Fier, généreux, téméraire, les qualificatifs ne manquent pas pour désigner ce héros qui a bercé l'enfance de nos parents (la série est née en 1961). Offrant une alternative au blond Rahan, le brun Tounga propose une vision nettement plus désenchantée des âges où l'homme n'était pas tout à fait l'homme, où il devait à la fois chasser et combattre des animaux aujourd'hui disparus (tigres dents-de-sabre, mammouths). Le dessin d'Aidans, hésitant un peu à la manière des premiers Alix, gagnera au fil des albums une grande maturité, pour être finalement en avance sur son époque (je parle des années 1960).
La réédition des albums en intégrale permet de porter un coup de projecteur sur cette série (injustement) méconnue, Aidans ayant, pour l'occasion, recolorisé l'ensemble par ordinateur (rappelons qu'il a 70 ans).
"Outre les récits des trois premiers albums ( "La Horde maudite", "Tounga et les Hommes Rouges" et "Le Dieu de Feu") qui datent des années 60, ce premier volume d'intégrale propose quelques courts récits publiés au début des années 70. Ce qui permet aux lecteurs de se rendre compte de l'évolution du trait de l'artiste. Ce premier volume est également agrémenté d'esquisses, de projets de couvertures et autres documents rares...
Aventure, action, mais aussi soucis de promouvoir certaines valeurs comme le respect de la nature et des autres, ces histoires, sans être moralisatrices, tiennent le lecteur en haleine et réjouirons toutes les générations de lecteurs !"
(source : Auracan.com)
Notons enfin que la saga continue puisque Aidans prépare actuellement un nouvel épisode de 48 pages qui paraîtra en 2004 !
Etrange cet album. Ca démarre comme un roman graphique, où un homme médiocre raconte sa vie médiocre, la vie de millions de gens. Il n'a pas été épargné par la vie, ce Terry... Son mariage en est même brisé. Et puis soudain, sans crier gare, la machine s'emballe, et l'on assiste à un crime absolument affreux, auquel Terry risque bien d'être mêlé... Si l'histoire n'est pas forcément passionnante (à éviter aux dépressifs), le tournant qu'elle prend intrigue, inquiète, instille le malaise chez le lecteur... Jicépol (c'est son autre nom d'artiste) s'éloigne de son style de Voltige et Ratatouille, pour officier dans une veine plus proche du Larcenet dépressif des Rêveurs. Attention, c'est pessimiste, noir, sans concession, sans espoir probablement.
Je ne connais pas trop le Spirou normal mais :
Spirou étant petit me fait marrer.
1- les personnages sont attachants.
2- Spirou pensant aux filles, c'est trop marrant.
3- les bêtises de Spirou, Vert' et leurs copains me font rire.
Le dessin et les couleurs sont dynamiques, même si les gags laissent parfois à désirer.
Bref, tout pour faire plaisir !!!
Je trouve que le Chat est vraiment une bonne bd.
Il a une façon de penser bien à lui, mais si on y pense on voit que, à chaque fois, il a raison. Je crois que c'est pour ça que j'adore cet humour.
Bon je sais que j'ai donné une bonne note mais elle ne prend pas en compte le dessin car, sur cette bd, c'est ce qu'il faut compter en dernier.
Kid Paddle c’est trop bien.
Je trouve originale l’idée de faire une bd sur un garçon qui est fanas des jeux vidéo.
Le dessin n’est pas beau (mais ça fait son charme), mais c’est la seule bd où on voit ce graphisme (le style de dessin de la bd franco-belges est plus dans Spirou et Fantasio et autres Les Tuniques Bleues), et les couleurs flash sont très belles.
Les gags ne me font pas à chaque fois rire mais c’est bon en générale : les gags du petit barbare passent mieux que dans Game Over, quand Kid essaye de voir des films violent, ça me fait penser au petit Spirou essayant d’avoir des magazines/voir des films pornographiques, tout est bien quoi.
Il y a très peu de répétitions.
Il faut avoir un moins un tome, chez soi, si on aime l’humour (cette bd s’adressent plus aux enfants quand même).
Mieux que Cédric, aussi bien que Le Petit Spirou et Titeuf
J’hésite entre 4/5 et 5/5, allez ça vaut pas un culte.
