Note approximative : 4.25/5
Lou une très bonne série jeunesse, une des meilleures séries du magasine « Tchô ».
« Lou ! » a un point fort, c’est que elle grandi et évolue au fil des tomes. Il parait que « Julien Neel » l’auteur, veut que, a la fin de la série, Lou ait 18 ans
Tome 1 : Le dessin n’est pas encore bien maîtrisé, mais il est mignon, rond, et les couleurs, bien que rose bonbon ou jaune, sont bien choisies : les planches sont très belles à regarder. Les personnages sont attachants, les gags ne sont pas très drôles, mais il y a beaucoup d’émotion. 3.75/5
Tome 2 : Le dessin a évolué (il est plus beau) mais les couleurs sont un peu moins flash, on en apprend plus sur la vie des personnages, l’humour est plus présent, et l’émotion reste. 4.5/5
Tome 3 : Une histoire en 1 tome. L’émotion est très grande, et les nouveaux personnages qui apparaissent sont très bons. 4.25/5
Tome 4 : J’ai lu le début en prépublication dans « Tchô ». Le dessin reste très bon, mais Lou a beaucoup grandi (un peu trop par apport au tome 3) et beaucoup évolué (sa tête est moins mignonne :(), mais le scénario est bien. Vu comment c’est parti, je pense que je mettrais bien 3.25/5.
Ah oui, et puis je trouve marrantes les pages entre la couvertures et la –vraie- bd, qui font comme le journal intime de Lou (bonne trouvaille).
Alors voilà une très bonne série, j’attends les autres tomes avec impatience, mais bizarrement, en lisant le débuts du tome 4, j’ai l’impression que les tomes suivants seront moins bien (j’espère que je me trompe).
11 Décembre 2007, avis après lecture du tome 4 lu en pré-publication dans "Tchô !"
Un très bon tome, où on voit Lou grandir, dans la lignée des autres...
Qui dit collectif, dit grande diversité des styles. Forcément, on accrochera plus à certains récits qu’à d’autres, soit à cause de la narration, du dessin ou des deux.
De grandes figures de la bd se sont associées à ce projet qui a pour objet le transport, "dans tous ses états" serais-je tenté d’ajouter. Si je n’ai pas accroché à tous les récits, force est de constater qu’ils sont pour la plupart orignaux ou font preuve d’une grande inventivité. Certains laissent sur leur faim (Bézian), d’autres font rêver (Corcal), interpellent (Dupuy et Berbérian, Brunschwig et Le Roux) ou sont plus délirants (Omond et Supiot). D’autres encore plaisent tout simplement (Boucq, Ange et Varanda).
Une idée originale, de grands noms . . . bref, une réussite.
J’apprécie les récits de pirates autant que les one shots. Cet album était donc tout indiqué pour me procurer un plaisir certain. Et ce fut le cas.
J’ai beaucoup aimé tant la trame scénaristique que le graphisme et les couleurs. Un peu à l’image d’un Robinson Crusoé, Sean Hawkins erre seul sur un îlot avec pour seul compagnon une noix de coco. Petit à petit, on va découvrir comment il a échoué dans ce coin désert. Le choix narratif est original avec l’utilisation de flash-backs pour rassembler les pièces du puzzle et retracer ainsi le passé d’un homme que la solitude ronge. La vie antérieure de ce pirate abandonné là par ses pairs est peu conventionnelle. Car s’il a été pirate, ce n’est pas par conviction, mais plutôt par nécessité pour mener à bien ses propres desseins. Voici donc dévoilées les bases d’un récit intelligemment amené et bien servi par des dessins de toute beauté.
Bref, une histoire de pirates pas tout à fait comme les autres qui mérite le détour.
La narration de Götting est très particulière.
Un peu comme avec La serviette noire, l’auteur invite le lecteur à être le témoin privilégié des événements. Le lecteur n’est donc pas un simple spectateur. Des personnages d’origines diverses se croisent et leur destinée tourbillonne un peu comme dans une valse. Voici présentée une tranche de vie d’un homme un peu paumé qui va avoir une chance de s’en sortir . . . encore faut il la saisir. Une légère mélancolie imprègne cette histoire qui est ni triste, ni joyeuse. Elle est juste le reflet de la vie de tout un chacun . . .
