Sans l’avis de l’ami Hervé, il est certain que je serais complètement passé à côté de « De Gaulle à la plage ». Pour moi, les bd qui mettent en scène des personnages célèbres, la plupart du temps, ça me gave ! Mais là, avec un auteur aussi connu que Jean-Yves Ferri (qui est le scénariste du Retour à la terre avec Manu Larcenet au dessin) et un dessin qui, à première vue, est éloigné de la mise en couleurs flashies des autres bds de ce genre, tous les ingrédients étaient réunis pour que je passe un excellent moment de lecture.
Et je ne fus pas du tout déçu par cette bd ! Dès les premières pages parcourues, j’avais déjà le sourire aux lèvres ! Je me suis même surpris à m’éclater plusieurs fois devant les péripéties de De Gaulle qui passe ses vacances à la plage !
L’album se présente sous forme de strips humoristiques en demi-pages. Les gags sont très variés, à aucun moment, je n’ai ressenti de la lassitude à les lire. Je salue très fort Jean-Yves Ferri qui n’a jamais – à mon avis – ridiculisé le général De Gaulle, pourtant la tentation de le faire était très forte ! (il suffit de constater la prolifération des bd sur le personnage de Sarkozy pour en juger, que cela soit justifié ou non).
J’ai fortement adoré les séquences avec Winston Churchill : un vrai régal sur la confrontation amicale et humoristique entre ces deux hommes qui ont beaucoup marqué l’histoire de leur pays ! Et puis, les passages où le lecteur peut apercevoir Charles De Gaulle éduquer son fils sont tordants eux aussi !
J’ai aimé aussi, dans cette bd, le dessin de Jean-Yves Ferri qui est à la fois fort expressif et simple. La mise en couleurs est magnifique, elle retransmet bien les ambiances et les tons employés sont très agréables à l’œil (au moins, le lissage des couleurs par informatique est banni et c’est tant mieux !).
« De Gaulle à la plage » est exactement le genre de bd humoristique que j’apprécie : Jean-Yves Ferri emploie un comique qui évite les blagues salaces sur le physique des personnages, il n’utilise aucun mot vulgaire, les farces se basant sur le pipi-caca sont elles aussi mises au placard. Bref, que du bonheur pour moi !
D’autres tomes mettant en scène Charles De Gaulle sont prévus : je m’en réjouis d’avance surtout si ceux-ci sont au même niveau que ce premier album ! « De Gaulle à la plage » est mon coup de cœur pour cette fin d’année !
Note approximative : 3.5/5
Trop bon, Trolls de Troy, c’est bien, même si c’est une série dérivée de Lanfeust De Troy.
Les scénarios pas toujours très bons, moins bien que Lanfeust de Troy, mais comme le reste est top. Le dessin est très beau, même si certaines cases laissent à désirer. Les couleurs très bonnes. Il y a plein d’humour, souvent à se plier, des fois un peu lourd quand même. Les personnages sont attachants (même si les deux petits me font un peu ch*er). Arleston arrive à faire un bon mélange de fantasy, d'aventure, d'action, et de scènes gores.
On dit que cette bd marche sur la vague médiatique de Lanfeust, mais c’est une bd à lire tout de suite. En deux mots, c’est trop bien.
10 Décembre 2006 :
J’avise mon avis après lecture du tome 8 « Rock’n Troll Attitude », ma note pour cette album :
2/5 (Bof, sans plus)
Je n’ai pas du tout aimé l’histoire, et les gags restent très moyens, c’est dommage car ça fait baissé ma moyenne.
12 Septembre 2007 :
Le tome 9 est moins bon que la plupart de la série, le scénario est bof et on n'arrive pas à lire quand c'est les personnages du Darshan qui parle. Faut que la série arrête là, c'était pourtant bien au début :( (en plus les trolls du darshan sont vraiment nuls comparés à quand on les avait vus dans Lanfeust).
2.5/5
10 Décembre 2007 après lecture du tome 10 :
Bon donc c'est la suite du t.9, le t.10 rattrape un peu le t.9 : il est pas trop mal, même si le scénario est plutôt moyen et le dessin confus (surtout dans les scènes de combats)...
