Les Tuniques Bleues

Note: 3.4/5
(3.4/5 pour 72 avis)

L'histoire se déroule pendant la guerre de sécession aux Etats-Unis même s'ils ne l'étaient pas encore ! :) Le Caporal Blutch et le Sergent Chesterfield respectivement enrôlé de force et volontairement dans la cavalerie Yankee survivent d'album en album, nous faisant découvrir l'atmosphère de la fin du 19ème siècle en Amérique.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Cauvin Journal Spirou L'Histoire pour de rire ! La Guerre de Sécession Le cheval Le western (pour de rire) Séries fleuves

La véritable histoire commence après la disparition de Salverius premier dessinateur de la série. NB : le commencement est expliqué dans "Blue rétro". Chesterfield, boucher, futur gendre du propriétaire de la boucherie, se noie dans l'alcool pour oublier son mariage prévu par sa mère. Sa soirée d'oubli, il ne la passe pas seul, il embarque Blutch son barman avec lui. Pourtant ils ne s'arrêteront pas à un verre bu ensemble. Ici commence leur "fratricide" relation. Engagés dans l'armée, nombre d'aventures et de missions vont s'offrir à eux. Devenant tout aussi inséparables qu'opposables, les deux soldats vont connaître une évolution amicale et militaire au fil des albums. Grande épopée humoristique sur le thème de la guerre de sécession, superbement relatée par Cauvin et Lambil.

Scénariste
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1972
Statut histoire Une histoire par tome 63 tomes parus
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les notes (72)
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13/11/2001 | Téo
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Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Western humoristique mettant en cause le caporal Blucht et le sergent Chesterfield qui s’oppose gentiment au milieu de la guerre de Sécession. Cependant, c'est surtout une dénonciation à peine déguisée des horreurs de la guerre. En effet, cette bd porte un gentil message pacifiste dont la détermination et la violence de la condamnation ne sont que mieux mises en valeur par l'aspect humoristique des deux personnages principaux très sympathiques. Sur un mode comique, le petit rusé et antimilitariste Blutch réussit à dénoncer l'illusion de l'héroïsme du sergent Chesterfield, le grand simplet en quête de gloire. Ces rapports d'amitié et d'antagonisme forment le ciment de cette lecture. C’est une série qui avait connu ses heures de gloire mais qui s’est banalisé à cause de la multiplication de ses tomes (près de 60 depuis les années 70). Il faut bien avouer que la qualité n’est plus totalement au rendez-vous au niveau du scénario des albums qui se succèdent inlassablement. On reprochera notamment des scènes répétitives ainsi qu'un manque de souffle et d’imagination. Les derniers albums s'avèrent assez décevants dans l'ensemble. Il serait réellement temps d'arrêter afin de rester sur une note positive. Or, j'achète pourtant toujours et à chaque fois la même déception. Le tome 61 ne fera pas malheureusement exception. Cependant, il reste la nostalgie des lectures durant mon adolescence car c’était jadis ma série favorite. Globalement, "Les tuniques bleues" se lit avec un réel plaisir. Certains albums se démarquent nettement du lot comme "la prison de Robertsonville", "Le blanc bec","El padre" ou encore "le David". D'autres m'ont marqué comme "Captain Nepel" où il s'agit juste d'inverser les mots pour savoir de qui on parle. "Miss Walker" va assez loin subtilement dans la dénonciation des ravages corporels de la guerre. "Indien mon frère" met par exemple le doigt sur la question indienne qui sera traitée de manière fort brutale. "L'étrange soldat Franklin" parle du thème de l'espionnage tout en se basant sur une anecdote authentique de la guerre de Sécession. "Sally" est sans doute l'album le plus dramatique de la série car il raconte le destin d'un chien engagé au milieu des combats pour soutenir le 11ème régiment d'infanterie provenant de Pennsylvanie. Bref, toujours basé sur des faits authentiques. Il y a une simplicité et une efficacité dans le scénario qui va de pair avec un dessin dans la tradition des séries humoristes franco-belge. A noter que je possède tous les volumes de cette collection. C’est de loin la plus grosse série de ma bdthèque. 8) Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 3.5/5 – Note Globale : 3.5/5

14/02/2007 (MAJ le 11/11/2018) (modifier)

3,5/5 Il y a deux séries en une dans les Tuniques bleues : Une qui court du tome 1 au tome 34 et une seconde du 35 au 58 (seul le 40, Les hommes de paille pourrait prétendre accéder à la première liste). La première partie mérite le 5 la seconde un 2... et je pèse mes notes. Comment réaliser un tel grand écart entre par exemple : La prison de Robertsonville (n°6), Les bleus de la marine (n°7), El Padre (n°17), Blue Retro (n°18 ), Le David (n°19), L'or du Québec (n°26) ou Bull Run (n°27), EXCELLENTS ALBUMS et : Des bleus et du blues (n°43), Requiem pour un bleu (n°46), Arabesque (n°48 ), Des bleus dans le brouillard (n°52), Dent pour dent (n°56), Colorado story (n°57), Les bleus se mettent au vert (n°58 ), VERITABLES BOUSES ? Demandez à Cauvin.

23/09/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une des séries historiques (dans tous les sens du terme d’ailleurs) de la bande dessinée franco-belge. C’est aussi une des premières séries dans lesquelles je me suis plongé systématiquement dans mon enfance dans les années 1970, empruntant les tomes au fur et à mesure que ma bibliothèque les achetait, et en recevant certains en cadeau. Comme Johan et Pirlouit pour le moyen-âge, Les Tuniques bleues ont symbolisé pour moi une certaine vision du western (j’en étais très friand à la télé), même si rapidement j’ai embrayé en parallèle sur Blueberry. Dans le genre « gros nez », le dessin des deux dessinateurs successif est bon. Les scénarii, mêlant faits historiques revisités et distordus aux relations conflictuelles entre Blutch et Chesterfield sont souvent drôles – même si parfois l’humour est accompagné, voire supplanté par la présentation / défense de quelques grandes causes (les Indiens, les esclaves, la tolérance). L’anti militarisme est lui presque omniprésent, en la personne du caporal Blutch, déserteur philosophe que Chesterfield, faux courageux, entraîne comme un boulet dans ses aventures. De même la figure du capitaine Stark, mis à part le fait qu’il charge à la tête de ses hommes, représente, avec ses sempiternelles charges suicidaires, tous les gradés oubliant la valeur de la vie de leurs hommes (genre Nivelle durant la Première guerre mondiale). Mais je ne saurais accorder à l’ensemble des albums de la série une bonne note, et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce que les cadres géographique (les Etats-Unis) et chronologique (les 4-5 années de la guerre de sécession) sont assez serrés, et limitent (auraient du limiter ?) le nombre d’albums en limitant les possibilités de se renouveler. Ensuite parce que justement, Cauvin (dont c’est sans doute la meilleure série – si ce n’est la seule « bonne ») n’a pas su ou voulu arrêter l’aventure, succès aidant. L’inspiration s’est tarie depuis longtemps je trouve (même inégaux, jusqu’à Captain Nepel, les albums alternent le pas mal et le bon, après j’ai franchement décroché, n’en lisant que quelques-uns à l’occasion, en étant quasiment toujours très déçu). Au manque d’intérêt de la plupart des vingt derniers albums se sont ajoutées des redites. A noter que si la période Salvérius avait su créer une série de personnages récurrents autour des deux héros – genre les habitants du village gaulois, ce ne sera plus trop le cas après, et c’est dommage, car les auteurs se privent là de possibilités de gags. Même si le message humaniste peut paraître gentil parfois, il reste pas mal d’albums à conseiller à vos enfants, mais aussi aux adultes, puisqu’il m’arrive encore parfois de relire ceux que je possède (les Salvérius [j’aimais beaucoup ces albums ! comme La grande patrouille] et quelques Lambil comme Le David, la prison de Robertsonville…). Lecture et encore plus achat après feuilletage donc, et pour certains albums seulement (parmi les premiers). Mais il serait dommage de ne pas en avoir lu.

17/02/2014 (modifier)

Forcément, avec une soixantaine d'albums au compteur, chacun étant un one-shot plus ou moins relié avec les autres, les tuniques bleues se trouve être une série variable allant du meilleur au franchement dispensable. On peu cependant relever deux phases : La première moitié (environ jusqu'au 35ème album) fraiche et inventive pour le style gros nez. Nos deux trufions de l'union plongés dans la guerre de sécession américaine apporte un éclairage ludique sur une histoire forcément distante de notre culture. Le duo complémentaire inspiré des Laurel et Hardy délivre un comique varié dans les situations et dans les jeux de mots et se permet au passage de délivrer des messages citoyens et souvent antimilitaristes par les évènements qu'ils vivent. Et cela avec dépaysement, action et émotion parfois, pour notre plus grand bonheur. La série qui traverse le temps sans se démoder à la relecture, à ses débuts, fait donc partie de ces BD références du style gros nez. Cela fait maintenant près d'une vingtaine d'années que Chesterfield et Blutch tournent maintenant en rond. A force d'en avoir vu des vertes et des pas mûres, nos larrons se retrouvent impliqués dans des histoires trop souvent déjà traitées, au mieux revisitées de façon plus contemporaine, au pire paresseusement maquillées. Il faut dire qu'à un rythme annuel, il doit devenir de plus en plus compliqué de savoir quoi dire, et donc de recycler quitte à en devenir anecdotiques. Qui plus est, le dessin semble se faner à cette fréquence. Rare deviennent donc les bonnes surprises d'Amérique de nos jours et c'est avec un certain regret que l'on souhaite voir les tuniques bleues finir pour que leurs auteurs nous délivre quelque chose de neuf car l'uniforme commence à sentir la naphtaline sévère. Il s'agit donc globalement d'une note de 3 sur 5, mais il faut bien distinguer que bien des albums côtoient le 5 (Black face, la prison de Robertsonville, les bleus de la marine, le David,...) parmi les premiers volumes, mais qu'au plus le numéro de l'album sera grand, au plus la BD ne vaudra qu'un petit un (l'oreille de Lincoln) voir deux (Arabesque, les planqués) sur 5 maximum.

28/11/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Pour combler la perte de Lucky Luke au journal Spirou, un autre western humoristique va s'imposer jusqu'à devenir quasi mythique. Cette création en 1968 du prolifique Cauvin et de Salvérius met en scène des soldats pris dans les affres de la guerre de Sécession. Alors que la série commence à prendre sa vitesse de croisière, survient le décès de Salvérius en 1972. Willy Lambil surtout connu comme dessinateur réaliste, reprend les personnages avec brio, en affinant le trait (celui de Salvérius était plus rond, proche d'un aspect disneyen), devenant rapidement un illustrateur humoristique de talent. Cauvin connaît là son premier vrai gros succès de scénariste, démontrant avec humour et efficacité la stupidité des guerres, tout en s'adressant à un jeune public. Car ici, l'antimilitarisme est de mise, c'est une critique acerbe des absurdités de la guerre, des militaires obtus et des ordres aberrants. Tout cela est vu à travers les 2 héros principaux Blutch et Chesterfield qui connaissent des aventures tragi-comiques (il faut faire rire avant tout) mais aussi à travers des personnages secondaires comme le capitaine Stark , galonné prétentieux adepte des charges inutiles et meurtrières. Au départ, Salvérius et Cauvin avaient donné vie à de nombreux personnages; lorsque Lambil reprend la bande, le ton devient plus grave, tout en préservant le côté comique de certaines situations, mais les autres soldats sont largués assez vite, les auteurs se focalisant sur le duo détonant Blutch/Chesterfield au fort potentiel. Tout réside dans leur opposition de caractère : le sergent Cornelius Chesterfield est un sous-off zélé, discipliné et respectueux de la hiérarchie, tandis que le caporal Blutch est un tire-au-flanc malin et râleur, enrôlé de force et dégoûté de l'armée, qui ne pense qu'à déserter plutôt que se faire tuer pour assouvir les rêves de gloire de vieilles ganaches haut gradées. Leur personnalité va s'étoffer considérablement au fil des récits, et malgré cette ambivalence, les deux héros sont inséparables et soudés par l'amitié. L'association Lambil/Cauvin qui produit avec succès cette série inusable est de même parfaitement en osmose, d'où sa réussite depuis plus de 40 ans. Mais comme souvent sur les séries au long cours, une usure se fait sentir, et les derniers albums sont sans doute moins inspirés. Je n'en ai lu qu'une trentaine et je n'ai aucune nostalgie, car j'ai abordé les Tuniques que tardivement, alors que je n' étais déja plus un ado, et trop pris par les séries Tintin plutôt que par les séries Spirou, aussi, même si je considère la série presque comme culte, ma note reste très positive. Devant tant d'albums, certains sont forcément inégaux, il faut faire le bon choix, mais je préfère plutôt du tome 4 au tome 36.

03/07/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je crois bien qu'il s'agit là de la meilleure des productions Cauvin. Oui, cette série est clairement au-dessus des autres. Tout d'abord, le dessin est bien sympathique, dans un style "Gros nez", mais j'ai trouvé les paysages particulièrement beaux et très travaillés. On plonge dans le récit d'autant plus facilement. Et pour une BD tout public, on voit plus de sang, de morts et de blessés que d'habitude -bien que le tout reste gentillet pour une guerre qui ne le fut pas du tout-, ce qui est assez bon pour le propos. Ensuite, j'avoue que les histoires m'ont dans l'ensemble bien plu. Car si on retrouve indéniablement un humour que Cauvin affectionne, il fait ici plus souvent mouche que d'habitude. De plus l'humour n'étant pas l'unique style de la série, Cauvin ne tombe pas dans les chutes ratées (que je lui reproche souvent). Car oui, les Tuniques bleues, c'est aussi beaucoup de sérieux. Tout dépend des albums. On oscille entre certains albums juste sympathiques et d'autres franchement bien faits, et surprenants par le ton employé. Je dois avouer que aujourd'hui encore, j'ai un sourire en pensant à certains gags, certaines paroles restent en mémoire. C'est bon signe, et je prends aussi un bon plaisir à relire plusieurs albums. Je n'ai pas eu l'occasion de lire toute la série, mais je recommande les albums de toutes les périodes, qui sont à égalité niveau dessin, même si j'affectionne plus celui de Lambil. Personnellement, je conseillerais surtout l'album "Duel dans la manche", qui mélange vraiment habillement humour et sérieux, avec côté historique très bien trouvé, ou "Drummer boy" qui m'aurait presque arraché une larme. Mais pour rigoler plus, "Les bleus tournent cosaques", Les Déserteurs ou "Les bleus de la balle" sont très bons. Un duo de légende désormais que ce Caporal Blutch et ce Sergent Chesterfield, ils ont su enchanter plus d'une de mes soirées lectures, j'espère que cela continuera encore. 3/5 et l'achat est conseillé. Une série qui tient franchement la route.

27/11/2012 (modifier)
Par js
Note: 4/5

Chesterfield et Blutch sont deux figures emblématiques de la bande-dessinée franco-belge. Nos deux Tuniques Bleues vont vivre des aventures plus ou moins passionnantes mais qui vont à chaque fois nous plonger un peu plus dans la guerre de Sécession, période clef de l'Histoire américaine. Leurs relations sont particulières et j'avoue n'avoir réellement apprécié les Tuniques Bleues qu'après avoir lu "Blue Retro", le tome retraçant l'histoire de nos personnages. Cet album explique un peu mieux les liens qui les unissent et leur façon d'être l'un vis-à-vis de l'autre mais aussi vis-à-vis de la guerre. Comme toujours dans les série plutôt longues avec une histoire par tome, la qualité des albums est inégale mais l'ensemble est très appréciable en règle générale. Cependant, je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à lire plusieurs Tuniques Bleues d'affilée contrairement à d'autres séries du même acabit. D'où d'ailleurs mon 4/5 et non 5/5. Les Tuniques Bleues : une série malgré tout célèbre et plaisante. Une redécouverte agréable à chaque lecture pour les plus grands, un divertissement instructif pour les plus jeunes.

