lendemain, elle reçoit la visite du commissaire Jabot qui, sans lui fournir d'explications, fouille son atelier. Quelques jours après, elle découvre dans un livre le portrait du comte de Vitray et s'aperçoit que le masque du guillotiné qu'elle a modelé, ne lui ressemble pas ! Son visiteur nocturne serait-il venu détruire la preuve d'une imposture ? Celui-ci n'est pas le seul à hanter le musée : s'y cache également un pamphlétaire recherché. Afin de le soustraire ses investigations, Marie tente d'assassiner Jabot. Capturée par des inconnus, elle devra néanmoins la vie à l'intervention de ce dernier venu les arrêter. Mais, Jabot n'est pas de ceux qui pardonnent. Emprisonnée, Marie se fait une amie d'une co-détenue, une certaine Joséphine de Beauharnais dont l'amant, le jeune général Bonaparte, fait beaucoup parler de lui. Celle-ci lui fait de très surprenantes révélations...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2002
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Terreur
Les notes (11)
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27/01/2003 | Kael
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Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Dessin : 20 étoiles et encore davantage si cela était possible ... Scénario : bof ... 3/5 Voila un BD dont on s'abstiendra du scénario pour goutter, savourer, se délecter, humer, s'abattre de bonheur, devant une telle qualité graphique qui je crois n'a jamais été pareillement atteinte dans le petit univers du 9ème art. Le grand oeuvre graphique, telle une pierre philosophale, c'est ici qu'elle se trouve. René Follet s'est surpassé comme jamais. Graphiquement, on frôle les cimes. Quand d'aucuns s'essayent avec plus ou moins de bonheur (souvent moins) à une couverture à la peinture à l'huile .... ici, c'est toute la BD qui est peinte avec extrême talent, à la peinture à l'huile ; chaque case est un tableau en soi. Alors pour le conseil, ne passez pas devant se monument graphique. Pourquoi les plus grands scénaristes se contentent-t-ils de dessinateurs commerciaux souvent juste passables en comparaison des talents de ce peintre hors pair qu'est René Follet ? Et pourquoi un tel talent se voit réduit à devoir scénariser un album d'André-Paul Duchâteau .... Que le monde est bête, ou mal fait .... ou les lecteurs aveugles ?

03/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je précise que j'ai lu l'intégrale éditée en 2009 pour la collection Signé. D'abord son titre est inapproprié, car si l'action commence en effet sous la Terreur durant la Révolution française, elle s'exporte ensuite en Angleterre, et surtout c'est presque une sorte de biopic sur cette Marie Tussaud, donc un titre en rapport avec son nom ou son musée de cire aurait sans doute été préférable. En tout cas, c'est un sujet très original, car en marge de la grande Histoire, Duchâteau montre la petite histoire, les petits faits tragiques et burlesques à travers les yeux de Marie Tussaud. Je ne sais si tout est vrai dans les nombreuses péripéties vécues par cette femme et ses enfants, je ne pense pas, il doit y avoir une belle part de romancée, Duchâteau faisant en sorte que l'invraisemblable semble vrai, et il s'y prend pas trop mal, il y a de l'action, c'est rythmé, même si à un moment, il y a comme quelques flottements dans la narration, bref tout n'est pas parfait, mais l'ensemble est intéressant et agréable à lire. Au début, je me faisais quand même la réflexion que ce trafic de têtes décapitées pendant la Révolution, semblait bien macabre. Il n'est donc pas étonnant d'y retrouver chez le peuple anglais ce goût particulier pour le macabre et la fascination des criminels, tout ceci est présent aussi dans la littérature anglaise. Le pays d'adoption choisi par Madame Tussaud serait-il donc choisi au hasard ? pas si sûr. J'ai eu l'occasion de visiter en 1977 ce fameux musée situé sur Baker Street à Londres, j'étais encore jeune, mais ça m'avait marqué et ravi, déjà emballé par la visite à Paris du Musée Grévin. Evidemment, ce "Madame Tussaud's" londonien exploite les grands moments de l'Histoire britannique, avec notamment les grandes têtes couronnées du Moyen Age à la reine Elizabeth II, mais aussi des célébrités plus modernes, anglaises ou internationales, comme à Grévin. Il y a aussi un spectacle son & lumières sur la bataille de Trafalgar assez réussi, mais ce qui m'avait beaucoup marqué, c'est la Chambre des Horreurs (on en revient au goût du macabre) avec tous ces condamnés et assassins célèbres, une vraie guillotine rapportée de France par le fils de madame Tussaud (c'est montré dans la Bd), des gibets, des poisons, des instruments de torture...bref tout un arsenal impressionnant. Tout ça pour dire que si vous avez l'occasion de le visiter, n'hésitez pas, ce musée étant aussi réputé que le Grévin à Paris. Je retiens quand même dans cette Bd des éléments réels que j'ai lus dans la brochure du musée que j'ai conservée, et qui indique qu'après une vie itinérante de 30 ans avec ses figurines et mannequins, Marie s'est fixée à Baker Street en 1835. Quant au dessin de Follet, il est de style aquarelle, c'est assez beau , mais je ne suis pas sûr que ça colle vraiment au sujet. Enfin, je recommande la lecture en biblio plus qu'à l'achat, déjà rien que l'idée est bonne, et le personnage de Marie Tussaud original pour une Bd.