Et ça ma fait penser un peu a Astérix (et pas que dans ce tome, quand j'y repense tous les tomes étaient comme ça) : Trolls=Gaulois, humains=romains... Je pense que maintenant la série DOIT s'arrêter; mais comme le succès commercial est la, ça m'étonnerait :(...
3/5
Il est toujours difficile de parler du plaisir de lecture lorsque vous lisez un ouvrage sur un sujet sensible, voire douloureux. Penchons-nous donc sur ce collectif qui semble être passé inaperçu lors de sa sortie.
Les sans-papiers sont des centaines de milliers en France. Un grand nombre d’entre eux travaillent, vont à l’école, respectent les lois de la République. Mais ils sont sans-papiers, ce qui en fait des pestiférés que l’on veut expulser à tout prix. D’autres n’arrivent même pas dans le pays où ils souhaiteraient se rendre.
Ce sont leurs témoignages qu’une douzaine d’auteurs ont tenté de retranscrire ici. La cruauté, les privations, le silence, la mort parfois sont admirablement rendus par des auteurs très différents, mais tous mobilisés. Alfred, bien sûr, mais aussi des auteurs comme Mattotti (avec une force graphique incroyable), Kokor, Frédérik Peeters, Cyril Pedrosa, Gipi, les frères Jouvray… Et la découverte de Pierre Place, que je ne connaissais pas, et qui me semble à suivre. Il ne faut pas s’attendre à des scènes choc dans ces récits, juste de l’authenticité, une vision de la noirceur de l’âme humaine qui ne doit pas être oubliée.
Un ouvrage fort, dont le sujet nous concerne tous.
Opus en deux épisodes, j’avoue avoir été agréablement surpris par l’ampleur du succès qu’a eu cet album. La couleur enrichit le dessin et est complètement crédible avec un scénario de France occupée. Il raisonne un dessin de nostalgie dans les traits et les dessins d’une époque de résistance.
Scénario efficace, sans planches superflues à la couleur et au dessin maîtrisé. Rien a dire si ce n’est bravo.
Pourtant j’en viendrais à trouver qu’on en a trop fait sur cet album. Oui l’histoire est belle, le scénario prenant, il n’y a pas de temps mort, le dessin parfait. Certes pourtant à mon sens il manque le petit truc qui différence une très bonne BD d’un chef d’œuvre de cet art. Peut-être que la BD ne donne pas assez à réfléchir et que j’attends plus de la BD qu’une simple jolie histoire gentiment racontée et parfaitement dessinée…
Une BD criante de vérité.
J'ai lu les 2 tomes.
Les histoires imaginaires des 3 personnages principaux croisent des faits réels.
Nos 3 personnages pourraient très bien exister, leurs histoires ressemblent à celles de tibétains bien réels.
Pour qui suis allé au Tibet, cette BD dépeint la réalité.
Et pour ne rien gâcher, en plus d’être instructive, l’histoire est bien menée.
Bravo aux artistes et à l’association « Lions des neiges » qui produit la BD.
Un très bon Tezuka.
Les personnages sont bien décrits psychologiquement, surtout le docteur Blackjack qui agit parfois de manière surprenante, qui pourrait paraître méchant. J'ai un véritable coup de coeur pour Pinoko. Elle est trop tordante et les histoires où elle apparaît sont toujours excellentes. Dommage qu'elle apparaisse peu dans certains tomes.
Les histoires sont de véritables réflexions sur la nature humaine et le monde qui nous entoure. À lire absolument.
Dès les premières pages, j'ai pensé à un autre témoignage des conflits en Afghanistan, celui de Didier Lefèvre sur Le Photographe, sauf qu'ici j'ai eu beaucoup plus de mal avec le dessin de René Follet, total inconnu pour ma part, que celui de Guibert. Ca m'a un peu gâché la plaisir au début tant je le trouve vieux par son aspect, les visages se ressemblent beaucoup ce qui ne facilite pas le suivi de l'action, même si je reconnais sur d'autres points qu'il est très bien réalisé, les chevaux par exemple sont simplement beaux. Tout comme Didier Lefèvre reporter qui racontait son périple dans ce pays, Christophe de Ponfilly est mort jeune. Mais ici ce n'est pas un récit à la première personne, ni un carnet de voyages, ce qui le rend complètement différent.