Bon une bd pour la jeunesse, et comme je suis jeune j’adore.
Les graphismes déjà vus (Gaston Lagaffe, Les Schtroumpfs), les couleurs sont très belles. Les gags sont souvent très drôles, quoique des fois un peu gnangnan, presque sans jamais de répétitions. Par contre à la fin de la série ça devient un peu nul, l’humour n’est plus là.
Je ne connais que les albums de Roba.
J’aime bien la série, car maintenant quand on fait de la bd à gags avec des enfants, ils font des conneries, ils disent des grossièretés genre : Titeuf, Cédric, Kid Paddle, Le Petit Spirou, alors que la c’est tout mignon.
Les personnages sont très attachants.
A lire, mais pas jusqu’au dernier.
Achille Talon, c’est vraiment bien.
Le dessin est presque le meilleur du dessin « gros nez ». Rien que le regarder c'en est à se péter de rire.
La plupart des gags sont hilarants, mais les autres, je ne les comprends pas tous.
Comme le dit Téo, il y a beaucoup de mots qui sont souvent très durs. Les personnages sont marrants et attachants, j’adore les bagarres entre Lefuneste et Achille Talon. Ce que j’aime moins, dans les tomes où ce sont des gags, c'est que soit il y a beaucoup de texte (et c’est chiant de tout lire), soit il n'y a presque pas de lecture.
Je n’ai lu que 3 tome racontant une grande histoire (« La traversée du disert », "Achille Talon contre Docteur Chacal et Mister Bide", et un autres dont je me souviens que très peu ), et c’est super marrant, mieux que certains tomes de gags.
J'adore aussi le côté loufoque de cette bd.
Très bonne série.
Note approximative : 4.5/5
Cette BD est franchement bien, elle est tellement connue qu'elle en est devenue culte. Pour moi, elle est super.
Les personnages ont la même façon de penser qu'un garçon de cet âge. Les gags sont trop drôles, et ils ne sont presque jamais répétitifs.
Le dernier album est moins bien car il y a 2 ou 3 répétitions.
Bénéficiant d'un excellent dessin, nous avons droit à un récit plutôt adulte qui se base sur une hypothèse fantastique pour nous entraîner dans une confrontation d'idées et de tactiques entre deux personnages au-dessus de la norme. Ce cahier magique et ce dieu de la mort que seul le héros peut voir (à la manière d'un Saï de Hikaru no Go si ce n'est que celui-ci est démoniaque quoique neutre dans son comportement) laisse entrevoir une intrigue fantastique un peu légère, mais ce n'est que pour mieux nous plonger dans un récit thriller complexe et mature.
C'est un récit qui aiguise les méninges, doublement.
D'une part car il nous fait réfléchir et nous offre ses propres réflexions sur les implications éthiques et politiques de l'existence d'un cahier capable de faire mourir n'importe qui, n'importe quand et de la manière que l'on décide.
D'autre part car la confrontation intellectuelle entre Light et L pousse assez loin la logique de l'enquêteur et de celui qui doit se cacher tout en manoeuvrant les enquêteurs à sa recherche.
Beaucoup de bonnes idées, des choses auxquelles le lecteur ne pense pas mais qui apparaissent évidentes et intelligentes quand l'auteur nous les raconte. Bref, un scénario intelligent si ce n'est quelques petites facilités très discrètes à certains passages.
En outre, la narration est bonne et parfois assez originale, notamment quand le récit fait quelques retours en arrière pour nous narrer la façon dont Light s'est comporté pour tuer tels ou tels personnes clés.
Un récit extrêmement prenant, un très bon dessin, des idées excellentes.
En tant que lecteur, quand on entame la chose, on se dit "ok, le gars a un bouquin qui lui permet de tuer qui il veut quand il veut où il veut comme il veut, et ok, voilà le super détective qui va tenter de percer à jour le gars au bouquin, ils vont se bagarrer à distance et se poursuivre l'un l'autre". Mais dès la fin du premier tome, les choses se compliquent.
Et à chaque fois qu'on croit avoir cerné complètement l'intrigue, elle se complexifie et devient de plus en plus passionnante. Au fil des tomes, il y a plus de plus en plus de rebondissements et d'intelligence et tout se tient formidablement bien.
Un vrai exercice intellectuel tant au niveau du polar, de la confrontation entre deux esprits géniaux et de la reflexion sur les possibilités et infinies implications de l'existence d'un livre tel que le "death note".
Cette BD me fait beaucoup penser à La Nef des fous par son aspect graphique fin, beau et coloré, son univers un peu fou et ses personnages. J'apprécie de plus l'originalité de son scénario et la densité de ce qu'on peut trouver dans cet unique tome 1 qui est sorti jusqu'à présent.
Voilà un début de série qui promet et si la suite tient le pari du tome 1, nous aurons sans doute là une très bonne référence BD.
Après lecture du tome 2, j'ai un tantinet moins apprécié la série. Les décors de ce nouveau tome ne sont quasiment que des étendues glacées : ça fait un peu vide. Et la colorisation, bien que bonne, est un peu trop uniforme. Résultat, je trouve l'aspect graphique de ce tome un peu en dessous de mes espérances.
Concernant le scénario également, je suis un peu déçu car il n'est plus si original que ça désormais et différentes portions de ce tome m'ont semblé issues d'autres histoires que j'avais déjà vues (De Cape et de Crocs, Qui Arrêtera Cyanure ? (Spirou), et autres...). Bref, j'ai moins été accroché que pour le premier tome, mais j'attends encore de voir ce que ça va donner pour la suite.
Après lecture du 3e et dernier tome, je suis rassuré. Comme dit ci-dessus, le 2e tome m'avait un peu déçu alors je craignais franchement de devoir baisser ma note globale de la série. Mais ce dernier tome apporte une conclusion un peu naïve mais jolie et agréable à cette série. Je craignais grandement de voir la série s'éterniser sur plusieurs tomes assez peu captivants, mais la série forme finalement une trilogie simple et plaisante. Le scénario n'est pas des plus originaux mais il se tient bien et se présente sous la forme d'un conte SF réussi. Et comme je trouve le dessin très joli, je conseille l'achat sans problème.
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Tounga
Fier, généreux, téméraire, les qualificatifs ne manquent pas pour désigner ce héros qui a bercé l'enfance de nos parents (la série est née en 1961). Offrant une alternative au blond Rahan, le brun Tounga propose une vision nettement plus désenchantée des âges où l'homme n'était pas tout à fait l'homme, où il devait à la fois chasser et combattre des animaux aujourd'hui disparus (tigres dents-de-sabre, mammouths). Le dessin d'Aidans, hésitant un peu à la manière des premiers Alix, gagnera au fil des albums une grande maturité, pour être finalement en avance sur son époque (je parle des années 1960). La réédition des albums en intégrale permet de porter un coup de projecteur sur cette série (injustement) méconnue, Aidans ayant, pour l'occasion, recolorisé l'ensemble par ordinateur (rappelons qu'il a 70 ans). "Outre les récits des trois premiers albums ( "La Horde maudite", "Tounga et les Hommes Rouges" et "Le Dieu de Feu") qui datent des années 60, ce premier volume d'intégrale propose quelques courts récits publiés au début des années 70. Ce qui permet aux lecteurs de se rendre compte de l'évolution du trait de l'artiste. Ce premier volume est également agrémenté d'esquisses, de projets de couvertures et autres documents rares... Aventure, action, mais aussi soucis de promouvoir certaines valeurs comme le respect de la nature et des autres, ces histoires, sans être moralisatrices, tiennent le lecteur en haleine et réjouirons toutes les générations de lecteurs !" (source : Auracan.com) Notons enfin que la saga continue puisque Aidans prépare actuellement un nouvel épisode de 48 pages qui paraîtra en 2004 !
Une Âme à l'amer
Etrange cet album. Ca démarre comme un roman graphique, où un homme médiocre raconte sa vie médiocre, la vie de millions de gens. Il n'a pas été épargné par la vie, ce Terry... Son mariage en est même brisé. Et puis soudain, sans crier gare, la machine s'emballe, et l'on assiste à un crime absolument affreux, auquel Terry risque bien d'être mêlé... Si l'histoire n'est pas forcément passionnante (à éviter aux dépressifs), le tournant qu'elle prend intrigue, inquiète, instille le malaise chez le lecteur... Jicépol (c'est son autre nom d'artiste) s'éloigne de son style de Voltige et Ratatouille, pour officier dans une veine plus proche du Larcenet dépressif des Rêveurs. Attention, c'est pessimiste, noir, sans concession, sans espoir probablement.