Bref, un bel album bénéficiant en prime du coup de crayon unique de Götting.
Nombre d’entre-vous vont certainement penser : « mais c’est quoi, cette chose ?.. ».
Et pourtant… pourtant…
Ka-Zar a été crée en… 1952…
Les auteurs ?… Arnold et George Drake. Les premières aventures paraissent cette année-là dans « Timely » (qui, plus tard, deviendra « Marvel »).
Ka-Zar ?… un mélange d’aventure, d’héroïc fantasy ; une sorte de « Conan dans la jungle ».
Le héros ?… Un grand gaillard aux muscles noueux, à la longue chevelure blonde, vêtu d’un pagne et plus armé de son courage que par des armes quelconques.
Un personnage assez simple psychologiquement ; mais une sorte de savant ersatz dessiné de Tarzan, de Conan et de Taar.
Les histoires ?… surtout axées dans des jungles sombres, des villes oubliées, des marécages où règne une vie inconnue ; elles mettent en scène ce héros –d’abord avec son tigre- vraiment sans peur qui sera confronté aux bêtes et hommes les plus malfaisants qui soient.
Une série oubliée, si pas inconnue. Et pourtant !…
Au fur et à mesure des années, Ka-Zar va bénéficier de scénarios élaborés, va être confiés à de grosses pointure du dessin : Stan Lee, Gene Colan, Roy Thomas, John Buscema, Neil Adams… pas mal, hein !?…
En France ?… il fera l’objet d’une dizaine de parutions ; chez LUG (noir et blanc)et Aredit (couleurs).
In fine : ne pas se prendre la tête à la lecture d’histoires qui partent « dans tous les sens » (positivement, d’ailleurs) et –surtout- apprécier le graphisme des divers dessinateurs ayant œuvré sur la série.
Ka-Zar ?… la force brutale de Conan, l’agilité d’un Tarzan, la morphologie d’un Taar réunies… pour le meilleur… et vraiment pas le pire du tout !.
Grimmy ?… un horrible toutou, complètement fou, qui passe le plus clair de son temps dans les poubelles.
La série débute aux USA, distribuée par le Tribune Media Services, à partir du 1er Octobre 1984 : et ce dans plus de 500 journaux dans le monde.
Succès immédiat. Il faut dire que c’est complètement fou ! Cet horrible animal est repoussant de saleté, est un concentré d’asile d’aliénés à lui seul, adore s’en prendre aux malheureux chats qu’il croise… sans oublier d’inviter des copains –aussi « pétés » que lui- à la maison. Cette maison, d’ailleurs, est la propriété de « Maman L’Oie » (Mother Goose en V.O.), laquelle est aussi la maîtresse de la « chose ».
Ce sale cabot va très vite s’accaparer le rôle phare de la série ; tout tournant rapidement autour de lui.
Mais il faut quand même partager. Et c’est ainsi qu’Attila, un chat très laid lui aussi, va partager le territoire de Grimmy.
Grimmy ?… c’est inracontable. Un esprit loufoque égaille les gags millimétrés, si bien construits qu’ils en paraissent simples.
Ca déborde d’humour, le tout sous le trait simple et lisible de Peters.
Une série « hénaurme » à vous dérider les mandibules !
Pfiouuuuu… costaud !…
Un thriller, un vrai de vrai… une longue histoire fascinante et plutôt complexe qui m’a emmené dans une folle course-poursuite démarrée de Düsseldorf.