Nikolai est un jeune russe qui doit partir au front dans la guerre que l'on connaît du début des années 1980. Il se fait capturer et devient en quelque sorte adopté par ces gens qu'il combattait. Comme je l'ai précisé, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, mais l'appréciation positive s'est améliorée petit à petit. C'est un bon plaidoyer pour la paix façon "A l'ouest, rien de nouveau" sur l'absurdité d'un conflit. L'auteur est témoin secondaire de cette histoire qui malgré son aspect impossible semble bien être un fait avéré. La fin est en cela trop tragique pour n'être que fictive.
Bon comic, une découverte pour moi, et un bon moment.
Déjà, très beaux dessins, je dois avouer que la ligne claire est une des façon de dessiner qui me plaît le plus pour un auteur, et je trouve le rendu excellent. Et l'héroïne, Nara, vêtue en écolière portant une hache ensanglantée après avoir tranché dans les entrailles pourrissantes des zombies est une véritable oeuvre d'art.
Le scénario est sympathique, et je n'ai qu'un seul regret, que ce soit aussi court. Le récit aurait mérité d'avoir droit à plus de pages pour pouvoir s'étendre, mais je suppose que cela doit être lié aux impératifs de la publication américaine, donc je n'en tiendrai pas trop rigueur. Du reste, c'est une histoire somme toute classique de zombies, d'élu du bien contre suppôt de Satan, rien de neuf sous le soleil, les zombies sont toujours aussi voraces, mais par contre, Josh Howard casse quand même les codes du genre zombies non seulement en les laissant courir, mais en plus en permettant à certains zombies de voler, non mais où vont les zombies, je vous jure ?
Bref, une BD que je conseille, même si je réserve mon jugement pour ce qui est du tome 2 et du tome 3, qui devraient rejoindre ma bibliothèque prochainement.
MAJ : bon, j'ai eu l'occasion de lire le tome 2, je l'ai trouvé franchement sympathique. le dessin de Josh Howard me plait toujours autant, efficace, beau, j'aime. L'histoire prend aussi de l'ampleur, on étoffe les personnages, leurs relations évoluent, au point que l'on peut par contre s'ennuyer ferme au départ, mais le final, quoique les zombies soient un peu "too much", est bien mieux réalisé que celui du tome 1, et la revendication de dessin "sexy" revendiqué par l'auteur, prend ici bien plus de sens.
Cet album n'était pas prévu a l'origine par Josh Howard, et ça ce sent, mais il est très sympathique, avec un magnifique personnage de Violet Grey.
Poy poy poy, misère de misère...
Déjà, des auteurs qui font les bourrins tout en sachant qu'ils font les bourrins, c'est plus vraiment des bourrins.
Ce n'est pas vraiment un récit "satanique", en fait l'histoire on s'en fout un peu, et que les légions de démons passent par ceci ou cela ça m'est resté complètement indifférent. Non, le "diable" ici est dans les détails, c'est-à-dire dans les nombreux gags qui agrémentent les côtés des cases, et qu'il faut prendre le temps d'apprécier sans se soucier trop du déroulement de l'histoire principale.
Et là, je dois dire que je me suis bien amusé, je me suis poilé, j'ai éclaté de rire à chaque page. Au-delà du bien et du mal, y'a même plus de respect, ma pauv'dame.
Je ne conseille pas d'acheter, parce que je pense que c'est une oeuvre à emprunter une fois pour se marrer, pas à conserver.
Dans le dernier tome, les auteurs ne savent plus trop quoi raconter, ça se voit, mais bon cela arrive aux meilleures séries. Mais même dans ce dernier tome certains gags sont irrésistibles.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD et pourtant, rien ne m'y invitait de prime abord.
D'abord, j'avais trouvé tout à fait déplacé de choisir le visage de Gabin ou de Vanessa Paradis pour un personnage, de surcroît en couverture... A mon avis, cela décrédibilise la série.
Ensuite, certains visages des personnages et notamment du vampire ne m'emballaient pas trop, les trouvant parfois approximatif.
Enfin, les couleurs sont parfois moyennes.
Mais bon, j'ai investit dans la série quand même et là finalement, excellente surprise. Le rythme est bon, ce n'est pas trop alambiqué comme dans pas mal de série. C'est propre, ça marche bien.