30/10/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

D'abord je me suis planté grave comme on dit, j'ai en effet cru acheter un truc d'horreur, genre fantastique! Alors de l'horreur il y en a puisque l'on nous compte tout de même l'histoire d'une femme qui la nuit tombée s'en allait dans les cimetières faire des moules en cire sur les têtes des décapités de la journée pendant le révolution française. On l'aura compris c'est une vie romancée de Mme Tussaud dont le musée attire beaucoup de monde. Dans le premier tome sa vie est intimement liée a celle de la révolution, j'aurais aimé que ses "accointances" avec le pouvoir soient plus approfondies. Le deuxième tome se recentre plus sur sa vie en Angleterre et hormis l'histoire du diamant n'offre qu'un intérêt , à mes yeux limité. Le dessin est plaisant et s'accorde à mon sens bien au propos. Au final une histoire plaisante qui nous plonge dans une période trouble de l'histoire de France avec un personnage sympathique mais pas si exaltant que cela.

04/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Deux tomes que je trouve moyens alors que ça aurait pu être mieux. Le dessin de Follet est très bien et j'ai bien aimé comment il utilisait les couleurs. Le scénario en revanche est moins bien. Tout d'abord, le personnage principal ne m'a pas intéressé et je me fichais un peu de ce qu'elle avait fait dans la vie. Le seul qui m'a intéressé est Jabot qui est le genre de méchant que j'aime. Le problème est que le scénario manque de passion. Le rythme est lent même lorsqu'il y a une scène d'action ! Et certaines scènes s'enchainent mal, ça manque un peu de naturel. Heureusement, il y a des choses que j'ai aimées dans le scénario (notamment les scènes avec Jabot) et ça m'a permis de ne pas trop m'ennuyer, mais comme je l'ai écrit, ça aurait pu être bien mieux.

19/06/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je me suis réjoui un peu trop vite en voyant que le sujet portait en fait non pas proprement dit sur la Terreur, cette funeste période de la Révolution Française située entre 1793 et 1794, mais plutôt sur le parcours de la célèbre Madame Tussaud à l’origine des musées de cire à travers le monde. J’ai d’ailleurs visité celui qui se situe à Las Vegas dans le plus grand hôtel du monde à savoir le Vénézia. J’avais grandement apprécié cette visite ainsi que le travail réalisé par rapport à ces masques de cire. Bref, j’avais envie de connaître ce personnage dont j’ignorais une existence aussi lointaine dans le temps. Le titre de cette œuvre est quand même trompeur car la seconde partie de ce récit n’a plus rien à voir avec la Terreur puisque l’action se situe dix ans plus tard et en Angleterre de surcroît ! Par ailleurs, la vie de cette Madame Tussaud est fortement romancée. Qu’il y ait un aspect purement romanesque n’aurait pas dû me déranger plus que cela, si cela ne tournait pas à l’eau de vinaigre à défaut d’être à l’eau de rose ! Il est fortement question des joyaux de la couronne dont on soupçonnait Madame Tussaud d’être à l’origine du vol. Elle fut d’ailleurs soupçonnée d’action contre-révolutionnaire. Cette période trouble est d’ailleurs assez bien retranscrite mais très vite, on va dériver vers des répétitions tout à fait inutiles. L’histoire va se perdre et tout le charme va être rompu. Il y a également toute une panoplie de méchants qu’on va d’ailleurs retrouver dans le second tome comme s’ils harcelaient véritablement notre héroïne sans peur ni reproche. Je n’ai absolument pas aimé ce côté trop manichéen. En effet, on retombe vite dans les travers scénaristiques qu’il ne faut pas produire. C’est typique bd années 80 ! Néanmoins, la lecture fut plaisante car elle aura permis de découvrir un personnage singulier. Il ne faudra pas être trop regardant sur le reste.