Monster ?… construit comme une véritable toile d’araignée où le danger guette à chaque instant, tapi dans l’ombre…
J’ai (un peu) vérifié : une saga qui comptabilise plus de 3.500 planches. Mises ensemble, une véritable et épaisse brique que j’ai eu un peu de mal à digérer. Non pas que c’était pesant MAIS : emballé dès le début de l’histoire, ses développements, ses rebondissements, j’aurais voulu lire tous les opus d’une seule traite ; ce que je me suis forcé à ne pas faire ; tout en prenant des notes, des repères…
Un vraiment bon « seinen manga » (c’est comme ça qu’on dit ?..) qui m’a tenu en haleine du début à la fin ; une histoire haut de gamme à la poursuite de Johann, un tueur en série vraiment machiavélique.
Je ne suis pas fan de « manga » ; mais « monster » c’est vraiment du tout bon.
J'avais repoussé la lecture de cette série pour plusieurs raisons. D'une, la montagne et l'alpinisme ne m'attirent pas du tout. De deux, chaque album est très long et dense donc la lecture de la série ne se fait pas en une seule soirée loin de là. De trois, ces albums, bien que leur rapport quantité/prix soit respecté vue leur taille, sont quand même sacrément chers pour des mangas. Mais voilà, grâce à la BDtheque de mon CE, j'ai pu emprunter et lire l'intégrale.
Que dire ? Eh bien, tout simplement que c'est un bon manga.
Le dessin est excellent. Les planches sont toutes vraiment très travaillées, très détaillées et réalistes, c'est un sacré ouvrage.
On reconnait immédiatement dans les personnages la patte de Taniguchi. Bien travaillés, assez européens dans leur style, je leur reproche juste leurs expressions faciales récurrentes chez cet auteur, comme s'ils se lamentaient en permanence.
Quant aux décors, ils sont tellement précis et détaillés que je ne peux pas imaginer que Taniguchi ait fait cela seul, son studio a dû grandement aider. Les rues de Kathmandou sont tellement reconnaissables que j'y ai retrouvé véritablement les lieux que j'avais visités quand j'y étais, jusqu'à un restaurant à Patan où le héros mange quasiment à la même table que moi. Quant aux décors montagneux, ils sont impressionnants et, même s'ils sont parfois obligatoirement répétitifs, on sent vraiment souvent la beauté et la masse écrasante de ces titans de roche et de glace.
Quant au récit, c'est là l'adaptation d'un roman de longue haleine, retranscrit de manière toute aussi complète qu'il devait l'être originellement. De facto, la lecture est dense et longue, il n'y a pas de raccourcis. Du coup, le premier tome par exemple n'a pas suffi à me convaincre car il reste assez introductif malgré son très grand nombre de pages.
Mais peu à peu, ma répulsion de la montagne (chuis un gars d'la mer moi, mon p'tit) a faibli pour laisser la place à un véritable intérêt. Au cours du premier tome, je me faisais la réflexion que je ne comprenais vraiment pas ce qui poussait des gens à se faire du mal, à risquer volontairement de mourir ou de perdre des membres gelés, juste pour souffrir dans la neige et la glace et finalement arriver au sommet d'une montagne moins haute que pourrait les amener un avion ou un hélicoptère. Mais finalement, au fil des tomes, j'ai fini par comprendre ce besoin qu'ils avaient, sans encore pouvoir l'expliquer. L'émotion finit par passer avec un certain brio. Le passage de l'accident dans les Grandes Jorasses et des nuits d'attente des secours m'a assez marqué par sa force émotionnelle par exemple.
Et sans être totalement captivé, je me suis laissé prendre à ne plus lâcher les derniers tomes avant d'avoir terminé. J'ai été souvent transporté dans ces hauteurs froides et solitaires, où les hommes, aussi modernes soient-ils de nos jours, continuent à ne pas avoir leur place et où l'alpiniste peut se retrouver vraiment seul, face à l'Aventure avec un grand A. J'ai aussi ressenti l'aspect mystique ou psychologique de ces montées et de ce qu'elles impliquent dans l'esprit des alpinistes. Tant et si bien que j'ai fini par comprendre le titre, le sommet des Dieux, tant j'avais le sentiment à la fin que l'Everest était devenu un être vivant gigantesque, un titan à la hauteur duquel le personnage de Habu Jôji finit par se dresser tant il s'est élevé au-dessus des hommes.