Donc je conseille cette série et je confirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
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De Gaulle à la plage
Sans l’avis de l’ami Hervé, il est certain que je serais complètement passé à côté de « De Gaulle à la plage ». Pour moi, les bd qui mettent en scène des personnages célèbres, la plupart du temps, ça me gave ! Mais là, avec un auteur aussi connu que Jean-Yves Ferri (qui est le scénariste du Retour à la terre avec Manu Larcenet au dessin) et un dessin qui, à première vue, est éloigné de la mise en couleurs flashies des autres bds de ce genre, tous les ingrédients étaient réunis pour que je passe un excellent moment de lecture. Et je ne fus pas du tout déçu par cette bd ! Dès les premières pages parcourues, j’avais déjà le sourire aux lèvres ! Je me suis même surpris à m’éclater plusieurs fois devant les péripéties de De Gaulle qui passe ses vacances à la plage ! L’album se présente sous forme de strips humoristiques en demi-pages. Les gags sont très variés, à aucun moment, je n’ai ressenti de la lassitude à les lire. Je salue très fort Jean-Yves Ferri qui n’a jamais – à mon avis – ridiculisé le général De Gaulle, pourtant la tentation de le faire était très forte ! (il suffit de constater la prolifération des bd sur le personnage de Sarkozy pour en juger, que cela soit justifié ou non). J’ai fortement adoré les séquences avec Winston Churchill : un vrai régal sur la confrontation amicale et humoristique entre ces deux hommes qui ont beaucoup marqué l’histoire de leur pays ! Et puis, les passages où le lecteur peut apercevoir Charles De Gaulle éduquer son fils sont tordants eux aussi ! J’ai aimé aussi, dans cette bd, le dessin de Jean-Yves Ferri qui est à la fois fort expressif et simple. La mise en couleurs est magnifique, elle retransmet bien les ambiances et les tons employés sont très agréables à l’œil (au moins, le lissage des couleurs par informatique est banni et c’est tant mieux !). « De Gaulle à la plage » est exactement le genre de bd humoristique que j’apprécie : Jean-Yves Ferri emploie un comique qui évite les blagues salaces sur le physique des personnages, il n’utilise aucun mot vulgaire, les farces se basant sur le pipi-caca sont elles aussi mises au placard. Bref, que du bonheur pour moi ! D’autres tomes mettant en scène Charles De Gaulle sont prévus : je m’en réjouis d’avance surtout si ceux-ci sont au même niveau que ce premier album ! « De Gaulle à la plage » est mon coup de cœur pour cette fin d’année !
Trolls de Troy
Note approximative : 3.5/5 Trop bon, Trolls de Troy, c’est bien, même si c’est une série dérivée de Lanfeust De Troy. Les scénarios pas toujours très bons, moins bien que Lanfeust de Troy, mais comme le reste est top. Le dessin est très beau, même si certaines cases laissent à désirer. Les couleurs très bonnes. Il y a plein d’humour, souvent à se plier, des fois un peu lourd quand même. Les personnages sont attachants (même si les deux petits me font un peu ch*er). Arleston arrive à faire un bon mélange de fantasy, d'aventure, d'action, et de scènes gores. On dit que cette bd marche sur la vague médiatique de Lanfeust, mais c’est une bd à lire tout de suite. En deux mots, c’est trop bien. 10 Décembre 2006 : J’avise mon avis après lecture du tome 8 « Rock’n Troll Attitude », ma note pour cette album : 2/5 (Bof, sans plus) Je n’ai pas du tout aimé l’histoire, et les gags restent très moyens, c’est dommage car ça fait baissé ma moyenne. 12 Septembre 2007 : Le tome 9 est moins bon que la plupart de la série, le scénario est bof et on n'arrive pas à lire quand c'est les personnages du Darshan qui parle. Faut que la série arrête là, c'était pourtant bien au début :( (en plus les trolls du darshan sont vraiment nuls comparés à quand on les avait vus dans Lanfeust). 2.5/5 10 Décembre 2007 après lecture du tome 10 : Bon donc c'est la suite du t.9, le t.10 rattrape un peu le t.9 : il est pas trop mal, même si le scénario est plutôt moyen et le dessin confus (surtout dans les scènes de combats)... Et ça ma fait penser un peu a Astérix (et pas que dans ce tome, quand j'y repense tous les tomes étaient comme ça) : Trolls=Gaulois, humains=romains... Je pense que maintenant la série DOIT s'arrêter; mais comme le succès commercial est la, ça m'étonnerait :(... 3/5
Paroles sans papiers