23/08/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Pourquoi avoir choisi ce titre ? En débutant ce diptyque, je m’attends à toute autre chose que cette biographie romancée de la vie de madame Tussaud. De plus, les premières pages laissent à penser que le récit sera tout autre. Et puis, non. Au fil des planches, le récit se centre de plus en plus sur la vie de l’artiste, même si un fil conducteur symbolisé par un diamant mystérieusement disparu permet de nourrir un certain suspense. Et, une fois retombé sur mes pattes, quel est mon sentiment ? Tout d’abord, le dessin de Follet est formidable mais peu adapté à ce genre de récit. L’artiste excelle dans l’illustration, ses personnages sont bien typés, ses planches sont riches, ses couleurs sont très travaillées, mais l’ensemble manque d’immédiateté, d’efficacité. Très beau à regarder, ce dessin ne sert pas l’histoire. Pas étonnant que Follet soit plus connu comme auteur de couvertures de romans que comme auteur de bandes dessinées (et ce malgré une riche carrière dans ce domaine). Ensuite, le scénario de Duchâteau manque de passion. Sa narration est lourde et manque de vie, de spontanéité. Enfin, j’ai du mal à séparer le vrai du faux dans cette histoire. Je ne parviens pas à prendre pour argent comptant toutes les péripéties contées ici mais j’ai vraiment envie, maintenant que j’ai fini la bande dessinée, d’en savoir plus sur la vie de madame Tussaud. Ne fusse que, justement, pour savoir ce qui est vrai et ce qui est romancé dans ces deux volumes. Entre le « bof » et le « pas mal ». J’opte pour la meilleure des deux cotes car la seconde partie, en favorisant la biographie par rapport à l’intrigue, a réussi … à m’intriguer … et parce que j’ai eu beaucoup de plaisir à m’attarder sur les illustrations de Follet.

01/06/2010 (modifier)
Par montane
Note: 4/5

Duchateau nous entraîne dans une des périodes les plus sanglantes de la Révolution Française, à savoir la terreur instaurée par Robespierre et ses amis. On y suit la vie d'une femme qui utilise les têtes passées par la guillotine pour réaliser des moulages de visages qui permettront de reproduire les visages de personnages célèbres de l'époque. Il s'agit en fait de la vie de celle qui créera plus tard le musée Tussaud à Londres. Celle-ci victime de l'inquisition menée à l'époque est contrainte de fuir la France avec son fils à la suite d'un simulacre de procès. Les auteurs donnent vie à une galerie de personnages qui poursuivront l'héroïne jusqu'en Angleterre la soupçonnant de posséder le diamant du couple royal passé par la guillotine. Mais Marie Tussaud n'en a cure et seul compte pour elle le fait de nourrir sa famille. Ce récit historique, quelque peu inégal au niveau de la narration (le second album me paraît meilleur que le premier) nous montre ainsi une femme d’une étonnante modernité pour l'époque : une célibataire qui élève seul ses enfants et qui crée sa propre entreprise. Le dessin de Follet est absolument superbe, réalisé en couleur directe manifestement et qui nous offre de superbes tableaux de la période révolutionnaire sur une centaine de pages. Une histoire de belle facture pour les amoureux de ce dessinateur méconnu au talent rare.

18/07/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une série qui m'a narré la vie de Madame Tussaud. Madame Tussaud ?... celle qui allait créer, à Londres, le célèbre musée portant son nom ; ce durant les années sombres de délation, d'intolérance et de répression qui suivirent la Révolution française. On y guillotinait pour un rien et, grâce à la complicité d'un aide-bourreau, celle qui s'appelait alors Marie Grossholz récupérait les têtes des condamnés les plus célèbres pour en faire un moulage. Ensuite, elle exposait leur réplique en cire dans un cabinet fréquenté par les curieux en tous genres. Cette biographie romancée sert surtout de prétexte à la reconstitution d'une période sanglante de l'Histoire. Travaillant en couleur directe, Follet m'a ici livré des sortes de bien beaux tableaux expressionnistes. Une série qui mélange judicieusement la réalité historique, le thriller et aussi un peu d'épouvante. Bien réalisé !

09/11/2007 (modifier)

Non ce n'est pas par snobisme... ... le dessin de Follet atteint son sommet dans cette collection. On retrouve tant les talents d'illustrateurs de Follet, digne successeur du célèbre Joubert, avec un dessin intentionnellement "esquissé" qui peut paraître "non fini" pour certains, mais totalement magnifique pour d'autres. Toute la BD a été réalisée à l'huile (excusez du peu)... quelle maîtrise et quel génie! C'est unique des BD pareils. D'ailleurs Follet le dit lui-même: il n'est pas près de recommencer l'huile en BD... c'est terriblement difficile. J'aimerais tant avoir l'opportunité de contempler des originaux. Quant au scénario, il traite parfaitement de la révolution, et de ses horreurs (cheveux rasés et utilisés pour confection, dénonciations, peur continuelle d'être arrêté pour un oui ou pour un non et d'être mis sur l'échafaud... la terreur quoi!)

15/07/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Je rejoins Kael concernant la narration qui peut paraître confuse et fastidieuse à suivre. Toutefois, l'histoire n'étant pas finie, je m'abstiendrai d'y porter un jugement trop hâtif sans en connaître la suite. Par contre, le mélange de l'époque choisie (la Révolution) et du thème abordé (Style musé Grévin pour aristos décapités) est à la fois surprenant et intriguant. La réalité qui y est décrite fait froid dans le dos (on décapite les gens sur simple délation). La grande qualité de ce premier opus est le graphisme vraiment époustouflant, un peu dans la veine d'un Rosinski dans un jour bien inspiré. On pourrait comparer chaque planche à une toile, certes sombre et pas très réjouissante, mais bluffant de maîtrise.

27/01/2004 (modifier)