Bref, un très bon récit, peut-être un peu trop long et dense à mon goût car je n'ai pas toujours été captivé, mais rendant un hommage de très grande qualité à la montagne et aux hommes qui en ont fait leur passion.
"Long John Silver" le pirate légendaire...
"Cet ouvrage ne prêtant pas être une suite de l’île au trésor, mais un humble hommage à cet immense chef-d’œuvre qui ne cesse de nous émerveiller depuis notre enfance. Son seul et unique objet est de retrouver un peu de la poussière du grand rêve que fit naître Robert Louis Stevenson..."
Les auteurs ont beau se dédouaner de toute -succession-, et on les comprend aisément, quand on s’attaque à un monument pareil, il faut rester modeste. Mais dans les faits, il faut être clair, il s’agit bien d’une suite ou tout du moins, pour mettre tout le monde d’accord, d’un enchaînement possible respectant la continuité et l’esprit de l’œuvre de Stevenson. Et franchement, c’est bien foutu. Dorison redonne vie à Long John Silver, pour notre plus grand plaisir et retranscrit parfaitement le caractère du pirate légendaire. Le premier tome est introductif, il met en place les personnages et la base de l’aventure. Après Le Troisième Testament et Sanctuaire, le scénariste est passé maître dans l’art d'installer une atmosphère pesante et intrigante, et cette série ne déroge pas à la règle. Tout est prêt pour revivre une nouvelle aventure grandiose, il n’y a plus qu’à attendre la suite...
Les dessins de Lauffray ont du caractère. Son style est plutôt réaliste tout en plongeant par petites touches vers le semi-réalisme pour rendre les personnages plus expressifs. Son trait est vivant et peut parfois paraître... comment dire... brouillon (ce qui ne veut surtout pas dire bâclé) mais à l’avantage d’être terriblement dynamique. Sa mise en couleur est bonne, elle est pleinement en adéquation avec l’ambiance mise en place : c’est-à-dire sombre. Le danger en voulant tout obscurcir, c’est de perdre en lisibilité et ce n’est pas du tout le cas ici, car l’auteur joue savamment avec les ombres et lumières.
A noter la très jolie couverture du Tome 1, avec une mise en scène sobre mais lourde de sens.
"Le grand Mort", voyage parmi le petit peuple de Bretagne...
Loisel et Mallié nous livrent une histoire purement fantastique, où une jeune étudiante au caractère bien trempé (Pour être plus clair : une chieuse), se retrouve bien malgré elle, après un concours de circonstances, embarquée dans une dimension parallèle, celle du petit peuple. Rien de révolutionnaire mais un récit fluide avec une narration bien orchestrée et de bons dialogues. Ce premier tome est introductif, et on ne sait pas encore vraiment ce qui attend nos héros car leur mission reste assez floue mais la suite promet d’être intéressante, tout du moins, je l’espère, tout en étant confiant.
En feuilletant cet album, j’ai d’abord cru que c’était Loisel aux pinceaux mais en lisant la répartition des tâches sur la page de garde, je me suis rendu compte que c’était en fait Mallié. Tout ça pour dire que les styles sont très proches et que c’est forcément et logiquement très beau. En y regardant de plus près je trouve que son trait fin pour les visages des personnages est plus soigné, léché et épuré que celui de son illustre confrère mais moins nerveux, en revanche pour ce qui est des magnifiques paysages verdoyants, on se croirait vraiment dans La Quête de l'Oiseau du Temps ou encore dans le pays imaginaire de Peter Pan.
Rien à redire sur les couleurs de Lapierre, de l’excellent travail, pas d’esbroufe c’est juste pile dans le ton. Bravo. Comme le prouve: Magasin général, Avant la quête et maintenant Le grand mort, je crois bien que Loisel s’est trouvé un coloriste de qualité qu’il ne compte pas lâcher comme ça.
La couverture, tout de rouge vêtue, est très jolie. Elle accroche bien le regard sur les étals.
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Nos enjeux culturels et sociétaux
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Votre vote
Lou !
Note approximative : 4.25/5 Lou une très bonne série jeunesse, une des meilleures séries du magasine « Tchô ». « Lou ! » a un point fort, c’est que elle grandi et évolue au fil des tomes. Il parait que « Julien Neel » l’auteur, veut que, a la fin de la série, Lou ait 18 ans Tome 1 : Le dessin n’est pas encore bien maîtrisé, mais il est mignon, rond, et les couleurs, bien que rose bonbon ou jaune, sont bien choisies : les planches sont très belles à regarder. Les personnages sont attachants, les gags ne sont pas très drôles, mais il y a beaucoup d’émotion. 3.75/5 Tome 2 : Le dessin a évolué (il est plus beau) mais les couleurs sont un peu moins flash, on en apprend plus sur la vie des personnages, l’humour est plus présent, et l’émotion reste. 4.5/5 Tome 3 : Une histoire en 1 tome. L’émotion est très grande, et les nouveaux personnages qui apparaissent sont très bons. 4.25/5 Tome 4 : J’ai lu le début en prépublication dans « Tchô ». Le dessin reste très bon, mais Lou a beaucoup grandi (un peu trop par apport au tome 3) et beaucoup évolué (sa tête est moins mignonne :(), mais le scénario est bien. Vu comment c’est parti, je pense que je mettrais bien 3.25/5. Ah oui, et puis je trouve marrantes les pages entre la couvertures et la –vraie- bd, qui font comme le journal intime de Lou (bonne trouvaille). Alors voilà une très bonne série, j’attends les autres tomes avec impatience, mais bizarrement, en lisant le débuts du tome 4, j’ai l’impression que les tomes suivants seront moins bien (j’espère que je me trompe). 11 Décembre 2007, avis après lecture du tome 4 lu en pré-publication dans "Tchô !" Un très bon tome, où on voit Lou grandir, dans la lignée des autres...
Transports sentimentaux
Qui dit collectif, dit grande diversité des styles. Forcément, on accrochera plus à certains récits qu’à d’autres, soit à cause de la narration, du dessin ou des deux. De grandes figures de la bd se sont associées à ce projet qui a pour objet le transport, "dans tous ses états" serais-je tenté d’ajouter. Si je n’ai pas accroché à tous les récits, force est de constater qu’ils sont pour la plupart orignaux ou font preuve d’une grande inventivité. Certains laissent sur leur faim (Bézian), d’autres font rêver (Corcal), interpellent (Dupuy et Berbérian, Brunschwig et Le Roux) ou sont plus délirants (Omond et Supiot). D’autres encore plaisent tout simplement (Boucq, Ange et Varanda). Une idée originale, de grands noms . . . bref, une réussite.
L'Oeil du diable
J’apprécie les récits de pirates autant que les one shots. Cet album était donc tout indiqué pour me procurer un plaisir certain. Et ce fut le cas. J’ai beaucoup aimé tant la trame scénaristique que le graphisme et les couleurs. Un peu à l’image d’un Robinson Crusoé, Sean Hawkins erre seul sur un îlot avec pour seul compagnon une noix de coco. Petit à petit, on va découvrir comment il a échoué dans ce coin désert. Le choix narratif est original avec l’utilisation de flash-backs pour rassembler les pièces du puzzle et retracer ainsi le passé d’un homme que la solitude ronge. La vie antérieure de ce pirate abandonné là par ses pairs est peu conventionnelle. Car s’il a été pirate, ce n’est pas par conviction, mais plutôt par nécessité pour mener à bien ses propres desseins. Voici donc dévoilées les bases d’un récit intelligemment amené et bien servi par des dessins de toute beauté. Bref, une histoire de pirates pas tout à fait comme les autres qui mérite le détour.
Crève-Cœur
La narration de Götting est très particulière. Un peu comme avec La serviette noire, l’auteur invite le lecteur à être le témoin privilégié des événements. Le lecteur n’est donc pas un simple spectateur. Des personnages d’origines diverses se croisent et leur destinée tourbillonne un peu comme dans une valse. Voici présentée une tranche de vie d’un homme un peu paumé qui va avoir une chance de s’en sortir . . . encore faut il la saisir. Une légère mélancolie imprègne cette histoire qui est ni triste, ni joyeuse. Elle est juste le reflet de la vie de tout un chacun . . . Bref, un bel album bénéficiant en prime du coup de crayon unique de Götting.
Ka-Zar - L'Intégrale
Nombre d’entre-vous vont certainement penser : « mais c’est quoi, cette chose ?.. ». Et pourtant… pourtant… Ka-Zar a été crée en… 1952… Les auteurs ?… Arnold et George Drake. Les premières aventures paraissent cette année-là dans « Timely » (qui, plus tard, deviendra « Marvel »). Ka-Zar ?… un mélange d’aventure, d’héroïc fantasy ; une sorte de « Conan dans la jungle ». Le héros ?… Un grand gaillard aux muscles noueux, à la longue chevelure blonde, vêtu d’un pagne et plus armé de son courage que par des armes quelconques. Un personnage assez simple psychologiquement ; mais une sorte de savant ersatz dessiné de Tarzan, de Conan et de Taar. Les histoires ?… surtout axées dans des jungles sombres, des villes oubliées, des marécages où règne une vie inconnue ; elles mettent en scène ce héros –d’abord avec son tigre- vraiment sans peur qui sera confronté aux bêtes et hommes les plus malfaisants qui soient. Une série oubliée, si pas inconnue. Et pourtant !… Au fur et à mesure des années, Ka-Zar va bénéficier de scénarios élaborés, va être confiés à de grosses pointure du dessin : Stan Lee, Gene Colan, Roy Thomas, John Buscema, Neil Adams… pas mal, hein !?… En France ?… il fera l’objet d’une dizaine de parutions ; chez LUG (noir et blanc)et Aredit (couleurs). In fine : ne pas se prendre la tête à la lecture d’histoires qui partent « dans tous les sens » (positivement, d’ailleurs) et –surtout- apprécier le graphisme des divers dessinateurs ayant œuvré sur la série. Ka-Zar ?… la force brutale de Conan, l’agilité d’un Tarzan, la morphologie d’un Taar réunies… pour le meilleur… et vraiment pas le pire du tout !.
Grimmy
Grimmy ?… un horrible toutou, complètement fou, qui passe le plus clair de son temps dans les poubelles. La série débute aux USA, distribuée par le Tribune Media Services, à partir du 1er Octobre 1984 : et ce dans plus de 500 journaux dans le monde. Succès immédiat. Il faut dire que c’est complètement fou ! Cet horrible animal est repoussant de saleté, est un concentré d’asile d’aliénés à lui seul, adore s’en prendre aux malheureux chats qu’il croise… sans oublier d’inviter des copains –aussi « pétés » que lui- à la maison. Cette maison, d’ailleurs, est la propriété de « Maman L’Oie » (Mother Goose en V.O.), laquelle est aussi la maîtresse de la « chose ». Ce sale cabot va très vite s’accaparer le rôle phare de la série ; tout tournant rapidement autour de lui. Mais il faut quand même partager. Et c’est ainsi qu’Attila, un chat très laid lui aussi, va partager le territoire de Grimmy. Grimmy ?… c’est inracontable. Un esprit loufoque égaille les gags millimétrés, si bien construits qu’ils en paraissent simples. Ca déborde d’humour, le tout sous le trait simple et lisible de Peters. Une série « hénaurme » à vous dérider les mandibules !
Monster
Pfiouuuuu… costaud !… Un thriller, un vrai de vrai… une longue histoire fascinante et plutôt complexe qui m’a emmené dans une folle course-poursuite démarrée de Düsseldorf. Monster ?… construit comme une véritable toile d’araignée où le danger guette à chaque instant, tapi dans l’ombre… J’ai (un peu) vérifié : une saga qui comptabilise plus de 3.500 planches. Mises ensemble, une véritable et épaisse brique que j’ai eu un peu de mal à digérer. Non pas que c’était pesant MAIS : emballé dès le début de l’histoire, ses développements, ses rebondissements, j’aurais voulu lire tous les opus d’une seule traite ; ce que je me suis forcé à ne pas faire ; tout en prenant des notes, des repères… Un vraiment bon « seinen manga » (c’est comme ça qu’on dit ?..) qui m’a tenu en haleine du début à la fin ; une histoire haut de gamme à la poursuite de Johann, un tueur en série vraiment machiavélique. Je ne suis pas fan de « manga » ; mais « monster » c’est vraiment du tout bon.
Le Sommet des dieux
J'avais repoussé la lecture de cette série pour plusieurs raisons. D'une, la montagne et l'alpinisme ne m'attirent pas du tout. De deux, chaque album est très long et dense donc la lecture de la série ne se fait pas en une seule soirée loin de là. De trois, ces albums, bien que leur rapport quantité/prix soit respecté vue leur taille, sont quand même sacrément chers pour des mangas. Mais voilà, grâce à la BDtheque de mon CE, j'ai pu emprunter et lire l'intégrale. Que dire ? Eh bien, tout simplement que c'est un bon manga. Le dessin est excellent. Les planches sont toutes vraiment très travaillées, très détaillées et réalistes, c'est un sacré ouvrage. On reconnait immédiatement dans les personnages la patte de Taniguchi. Bien travaillés, assez européens dans leur style, je leur reproche juste leurs expressions faciales récurrentes chez cet auteur, comme s'ils se lamentaient en permanence. Quant aux décors, ils sont tellement précis et détaillés que je ne peux pas imaginer que Taniguchi ait fait cela seul, son studio a dû grandement aider. Les rues de Kathmandou sont tellement reconnaissables que j'y ai retrouvé véritablement les lieux que j'avais visités quand j'y étais, jusqu'à un restaurant à Patan où le héros mange quasiment à la même table que moi. Quant aux décors montagneux, ils sont impressionnants et, même s'ils sont parfois obligatoirement répétitifs, on sent vraiment souvent la beauté et la masse écrasante de ces titans de roche et de glace. Quant au récit, c'est là l'adaptation d'un roman de longue haleine, retranscrit de manière toute aussi complète qu'il devait l'être originellement. De facto, la lecture est dense et longue, il n'y a pas de raccourcis. Du coup, le premier tome par exemple n'a pas suffi à me convaincre car il reste assez introductif malgré son très grand nombre de pages. Mais peu à peu, ma répulsion de la montagne (chuis un gars d'la mer moi, mon p'tit) a faibli pour laisser la place à un véritable intérêt. Au cours du premier tome, je me faisais la réflexion que je ne comprenais vraiment pas ce qui poussait des gens à se faire du mal, à risquer volontairement de mourir ou de perdre des membres gelés, juste pour souffrir dans la neige et la glace et finalement arriver au sommet d'une montagne moins haute que pourrait les amener un avion ou un hélicoptère. Mais finalement, au fil des tomes, j'ai fini par comprendre ce besoin qu'ils avaient, sans encore pouvoir l'expliquer. L'émotion finit par passer avec un certain brio. Le passage de l'accident dans les Grandes Jorasses et des nuits d'attente des secours m'a assez marqué par sa force émotionnelle par exemple. Et sans être totalement captivé, je me suis laissé prendre à ne plus lâcher les derniers tomes avant d'avoir terminé. J'ai été souvent transporté dans ces hauteurs froides et solitaires, où les hommes, aussi modernes soient-ils de nos jours, continuent à ne pas avoir leur place et où l'alpiniste peut se retrouver vraiment seul, face à l'Aventure avec un grand A. J'ai aussi ressenti l'aspect mystique ou psychologique de ces montées et de ce qu'elles impliquent dans l'esprit des alpinistes. Tant et si bien que j'ai fini par comprendre le titre, le sommet des Dieux, tant j'avais le sentiment à la fin que l'Everest était devenu un être vivant gigantesque, un titan à la hauteur duquel le personnage de Habu Jôji finit par se dresser tant il s'est élevé au-dessus des hommes. Bref, un très bon récit, peut-être un peu trop long et dense à mon goût car je n'ai pas toujours été captivé, mais rendant un hommage de très grande qualité à la montagne et aux hommes qui en ont fait leur passion.
Long John Silver
"Long John Silver" le pirate légendaire... "Cet ouvrage ne prêtant pas être une suite de l’île au trésor, mais un humble hommage à cet immense chef-d’œuvre qui ne cesse de nous émerveiller depuis notre enfance. Son seul et unique objet est de retrouver un peu de la poussière du grand rêve que fit naître Robert Louis Stevenson..." Les auteurs ont beau se dédouaner de toute -succession-, et on les comprend aisément, quand on s’attaque à un monument pareil, il faut rester modeste. Mais dans les faits, il faut être clair, il s’agit bien d’une suite ou tout du moins, pour mettre tout le monde d’accord, d’un enchaînement possible respectant la continuité et l’esprit de l’œuvre de Stevenson. Et franchement, c’est bien foutu. Dorison redonne vie à Long John Silver, pour notre plus grand plaisir et retranscrit parfaitement le caractère du pirate légendaire. Le premier tome est introductif, il met en place les personnages et la base de l’aventure. Après Le Troisième Testament et Sanctuaire, le scénariste est passé maître dans l’art d'installer une atmosphère pesante et intrigante, et cette série ne déroge pas à la règle. Tout est prêt pour revivre une nouvelle aventure grandiose, il n’y a plus qu’à attendre la suite... Les dessins de Lauffray ont du caractère. Son style est plutôt réaliste tout en plongeant par petites touches vers le semi-réalisme pour rendre les personnages plus expressifs. Son trait est vivant et peut parfois paraître... comment dire... brouillon (ce qui ne veut surtout pas dire bâclé) mais à l’avantage d’être terriblement dynamique. Sa mise en couleur est bonne, elle est pleinement en adéquation avec l’ambiance mise en place : c’est-à-dire sombre. Le danger en voulant tout obscurcir, c’est de perdre en lisibilité et ce n’est pas du tout le cas ici, car l’auteur joue savamment avec les ombres et lumières. A noter la très jolie couverture du Tome 1, avec une mise en scène sobre mais lourde de sens.
Le Grand Mort
"Le grand Mort", voyage parmi le petit peuple de Bretagne... Loisel et Mallié nous livrent une histoire purement fantastique, où une jeune étudiante au caractère bien trempé (Pour être plus clair : une chieuse), se retrouve bien malgré elle, après un concours de circonstances, embarquée dans une dimension parallèle, celle du petit peuple. Rien de révolutionnaire mais un récit fluide avec une narration bien orchestrée et de bons dialogues. Ce premier tome est introductif, et on ne sait pas encore vraiment ce qui attend nos héros car leur mission reste assez floue mais la suite promet d’être intéressante, tout du moins, je l’espère, tout en étant confiant. En feuilletant cet album, j’ai d’abord cru que c’était Loisel aux pinceaux mais en lisant la répartition des tâches sur la page de garde, je me suis rendu compte que c’était en fait Mallié. Tout ça pour dire que les styles sont très proches et que c’est forcément et logiquement très beau. En y regardant de plus près je trouve que son trait fin pour les visages des personnages est plus soigné, léché et épuré que celui de son illustre confrère mais moins nerveux, en revanche pour ce qui est des magnifiques paysages verdoyants, on se croirait vraiment dans La Quête de l'Oiseau du Temps ou encore dans le pays imaginaire de Peter Pan. Rien à redire sur les couleurs de Lapierre, de l’excellent travail, pas d’esbroufe c’est juste pile dans le ton. Bravo. Comme le prouve: Magasin général, Avant la quête et maintenant Le grand mort, je crois bien que Loisel s’est trouvé un coloriste de qualité qu’il ne compte pas lâcher comme ça. La couverture, tout de rouge vêtue, est très jolie. Elle accroche bien le regard sur les étals.