Il est toujours difficile de parler du plaisir de lecture lorsque vous lisez un ouvrage sur un sujet sensible, voire douloureux. Penchons-nous donc sur ce collectif qui semble être passé inaperçu lors de sa sortie. Les sans-papiers sont des centaines de milliers en France. Un grand nombre d’entre eux travaillent, vont à l’école, respectent les lois de la République. Mais ils sont sans-papiers, ce qui en fait des pestiférés que l’on veut expulser à tout prix. D’autres n’arrivent même pas dans le pays où ils souhaiteraient se rendre. Ce sont leurs témoignages qu’une douzaine d’auteurs ont tenté de retranscrire ici. La cruauté, les privations, le silence, la mort parfois sont admirablement rendus par des auteurs très différents, mais tous mobilisés. Alfred, bien sûr, mais aussi des auteurs comme Mattotti (avec une force graphique incroyable), Kokor, Frédérik Peeters, Cyril Pedrosa, Gipi, les frères Jouvray… Et la découverte de Pierre Place, que je ne connaissais pas, et qui me semble à suivre. Il ne faut pas s’attendre à des scènes choc dans ces récits, juste de l’authenticité, une vision de la noirceur de l’âme humaine qui ne doit pas être oubliée. Un ouvrage fort, dont le sujet nous concerne tous.
Le Sursis
Opus en deux épisodes, j’avoue avoir été agréablement surpris par l’ampleur du succès qu’a eu cet album. La couleur enrichit le dessin et est complètement crédible avec un scénario de France occupée. Il raisonne un dessin de nostalgie dans les traits et les dessins d’une époque de résistance. Scénario efficace, sans planches superflues à la couleur et au dessin maîtrisé. Rien a dire si ce n’est bravo. Pourtant j’en viendrais à trouver qu’on en a trop fait sur cet album. Oui l’histoire est belle, le scénario prenant, il n’y a pas de temps mort, le dessin parfait. Certes pourtant à mon sens il manque le petit truc qui différence une très bonne BD d’un chef d’œuvre de cet art. Peut-être que la BD ne donne pas assez à réfléchir et que j’attends plus de la BD qu’une simple jolie histoire gentiment racontée et parfaitement dessinée…
Où la neige ne fond jamais
Une BD criante de vérité. J'ai lu les 2 tomes. Les histoires imaginaires des 3 personnages principaux croisent des faits réels. Nos 3 personnages pourraient très bien exister, leurs histoires ressemblent à celles de tibétains bien réels. Pour qui suis allé au Tibet, cette BD dépeint la réalité. Et pour ne rien gâcher, en plus d’être instructive, l’histoire est bien menée. Bravo aux artistes et à l’association « Lions des neiges » qui produit la BD.
Black Jack
Un très bon Tezuka. Les personnages sont bien décrits psychologiquement, surtout le docteur Blackjack qui agit parfois de manière surprenante, qui pourrait paraître méchant. J'ai un véritable coup de coeur pour Pinoko. Elle est trop tordante et les histoires où elle apparaît sont toujours excellentes. Dommage qu'elle apparaisse peu dans certains tomes. Les histoires sont de véritables réflexions sur la nature humaine et le monde qui nous entoure. À lire absolument.
L'Etoile du soldat
Dès les premières pages, j'ai pensé à un autre témoignage des conflits en Afghanistan, celui de Didier Lefèvre sur Le Photographe, sauf qu'ici j'ai eu beaucoup plus de mal avec le dessin de René Follet, total inconnu pour ma part, que celui de Guibert. Ca m'a un peu gâché la plaisir au début tant je le trouve vieux par son aspect, les visages se ressemblent beaucoup ce qui ne facilite pas le suivi de l'action, même si je reconnais sur d'autres points qu'il est très bien réalisé, les chevaux par exemple sont simplement beaux. Tout comme Didier Lefèvre reporter qui racontait son périple dans ce pays, Christophe de Ponfilly est mort jeune. Mais ici ce n'est pas un récit à la première personne, ni un carnet de voyages, ce qui le rend complètement différent. Nikolai est un jeune russe qui doit partir au front dans la guerre que l'on connaît du début des années 1980. Il se fait capturer et devient en quelque sorte adopté par ces gens qu'il combattait. Comme je l'ai précisé, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, mais l'appréciation positive s'est améliorée petit à petit. C'est un bon plaidoyer pour la paix façon "A l'ouest, rien de nouveau" sur l'absurdité d'un conflit. L'auteur est témoin secondaire de cette histoire qui malgré son aspect impossible semble bien être un fait avéré. La fin est en cela trop tragique pour n'être que fictive.