Le Petit Spirou
Je ne connais pas trop le Spirou normal mais : Spirou étant petit me fait marrer. 1- les personnages sont attachants. 2- Spirou pensant aux filles, c'est trop marrant. 3- les bêtises de Spirou, Vert' et leurs copains me font rire. Le dessin et les couleurs sont dynamiques, même si les gags laissent parfois à désirer. Bref, tout pour faire plaisir !!!
Le Chat
Je trouve que le Chat est vraiment une bonne bd. Il a une façon de penser bien à lui, mais si on y pense on voit que, à chaque fois, il a raison. Je crois que c'est pour ça que j'adore cet humour. Bon je sais que j'ai donné une bonne note mais elle ne prend pas en compte le dessin car, sur cette bd, c'est ce qu'il faut compter en dernier.
Kid Paddle
Kid Paddle c’est trop bien. Je trouve originale l’idée de faire une bd sur un garçon qui est fanas des jeux vidéo. Le dessin n’est pas beau (mais ça fait son charme), mais c’est la seule bd où on voit ce graphisme (le style de dessin de la bd franco-belges est plus dans Spirou et Fantasio et autres Les Tuniques Bleues), et les couleurs flash sont très belles. Les gags ne me font pas à chaque fois rire mais c’est bon en générale : les gags du petit barbare passent mieux que dans Game Over, quand Kid essaye de voir des films violent, ça me fait penser au petit Spirou essayant d’avoir des magazines/voir des films pornographiques, tout est bien quoi. Il y a très peu de répétitions. Il faut avoir un moins un tome, chez soi, si on aime l’humour (cette bd s’adressent plus aux enfants quand même). Mieux que Cédric, aussi bien que Le Petit Spirou et Titeuf
Boule & Bill
J’hésite entre 4/5 et 5/5, allez ça vaut pas un culte. Bon une bd pour la jeunesse, et comme je suis jeune j’adore. Les graphismes déjà vus (Gaston Lagaffe, Les Schtroumpfs), les couleurs sont très belles. Les gags sont souvent très drôles, quoique des fois un peu gnangnan, presque sans jamais de répétitions. Par contre à la fin de la série ça devient un peu nul, l’humour n’est plus là. Je ne connais que les albums de Roba. J’aime bien la série, car maintenant quand on fait de la bd à gags avec des enfants, ils font des conneries, ils disent des grossièretés genre : Titeuf, Cédric, Kid Paddle, Le Petit Spirou, alors que la c’est tout mignon. Les personnages sont très attachants. A lire, mais pas jusqu’au dernier.
Achille Talon
Achille Talon, c’est vraiment bien. Le dessin est presque le meilleur du dessin « gros nez ». Rien que le regarder c'en est à se péter de rire. La plupart des gags sont hilarants, mais les autres, je ne les comprends pas tous. Comme le dit Téo, il y a beaucoup de mots qui sont souvent très durs. Les personnages sont marrants et attachants, j’adore les bagarres entre Lefuneste et Achille Talon. Ce que j’aime moins, dans les tomes où ce sont des gags, c'est que soit il y a beaucoup de texte (et c’est chiant de tout lire), soit il n'y a presque pas de lecture. Je n’ai lu que 3 tome racontant une grande histoire (« La traversée du disert », "Achille Talon contre Docteur Chacal et Mister Bide", et un autres dont je me souviens que très peu ), et c’est super marrant, mieux que certains tomes de gags. J'adore aussi le côté loufoque de cette bd. Très bonne série.
Titeuf
Note approximative : 4.5/5 Cette BD est franchement bien, elle est tellement connue qu'elle en est devenue culte. Pour moi, elle est super. Les personnages ont la même façon de penser qu'un garçon de cet âge. Les gags sont trop drôles, et ils ne sont presque jamais répétitifs. Le dernier album est moins bien car il y a 2 ou 3 répétitions.
Death Note
Bénéficiant d'un excellent dessin, nous avons droit à un récit plutôt adulte qui se base sur une hypothèse fantastique pour nous entraîner dans une confrontation d'idées et de tactiques entre deux personnages au-dessus de la norme. Ce cahier magique et ce dieu de la mort que seul le héros peut voir (à la manière d'un Saï de Hikaru no Go si ce n'est que celui-ci est démoniaque quoique neutre dans son comportement) laisse entrevoir une intrigue fantastique un peu légère, mais ce n'est que pour mieux nous plonger dans un récit thriller complexe et mature. C'est un récit qui aiguise les méninges, doublement. D'une part car il nous fait réfléchir et nous offre ses propres réflexions sur les implications éthiques et politiques de l'existence d'un cahier capable de faire mourir n'importe qui, n'importe quand et de la manière que l'on décide. D'autre part car la confrontation intellectuelle entre Light et L pousse assez loin la logique de l'enquêteur et de celui qui doit se cacher tout en manoeuvrant les enquêteurs à sa recherche. Beaucoup de bonnes idées, des choses auxquelles le lecteur ne pense pas mais qui apparaissent évidentes et intelligentes quand l'auteur nous les raconte. Bref, un scénario intelligent si ce n'est quelques petites facilités très discrètes à certains passages. En outre, la narration est bonne et parfois assez originale, notamment quand le récit fait quelques retours en arrière pour nous narrer la façon dont Light s'est comporté pour tuer tels ou tels personnes clés. Un récit extrêmement prenant, un très bon dessin, des idées excellentes. En tant que lecteur, quand on entame la chose, on se dit "ok, le gars a un bouquin qui lui permet de tuer qui il veut quand il veut où il veut comme il veut, et ok, voilà le super détective qui va tenter de percer à jour le gars au bouquin, ils vont se bagarrer à distance et se poursuivre l'un l'autre". Mais dès la fin du premier tome, les choses se compliquent. Et à chaque fois qu'on croit avoir cerné complètement l'intrigue, elle se complexifie et devient de plus en plus passionnante. Au fil des tomes, il y a plus de plus en plus de rebondissements et d'intelligence et tout se tient formidablement bien. Un vrai exercice intellectuel tant au niveau du polar, de la confrontation entre deux esprits géniaux et de la reflexion sur les possibilités et infinies implications de l'existence d'un livre tel que le "death note".
Terre mécanique
Cette BD me fait beaucoup penser à La Nef des fous par son aspect graphique fin, beau et coloré, son univers un peu fou et ses personnages. J'apprécie de plus l'originalité de son scénario et la densité de ce qu'on peut trouver dans cet unique tome 1 qui est sorti jusqu'à présent. Voilà un début de série qui promet et si la suite tient le pari du tome 1, nous aurons sans doute là une très bonne référence BD. Après lecture du tome 2, j'ai un tantinet moins apprécié la série. Les décors de ce nouveau tome ne sont quasiment que des étendues glacées : ça fait un peu vide. Et la colorisation, bien que bonne, est un peu trop uniforme. Résultat, je trouve l'aspect graphique de ce tome un peu en dessous de mes espérances. Concernant le scénario également, je suis un peu déçu car il n'est plus si original que ça désormais et différentes portions de ce tome m'ont semblé issues d'autres histoires que j'avais déjà vues (De Cape et de Crocs, Qui Arrêtera Cyanure ? (Spirou), et autres...). Bref, j'ai moins été accroché que pour le premier tome, mais j'attends encore de voir ce que ça va donner pour la suite. Après lecture du 3e et dernier tome, je suis rassuré. Comme dit ci-dessus, le 2e tome m'avait un peu déçu alors je craignais franchement de devoir baisser ma note globale de la série. Mais ce dernier tome apporte une conclusion un peu naïve mais jolie et agréable à cette série. Je craignais grandement de voir la série s'éterniser sur plusieurs tomes assez peu captivants, mais la série forme finalement une trilogie simple et plaisante. Le scénario n'est pas des plus originaux mais il se tient bien et se présente sous la forme d'un conte SF réussi. Et comme je trouve le dessin très joli, je conseille l'achat sans problème.