07/07/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

D’abord dessinée par Louis Salverius et puis par Lampil suite au décès du premier, cette série sous influence Rintintin à la sauce franco-belge est menée depuis de longues décennies par le prolifique Cauvin, un des gardiens de la maison Dupuis. Alors que ce même Cauvin s’est dispersé en séries en tous genre dont l’intérêt s’est rapidement émoussé au fil des années, « Les Tuniques Bleues » fait partie des rares exceptions de sa prolifique œuvre. Il faut dire que si l’on conserve le ton léger et humoristique propre à la plupart des séries de ce monsieur, il ne s’agit pas de vagues histoires gagesques comme l’Agent 212 ou les Femmes en Blanc mais d’une aventure en 44 pages se déroulant pendant la guerre de sécession. Véritable fracture sociale et fratricide, cette guerre opposant américains a au moins le mérite d’être universelle dans sa démonstration de l’absurdité des conflits et ouvre la porte à de bien nombreuses possibilités. Le sergent Chesterfield est le prototype même du benêt attachant, bête et discipliné, couard et entêté. Il est même peu probable qu’une amitié avec le caporal Blutch, petit et malin, éternel candidat à la désertion et aussi lucide que blasé puisse être de la partie. Le fait que ces deux guignols se vouvoient et se défient constamment donne lieu à quelques passages savoureux, entre joutes verbales et bourre-pifs bien assénés. Et il y a ces hauts militaires, un ramassis d’andouilles qui décident du bon vouloir de leurs soldats entre celui qui sirote constamment une boisson à la paille et l’éternel fanatique qui ne pense qu’à charger lors de batailles sanglantes et improbables. Le cadre et les personnages étant facilement identifiables et définis, toute cette guerre n’est qu’un prétexte à de légères critiques sociales et politiques au fil des albums. On y parle d’un certain fasciste Nepel, de la cause des indiens, de racisme, tolérance et même d’amourettes sur fond d’un conflit absurde qui n’en finit plus. Le dessin de Lampil est très clair et de grande qualité dans la tradition de l’école franco-belge, à savoir des gros pifs certes mais des chevaux bien dessinés et une mise en scène très fluide. Si l’ensemble manque peut être un peu d’audace, nul doute qu’il ne manque pas de charme. Le seul véritable problème déjà évoqué plus bas concerne la trop grande redondance des aventures au bout d’une cinquantaine d’albums publiés. Comme il est souvent de mise avec ce type de série, le succès (mérité) appele le succès et la multiplication des aventures amène trop de scènes répétitives. Il aurait été plus agréable de savoir s’arrêter à temps afin de conserver un label « qualité » au lieu d’épuiser les idées jusqu’à l’écœurement. Reste néanmoins un joli souffle de nostalgie sur ce western humoristique qui ne vous prendra pas la tête et la lecture est chaudement recommandable sans en recommander l’achat !

16/05/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Je relis régulièrement des aventures de Blutch et Chesterfield. C'est à chaque fois un retour en enfance, une sorte de régression coupable. Mais là où je ne retrouve plus de plaisir avec certaines séries qui ont bercé ma jeunesse (je pense à Yakari ou Boule et Bill), l'humour des deux compères marche toujours et je retrouve ces deux anti héros magnifiques avec toujours autant de plaisir. Là par contre où je rejoins certains avis, c'est que comme toute série rallongée inutilement (Asterix, Lucky Luke), les derniers tomes ne valent pas tripette en comparaison du coeur de la série qui a basculé à mon avis à partir des Planqués. Reste que cette série se lit toujours avec plaisir, que je l'ai mise entre les mains de mes enfants et qu'ils y prennent aussi plaisir même s'ils préfèrent d'autres héros plus modernes.

03/03/2012 (modifier)

Une BD que j'ai découverte dans mon enfance, dans spirou magaziiiiiiiiine, je m'en souviens très bien, c'était "En avant l'amnésique". Une série agréable, le dessin tient la route par rapport au public ciblé. Ca colle bien avec le style humoristique. Les héros sont sympa, encore que Blutch m'énerve un peu parfois... La qualité des scénari est assez inégale : certains albums sont bons (j'ai bien aimé "Des bleus et des bosses" et "Les bleus en folie"), alors que, dans d'autres, l'intrigue est très peu recherchée, et la façon dont les héros s'en sortent est un peu simplette...("Quantrill" par exemple). C'est une série que je conseillerai sans nul doute à mes enfants (pour l'instant je n'en ai qu'un mais bon...), car en plus, il y a une dimension historique qui permet de connaitre un peu l'Amérique du XIXe en pleine guerre de sécession, avec ses bateaux à vapeur. Je possède quelques albums, mais je ne suis pas motivé pour en avoir l'intégrale.. (54)

24/08/2011 (modifier)