Mort@17
Bon comic, une découverte pour moi, et un bon moment. Déjà, très beaux dessins, je dois avouer que la ligne claire est une des façon de dessiner qui me plaît le plus pour un auteur, et je trouve le rendu excellent. Et l'héroïne, Nara, vêtue en écolière portant une hache ensanglantée après avoir tranché dans les entrailles pourrissantes des zombies est une véritable oeuvre d'art. Le scénario est sympathique, et je n'ai qu'un seul regret, que ce soit aussi court. Le récit aurait mérité d'avoir droit à plus de pages pour pouvoir s'étendre, mais je suppose que cela doit être lié aux impératifs de la publication américaine, donc je n'en tiendrai pas trop rigueur. Du reste, c'est une histoire somme toute classique de zombies, d'élu du bien contre suppôt de Satan, rien de neuf sous le soleil, les zombies sont toujours aussi voraces, mais par contre, Josh Howard casse quand même les codes du genre zombies non seulement en les laissant courir, mais en plus en permettant à certains zombies de voler, non mais où vont les zombies, je vous jure ? Bref, une BD que je conseille, même si je réserve mon jugement pour ce qui est du tome 2 et du tome 3, qui devraient rejoindre ma bibliothèque prochainement. MAJ : bon, j'ai eu l'occasion de lire le tome 2, je l'ai trouvé franchement sympathique. le dessin de Josh Howard me plait toujours autant, efficace, beau, j'aime. L'histoire prend aussi de l'ampleur, on étoffe les personnages, leurs relations évoluent, au point que l'on peut par contre s'ennuyer ferme au départ, mais le final, quoique les zombies soient un peu "too much", est bien mieux réalisé que celui du tome 1, et la revendication de dessin "sexy" revendiqué par l'auteur, prend ici bien plus de sens. Cet album n'était pas prévu a l'origine par Josh Howard, et ça ce sent, mais il est très sympathique, avec un magnifique personnage de Violet Grey.
666
Poy poy poy, misère de misère... Déjà, des auteurs qui font les bourrins tout en sachant qu'ils font les bourrins, c'est plus vraiment des bourrins. Ce n'est pas vraiment un récit "satanique", en fait l'histoire on s'en fout un peu, et que les légions de démons passent par ceci ou cela ça m'est resté complètement indifférent. Non, le "diable" ici est dans les détails, c'est-à-dire dans les nombreux gags qui agrémentent les côtés des cases, et qu'il faut prendre le temps d'apprécier sans se soucier trop du déroulement de l'histoire principale. Et là, je dois dire que je me suis bien amusé, je me suis poilé, j'ai éclaté de rire à chaque page. Au-delà du bien et du mal, y'a même plus de respect, ma pauv'dame. Je ne conseille pas d'acheter, parce que je pense que c'est une oeuvre à emprunter une fois pour se marrer, pas à conserver. Dans le dernier tome, les auteurs ne savent plus trop quoi raconter, ça se voit, mais bon cela arrive aux meilleures séries. Mais même dans ce dernier tome certains gags sont irrésistibles.
Le Prince de la Nuit
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD et pourtant, rien ne m'y invitait de prime abord. D'abord, j'avais trouvé tout à fait déplacé de choisir le visage de Gabin ou de Vanessa Paradis pour un personnage, de surcroît en couverture... A mon avis, cela décrédibilise la série. Ensuite, certains visages des personnages et notamment du vampire ne m'emballaient pas trop, les trouvant parfois approximatif. Enfin, les couleurs sont parfois moyennes. Mais bon, j'ai investit dans la série quand même et là finalement, excellente surprise. Le rythme est bon, ce n'est pas trop alambiqué comme dans pas mal de série. C'est propre, ça marche bien. Donc je conseille cette série et je confirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences.